Entourloupes à Ormuz
Chaque plein de carburant frappe ton portefeuille comme un direct au foie. 2,30 € le litre ! Alors que le coût réel est trois fois moindre. Entre crises instrumentalisées, taxes qui explosent, dette colossale et multinationales qui se gavent, tu paies pour tout, sauf pour toi. Chaque litre devient un symbole brutal d’injustice et d’absurdité : un racket quotidien déguisé en prix à la pompe qui te pompe.
Cher concitoyen, c’est à toi que j’adresse ce billet, car toi comme moi sommes embarqués sur le même rafiot qui prend l’eau…
1. Géopolitique — Quand l’énergie devient un instrument politique
Tout a commencé en 2022 avec la crise ukrainienne faisant exploser les prix de l’énergie en Europe. Aujourd’hui, c’est l’Iran et le Détroit d’Ormuz[i] qui servent d’appuis pour faire flamber les marchés. La réalité ? Dans ces deux cas, les crises sont habilement exploitées par tout un tas d’acteurs, ce qui fait que les marchés réagissent plus à la perception du risque qu’à la pénurie réelle.
Au final : les prix flambent, les multinationales pétrolières se gavent et l’État encaisse pendant que toi ? Tu subis. Un exemple frappant : la division « trading » du français TotalEnergies[ii] a réalisé plus d’un milliard de dollars de profits depuis le début de la crise autour du Détroit d’Ormuz,[iii] en capitalisant sur la volatilité du marché et les blocages de flux, alors que les consommateurs continuent de payer l’énergie à ces prix prohibitifs.
Le coût réel du carburant est nettement inférieur à ce que l’on paie : une fraction du prix affiché à la pompe. Mais les taxes et la perception du risque sur les marchés transforment chaque litre en une bombe Chasseray : un mécanisme où le prix s’envole artificiellement pendant que le citoyen paie pour des peurs et des profits bien réels.
2 : la fiscalité — Tu paies, mais tu ne vois rien
Coût réel estimé : 0,80 à 1 € le litre. Prix payé à la pompe : 2,30 € - Différence ≈ 60 % de taxes. Mais où va donc ce pognon ? La majorité disparaît dans le budget général, dont la bureaucratie tentaculaire, des projets non aboutis et les intérêts de la dette.[iv]
L’inflation fonctionne comme un effet d’aubaine pour l’État : chaque hausse de 10 centimes sur le litre génère automatiquement ≈ 1,5 milliard € de TVA et taxes supplémentaires, sans que le citoyen n’en voie la couleur.[v]
3 : Où va le pognon du carburant ? Spoiler : ça pique fort
Charge de la dette, l’aspirateur à milliards : l’État rembourse à la marge le capital et paie seulement les intérêts : Montant annuel ≈ 65 milliards € (2025).[vi] Traduction : ce litre de carburant sert à nourrir un monstre financier, les intérêts de la dette, au même niveau que l’éducation (≈ 88–90 milliards €) et loin devant de nombreuses infrastructures publiques. Les dépenses publiques totales atteignent ≈ 1 714 milliards €, soit plus de la moitié du PIB…[vii]
Routes et ponts, le grand vide : Des infrastructures défoncées, des ponts fissurés et des tunnels mal entretenus. Les travaux sont repoussés ou sous-financés, malgré les taxes sur le carburant, supposées participer à l’entretien et au développement.[viii]
Les services publics, l’illusion est totale : Des hôpitaux saturés, des écoles délabrées et débordées, et des transports en panne, pendant que notre argent finance surtout une machine administrative, des associations hurluberlues et les intérêts de la dette qui tombent dans les poches des financiers.[ix]
4 Les profits des multinationales pétrolières
Pendant que toi tu continues à payer 2,30 € le litre pour aller au boulot ou déposer les enfants, TotalEnergies[x] et ses camarades profitent des crises géopolitiques et de la volatilité du marché. Certains soupçonnent même que ces profits pourraient être liés à des mouvements opportunistes qu’ils provoqueraient eux-mêmes.[xi]
En résumé : ton argent s’évapore dans la dette que tes cinq prochaines générations devront rembourser. Pas surprenant que chaque plein devienne un symbole de frustration et d’injustice, de quoi ressusciter le mouvement des Gilets Jaunes, dont la caste au pouvoir a si peur…
5 : Le scandale silencieux
En France, l’inflation, les taxes sur le carburant, la TVA… tout est pensé pour maximiser la collecte de l’État, sans améliorer le quotidien. Comparons à d’autres pays comme ceux de Scandinavie : fiscalité équivalente ou plus élevée, mais services publics qui fonctionnent, démontrant l’inefficacité criante de la France.[xii]
6 : Le mythe du déficit
Trop de taxes, trop de prélèvements, et pourtant l’État continue d’augmenter le budget et la dette. L’argent ne revient pas aux services publics essentiels, mais sert surtout à alimenter la machine financière et à entretenir un statu quo inégalitaire.[xiii]
Synthèse : qui se gave vraiment ?
Ton litre de gazole ne coûte pas 2,30 € par hasard. Derrière la pompe se cachent des crises instrumentalisées, des taxes colossales, une bureaucratie pléthorique et une dette que tu nourris chaque jour. Pendant que les routes s’effondrent, les hôpitaux saturent et les écoles peinent, les multinationales pétrolières se remplissent les poches et l’État engrange des milliards supplémentaires, sans que ton quotidien s’améliore. Chaque plein devient un symbole brutal de ce système où ton argent ne sert pas à toi.
Pour le Français moyen : un plein de 50 litres à 2,30 € représente 115 €, alors que le coût réel ne serait que 40 à 50 €. Chaque mois, une famille qui utilise sa voiture pour aller travailler se voit littéralement dépouillée de centaines d’euros, sans aucune amélioration tangible des services publics. Voilà ce que signifie payer plus pour recevoir moins.[xiv]
Conclusion
Le litre de gazole à 2,30 € n’est pas une fatalité ni un hasard : c’est un système bien huilé : Entre crises instrumentalisées, fiscalité opaque, dette colossale que tes enfants vont hériter et multinationales pétrolières qui elles se gavent. Le Français vache à lait paye le prix fort chaque jour, en recevant moins que rien en retour. Chaque plein devient un symbole d’injustice, chaque hausse un rappel brutal que l’argent public disparaît dans des vases clos bureaucratiques et financiers. Pour une famille moyenne, c’est plusieurs centaines d’euros par mois partis en fumée, juste pour aller travailler ou déposer les enfants à l’école.
Alors, combien de temps allons-nous accepter de payer plus pour recevoir moins ? Il est temps de poser les bonnes questions et de réclamer enfin un État qui serve ses citoyens et non pas ses chiffres et ses actionnaires, souvent domiciliés fiscalement dans des paradis fiscaux. Chers concitoyens, on se paye notre fiole et…
ÇA SUFFIT !!!!
Georges ZETER/avril 2026
Vidéo : CARBURANT : Le mensonge du Détroit d'Ormuz !
[ii] https://www.ladepeche.fr/2026/04/01/totalenergies-a-t-elle-empoche-un-milliard-de-dollars-grace-a-une-operation-speculative-au-debut-de-la-guerre-en-iran-13303901.php?utm_source=chatgpt.com
[iii] https://www.ladepeche.fr/2026/03/09/guerre-en-iran-flambee-historique-du-petrole-le-prix-du-baril-senvole-et-depasse-les-115-dollars-un-petit-prix-a-payer-pour-trump-13261995.php?utm_source=chatgpt.com
[vii] https://www.fipeco.fr/fiche/La-charge-dint%C3%A9r%C3%AAts-de-la-dette-publique?utm_source=chatgpt.com
[viii] https://auto.orange.fr/news/auto/la-cour-des-comptes-alarme-sur-l-etat-des-routes-d-ile-de-france-CNT000002k7TIH.html?utm_source=chatgpt.com
[ix] https://www.weka.fr/actualite/fonction-publique-hospitaliere/article/une-etude-confirme-les-fortes-tensions-financieres-subies-par-les-hopitaux-publics-208541/?utm_source=chatgpt.com
[x] https://www.ladepeche.fr/2026/04/01/totalenergies-a-t-elle-empoche-un-milliard-de-dollars-grace-a-une-operation-speculative-au-debut-de-la-guerre-en-iran-13303901.php?utm_source=chatgpt.com
[xi] https://www.offshore-energy.biz/27-billion-fills-shell-bp-totalenergies-eni-equinor-exxonmobil-chevron-and-conocophillips-quarterly-profit-coffers/?utm_source=chatgpt.com
[xii] https://www.banque-france.fr/en/governors-interventions/can-our-tax-debate-be-rational?utm_source=chatgpt.com



Il est vrai que Total fait des profits fabuleux (et indécents) grâce à la guerre au Moyen-Orient. La dette est par définition en augmentation infinie, puisque depuis la loi de 1973, la création monétaire passe exclusivement par la dette. Nous ne la payons pas au sens propre : nous remboursons la dette avec de la dette, mécanisme normal aussi quand il n’existe plus de création monétaire au sens propre. Il faut tordre le coup une bonne fois à ce mythe de l’automobiliste qui serait « une vache à lait » (de l’État) : c’est le contraire ! L’automobiliste est SUBVENTIONNÉ en France, où les taxes remboursent l’infrastructure (routes, ponts, aménagements), mais PAS les secours (gendarmes, ambulances, soins, etc.), qui sont donc portés par la collectivité (je parle en montants). Par contre, il est bien une vache à lait de Total. Quant à la guerre, on ne sait pas du tout où elle van tant les forces en présence semblent déterminées (et imprévisibles) : Israël dont la guerre est la raison d’être, Trump l’enfant gâté qui n’admet pas qu’on lui résiste, et l’Iran pour lequel la guerre est existentielle. Comme le dit Jancovici, baisser les taxes revient à subventionner les monarchies du Golfe, et (j’ajoute) à aggraver notre balance extérieure, qui contrairement à la dette ne peut pas éternellement être comblée par de l’argent magique. Et cela, sans nous préparer à l’après-pétrole, qui arrive lentement mais sûrement ! (Surtout avec les types intelligents qu’on a à Washington et Tel Aviv !)