Commentaire de Polybe
sur La mort annoncée du peuple français historique politisé
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En fait, une baisse de la démographie est-elle une catastrophe ou un bienfait ?
Dans les années 1960, la France comptait 50 millions d’habitants.
Il y en a maintenant plus de 68 millions.
On ne peut pas vraiment crier à la catastrophe.
En revanche, depuis 1971, le jour de dépassement de la terre avance chaque année : 24 juillet en 2025.
Ce qui veut dire que nous ne consommons plus les « intérêts » mais également la source de production naturelle. Une règle simple : plus on est nombreux, plus on consomme.
Bien sûr, on nous parle du ratio de travailleurs par rapport aux retraités en nous expliquant que dans les années 1960, il était de 4,29 pour 1 et que maintenant, il est de 1,7 / 1.
Cependant, nous avons fait le choix de la répartition utopique plutôt que de la capitalisation.
Il faut arrêter de se bander les yeux. Le taux de production a augmenté par travailleur mais en remplaçant ceux-ci par des robots.
De nouvelles usines appelées « dark factories » n’ont que 100 employés pour 885 robots pour produire 1200 voitures par jour.
Les robots ne cotisent pas et ils enlèvent le pain des travailleurs.
En revanche, ils augmentent la rentabilité de leurs propriétaires.
Dans les années 1960, combien de surface agricole un agriculteur pouvait-il cultiver ? A fortiori avec un brabant tiré par deux vaches.
Avec le matériel actuel tel que les tracteurs puissants équipés de GPS, à combien est passée la surface cultivée ?
Le problème vient donc de la répartition des richesses produites.
Que vont devenir ceux qui seront remplacés par des robots ?
Quel est l’intérêt d’être plus nombreux pour ne plus pouvoir gagner son pain dont la planète ne sera plus en mesure de fournir les ingrédients ?
Travailler plus et plus longtemps ?
Pour mémoire :
Jean Jaurès « discours pour un socialisme douanier » 17 février 1894.
« Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère. »
