jeudi 9 avril - par George L. ZETER

Entourloupes à Ormuz

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Chaque plein de carburant frappe ton portefeuille comme un direct au foie. 2,30 € le litre ! Alors que le coût réel est trois fois moindre. Entre crises instrumentalisées, taxes qui explosent, dette colossale et multinationales qui se gavent, tu paies pour tout, sauf pour toi. Chaque litre devient un symbole brutal d’injustice et d’absurdité : un racket quotidien déguisé en prix à la pompe qui te pompe.

Cher concitoyen, c’est à toi que j’adresse ce billet, car toi comme moi sommes embarqués sur le même rafiot qui prend l’eau…

1. Géopolitique — Quand l’énergie devient un instrument politique

Tout a commencé en 2022 avec la crise ukrainienne faisant exploser les prix de l’énergie en Europe. Aujourd’hui, c’est l’Iran et le Détroit d’Ormuz[i] qui servent d’appuis pour faire flamber les marchés. La réalité ? Dans ces deux cas, les crises sont habilement exploitées par tout un tas d’acteurs, ce qui fait que les marchés réagissent plus à la perception du risque qu’à la pénurie réelle.

Au final : les prix flambent, les multinationales pétrolières se gavent et l’État encaisse pendant que toi ? Tu subis. Un exemple frappant : la division «  trading  » du français TotalEnergies[ii] a réalisé plus d’un milliard de dollars de profits depuis le début de la crise autour du Détroit d’Ormuz,[iii] en capitalisant sur la volatilité du marché et les blocages de flux, alors que les consommateurs continuent de payer l’énergie à ces prix prohibitifs.

Le coût réel du carburant est nettement inférieur à ce que l’on paie : une fraction du prix affiché à la pompe. Mais les taxes et la perception du risque sur les marchés transforment chaque litre en une bombe Chasseray : un mécanisme où le prix s’envole artificiellement pendant que le citoyen paie pour des peurs et des profits bien réels.

2 : la fiscalité — Tu paies, mais tu ne vois rien

Coût réel estimé : 0,80 à 1 € le litre. Prix payé à la pompe : 2,30 € - Différence ≈ 60 % de taxes. Mais où va donc ce pognon ? La majorité disparaît dans le budget général, dont la bureaucratie tentaculaire, des projets non aboutis et les intérêts de la dette.[iv]

L’inflation fonctionne comme un effet d’aubaine pour l’État : chaque hausse de 10 centimes sur le litre génère automatiquement ≈ 1,5 milliard € de TVA et taxes supplémentaires, sans que le citoyen n’en voie la couleur.[v]

3 : Où va le pognon du carburant ? Spoiler : ça pique fort

Charge de la dette, l’aspirateur à milliards  : l’État rembourse à la marge le capital et paie seulement les intérêts : Montant annuel ≈ 65 milliards € (2025).[vi] Traduction : ce litre de carburant sert à nourrir un monstre financier, les intérêts de la dette, au même niveau que l’éducation (≈ 88–90 milliards €) et loin devant de nombreuses infrastructures publiques. Les dépenses publiques totales atteignent ≈ 1 714 milliards €, soit plus de la moitié du PIB…[vii]

Routes et ponts, le grand vide  : Des infrastructures défoncées, des ponts fissurés et des tunnels mal entretenus. Les travaux sont repoussés ou sous-financés, malgré les taxes sur le carburant, supposées participer à l’entretien et au développement.[viii]

Les services publics, l’illusion est totale  : Des hôpitaux saturés, des écoles délabrées et débordées, et des transports en panne, pendant que notre argent finance surtout une machine administrative, des associations hurluberlues et les intérêts de la dette qui tombent dans les poches des financiers.[ix]

4 Les profits des multinationales pétrolières

Pendant que toi tu continues à payer 2,30 € le litre pour aller au boulot ou déposer les enfants, TotalEnergies[x] et ses camarades profitent des crises géopolitiques et de la volatilité du marché. Certains soupçonnent même que ces profits pourraient être liés à des mouvements opportunistes qu’ils provoqueraient eux-mêmes.[xi]

En résumé : ton argent s’évapore dans la dette que tes cinq prochaines générations devront rembourser. Pas surprenant que chaque plein devienne un symbole de frustration et d’injustice, de quoi ressusciter le mouvement des Gilets Jaunes, dont la caste au pouvoir a si peur…

5 : Le scandale silencieux

En France, l’inflation, les taxes sur le carburant, la TVA… tout est pensé pour maximiser la collecte de l’État, sans améliorer le quotidien. Comparons à d’autres pays comme ceux de Scandinavie : fiscalité équivalente ou plus élevée, mais services publics qui fonctionnent, démontrant l’inefficacité criante de la France.[xii]

6 : Le mythe du déficit

Trop de taxes, trop de prélèvements, et pourtant l’État continue d’augmenter le budget et la dette. L’argent ne revient pas aux services publics essentiels, mais sert surtout à alimenter la machine financière et à entretenir un statu quo inégalitaire.[xiii]

Synthèse : qui se gave vraiment ?

Ton litre de gazole ne coûte pas 2,30 € par hasard. Derrière la pompe se cachent des crises instrumentalisées, des taxes colossales, une bureaucratie pléthorique et une dette que tu nourris chaque jour. Pendant que les routes s’effondrent, les hôpitaux saturent et les écoles peinent, les multinationales pétrolières se remplissent les poches et l’État engrange des milliards supplémentaires, sans que ton quotidien s’améliore. Chaque plein devient un symbole brutal de ce système où ton argent ne sert pas à toi.

Pour le Français moyen : un plein de 50 litres à 2,30 € représente 115 €, alors que le coût réel ne serait que 40 à 50 €. Chaque mois, une famille qui utilise sa voiture pour aller travailler se voit littéralement dépouillée de centaines d’euros, sans aucune amélioration tangible des services publics. Voilà ce que signifie payer plus pour recevoir moins.[xiv]

Conclusion
Le litre de gazole à 2,30 € n’est pas une fatalité ni un hasard : c’est un système bien huilé : Entre crises instrumentalisées, fiscalité opaque, dette colossale que tes enfants vont hériter et multinationales pétrolières qui elles se gavent. Le Français vache à lait paye le prix fort chaque jour, en recevant moins que rien en retour. Chaque plein devient un symbole d’injustice, chaque hausse un rappel brutal que l’argent public disparaît dans des vases clos bureaucratiques et financiers. Pour une famille moyenne, c’est plusieurs centaines d’euros par mois partis en fumée, juste pour aller travailler ou déposer les enfants à l’école.

Alors, combien de temps allons-nous accepter de payer plus pour recevoir moins ? Il est temps de poser les bonnes questions et de réclamer enfin un État qui serve ses citoyens et non pas ses chiffres et ses actionnaires, souvent domiciliés fiscalement dans des paradis fiscaux. Chers concitoyens, on se paye notre fiole et…

ÇA SUFFIT !!!!

Georges ZETER/avril 2026

Vidéo : CARBURANT : Le mensonge du Détroit d'Ormuz !


[v] https://supercarbu.fr/guide/composition-prix-carburant/?utm_source=chatgpt.com



5 réactions


  • John John 10 avril 09:53

    Salut !

    Et le 1er mai le jour de la fête du travail et du muguet ben le prix du gaz va augmenter de 15.4% ... Et ça ne s’arrêtera pas là parait-il ... Pourrait même augmenter de 25% dans les prochains mois ...

    Pour les carburants le gouvernement a annoncé qu’il ne nous donnera pas d’aide ... Les milliards d’euros qui auraient pu contribuer à venir en aide aux français ont possiblement été envoyés en Ukraine pour superviser l’entretient des rafiots qui ont servi à bousiller les nord stream 1 et 2 ... 


  • miko 10 avril 09:58

    il n y a pas de mythe du déficit, c est un vrai déficit structurel, des montagnes de subventions et aides directes alimentant une paupérisation voulue et permettant une paix sociale temporaire...


  • yvesduc 10 avril 10:24

    Une chose est sûre : nous sommes bien dans un régime capitaliste ! smiley Il est vrai que Total fait des profits fabuleux (et indécents) grâce à la guerre au Moyen-Orient. La dette est par définition en augmentation infinie, puisque depuis la loi de 1973, la création monétaire passe exclusivement par la dette. Nous ne la payons pas au sens propre : nous remboursons la dette avec de la dette, mécanisme normal aussi quand il n’existe plus de création monétaire au sens propre. Il faut tordre le coup une bonne fois à ce mythe de l’automobiliste qui serait « une vache à lait » (de l’État) : c’est le contraire ! L’automobiliste est SUBVENTIONNÉ en France, où les taxes remboursent l’infrastructure (routes, ponts, aménagements), mais PAS les secours (gendarmes, ambulances, soins, etc.), qui sont donc portés par la collectivité (je parle en montants). Par contre, il est bien une vache à lait de Total. Quant à la guerre, on ne sait pas du tout où elle van tant les forces en présence semblent déterminées (et imprévisibles) : Israël dont la guerre est la raison d’être, Trump l’enfant gâté qui n’admet pas qu’on lui résiste, et l’Iran pour lequel la guerre est existentielle. Comme le dit Jancovici, baisser les taxes revient à subventionner les monarchies du Golfe, et (j’ajoute) à aggraver notre balance extérieure, qui contrairement à la dette ne peut pas éternellement être comblée par de l’argent magique. Et cela, sans nous préparer à l’après-pétrole, qui arrive lentement mais sûrement ! (Surtout avec les types intelligents qu’on a à Washington et Tel Aviv !)


  • Nicolas36 10 avril 11:32

    @l’auteur, 

    Indépendamment des « profiteurs et spéculateurs professionnels » bien réels dans cette crise du pétrole et du gaz, il existe une autre donnée bien plus importante. 

    L’Union Européenne applique depuis plusieurs années une stratégie énergétique destinée à se séparer au maximum des hydrocarbures dans les mix utilisés par le continent . 

    Cette ligne est suivie avec obstination et agrément total par les milieux politiques et médiatiques qui gouvernent en Europe. 

    Les difficultés de cette stratégie sont les prix bas des hydrocarbures bruts et le rendement énergétique élevé de ces solutions. 

    Plus prosaïquement et sans manipulation économiques et narrative, le pétrole et le gaz sont les énergies les moins chères et les plus efficientes avec des réserves existantes très significatives qui méritent des investissements de recherche et d’exploitation pour encore plusieurs siècles. 

    En premier lieu la stratégie énergétique « anti hydrocarbure » de l’Union Européenne et des Etats composants s’établit simplement sur un fait que le continent ne possède plus les ressources d’hydrocarbure nécessaire pour être indépendant et rentable. 

    Cette démarche a pour objet de sortir l’Europe de la dépendance des Etats pétroliers ou des Etats possédants d’importantes ressources d’hydrocarbures et susceptibles d’utiliser cela comme outil de domination politique et économique. 

    Indéniablement ce point est une vérité incontournable. L’Union et ses citoyens sont littéralement shootés aux hydrocarbures dans tout les domaines. 

    En conclusion, matériellement et politiquement , les produits énergétiques issus des hydrocarbures ne sont plus disponibles sans risques en Europe. 

    A cette fin il a été mis en place et massivement utilisé des narratifs destinés à décrédibiliser toutes les sources d’énergies hydrocarbonées.

    ll s’ajoute à cela une répugnance publique installée contre les nuisances de l’exploitation des hydrocarbures pour le peu qui seraient disponibles. 

    La nocivité des émissions de C02 qui contribueraient au réchauffement climatique. 

    La nocivité des émissions générées par l’usage des hydrocarbures pour la santé humaine. 

    La nocivité des exploitations d’hydrocarbures pour l’environnement. 

    Les dangers de l’accidentologie industrielle inhérents à l’exploitation des mêmes. 

    En résumé, la notion « le pétrole c’est sale , dangereux et nuisible pour la vie » est forment implanté dans les esprits en Europe Occidentale. 

    Tout ceci pour « éduquer » l’opinion publique à accepter les conséquences éminemment lourdes de la sortie des hydrocarbures pour les mix énergétiques . 

    Les démarches législatives de l’Union et les options de surcharges de taxations rendent les couts d’utilisation des énergies hydrocarbonées de plus en plus insupportables pour les citoyens de l’Union. 

    Une démarche politique concomitante des différents pouvoirs publics est de donner crédit aux mouvement écologistes , aux théoriciens rechaufistes et aux militants les plus radicaux. 

    Ces mouvements disposent de financements publics, d’une visibilité médiatique facilitée et les plus radicaux bénéficient d’indulgences dans le cadre d’exactions radicales de leur part. 

    L’affaire finale a pour objet d’obtenir des arbitrages qui éloignent de plus en plus les consommateurs et les industriels de l’usage des produits issus du pétrole. 

    A ce titre , ceux qui réclament des baissent de taxation sur les produits hydrocarbonés actuellement se mettent le doigts dans l’oeil quant à être entendus par des pouvoirs publics qui considèrent hypocritement que la crise de Ormuz est une parfaite opportunité pour accélérer leur agenda. 

    On constate que certains pays opèrent des baisses de fiscalité « occasionnelles et certainement temporaires » car ils disposent soit d’une flexibilité budgétaire soit d’un trop grand risque politique. 

    Ceci étant , ces mesures sont essentiellement temporaires et à la première occasion , le plan stratégique de l’Union reprendra son chemin. 

    Le cas de la France reste particulier . Les possibilités budgétaire pour soulager la pression sont inexistantes dans un cadre ou la politique fiscale est intouchable. 

    L’exécutif Français est le meilleur soldat des directives issues de Bruxelles donc rien à attendre de ce coté là. 

    Il reste un paris effectivement risqué : la crise d’Ormuz se résoudra avec probablement un certain retour en arrière des prix mais jamais au origines d’avant . 

    L’exécutif joue sur les facteurs moutonniers des citoyens qui ont déjà digérés de nombreuses situations de ce type et la lassitude temporelle qui dilue le passé. 

    On table surtout sur des changement accélérés des comportements qui sont recherchés par la stratégie globale. 

    Ceci étant , un risque politique latent s’insinue et nul ne sait comment il pourrait apparaitre en douceur ou brutalement. 


  • sylvain sylvain 10 avril 12:24

    Sur qu’on se fait baiser comme jamais. Mais c’est pour la paix et la democratie alors un peu de courage bande de moules. D’apres je ne sais plus quelle poufiasse macroniste, ca nous permettra de retrouver le gout du vrai, de regarder les etoiles a la place de squatter internet, tout ca. Apres les douches a deux qui sont plus conviviales et les cols roules tous doux de Bruno le roi de la finance on pourra pas dire qu’ils pensent pas a nous 

    Comme disait macron « je crois qu’on a oublie de me dire merci, mais ca viendra ». On pourrait lui payer un petit voyage en russie ? ou en iran, c’est tres beau l’iran. 


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