Commentaire de Hervé Hum
sur D'un kollabo l'autre : test « comparatif historique » Mélenchon Vs Doriot...
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@Luniterre
vous, vous avez des problèmes cognitifs, car si je distingue les titres et leur contenus, c’est précisément parce que je les aient lus. Vous auriez raison si je n’avais pas fais la distinction. Essayez donc de réfléchir plutôt que de réagir stupidement.
J’ai seulement mis en évidence que vous partagez le même fondement que l’extrême droite, mais vous, vous pensez stupidement que c’est la solution au problème de la prédation capitaliste, sauf que c’est l’exact contraire, c’est la condition de la prédation capitaliste.
C’est à dire, diviser pour mieux régner.
C’est qu’il faut toujours des chefs de guerres pour mener le combat contre l’ennemi extérieur et que par définition, la souveraineté n’admet pas de lois ou règles communes comme le droit international, seulement des alliances de circonstances qui tiennent le temps des intérêts convergents. Tout droit, quel qu’il soit à quelque niveau que ce soit peut être appliqué qu’a la seule condition de disposer de la force d’application, sans cela, c’est une coquille vide. Or, la force d’application étant entre les mains des dirigeants (à la solde des capitalistes, y compris la Chine), c’est comme si dans un pays la force publique était détenue par les chefs de gangs. Il pourrait bien exister un droit reposant sur les valeurs de la déclaration des droits de l’homme, avoir des juges qui disent la loi, il n’y aurait personne pour arrêter les chefs de gangs, si ce n’est les gros qui arrêtent les petits qui ne sont pas sous leur propre protection. C’est comme cela que fonctionne le droit international.
Ceci n’est pas une théorie, mais obéit strictement à la causalité, maîtresse de la réalité.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’occident bénéficiait de l’avancée technologique et éducatif et de la domination militaire des USA où le milieu ouvrier profitait de la menace idéologique communiste qu’était sensé représenter l’URSS et obligeait les capitalistes à ronger leur frein. Mais une fois cette menace suffisamment détruite, le capitalisme pur et dur pouvait reprendre sa prédation sans limite. Ce fut le constat de Reagan et Thatcher et l’amorce du libéralisme économique, qui est seulement celui des capitalises.
sauf que ces avantages techniques, éducatif et même miliaire ont disparus et avec avec eux, l’avantage relatif du prolétariat occidental, maintenu artificiellement par la dette. Mais plutôt que d’en prendre conscience et d’agir en conséquence, celui-ci préfère se tourner vers le fascisme et in fine, de creuser sa propre tombe.
Pour rappel, avant la première guerre mondiale, le prolétariat européen s’unissait pour revendiquer des droits et lutter contre la bourgeoisie, mais par la formule magique « la patrie en danger », du jour au lendemain, les mêmes s’entretuaient par millions. Et c’est bien le principe même de la souveraineté qui permet, seule, à l’élite prédatrice de contrôler sa masse prolétarienne et de l’envoyer à l’abattoir lorsqu’elle le juge nécessaire pour la défense de ses intérêts.Jaurès l’avait sans doute compris, mais trop tard, qu’on ne peut pas ménager la chèvre et le chou, l’union des travailleurs qui ne connaît pas de frontière et la souveraineté nationale qui l’interdit par définition. Las souveraineté est un principe issu de l’ancien régime nobiliaire, que la bourgeoisie va inverser l’ordre de primauté par le droit de propriété.
Bref, vos 4 points aboutiront toujours au maintient de la domination de la bourgeoisie et du devoir de soumission volontaire du prolétariat et comme nous ne sommes plus dans la situation de l’après seconde guerre mondiale, le mouvement de paupérisation continuera inexorablement.
Vous pouvez bien parler de référendum, de souveraineté monétaire, etc, dans le monde actuel où vous ne maitrisez plus la chaine d’approvisionnement et de production, vous serez toujours soumis à ceux qui les domines à l’extérieur et vous imposeront leur volonté, sauf si ce même extérieur voit le même mouvement citoyen s’affranchir de leur propre maîtres et donc, renoncer à une souveraineté qui n’a jamais été et ne sera jamais la leur, seulement de ce petit nombre qui fait travailler le grand, est nourri par lui et le gouverne.
La France peut servir de modèle, et si la lutte commence toujours à l’intérieur, elle ne peut pas se limiter à ce cadre national sans s’effondrer. Un modèle sert d’exemple à suivre pour les autres, mais si vous soutenez la souveraineté comme ordre premier, alors, de mon point de vue, cela aboutira systématiquement à une société fasciste.
Un capitaliste est mondialiste sur le plan économique, parce que l’inertie de sa doctrine l’y pousse, mais la mondialisation sociale est un interdit absolue. C’est de mon point de vue la contradiction fondamentale du capitalisme qui fait qu’ils doivent toujours attiser la haine et les conflits entre les populations, alors même que la mondialisation pousse à une culture mondiale (qui ne détruit pas les cultures nationales, mais au contraire, les protèges, si et seulement si la mondialisation est sociale) et à la fraternisation entre les peuples. A la primauté de la coopération sur la compétition.
