Commentaire de Eric F
sur Le chemin vers l'absurde sur lequel nous cheminons allègrement en 3 étapes. Deuxième étape : Changer le sens de la croissance


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Eric F Eric F 3 février 17:03

@joletaxi
Notre compréhension de la question est assez proche, cependant on doit distinguer la vision de la banque et la vision en terme de masse monétaire au niveau du pays et consolidé au niveau mondial.

Pour la banque, OK, il n’y a pas création supplémentaire puisque le montant du crédit s’équilibre d’un côté à l’actif (créance) et de l’autre au passif (somme ajoutée en dépot).
Notons que l’importance des emprunts interbancaires que vous mentionnez servent à avoir de quoi placer sur le marché mais aussi assurer des paiements consécutifs à des prêts en cours dont le montant est dépensé au delà des réserves disponibles et des compensations interbancaire.

Mais au niveau masse monétaire, l’agrégat M1 intègre les dépots à vue et ne retranche pas les créances. De ce fait il y a bel et bien création d’un surcroit qui se réduira au fil des remboursements à la banque (où le compte du client sera réduit de la valeur du remboursement en même temps que le « reste du » du crédit).

CAS PARTICULIER : si le client rembourse en billets (cas rarissime), la banque augmente alors son en-caisse et diminue la créance, ce qui fait que le total de l’actif reste constant mais change de nature.
Il n’y a pas différence en terme de valeur pour les banques ou les utilisateurs entre monnaie papier et scripturale, si on est payé en cash ou en virement, notre pouvoir d’achat est identique, les équilibrages de monnaie fiduciaire se font avec via le système de banques centrales. Par contre le « traçage » des gains et dépenses se fait sur le seul scriptural, d’où les craintes et réticences de certains.


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