lundi 18 mai - par Marc Dugois

Notre inconscience va-t-elle longtemps nous laisser croire que fabriquer de l’argent suffit à résoudre les problèmes ?

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Le marasme dans lequel nous pataugeons, ne peut se comprendre qu’en ayant bien en tête l’allégorie suivante : un peuple a accès à une cascade artificielle et à une source qu’il faut depuis toujours dégager et nettoyer en permanence pour pouvoir y accéder. Tout naturellement il s’approvisionne à la cascade sauf quelques vieux qui ne comprennent pas d’où vient cette nouvelle cascade et qui continuent à aller chercher leur eau à la source avec le travail que cela demande. L’eau de la cascade et celle de la source se rejoignent et abreuvent tous ceux qui ne prennent même plus la peine de monter à la cascade. Tout pousse admirablement jusqu’à ce que les feuilles jaunissent et qu’une maladie inconnue décime la population. Produisant de moins en moins, ce peuple importe de plus en plus et s’apprête à payer très cher toutes ces importations indispensables par un futur d’efforts bien plus importants que ceux qu’il fallait pour accéder à la source. La cascade polluée n’abreuve pas et l’eau abreuve encore tout de même un peu par l’effort de ceux qui nettoient la source d’eau pure. La maladie se développe chez les humains, les animaux et les végétaux. Comme ce peuple vit en démocratie, c’est la majorité qui renâcle à l’effort qui choisit des dirigeants à son image qui ne résolvent les problèmes que théoriquement et idéologiquement, à coup d’obligations et d’interdictions chaque jour plus nombreuses, chaque jour plus inefficaces, chaque jour plus déresponsabilisantes. La vitesse qui est une qualité si elle est accompagnée de la prudence, devient un délit à cause de ceux qui en abusent. Ne rien faire le 1er mai si ce n’est protester, devient obligatoire. Ils en arrivent même à interdire les châtiments corporels millénaires des enfants dont les excès sont évidemment condamnables mais qui apprennent aux enfants que ça fait mal. Nos élites s’étonnent ensuite que, ne l’apprenant plus, les enfants ne limitent plus leur violence et vont jusqu’à tuer presque naturellement. Faire disparaître ce qui gêne comme les enfants à naître non désirés ou les fins de vie compliquée à gérer, devient le bien quand toutes les sagesses disaient que c’est le mal. L’élite n’envisage même pas d’arrêter la cascade qui alimente tout et qui est devenue synonyme de progrès et dont elle s’abreuve elle-même pour exister.

Dans cette allégorie, l’eau est évidemment l’argent obtenu à la source par le travail de production de la minorité du peuple qui le perpétue, et à la cascade par la création monétaire bancaire ex nihilo. Dans un monde ou tout ne devient que communication, l’action et la réflexion se réduisent à la communication d’une action quasiment inexistante par les politiciens et les médias et à la communication d’une réflexion de « l’élite » par l’intelligence artificielle. Les politiciens, les médias et l’intelligence artificielle n’existent que par la cascade de création monétaire que l’on dépense en l’appelant investissement puisque c’est demain qui résout tout sans que personne n’explique ni même ne sache comment si ce n’est par la croissance qui n’est que l’augmentation de la dépense, il ne faut jamais l’oublier.

Il est évidemment essentiel de bien comprendre le mécanisme de la création monétaire bancaire à partir de rien. On ne le répétera jamais assez tant que ce ne sera pas officiellement compris et admis. Depuis que les monnaies ne sont plus liées à des richesses réelles (1971), les banques créent de la monnaie par le crédit qui n’est au départ qu’une double promesse qui n’a pas besoin d’argent. La promesse de l’emprunteur de rembourser l’argent théoriquement prêté et celle de la banque d’honorer les chèques et les virements que l’emprunteur va faire avec le montant qu’elle inscrit sur son compte. Si la promesse de l’emprunteur doit être tenue, celle de la banque doit être regardée de près car elle voyage avec les chiffres que la banque a inscrit sur le compte de l’emprunteur. Quand l’emprunteur, par chèque ou virement, utilise le montant inscrit sur son compte, la promesse de la banque est cédée à la banque qui reçoit le chèque ou le virement. La nouvelle banque signale à la première qu’elle est sa nouvelle créancière et immédiatement la première banque inscrit sur ses comptes qu’elle ne doit plus cet argent à son emprunteur mais à l’autre banque. Cela devient une dette financière entre banques qui échappe aux regards. La banque peut payer et certaines le font sûrement mais il y a une autre possibilité. Comme le client de la nouvelle banque va utiliser à son tour cet argent créé, la dette créatrice de la première banque va à nouveau voyager et se retrouver dans une troisième banque qui deviendra créancière de la deuxième. La deuxième banque, étant à la fois créancière de la première et débitrice de la troisième annulera simplement les deux et la dette de la première banque toujours inscrite dans ses comptes au nom de la deuxième ne sera jamais réclamée car elle appartiendra successivement à des banques qui ne sauront même pas quelle banque leur doit cette somme. Ce sera une créance financière d’un côté, une dette financière de l’autre. Rappelons que la revue Alternatives Economiques, se fondant sur Institute of International Finance (IIF) a écrit  :

A la mi-2008, l’agent économique le plus endetté, et de loin, était le secteur financier avec des emprunts représentant 82,7 points de PIB.

C’est la preuve que l’autre possibilité se porte très bien car ce ne sont pas des emprunts mais des dettes non soldées qui s’accumulent..

Certains diront « Et alors ? Qu’est-ce que cela change ? Cet argent est bien commode. » C’est oublier le second pan, tout aussi mal connu que le premier, de la dérive monétaire actuelle : l’origine de la force de la monnaie. Il est de bon ton dans ce monde de communication de prétendre qu’elle réside en la confiance qu’on a en la monnaie alors que la confiance n’est qu’une communication, une transmission et en aucun cas une source. Il faut une nouvelle fois revenir à l’origine de la monnaie si mal étudiée à l’université qui prétend toujours qu’elle a remplacé le troc. Au début tout groupe, dans toutes les civilisations, s’organise pour que chacun fasse ce qu’il fait le mieux ou le moins mal dans l’intérêt commun et c’est lorsque le groupe devient trop important pour que ce « donner-recevoir-rendre » presque familial soit respecté par tous, qu’une monnaie devient nécessaire pour prouver que l’on a contribué avant de profiter. La monnaie est donc arrivée dans toutes les civilisations comme une preuve concrète d’une énergie humaine préalablement bien dépensée, ce qu’est toute richesse réelle qu’il a fallu trouver ou fabriquer.

La monnaie scripturale ou monnaie bancaire, créée à partir de rien, ne véhicule aucune énergie humaine et reste dans la promesse soigneusement cachée de trouver demain cette énergie humaine indispensable pour lui donner une force déjà utilisée. C’est un retour plus que discret d’un esclavage à mettre en place sans savoir ni où ni comment. Le commerce international et l’Office Mondial du Commerce (OMC) qui est à Genève, sont là pour gérer la mise en place de cet esclavage après avoir tué l’Office International du Commerce (OIC) que l’ONU avait créé après la guerre pour que chaque pays garde son autonomie et consomme principalement ce qu’il produit et accessoirement ce qu’il échange. Le libre échange de tout, vecteur de cet esclavage à mettre en place et vanté par une élite autoproclamée dont l’incompétence le dispute à la corruption et dont Ursula von der Leyen est la caricature emblématique sans parler de celle qui pérore chez nous, permet de flatter la consommation des occidentaux par la cascade d’argent prêté et par un esclavage de l’ancien tiers monde qui devient en douceur un esclavage des occidentaux au fur et à mesure que les producteurs prennent conscience de leur esclavage et le refusent.

Devant ce constat plus qu’alarmant et débouchant sur des guerres désirées par les élites en place pour leur propre survie, l’élection présidentielle française de 2027 est l’occasion dont aucune formation politique ne profite pour l’instant, de proposer la révolution pacifique indispensable pour retrouver l’humilité et le courage et le discernement qui manquent tellement aujourd’hui là où tout se décide.

Le programme indispensable est d’une simplicité biblique et tombe sous le sens : Sortir de l’UE, retrouver sa monnaie et être à nouveau une France phare de l’humilité, du courage et du discernement que tant de pays aimeraient voir et imiter. Interdire la fabrication de monnaie scripturale et réadosser la monnaie à une richesse réelle, la banque centrale ne pouvant créer de la monnaie que si elle possède la richesse qui la garantit vraiment. Faire rembourser à l’État tout emprunt qui n’a pas été gagné ou acheté par le prêteur. Fonder l’économie non plus sur la consommation mais sur la production de ce qui est désiré. Supprimer tous les impôts fondés sur la production et sur le travail de production. Mettre la TVA à zéro pour tout ce qui est indispensable comme la nourriture de base, la vêture et le logement et la mettre à 50% sur tout ce qui est accessoire et donc résultante de la réussite collective. Supprimer toutes les lois restreignant la liberté d’expression de la loi Pleven à toutes ses filles. On doit pouvoir se ridiculiser ou s’expliquer en montrant les qualités de Staline ou d’Hitler sans en fabriquer le mal absolu si commode. Toute interdiction de connaissance rappelant le moyen-âge sera supprimée comme l’interdiction de statistique ethnique. Toute subvention doit devenir un problème car elle est une charge imposée au peuple par des gens qui n’en justifient jamais et qui corrompent leur électorat pour durer. Interdire l’écriture inclusive et rappeler qu’en français le masculin inclut le masculin et le féminin. Arrêter de se croire riche et de distribuer par fausse générosité un argent inexistant qui doit se gagner en produisant ou en étant au service de la production. Payer le retour souhaité chez eux de tous les étrangers qui n’arrivent pas à vivre de leur production. Par des droits de douane appropriés, n’importer comme la Suisse que ce que nous ne savons pas faire et avoir une balance commerciale ni excédentaire ni déficitaire comme le souhaitait l’OIC. Donner au Parlement la directive de diviser par 6 l’épaisseur de tous les codes pour retrouver l’espace de liberté et de responsabilité que nos anciens ont connu et que la bêtise, la vanité et l’irresponsabilité ont détruit. Dans ce cadre, laisser la liberté au peuple de créer, de produire et de jouir de son travail.

Le peuple et ses fausses élites seront-ils capables de prendre conscience de l’impasse dans laquelle nous nous sommes fourvoyés et qui ne mène qu’à notre propre esclavage ? C’est la question essentielle de l’année 2026.



13 réactions


  • Étirév 18 mai 09:55

    C’est l’absence de Vérité, l’absence de respect, l’absence de courage : c’est le règne du mensonge, de l’envie, de la lâcheté, qui créent le malaise général dont souffrent les sociétés modernes. Croire que telle ou telle réforme dans le gouvernement des nations peut changer la vie morale de l’homme serait une étrange illusion ; on peut lui donner des progrès matériels, des réformes économiques avantageuses aux masses, on n’atteindra pas les profondeurs de sa vie psychique. Or, ce sont les souffrances morales qui rendent l’existence amère. L’homme porte en lui une blessure profonde qui a été faite, dans le passé, à la tête et au cœur de l’humanité par ses criminels ancêtres... Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/psychologieetloid essexes.html


  • perlseb 18 mai 18:20

    Interdire la fabrication de monnaie scripturale et réadosser la monnaie à une richesse réelle

    Si je comprends votre référence à 1971, vous voulez une monnaie basée sur l’or...

    Sauf que si un pays n’a pas d’or mais beaucoup de travailleurs formés et pleins de bonne volonté, alors l’économie reste à l’arrêt (pas de monnaie pour les embaucher, pour faire des investissements...). Si on ne produit rien, on reste misérable et on n’a rien à échanger pour obtenir ... cet or si précieux pour pouvoir commencer à créer de la monnaie.

    Cette économie basée sur un facteur limitant (une « richesse » comme l’or qu’on doit accumuler) n’a aucun sens ... à part ajouter un facteur limitant inutile. D’une part, on va perdre une énergie considérable à chercher de l’or pour pouvoir créer de la monnaie (voir Keynes qui parlait d’enterrer des billets de banque), d’autre part, on va devoir créer tout un tas de coffres-forts, surveiller 24h/24 des lieux de stockage, produire des systèmes de sécurité renforcée, etc... Tout ça en perte pure (ça n’intéresse personne à part les fétichistes).

    Quand la France s’est relevée (après 1945), elle avait 2 choses fondamentales : la création monétaire (étatique) et un grand nombre d’entreprises publiques (l’un justifiant l’autre). Si les entreprises privées n’embauchaient pas tout le monde, alors l’état (sans argent) pouvait embaucher tous ceux qui n’avaient rien trouvé dans le privé (en créant l’argent ex nihilo). Et c’est bien dans ce sens qu’il faut créer l’argent : en donnant un travail qui conduit à une production. Mais qu’on ne dise pas que les entreprises publiques sont moins rentables que les entreprises privées : c’est vrai si on compare des choux et des carottes, mais une entreprise publique qui produit (Elf Aquitaine par exemple) sera toujours plus rentable que des chômeurs à indemniser et produira infiniment plus de richesses que ces mêmes chômeurs. Je ne parle même pas de l’insécurité, des trafics en tout genre ... qui explosent quand on permet le chômage.

    Créer de l’argent ex nihilo génère de l’inflation, mais c’est la seule méthode pour éviter le chômage, et c’est donc la seule méthode qui permet de « produire » plus, donc de justifier cet argent créé. Attention, il ne s’agit pas de créer un ambassadeur des pôles pour engloutir l’argent créé avec une rémunération à 6 chiffres (le nombre de personnes qui ne font rien dans des bureaux aujourd’hui est juste ahurissant).

    La monnaie n’est qu’une comptabilité : si on comprenait vraiment ce qu’elle représente, la somme totale de la monnaie serait toujours égale à .... zéro. En négatif, vous devez du travail à la « collectivité », en positif, vous pouvez acheter un bien ou un service à la collectivité. Pas besoin d’or pour ça, juste ... de serveurs sécurisés (on n’est plus au Moyen-Âge). Si la somme de la monnaie est positive, alors ceux qui l’ont créé ont volé les autres.


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 mai 19:20

      @perlseb

      La monnaie est forcément un bien commun, une richesse prélevée sur le peuple par l’impôt, une richesse qui a demandé du travail pour l’obtenir et qui est la preuve que celui qui la détient a travaillé pour l’obtenir.

      Si vous n’intégrez pas cela comme l’immense majorité de nos contemporains, vous pouvez raconter toutes les carabistouilles que vous voulez en jouant au savant, ça fait des lignes mais ce n’est pas cohérent.


    • perlseb 18 mai 19:58

      @Marc Dugois

      L’immense majorité de nos contemporains se fait peut-être dupé par la monnaie parce qu’elle ne la comprend pas.

      Si la monnaie est une richesse, comme vous dites, de quel droit un état la prélève sur le peuple ? Historiquement le peuple n’avait pas de monnaie, le seigneur prélevait les impôts en céréale. De quel droit ? Avec l’épée. Et s’il y avait des mauvaises années, le seigneur n’avait qu’à rester sagement dans son château, barricadé, avec son stock de blé.

      La monnaie est une richesse dans la tête de ceux qui ont été convertis. Si vous êtes tout seul, ce qui compte, ce n’est pas d’avoir une valise de billets, c’est de savoir faire des choses et de travailler. La monnaie et l’or ne vous seront d’aucune utilité.

      Si la monnaie est « utile » dans notre collectivité, c’est qu’on a beaucoup de pratiquants qui sont prêts à échanger leur travail contre des papiers sans valeur. Mais s’ils connaissaient la comptabilité de l’entreprise qui les emploie, les salaires, dividendes et avantages de tous ceux impliqués dans leur chaîne de valeur, ils essaieraient d’assiéger le château, pour récupérer leur stock de blé...

      La monnaie permet de masquer le vol, c’est essentiellement sa fonction : elle le rend indolore par les secrets comptables qui permettent, de l’autre côté, de créer des milliardaires. Un monde sans vol échangerait des heures de travail. Et ceux qui estiment qu’une femme de ménage mérite moins qu’eux n’ont qu’à faire le ménage eux-mêmes... Ou qu’ils montrent qu’ils vont plus vite à le faire à moins que vivre avec les rats ne les gène pas.


    • Marc Dugois Marc Dugois 19 mai 06:33

      @perlseb

      Je cherche vainement le moindre raisonnement dans votre prose. J’y trouve des affirmations fausses comme « Historiquement le peuple n’avait pas de monnaie » alors qu’elle a été créée partout, ou assénée sans aucune explication comme « La monnaie permet de masquer le vol ». Je sais que l’anonymat permet tout mais, quitte à faire des phrases, je préfère « Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites »


    • perlseb 19 mai 15:49

      @Marc Dugois

      Avez-vous entendu parler de la taille, de la dîme, des corvées ?

      J’ai cherché à comprendre ce qu’on ne nous explique pas à l’école, la monnaie, parce que j’ai fait partie des premiers wagons d’ingénieurs à connaître le chômage. Et quand on s’intéresse vraiment au sujet, on constate que la monnaie est créée par un simple clic. Jusqu’en 2025, la BCE rachetait de la dette publique sur le marché secondaire : une banque centrale produit autant de monnaie qu’elle le souhaite.

      Vous voulez retourner à l’étalon or, mais parlez un peu de l’historique : vous devez savoir que les banquiers prêtent toujours plus que ce qu’ils ont en stock (pour toucher plus d’intérêts et en faisant le pari que tout le monde ne va pas retirer son or en même temps). Si tout le monde demande la conversion de sa monnaie en or, le système s’écroule. Et on a le même problème aujourd’hui avec les fonds propres des banques (qui ont la fâcheuse tendance à octroyer plus de crédits qu’elle n’y sont autorisées, d’où les accords de Bâle, respectés ... quand tout va bien) : donc les banquiers trichent constamment pour grossir plus vite que leurs concurrents.

      Mais étalon or ou monnaie créée par simple clic, le système a toujours connu des « graves crises financières » (qui ne sont pas graves pour tout le monde).

      Et c’est là que vous devriez enlever vos œillères. La France a connu une période sans aucun chômage où on a tout reconstruit alors que le franc n’était absolument pas adossé à l’or (30 glorieuses), tout ça avec une inflation forte (donc pas si grave). On peut créer beaucoup de richesses avec une monnaie faible. Donc le sujet, c’est le chômage et comment on fait pour l’annuler complètement (pour produire ce maximum de richesses). Car j’ai la conviction qu’un abruti fini sera toujours plus utile à produire le dixième de ce qu’il consomme plutôt que d’être laissé chez lui avec le risque qu’il fasse n’importe quoi pour lui ou pour les autres, ce qui sera une bien plus mauvaise opération pour la collectivité. Mais il est également très compréhensible qu’aucune entreprise privée n’aura un quelconque intérêt à embaucher un abruti fini. Donc l’économie ne peut pas être entièrement privatisée, parce qu’il existera toujours des abrutis, et vous pouvez m’inclure dedans si ça vous rassure.


    • Marc Dugois Marc Dugois 19 mai 17:04

      @perlseb

      Je ne vous considère pas du tout comme un abruti mais comme quelqu’un qui est beaucoup trop sûr de lui en affirmant facilement des choses fausses quand ça l’arrange.

      Exemple : « on a tout reconstruit alors que le franc n’était absolument pas adossé à l’or (30 glorieuses) ». Faux ! Les monnaies, dont le franc, étaient liées au dollar, lui-même lié à l’or (accords de Bretton Woods).

      Autres exemples : « la monnaie est créée par un simple clic » ou « les banquiers prêtent toujours plus que ce qu’ils ont en stock (pour toucher plus d’intérêts et en faisant le pari que tout le monde ne va pas retirer son or en même temps) ».La première affirmation n’est vraie que depuis 1971 avecla monnaie scripturale à bannir. La seconde affirmation n’était vraie que jusqu’en 1971 puisque maintenant les banques créent la monnaie qu’elles prêtent.

      Je vous invite à relire attentivement mon article.


    • Francis Francis 19 mai 17:05

      @perlseb


      ’’une banque centrale produit autant de monnaie qu’elle le souhaite ’’
      — >
      La monnaie n’est pas une source d’énergie c’en est qu’une sorte d’accumulateur ; et si l’on veut, un lubrifiant. Ça ne sert qu’à faciliter le commerce sans lequel (laquelle ?), le troc serait obligatoire.


    • perlseb 19 mai 19:52

      @Marc Dugois

      Seul le dollar était (officiellement) lié à l’or. Les monnaies, dont le franc, flottaient par rapport au dollar, au gré des dévaluations (par rapport au dollar). Donc le franc n’était objectivement lié à rien.

      https://contrepoints-archives.org/le-franc-de-1945-a-1998-lere-de-bretton-woods/

      Oui, on crée l’argent dans le monde depuis 1971 avec un clic. Mais c"était plus ou moins le cas de la France dès 1945 puisqu’on faisait marcher la planche à billets qui entraînait inflation et dévaluations. Mais De Gaulle savait bien que les américains imprimaient beaucoup trop de dollars par rapport à leur stock d’or (en tout bon banquier qui se respecte) et a demandé l’équivalent or de ses dollars américains en 1965.

      https://www.loretlargent.info/histoire/de-gaulle-or-dollar-guerre-froide/29857/


    • perlseb 19 mai 20:00

      @Francis

      Pour moi, la monnaie telle qu’elle est définie est une arnaque (c’est pour cela que je parle de vol rendu indolore). Mais si les gens y sont attachés, tout ce que je demande est de reproduire le schéma qui nous a permis d’avoir un chômage parfaitement nul de 1945 à 1973.

      Ce n’est pas en créant de l’exclusion et en se passant volontairement d’une main d’œuvre parfois qualifiée qu’on augmente la part du gâteau à se partager (et la valeur numérique de cette part n’a que peu d’intérêt par rapport à la façon dont on va se la partager).


  • ddacoudre ddacoudre 19 mai 00:29

    bonjour un article intéressant dans son constat, mais le mot inconscience est d’un rapport difficile entre l’existence discrète d’analyse dirigé par nos instincts et celle plus complexe de la raison que nous apporte la pensée associative pour créer imaginer en reliant des observations de l’environnement qui est le notre exigeant sans cesse une adaptation pour parvenir à produire ce que la nature ne nous donne pas sans travail. Nous n’avons jamais quitté ce terrain et la monnaie n’est qu’un énième paradigme de contrainte pour soumettre les hommes au travail et permettre aux plus forts d’en amasser pour s’en exonérer. Nos difficultés ne sont que psychiques, car notre inné est fait pour vivre dans un monde primitif. Le monde culturel que la rareté nous a contraints à développer pour survivre a eu un essor technologique permis par l’empilement des savoirs, mais reste dirigé par des cerveaux émotionnels dont la partie corticale fabrique des contes qui les satisfont. L’or ou la monnaie en sont une représentation, celui de disposer de quelque chose que les autres désirent pour dominer en les possédant. je te met le lien d’un modèle économique post capitaliste que j’ai écrit si tu veux prendre le temps de le lire. https://ddacoudre.over-blog.com/2026/04/la-republique-de-l-energie-humaine-vers-u-ne-economie-pour-devenir-adulte-et-remuner-er-les-hommes-pour-apprendre-dedicace-cet-essai-s-inscrit-dans-un-chemin-qui-ne-s-est-pas-construit-seul-a-fernand-pelloutier-qui-comprit-que-l-emancipation-ne.ht cordialement.


    • Marc Dugois Marc Dugois 19 mai 06:44

      @ddacoudre

      Vous écrivez dans votre note de lecture « toute richesse provient de l’énergie humaine » qui est une vérité trop mal perçue. Le problème actuel est que l’argent, qui était une richesse prouvant qu’une énergie humaine avait été préalablement dépensée pour l’obtenir, est devenu une fausse richesse rendant obligatoire une dépense future d’énergie humaine pour une contrepartie déjà consommée. Cela s’appelle l’esclavage et est inscrit dans la monnaie scripturale ex nihilo que l’on utilise avant de la nourrir.


    • Zolko Zolko 19 mai 10:52

      @Marc Dugois

      une fausse richesse rendant obligatoire une dépense future d’énergie humaine pour une contrepartie déjà consommée. Cela s’appelle l’esclavage

      non, ça s’appelle un schéma pyramidal, de Ponzi si vous voulez. Quand la richesse d’aujourd’hui est prélevé sur les actifs de demain. Ca se finit toujours par la faillite totale du système

      PS : et je n’ai pas récupéré les boutons de formatage des textes, mais on peut obtenir le même résultat avec des balises <html>***</html> bien choises


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