Commentaire de perlseb
sur Notre inconscience va-t-elle longtemps nous laisser croire que fabriquer de l'argent suffit à résoudre les problèmes ?
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@Marc Dugois
Avez-vous entendu parler de la taille, de la dîme, des corvées ?
J’ai cherché à comprendre ce qu’on ne nous explique pas à l’école, la monnaie, parce que j’ai fait partie des premiers wagons d’ingénieurs à connaître le chômage. Et quand on s’intéresse vraiment au sujet, on constate que la monnaie est créée par un simple clic. Jusqu’en 2025, la BCE rachetait de la dette publique sur le marché secondaire : une banque centrale produit autant de monnaie qu’elle le souhaite.
Vous voulez retourner à l’étalon or, mais parlez un peu de l’historique : vous devez savoir que les banquiers prêtent toujours plus que ce qu’ils ont en stock (pour toucher plus d’intérêts et en faisant le pari que tout le monde ne va pas retirer son or en même temps). Si tout le monde demande la conversion de sa monnaie en or, le système s’écroule. Et on a le même problème aujourd’hui avec les fonds propres des banques (qui ont la fâcheuse tendance à octroyer plus de crédits qu’elle n’y sont autorisées, d’où les accords de Bâle, respectés ... quand tout va bien) : donc les banquiers trichent constamment pour grossir plus vite que leurs concurrents.
Mais étalon or ou monnaie créée par simple clic, le système a toujours connu des « graves crises financières » (qui ne sont pas graves pour tout le monde).
Et c’est là que vous devriez enlever vos œillères. La France a connu une période sans aucun chômage où on a tout reconstruit alors que le franc n’était absolument pas adossé à l’or (30 glorieuses), tout ça avec une inflation forte (donc pas si grave). On peut créer beaucoup de richesses avec une monnaie faible. Donc le sujet, c’est le chômage et comment on fait pour l’annuler complètement (pour produire ce maximum de richesses). Car j’ai la conviction qu’un abruti fini sera toujours plus utile à produire le dixième de ce qu’il consomme plutôt que d’être laissé chez lui avec le risque qu’il fasse n’importe quoi pour lui ou pour les autres, ce qui sera une bien plus mauvaise opération pour la collectivité. Mais il est également très compréhensible qu’aucune entreprise privée n’aura un quelconque intérêt à embaucher un abruti fini. Donc l’économie ne peut pas être entièrement privatisée, parce qu’il existera toujours des abrutis, et vous pouvez m’inclure dedans si ça vous rassure.
