Commentaire de Le Tribunal de la Raison
sur Le paradoxe de la machine à café : qui sommes-nous vraiment ?
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@sylvain
Si l’on suit rigoureusement votre raisonnement — fondé sur un utilitarisme poussé à l’extrême — alors on peut également justifier la suppression de toutes les personnes dans le coma, ou encore de certains handicapés, bref de tous ceux dont l’existence est perçue comme causant un tort aux autres membres de la société, dès lors que leur mise à mort n’entraîne aucune souffrance consciente de leur part.
Ce que je défends ici est simple : la souffrance est un mal contingent, que l’on peut, au moins en principe, soulager ou soigner. La mort, en revanche, est une privation définitive. À ma connaissance — corrigez-moi si je me trompe — la mort, elle, ne se soigne pas.
Dès lors, un raisonnement qui prétend justifier la mise à mort par la seule absence de souffrance ne tient pas : il confond l’absence de douleur avec l’absence d’atteinte morale. En ce sens, votre raisonnement est donc faux.
