Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur La doctrine Primakov : le baiser de Judas du Kremlin à l'Afrique
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@SilentArrow
Il y a tout de même une nuance de taille que votre ironie semble éluder. On peut tout à fait critiquer la méthode française pendant des décennies, mais elle a laissé derrière elle des routes, des ponts, des hôpitaux et des structures administratives qui font encore tenir ces pays debout. On a construit des villes, pas seulement des garnisons.
Regardez de plus près ce que propose Vladimir Poutine aujourd’hui : où sont les infrastructures ? Où sont les investissements dans le développement humain ou industriel ?
Force est de constater que le « bilan » russe se résume pour l’instant à deux choses : des mines de diamants ou d’or sécurisées par des mercenaires et des complexes militaires fermés au public. Poutine ne bâtit rien, il extrait. Il ne coopère pas, il exploite les ressources pour financer ses propres guerres ailleurs. Comparer une influence historique complexe à ce racket de court terme, c’est oublier qu’entre construire un pays et vider son sous-sol, il y a un gouffre que la ruse ne suffira pas à combler.
