Commentaire de Nicolas36
sur Entourloupes à Ormuz


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Nicolas36 10 avril 11:32

@l’auteur, 

Indépendamment des « profiteurs et spéculateurs professionnels » bien réels dans cette crise du pétrole et du gaz, il existe une autre donnée bien plus importante. 

L’Union Européenne applique depuis plusieurs années une stratégie énergétique destinée à se séparer au maximum des hydrocarbures dans les mix utilisés par le continent . 

Cette ligne est suivie avec obstination et agrément total par les milieux politiques et médiatiques qui gouvernent en Europe. 

Les difficultés de cette stratégie sont les prix bas des hydrocarbures bruts et le rendement énergétique élevé de ces solutions. 

Plus prosaïquement et sans manipulation économiques et narrative, le pétrole et le gaz sont les énergies les moins chères et les plus efficientes avec des réserves existantes très significatives qui méritent des investissements de recherche et d’exploitation pour encore plusieurs siècles. 

En premier lieu la stratégie énergétique « anti hydrocarbure » de l’Union Européenne et des Etats composants s’établit simplement sur un fait que le continent ne possède plus les ressources d’hydrocarbure nécessaire pour être indépendant et rentable. 

Cette démarche a pour objet de sortir l’Europe de la dépendance des Etats pétroliers ou des Etats possédants d’importantes ressources d’hydrocarbures et susceptibles d’utiliser cela comme outil de domination politique et économique. 

Indéniablement ce point est une vérité incontournable. L’Union et ses citoyens sont littéralement shootés aux hydrocarbures dans tout les domaines. 

En conclusion, matériellement et politiquement , les produits énergétiques issus des hydrocarbures ne sont plus disponibles sans risques en Europe. 

A cette fin il a été mis en place et massivement utilisé des narratifs destinés à décrédibiliser toutes les sources d’énergies hydrocarbonées.

ll s’ajoute à cela une répugnance publique installée contre les nuisances de l’exploitation des hydrocarbures pour le peu qui seraient disponibles. 

La nocivité des émissions de C02 qui contribueraient au réchauffement climatique. 

La nocivité des émissions générées par l’usage des hydrocarbures pour la santé humaine. 

La nocivité des exploitations d’hydrocarbures pour l’environnement. 

Les dangers de l’accidentologie industrielle inhérents à l’exploitation des mêmes. 

En résumé, la notion « le pétrole c’est sale , dangereux et nuisible pour la vie » est forment implanté dans les esprits en Europe Occidentale. 

Tout ceci pour « éduquer » l’opinion publique à accepter les conséquences éminemment lourdes de la sortie des hydrocarbures pour les mix énergétiques . 

Les démarches législatives de l’Union et les options de surcharges de taxations rendent les couts d’utilisation des énergies hydrocarbonées de plus en plus insupportables pour les citoyens de l’Union. 

Une démarche politique concomitante des différents pouvoirs publics est de donner crédit aux mouvement écologistes , aux théoriciens rechaufistes et aux militants les plus radicaux. 

Ces mouvements disposent de financements publics, d’une visibilité médiatique facilitée et les plus radicaux bénéficient d’indulgences dans le cadre d’exactions radicales de leur part. 

L’affaire finale a pour objet d’obtenir des arbitrages qui éloignent de plus en plus les consommateurs et les industriels de l’usage des produits issus du pétrole. 

A ce titre , ceux qui réclament des baissent de taxation sur les produits hydrocarbonés actuellement se mettent le doigts dans l’oeil quant à être entendus par des pouvoirs publics qui considèrent hypocritement que la crise de Ormuz est une parfaite opportunité pour accélérer leur agenda. 

On constate que certains pays opèrent des baisses de fiscalité « occasionnelles et certainement temporaires » car ils disposent soit d’une flexibilité budgétaire soit d’un trop grand risque politique. 

Ceci étant , ces mesures sont essentiellement temporaires et à la première occasion , le plan stratégique de l’Union reprendra son chemin. 

Le cas de la France reste particulier . Les possibilités budgétaire pour soulager la pression sont inexistantes dans un cadre ou la politique fiscale est intouchable. 

L’exécutif Français est le meilleur soldat des directives issues de Bruxelles donc rien à attendre de ce coté là. 

Il reste un paris effectivement risqué : la crise d’Ormuz se résoudra avec probablement un certain retour en arrière des prix mais jamais au origines d’avant . 

L’exécutif joue sur les facteurs moutonniers des citoyens qui ont déjà digérés de nombreuses situations de ce type et la lassitude temporelle qui dilue le passé. 

On table surtout sur des changement accélérés des comportements qui sont recherchés par la stratégie globale. 

Ceci étant , un risque politique latent s’insinue et nul ne sait comment il pourrait apparaitre en douceur ou brutalement. 


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