https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Commentaire de jakem sur Responsabilité pénale des parents - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de jakem
sur Responsabilité pénale des parents


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

jakem jakem 27 juin 10:01

@jakem

4 et fin - La meute comble le vide des institutions

Depuis plusieurs décennies, une partie des élites politiques, administratives, universitaires et médiatiques a soumis à une critique permanente les institutions chargées de cette transmission. L’autorité fut assimilée à la domination, la discipline à l’humiliation, la culture commune à l’exclusion, la sanction à une violence symbolique. Cette critique a parfois permis de corriger de véritables abus. Mais en délégitimant sans relâche les médiations qui faisaient tenir ensemble une société sans reconstruire une autorité légitime capable de leur succéder, elle a contribué à créer un vide que d’autres appartenances ont progressivement occupé. Or le vide n’existe pas dans les sociétés humaines. Lorsque les institutions cessent de produire une appartenance suffisamment forte, d’autres groupes offrent une identité immédiate, des règles simples, une hiérarchie lisible et la promesse d’une reconnaissance fondée non sur le mérite mais sur la capacité d’inspirer la peur. La bande, la meute ou le clan ne remplacent pas seulement une institution défaillante, ils proposent une manière d’exister.

La mort de Louis prend alors une signification qui dépasse de loin celle d’un homicide particulièrement atroce. Elle met face à face deux conceptions de la vie collective. D’un côté, une République qui affirme prendre sous sa protection un enfant devenu vulnérable. De l’autre, un groupe qui ne reconnaît d’autre autorité que la sienne et qui trouve sa cohésion dans l’humiliation d’une victime. Ce n’est pas seulement un adolescent qui est mort, c’est une promesse politique qui a été publiquement démentie. Le nom de Louis ne devrait pas disparaître avec le prochain cycle médiatique. Il devrait nous obliger à regarder en face une question dont dépend l’avenir même de notre vie commune : qu’advient-il d’une démocratie lorsque certains groupes produisent, pour une partie de la jeunesse, une appartenance plus forte que celle des institutions, au point que la fidélité à la meute l’emporte sur le respect dû à la personne humaine ? C’est cette question qu’il faut enfin avoir le courage de poser, car c’est à cet endroit précis que commence ou que s’achève une civilisation. >>


Voir ce commentaire dans son contexte
https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor