Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur Le « bûcher des vanités » de Savonarole : l'enfer de la vertu à Florence
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Bonjour @juluch,
C’est tout à fait exact ! L’Histoire montre que les dictatures morales finissent toujours par s’effondrer sous le poids de leurs propres excès, car on ne peut pas comprimer indéfiniment l’aspiration humaine à la liberté. Le régime de terreur de Savonarole à Florence n’a d’ailleurs duré que quatre petites années avant que le peuple, lassé des privations et des dénonciations, ne se retourne contre lui.
Mais vous soulevez un point crucial : lorsque ce fanatisme moralisateur devient une « culture d’État », intégrée aux institutions, à la justice et à l’enseignement, l’inertie est infiniment plus lourde. Le conditionnement des masses et la puissance de l’appareil policier permettent au système de se maintenir à bout de bras, parfois pendant des décennies.
C’est précisément le défi des totalitarismes modernes : la chute est inéluctable à long terme, mais le coût humain pour y parvenir est terriblement plus élevé lorsque le dogme s’est fait État.
