Commentaire de Étirév
sur L'équation de l'Histoire


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Étirév 13 mars 11:20

L’équation de l’Histoire… depuis la suppression de l’Ordre des Templiers.
Depuis la fin du Moyen Âge, un changement considérable s’est produit dans la direction donnée à l’activité humaine.
Ce changement est le résultat direct de la mentalité des peuples Anglo-Saxons. Celle-ci se confond avec l’esprit antitraditionnel, en lequel se résument toutes les tendances spécifiquement modernes.
Ce n’est pas que cet « état d’esprit » antitraditionnel soit entièrement nouveau ; il a déjà eu, par le passé, des manifestations plus ou moins accentuées, mais toujours limitées, bien qu’aberrantes, et qui ne s’étaient donc jamais étendues à tout l’ensemble d’une civilisation comme elles l’ont fait en Occident au cours de ces derniers siècles.
Par conséquent, ce qui ne s’était jamais vu jusqu’ici, c’est une civilisation édifiée tout entière sur quelque chose de purement négatif, sur ce qu’on pourrait appeler une absence de principe ; c’est là, précisément, ce qui donne au monde moderne son caractère anormal, ce qui en fait une sorte de monstruosité.
Précisons avec l’« Encyclopédie de l’Histoire du Monde », que le terme d’« Anglo-Saxon » n’a, à l’origine, rien à voir avec une quelconque appartenance ethnique, et ne désigne que ceux qui avaient émigré des territoires germaniques vers l’île de Bretagne ; il semble (d’après cette encyclopédie) n’avoir été utilisé principalement qu’après 1066 et la conquête normande de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant et ses « compagnons », dont les futurs hauts barons anglais dont nous reparlerons.
Avec le XVIIIème siècle (18=6+6+6), écrit Bertrand Acquin, est soudain apparue une fissure dans le continuum, par l’émergence d’un principe de « révolte » contre la société traditionnelle en vue de provoquer une « rupture », processus en germination depuis le XVIème siècle dont la progression sur le terrain peut se schématiser par une équation « rampante » dominée par la lettre « R » qui est, précisément encore, la 18ème lettre de l’alphabet (6+6+6) : Révolte -> Rationalisme + Réforme (à laquelle on pourrait associer la Renaissance) + Révolution = Rupture.
Dans l’écriture primitive, rappelons que la lettre « R » est le signe du mouvement, c’est l’emblème de l’homme ; la lettre « S » est le signe de l’Esprit, c’est l’emblème de la Femme. Rappelons encore que le Mouvement (élément humain) est une série de déséquilibres. L’équilibre ne peut se réaliser que si le Mouvement est compensé par l’Esprit (élément divin). Ainsi, ces deux principes inverses peuvent s’harmoniser l’un l’autre par le fait même de cette compensation. Aussi, lorsque ces deux principes sont unis, ils forment un splendide et magnifique « Royaume » de bien, parfait et infini, plein de joie sainte et de douceur. Mais lorsqu’ils se trouvent séparés, ils deviennent deux mondes distincts : l’un demeure sombre, froid, sauvage, dur, amer, tourmenté et l’autre, malgré tout, conserve son caractère aimable, doux, charmant et saint.
C’est dans cette « Séparation » que l’on trouve l’origine du Mal. Et faisons remarquer que le mot « Diable » (de « dia-bolos » ou « dia-ballein ») signifie « celui qui désunit », « le diviseur ».
Les constantes humaines, qu’elles soient individuelles ou sociales, et qui, néanmoins, étaient encore la « norme » au cours des derniers siècles, quelles qu’aient pu être leurs mutations dues à l’évolution de l’humanité, sont à présent devenues hors normes ; la nouvelle « normalité » étant désormais constituée par ce qui jusqu’alors était précisément considéré comme anormal ou inhabituel.
Aujourd’hui, cette banalisation de l’anormalité, c’est-à-dire de tout ce qui est contraire à l’ordre juste des choses, est le signe majeur de la perte du sens des valeurs les plus élémentaires.
Ceci représente un véritable séisme dans le devenir de l’humanité, car, même si aujourd’hui encore il subsiste, du moins en façade, des coutumes, des institutions ou des comportements qui semblent indiquer qu’il n’y aurait pas rupture mais simple évolution, lorsqu’on quitte les « avenues » pour prendre les « ruelles transversales » on s’aperçoit que la partie postérieure desdites façades ressemble à ces reconstitutions de villages de western recréés par Hollywood où tout n’est que trompe-l’œil, puisque les « Saloons », les « Banks » et autres bureaux de « Shérifs » ne sont que des décors en carton-pâte soutenus par des étayages dressés sur des « terrains vagues » le plus souvent envahis par les « mauvaises herbes » et parsemés de « déchets » ou d’« immondices ».
De l’inconnu à l’Un connu…


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