Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur L'illusion de la guillotine : pourquoi la mort n'est pas une justice
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Bonjour @Mustik,
Votre parallèle avec la fin de vie est intéressant, mais pour ma part, mon opposition à l’euthanasie ne repose absolument pas sur des critères religieux, mais sur des convictions personnelles et éthiques profondes : je crois que l’État ne doit en aucun cas s’arroger le droit de donner la mort, que ce soit à un malade ou à un criminel. Ouvrir cette porte, même sous forme de « choix », me semble extrêmement dangereux. Proposer le suicide assisté ou la guillotine à un détenu reviendrait à ce que la société organise sa propre démission sous couvert de liberté.
Quant à la question de la récidive, vous touchez le point le plus sensible, et la colère des familles est plus que légitime. C’est précisément là que la « perpétuité réelle » prend tout son sens. Protéger la société et empêcher les loups de nuire n’exige pas de les tuer ; cela exige de s’assurer qu’ils ne sortent jamais. On peut être d’une fermeté absolue pour neutraliser définitivement les individus dangereux, sans pour autant réintroduire le bourreau dans notre droit.
