Commentaire de Jean Dugenêt
sur Alexandre Douguine, le Raspoutine de Poutine ?
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@Fanny
"l’histoire enseignée
aujourd’hui diffère de celle enseignée il y a 50 ans ne me surprend pas, ce qui
ne veut pas dire qu’elle est plus « vraie ». C’est juste qu’on l’adapte
aux modes en cours, à l’idéologie dominante du moment.«
Vous ne savez donc pas ce qu’est l’évolution de cette discipline qu’on appelle l’histoire. L’histoire qui est enseignée aujourd’hui n’est nullement une adaptation idéologique de l’histoire enseignée auparavant afin de la faire coïncider avec l’idéologie du moment. Ce que vous dites là est exact pour la Russie. L’historien en chef, nommé Poutine, fabrique une nouvelle histoire ultra-nationaliste de la Russie en y intégrant l’Empire Russe des tsars, la révolution de 1917, Staline et le retour au capitalisme.
Tout au contraire, l’évolution dans les instituts d’histoire vient de cette critique des contenus idéologiques de toutes les »histoires nationalistes« pour essayer de donner des fondements scientifiques à la discipline. Elle pose les bonnes questions : qu’est ce qu’un fait historique ? Comment mettre les faits à nu en supprimant toute la gangue d’idéologie. Elle interroge les divers présupposés et les bases méthodologiques parmi lesquelles se trouve le marxisme. L’histoire enseignée aujourd’hui laisse la discussion ouverte sur ce qui n’est pas prouvé et sur les diverses interprétations possibles en essayant de les exposer toutes.
L’histoire actuellement enseignée montre tout ce qu’il y avait de faux dans »l’histoire« fabriquée par Michelet : »
Par la même occasion, l’histoire actuellement enseignée montre tout ce qu’il y a de faux dans les discours d’Asselineau et dans l’histoire fabriquée par l’historien en chef : Poutine.
