Commentaire de LeMerou
sur La dévoration du monde


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LeMerou 22 février 05:03
@lephénix

Bonjour,

La lecture de votre titre m’a immédiatement fait penser à un autre texte à tendance « catastrophique » portant sur l’impact de la vie humaine sur terre, les méfaits engendrés, etc, etc..

Il en fait partie assurément, la conclusion étant à peu près similaire aux autres, qui globalement, culpabilise le lecteur lui imposant de vivre différement, plus en « harmonie » avec ce qui l’entoure encore. Faites n’attendez rien des autres, ce n’est pas faux bien sûr.

Cependant, je dois dire que certains de vos constats, de citations reprises ça et là, sont différentes de l’habituel et soulèvent plus de réflexions de questionnements. 
Mais une fois la lecture terminée ayant titillée ces notions en phase de disparition que sont le « bon sens et l’instinct primaire de survie » survient l’inévitable retour à la réalité de ce qui nous entoure, avec une grande question « Que puis-je faire ? » f

Face à l’immensité qui n’aura pas lu votre article et poursuivra la « folie » de la vie actuelle, sans se rendre compte de l’ impact de son consumérisme ou bien est dans le déni dévoré qu’elle est déjà, comptant sur le progrès, la technologie et le « génie » humain pour y remédier. C’est une notion très apaisante et « déculpabilisante » notons le

Devant tout ces discours, ces démonstrations, ces alertes dont le bien fondé n’est pas à remettre en cause, car physiquement bien réel, L’envie de « bien faire » est d’une fugacité extrême en fait, s’apparentant à la lutte du pot de terre face au pot de terre et surtout bien vite rattrapé la vie sociétale imposée. 

Alors que puis-je ? Tout et Rien en fait ou si peu.
Si tout le monde pense cela le monde est foutu me répondrez vous, rendons nous à l’évidence, ce qui vous réduirez, d’autres le consommerons pour suivre votre modèle paraissant « bienheureux » à leur yeux et à mon avis il en reste beaucoup plus. Donc pour certaines générations il peut être pensé d’en profiter, tant que ça dure et tout est fait pour qu’ils en soient convaincu, des « prisonniers » de leur plein gré.

D’autant plus que les « échéances » inéluctables, tant clamées, ont des dates prévisionnelles supposées (quant elles arrivent à être fournies) lointaines, très lointaines, qui ne sont pas en rapport avec la durée d’un vie humaine. 

Je prend l’exemple du « pétrole » pour illustrer, combien de fois il nous à été dit, que nous allions en manquer ? Des décennies et force est de constater que l’ont en produit toujours autant. Un champ perd de la productivité, un autre compense par un soutirage plus important. La fin ? que des prévisions, même les meilleurs, les vrais autorités en la matière ne peuvent le prédire. Il se raréfie, deviendra de plus en plus cher, qu’importe il est le moteur principal de « l’économie », dont les « spécialistes » arriveront à juguler l’impact, jusqu’à temps qu’il n’y en ait plus. La commencera le drame qui se propagera inéluctablement sur tous les Pays « riches » et « pauvres » dans la plus parfaite inégalité.

La seule notion sûrement égoïste par réflexe ? par intuition ? Est ne pas créer une génération qui subira plus qu’elle ne profitera du « génie » humain est je crois ce qui se déroule dans les Pays dit « riches ». Là l’impact est mesurable à court termes par les « économistes » voyant en cela un frein à l’expansion sans limite, la fameuse croissance continue et font mettre en place par tous les prétextes possibles des notions à mon sens « dangereuses », faisant durer un peu plus le système et ils ne sont pas avares d’idées.

Pour ma propre part, je fais ce que je peux, ce que je trouve possible, raisonnable, je dirais qu’égoïstement je me donne bonne conscience, tout en sachant que je ne suis rien et après tout, il ne m’en reste que très peu à parcourir. Mon humble parcours n’est pas l’Odyssée , j’avoue très humblement de ne pas ressembler à Ulysse et céder par relâchement peut être, aux multiples sirènes consuméristes, qui m’assaillent de plus en plus diaboliquement.

Ne cédant toutefois pas au « futile » et Dieu sait que c’est un moteur économique très puissant, avoir demain ce que l’on possède à peine. La « vieillesse » est elle un retour au raisonnable ? Pour certains oui, pour d’autres non ! Tout dépend du degré d’infection.

En conclusion, je très pessimiste sur le devenir humain à long terme, sur la survenance d’un « miracle » générant d’un coup une énorme prise de conscience, une fois les murs percutés. Mais entre temps, je trouve que certaines oeuvres cinématographie dystopiques sont très représentatives de ce qui sera ou potentiellement sera.

En tout cas Merci pour votre texte qui sort du lot.

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