Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur Le « bûcher des vanités » de Savonarole : l'enfer de la vertu à Florence
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Bonjour @SilentArrow,
C’est une formule particulièrement bien trouvée, et elle est historiquement très juste. En réalité, Savonarole a été une sorte d’ayatollah Khomeini avant l’heure, la structure de son pouvoir à Florence préfigurant de manière frappante la révolution iranienne de 1979.
Dans les deux cas, on retrouve le même mécanisme : une révolution théocratique qui s’appuie sur la frustration du peuple pour renverser le pouvoir en place (les Médicis à Florence, le Shah en Iran), puis l’instauration d’une « police de la moralité » chargée de traquer le vice dans les moindres détails de la vie privée. Les milices d’enfants de Savonarole, qui fouillaient les maisons et jetaient les livres ou le maquillage au bûcher, n’ont rien à envier aux gardiens de la révolution ou aux comités islamiques d’aujourd’hui.
Le fanatisme moralisateur utilise toujours les mêmes leviers, qu’il s’exprime dans la Florence du XVe siècle ou dans le Moyen-Orient contemporain.
