Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur L'illusion de la guillotine : pourquoi la mort n'est pas une justice
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Bonjour @grangeoisi,
Vous posez la question crue du coût et de l’émotion légitime face à l’horreur absolue d’un meurtre d’enfant.
Pourtant, sur le plan purement pragmatique, c’est tout l’inverse qui se produit. Toutes les études sérieuses — notamment aux États-Unis, qui chiffrent précisément ces données — démontrent qu’un condamné à mort coûte deux à trois fois plus cher à l’État qu’un détenu condamné à la perpétuité réelle. Les décennies de procédures, les recours obligatoires et la surveillance ultra-sécurisée des couloirs de la mort finissent par grever les budgets bien plus que l’entretien en cellule.
Quant au « hachoir national », votre question montre bien le malaise : personne ne se bouscule pour être celui qui actionne le couperet. C’est bien la preuve que, même sous le coup d’une colère légitime, l’exécution reste un acte profondément contre-nature qu’une société civilisée ne peut pas institutionnaliser sans s’y brûler les mains.
