Commentaire de Mervis Nocteau
sur Miscellanées démonothéistes 5
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@Laconique. Vous dîtes « Je ne vous suis pas. Êtes-vous un gars de science ou de paganisme ? ».
Alors...
- Je ne suis pas un gars de paganisme même si par facilité, affection et taquinerie, je parle des milieux pagz, néopagz étant donné que paganisme vient de paganus, latin primo-vaticanais/ecclésiastique pour paillard, paysan, du pays jugeant les territoires depuis une impossible universalité.
- Science vient du latin scire, savoir et désigna longtemps toutes les connaissances (artistiques, littéraires, culturelles, spirituelles, etc.) avant d’en venir à la recherche méthodologique expérimentale contemporaine.
- Mais c’est bien faire preuve de science linguistique, de remarquer ces premiers éléments lexicaux, de même qu’avant le XIXe siècle, philosophie, avoir de la philosphie signifia avoir des connaissances, de la science au sens précédent ; de même, avoir de la littérature, être lettré dans un monde où l’écriture était le seul média, désignait un homme de science.
- Enfin j’entends bien que, à présent, on s’emportera en jugeant que je jouerais sur les mots.
- Pourtant, les premiers philosophes (chercheurs, connaisseurs, scientifiques plus ou moins méthodiques) datent de l’époque « païenne », c’est-à-dire polythéiste-animiste. Les savoirs et savoir-faire n’ont pas attendu ce qui se nomme aujourd’hui « la science » avec bien trop de pompe, pour être. Et faut-il vous rappeler que, à ne tenir compte que d’homo sapiens, le monothéisme ce qui se nomme aujourd’hui monothéisme, ne représente que deux millénaires sur des centaines de milliers ? Sans compter que le monothéisme n’a jamais bien toléré de « philosophes » que monothéistes et du monothéisme : il a appauvri les connaissances, y compris scientifiques qui, modernes, ont dû s’en émanciper.
- Les druides sont étymologiquement les très-savants de leur époque, par exemple astronomes, juristes, enseignants, etc. Ce que l’on veut aujourd’hui de niveau universitaire, quoi que l’université soit sans spiritualité atitrée.
- Que fait un polythéiste contemporain, reconstructionniste ? Il n’est pas là — comme l’attestent mes écrits — pour nier le moment monothéiste, pas plus que les sciences modernes : ce serait ridicule (encore que je suis sûr, qu’on puisse trouver des hurluberlus pour cela). D’ailleurs, nombre de monothéistes se sont rendus aux sciences, et il y a bien plus de problèmes à les faire se raccorder qu’avec le polythéisme. Les Anciens avaient déjà calculé la sphéricité de la Terre, par exemple.
- Le polythéiste contemporain renoue avec le polythéisme pré-monothéiste, voilà tout ; ce qu’il nous est heureusement donné d’en raviver. C’est un continuiste après rupture, dialectiquement, en sursomption. Pas le choix. Faire autrement est signe de défaillance, à un niveau ou l’autre.
- Le polythéisme a toujours permis la science. Il en est l’ami, d’autant plus s’il est druidique. (En dehors des scientifiques qui nient la validité socioculturelle d’un tel mouvement que le druidisme contemporain — et pas que du druidisme — car ils confondent science et verdict.)
