lundi 31 août - par

D’un kollabo l’autre : test « comparatif historique » Mélenchon Vs Doriot...

 

 

   D'un démago l'autre, qu'un nostalgique de Doriot fasse l'apologie de Mélenchon, c'est assez naturel, en somme...

 

Qu'un site libertaire republie cet article de Breizh-Info, "Mélenchon, ou l’allant des hommes d’Histoire", assorti d'une illustration grand format résumant les points essentiel d'un quasi "test comparatif historique" des qualités de "leader" entre Doriot et Mélenchon, et cette fois en quelque sorte à titre de "brevet d'antifascisme" pour Mélenchon, la démarche semble pour le moins ambigüe et chargée de pas mal de "non dits", qu'il nous a semblé utile de tenter d'éclaircir au fil du débat...

 

Image grand formet (légendes lisibles) >>> cliquer sur l'image ou sur le lien >>> https://image.eklablog.com/E-0Ept9gAP96o5WhvOwUxxs8DIA=/filters:no_upscale()/image%2F1241236%2F20260828%2Fob_366e60_melenchondoriot.png

 

Source : https://www.breizh-info.com/2026/08/28/263577/melenchon-ou-lallant-des-hommes-dhistoire/

 

Note de do : cette France nouvelle, cette "créolisation", ce n’est pas Mélenchon qui la veut. Elle est déjà là. C’est l’histoire qui l’a faite, de même qu’elle dissout les anciennes valeurs. Mélenchon veut seulement qu’on accepte qu’elle soit telle qu’elle est, contrairement aux réactionnaires qui voudraient retenir le passé. - https://mai68.org/spip3/spip.php?article7842

 

Suite de notre réponse >>>

Pourtant, si un nostalgique de Doriot en vient à comparer Mélenchon à son idole du passé, c'est bien que le style du personnage est effectivement tout à fait le même et sa démarche politique de kollabo assez semblable, si ce n'est que la source du totalitarisme, à notre époque, a changé, le nazisme étant remplacé par le banco-centralisme, plus « subtil » dans ses formes comme dans ses procédés.

 

Pour l'instant les pseudo- « sondages » cherchent à le mettre en avant comme « challenger » de Marine Le Pen. Comme il est selon les mêmes pseudo- « sondages » le meilleur repoussoir pour apporter le maximum de voix à celle qui est déjà présentée comme archi-favorite dans toutes les autres configurations, il y a de quoi s'interroger...

 

En tout cas, pour ceux qui veulent vraiment tenter de barrer la route à MLP ce n'est clairement pas le candidat à « soutenir » en quelque manière que ce soit, vu que c'est vraiment, actuellement, le meilleur moyen de verrouiller le jeu en faveur de MLP.

 

Le système semble actuellement organiser un concours de roues de secours crevées, en attendant de pouvoir offrir une rustine « présidentielle » au vainqueur...

 

N'ajoutons pas nos propres « rustines idéologiques » à ce concours de « crevures »... (*) (**)

 

Le problème de la « créolisation » est un faux problème que Mélenchon se plaît à cultiver pour enflammer le clivage communautaire et s'assurer une masse électorale de manœuvre dans ses petites combinaisons d'entre deux tours aux législatives, mais il n'a évidemment aucune illusion quant à ses chances de battre MLP au second tour de la présidentielle : il est là simplement pour jouer sa partition en attendant sa confortable retraite, et c'est en réalité ce qui le distingue de ses prédécesseurs kollabos de la 2ème GM. Il finira ses jours tranquillement...

 

Le problème de la « créolisation » est un faux problème parce que face au totalitarisme banco-centraliste mondialisé le vrai problème est de créer une stratégie d'unité pour l'indépendance nationale qui dépasse précisément les clivages communautaires et propose donc autour de cet objectif une réelle intégration pour ceux qui se sentent véritablement français, indépendamment de leur origine ethnique ou culturelle.

 

Alors que Mélenchon, sous le terme de « créolisation », joue, exactement comme MLP, de la division populaire au profit de ses maîtres banco-centralistes.

 

>>> Réponse de do :

 

Luniterre,

« ceux qui se sentent véritablement français » !

Je ne me sens pas "français". Et je ne demande pas aux autres de se sentir "français". Et encore moins "réellement".

Ce sont les Le Pen qui ont fait en sorte que les sportifs français chantent la Marseillaise. Avant, elle était méprisée de tous, parce qu’elle n’était pas perçue comme un chant révolutionnaire ; mais, comme le chant du nationalisme français. Que les sportifs français chantent aujourd’hui la Marseillaise est une victoire de la lepenisation des esprits. C’est le signe absolu du glissement de la France vers la droite politicienne.

Voir Brassens "les gens qui sont né quelque part".

Amicalement,
do

http://mai68.org

 

https://mai68.org/spip3/IMG/mp4/Brassens_nes-quelque-part_1972.mp4

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

https://mai68.org/spip3/spip.php?article7846

 

 

Réponse de Luniterre >>> 

 

La Marseillaise est un chant révolutionnaire fondateur de la république et de la nation française dans ce qu'elle a apporté de meilleur au monde : un certain goût de l'indépendance et de la liberté. Que ce chant ait ensuite été longtemps "récupéré" par des nationalistes chauvins et réactionnaires, voire colonialistes, c'est un fait, mais notamment depuis les Gilets Jaunes et face à la mondialisation banco-centraliste il reprend donc sa signification originale révolutionnaire...

 

Ceci dit, je n'ai aucunement évoqué ce chant dans mon article, mais puisque tu en parles, c'est donc une occasion d'apporter cette précision...

 

Le fond du problème reste que la France est en train d'être complètement et méthodiquement détruite en tant que nation indépendante par la mondialisation banco-centralisée et que si nous sommes incapables d'y résister la vie sociale et économique va y devenir de plus en plus impossible pour tout le monde : le pays finira comme une vaste zone de non-droit et de rivalités intercommunautaires pour se partager les maigres restes et les faveurs des gauleiters du banco-centralisme.

 

Ce n'est pas ce que je souhaite pour mes enfants ni pour mes petits enfants, indépendamment de leurs origines diverses, du reste.

 

Les immigrés qui veulent réellement faire leur vie en France, prendre la nationalité et s'intégrer véritablement et durablement, et surtout s'ils y fondent une famille, comprennent évidemment qu'ils n'ont pas intérêt à ce que le pays soit ruiné : c'est aussi simple que ça.

 

Mélenchon tente de racoler son électorat avec le thème de la "créolisation" assorti d'un tas de promesses démagogiques absolument irréalisables, sauf précisément très provisoirement et pour achever de ruiner le pays.

 

Il est le cas typique d'un candidat gauleiter du mondialisme et du banco-centralisme, en pratique.

 

Sans effacer les identités culturelles variée qui peuvent être un apport et une nouvelle richesse, le vivre ensemble et réussir ensemble à développer une économie prospère indispensable à la sauvegarde d'un niveau social correct pour tous implique à l'évidence de partager quelques valeurs culturelles communes qui permettent précisément à la démocratie de fonctionner et d'établir et/ou de rétablir des institutions fonctionnelles correspondant à un tel projet social.

 

Ce n'est pas du tout ce que Mélenchon a en vue, à supposer même qu'il croie réellement à son "programme" au delà de son score électoral, ce dont je doute, à moins qu'il soit encore nettement plus stupide qu'il n'y paraisse.

 

Tous les politiciens systémiques actuellement en lisse pour 2027 ne sont jamais que des candidats gauleiters et Mélenchon parmi eux, avec une couche de duplicité en plus, qui fonctionne encore, pour l'instant...

 

Et dans son cas, qu'il chante ou non La Marseillaise, cela n'y change rien...

 

Et sinon, effectivement, il n'y a pas besoin d'être né en France pour se sentir français, mais d'y vivre en appréciant et en défendant ses valeurs culturelles d'indépendance et de liberté, ou plutôt, actuellement, le peu qu'il en reste encore, mais qui peut aussi donner envie de les retrouver, de les restaurer.

 

Et de plus, mais accessoirement, quant au fond, il se trouve que je suis un français de la troisième génération, voire même de la seconde, vu que la nationalité de mon père était encore administrativement contestée quand j'étais enfant...

 

Néanmoins je me reconnais comme français essentiellement à travers la culture française du XIXème siècle, bien que le siècle de Molière soit le plus souvent considéré comme l'apogée de la culture française : je ne saurais définitivement trancher...

 

Bien qu'ayant vu De Gaulle revenir au pouvoir quand j'étais enfant, j'ai longtemps sous-estimé l'impact de son œuvre, en raison du côté formellement autoritaire de sa personnalité, mais seulement formellement, effectivement, vu à l'aune de la suite, qui a finalement été un enchaînement de dégénérescences fondées précisément sur l'arbitraire, l'abus de pouvoir et la corruption.

 

Avec le recul du temps on peut mieux mesurer à quel point la décennie présidentielle gaulliste fut une improbable résurgence, même dans le contexte de l'époque.

 

Il nous reste à en inventer une autre, et même plus durable, si possible, si nous voulons que le pays survive et assure un avenir décent à tous ses enfants, à tous points de vues, et ce qui inclut tous ceux qui se reconnaissent comme tels, même si "adoptifs" dans bien des cas.

 

Et question culture, bien évidemment, Brassens, tout comme Brel, bien que Belge, et quelques autres, font partie des fleurons de la culture française du XXème siècle, qui n'est évidemment pas à négliger complètement... Quant à la culture française du XXIème siècle, je dois avouer qu'il n'y a aucun nom qui me vienne immédiatement à l'esprit... Il faut donc « chercher », et c'est bien le symptôme d'une culture qui se cherche, sinon qui cherche simplement à survivre...

 

Bon, il reste encore, en principe et espérons le, presque trois quart de siècle pour rattraper ce déficit...

 

Luniterre

 

Première édition de l'article et des éléments du débat >>>

 

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/d-un-kollabo-l-autre-test-comparatif-historique-melenchon-vs-doriot.html

 

(* NDLR >>> On ne peut pas tout à fait exclure qu'un candidat marginal réellement « dissident » obtienne ses 500 signatures de caution, mais dans le contexte actuel cela semble encore tout à fait improbable.) 

 

(** CREVURE

 nom féminin

Étymologie :xiie siècle. Emprunté du bas latin crepatura, « fente, crevasse », de crepare, « craquer, péter », « se fendre ».

1. Syn. très vieilli d’Entaille ou de Coupure.

2. Pop. Personne ou chose méprisable, ignoble.

https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C4953

 

Définition de crevure https://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/crevure

Nom, féminin

1. dégât matériel - fissure ou trou qui se forme quand quelque chose éclate ; [Rare]

  • La crevure dans le pneu était visible après l'explosion. 

2. insulte - personne méprisable qui agit de façon ignoble ; [Rare -Argot]

  • Il traita son ennemi de crevure devant tout le monde.

 

>>> NDLR >>> selon la métaphore "roue de secours crevée" et seulement réutilisable avec "rustine" le sens métaphorique, ici, reste donc incontestablement à double usage.)

 

 

 

 

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47 réactions


  • Mustik E-Z 2027 31 août 10:18

    L’autre jour j’ai vu et entendu Besancenot

    hé bien ?

    Hé bien !

    Toujours aussi sympa

    sauf que

    sauf que

    c’est le même discours qu’il y a 20 ou 30 ans

    mais -mais, les paramètres ont beaucoup évolué et lui, il me fait penser au Petit Prince de Saint Exupéry...

    Dans la Lune !

    et puis, en fait, je me rend compte qu’il avait été téléporté à travers le temps depuis 1936 !

    Désolé


  • Octave Lebel Octave Lebel 31 août 11:44

    Compliment l’extrême-droite est bien la fille de ses fondateurs. Mais nous le savions déjà.

    Personne n’a dit à l’auteur qu’il ne fallait pas prendre les lecteurs d’Agoravox pour des imbéciles ? Pas la peine de vous fatiguer, celle-là nous l’avons vu venir de loin grâce à toute une volaille dépareillée oeuvrant sur CNEW, Europe 1, BFM, LCI et bien sûr sur le service public qui fait régulièrement semblant de douter pour mieux en parler en pensant que nous ne sommes pas capables de déjouer ces petites manipulations. En fait elle court un peu partout maintenant, elle court, un peu essouflée, la maladie de la banalisation ratée de l’extrême-droite. Rotailleau par-ci, Ciotti-par là, Darmanin et E Philippe qui posent mine de rien à l’occasion des petits jalons au cas où. Avec ici donc une nouvelle tentative acrobatique et spectaculaire au niveau de l’illustration (c’est censé nous sidérer ?) de l’auteur, déjà précédé par d’autres auteurs moins exubérants sur Agoravox .C’est la méthode que nous allons devoir supporter jusqu’à l’élection, la répétition du défilé des thèmes de propagande historiques de l’extrême-droite parce ce que, pour cette famille politique, présentant la difficulté de devoir s’expliquer sur le fond des enjeux et la réalité de ses votes et comportements, c’est la meilleure méthode pense-t-elle pour les ânes qu’elle pense que nous sommes en nombre suffisant. Ne pouvant bien sûr pas avouer qu’ils travaillent tous à une coalition de toutes les droites comme sauve-qui-peut ultime du système oligarchique et de ses très précieuses institutions qui permettent déjà, après avoir perdu des élections, d’ imposer quand même ses votes (on ne va décemment pas faire payer aux milliardaires subventionnés leur part d’impôts) en expérimentant par avance avec le RN la comédie de la coalition. Des auteurs donc qui ici , chacun dans son style et son registre, essaient, un peu désespérés et fébriles , de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et que nous observons aussi à l’aise qu’un dealer essayant d’expliquer à un juge qu’il vend de grosses quantités de haschich pour des raisons humanitaires, sociales et thérapeutiques.

    Un dernier mot. Rendons hommage au courage et à la lucidité de la très petite minorité de gens originaires de l’extrême-droite qui ont compris la trahison et la supercherie qu’elle représentait en s’épanouissant comme jamais au service de l’occupant lui permettant de justifier son racisme foncier et son goût de la violence envers les faibles toujours présent et actif. L’inspirant à jamais comme chez les fondateurs du FN qui venaient de ce monde ayant choisi à l’époque un jeune homme apparemment plus présentable qu’eux pour ne pas trop inquiéter et se faire repérer, un certain Jean-Marie-Le Pen qui avait quand même à leurs yeux la qualité de croire en l’avenir d’une Algérie Française.Remercions ceux qui à l’époque ont rejoint les rangs de la résistance. Ceux qui aiment vraiment leur pays dans son histoire et sa diversité n’ont pas besoin de mentir.

    Sinon, merci pour l’occasion d’une réinformation toujours utile.

    → Collaboration en France

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Collaboration_en_France


    • Luniterre Luniterre 31 août 13:09

      @Octave Lebel

      « Compliment l’extrême-droite est bien la fille de ses fondateurs. Mais nous le savions déjà. »

      Ce que « vous saviez déjà » semble néanmoins peu clair à vous lire, et c’est un euphémisme, vu le pavé...

      A toutes fins utiles pour vous, et sinon pour quelques uns de nos lecteurs qui l’ignoreraient encore, le kollabo Doriot fut assez longtemps le « dauphin » potentiel de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti Communiste Français de la haute époque, avant de virer kapo des kollabos hitlériens.

      Mélenchon fut, comme Jospin, du reste, militant éminent de la secte trotskyste- »lambertiste » OCI, réputée pour ses méthodes « expéditives », avant de virer kapo secondaire de la sociale-démocratie, puis kapo en chef de ses divers partis « personnels » ensuite, dont LFI est le plus récent avatar.

      Toujours en quête d’un strapontin systémique, il semble néanmoins que le « fauteuil suprême » ne lui soit pas destiné...

      Néanmoins, on n’est pas vraiment inquiets sur sa future condition de retraité, qu’on lui souhaite heureuse et loin de la vie publique, qui se passera fort bien de lui, tant qu’à faire...

      Luniterre


    • Octave Lebel Octave Lebel 31 août 21:11

      @Luniterre

      C’est vous qui parlez de pavé smiley


  • sylvain sylvain 31 août 12:14

    Donc voter meluche c’est mettre MLP au pouvoir. Sans doutes, mais l’alternative, c’est voter pour l’extreme centre, celle qui met deja en oeuvre des politiques d’extreme droite et qui nous mene vers la pauvrete et l’impuissance depuis 50ans . Ou voter pour des partis qui n’ont meme aucune chance d’exercer un quelconque pouvoir.

    Et si on elit LFI, ils ne pourront pas mettre en oeuvre leur programme. Je partage le constat, ce que l’auteur appelle banco centralisme mondialise a deja clairement fait savoir qu’il ne tolererait aucune remise en cause de son systeme de pouvoir. On sait comment il agit : la dette, les marches financiers, la tech et pour finir la guerre pur et simple si ca ne suffit pas. Ce constat est valable pour n’importe quel parti qui voudrait reellement changer les choses.

    Il aurait ete interessant de donner des pistes sur comment s’en sortir au niveau d’un etat comme la france. Personellement, je n’en vois aucune. Le seul moyen de faire quelque chose me semble etre une internationale populaire, organisee au meme niveau que la finance internationale, c’est a dire au niveau mondial


    • Luniterre Luniterre 31 août 12:43

      @sylvain

      « Il aurait ete interessant de donner des pistes sur comment s’en sortir au niveau d’un etat comme la france. Personellement, je n’en vois aucune. »

      Observation justifiée jusqu’à un certain point, mais il ne s’agit ici que de la reprise des éléments d’un des récents débats sur le thème qui ont eu lieu sur le site libertaire VLR, comme indiqué en lien à la suite.

      Ceci dit, comme vous êtes un lecteur d’Agoravox vous trouverez dans ma notice/liste d’auteur les éléments de réponse à votre question.

      La question stratégique est le rapport entre une éventuelle prise de conscience collective du problème et les possibilités qui nous restent d’agir dessus.

      Comme vous avez bien raison de le souligner, elles sont entre inexistantes et très réduites... A nous de les faire « exister », donc, en tenant compte de la réalité.

      La première clause est que la France reprenne son indépendance en rétablissant et en mettant à jour les fondamentaux de sa constitution, en s’appuyant sur la légitimité du suffrage référendaire qui a été bafoué en 2005, et en la rétablissant donc à l’aide d’une nouvelle série de référendums adaptés aux problématiques de fond qui se sont dégagées depuis, et qui restent donc à traiter :

      Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France

      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html

      Un début pour remettre le peuple français en mouvement dans la réalité du XXIème siècle et non pas dans la pseudo- « nostalgie » des luttes sociales des siècles passés...

      Luniterre


    • sylvain sylvain 31 août 14:46

      @Luniterre

      Vos « points cardinaux » sont senses. Le probleme c’est que toutes ces independances ne peuvent in fine qu’avoir pour base une maitrise du processus de production, de l’industrie et de sa version moderne, la tech.

      Or ce qu’on constate, c’est que meme des puissances comme la chine ou les EU n’ont pas ou plus cette maitrise. La Chine tente de l’avoir en ayant toute l’infrastrucure de production mondiale, les EU en ayant la maitrise du pouvoir pur, de la superstructure. Les deux voient bien qu’on a pas l’un sans l’autre, ils n’arrivent meme pas vraiment a se faire la guerre tant ils sont interdependants.

      Pour un pays comme la France, une forme d’independance, meme limitee, dans ce domaine n’est absolument plus envisageable.


    • Luniterre Luniterre 31 août 15:49

      @sylvain

      Votre observation est assez juste d’une manière générale, mais prise en compte dans les quatre points, si on les développe concrètement à l’avenir, par celui-ci :

      « *_ Indépendance diplomatique et économique : les relations extérieures ne doivent pouvoir se faire que sur une base constitutionnelle strictement bilatérale et équitable avec chaque pays et non pas en signant des accords globaux avec des groupements internationaux de quelque nature que ce soit. Ce qui rendra ainsi caducs tous les accords inéquitables signés jusqu’ici par des politiciens traîtres à la nation. »

      Donc, en développant des relations équitables dans toutes les directions géopolitiques et géostratégiques il y a la possibilité, pour chaque nation, de compenser équitablement son déficit en ressources dans tel ou tel domaine, ce qui était le principe de la « Charte de la Havane » de 1947, récemment évoquée in :

      1945-2026, de Nagasaki à Gaza, une continuité criminelle systémique (Edition AgoraVox + Piepers en Traduction FR)

      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/1945-2026-de-nagasaki-a-gaza-une-continuite-criminelle-systemique-edition-agoravox-piepers-en-traduction-fr.html

       « C’est donc une nouvelle et excellente occasion de rappeler une fois de plus que la voie « libérale » n’était pas celle choisie initialement par la majorité des nations, à l’issue de la deuxième guerre mondiale, mais au contraire qu’il existait historiquement une alternative « équitable » déjà constituée sous la forme de la « Charte de la Havane », internationalement reconnue, même si finalement rejetée sous la pression US. (Charte évidemment à cette époque sans aucun rapport avec le mouvement communiste cubain, encore tout à fait marginal et semi-clandestin.) »

      Et dont le texte original se trouve donc ici :

      https://www.wto.org/french/docs_f/legal_f/havana_f.pdf

      Un des axes d’une nouvelle politique internationale doit donc être de contribuer à reconstruire un contexte pacifique dans lequel cette charte retrouverait sa place originale, même si évidemment avec une remise à jour éventuellement nécessaire.

      Luniterre


    • sylvain sylvain 31 août 17:18

      @Luniterre

      C’est une piste, probablement la seule qui semble plus ou moins praticable. Mais c’est loin d’etre evident. Cette position est celle de la Chine ou de la Russie.

      Dans le cas de la Russie on pourrait y croire, parce que cette solution presuppose un ensemble de nation qui ne sont peut etre pas a egalite mais qui ont chacune un poids comparable et un mecanisme pour réguler les logique de compétition - notamment equilibrer les balances commerciales, au moins en gros. La Russie ne peut pretendre a une superiorit ecrasante et ne semble pas vouloir developper ce genre de rapports

      Mais pour la Chine... quand un pays représente 40% de la production industrielle mondiale et ne semble envisager que d’aller toujours plus loin dans ce sens, qu’il est en desequilibre commercial avec le monde entier et tend a toujours plus augmenter ce desequilibre ben c’est pas gagne ! Un « concert des souverainetes » avec cette chine aura toujours le meme chef d’orchestre.


    • Luniterre Luniterre 31 août 18:02

      @sylvain

      Evidemment, question « inégalités naturelles » on ne peut pas refaire ni la géographie ni la démographie de la planète, et du reste, ce n’était pas non plus dans les prétentions de la Charte de la Havane, en son temps, mais cela n’empêche en rien des relations bilatérales équitables : les plus « grands » pays économiquement, en échangeant avec chacun des plus petits sur une base bilatérale équitable ne perdront donc pas leur position relativement « dominante » à l’échelle planétaire, mais en se conformant au principe de relations bilatérales équitables il accepteront donc de ne pas écraser les plus petites nations par une concurrence abusive et déloyale comme c’est actuellement le cas de la part des USA, et dans bien des domaines, de la Chine.

      C’est l’essence de la Charte de la Havane et le principe que nous devons promouvoir à nouveau dans les relations internationales pour ramener la paix sur Terre, aussi durablement que possible.

      Bref, le principe simple, facilement compréhensible et praticable en droit, d’un monde nouveau.

      A rappeler que c’est déjà ainsi que pratique actuellement la Suisse en termes de relations économiques internationales, et qu’à l’évidence, elle s’en porte très bien pour un si petit pays !

      Luniterre


  • Octave Lebel Octave Lebel 31 août 13:09

    Pour préserver un système plus ou moins consciemment ou visiblement, quand on est à bout d’arguments, reste à dire que rien n’est possible pour tenter d’en décourager si possible quelques-uns encore.C’est une vieille méthode politicienne qui existe depuis qu’il y a des élections il me semble.

    Il me semble aussi par ailleurs que l’extrême-droite et la droite dont la macronie ont toujours préféré un abstentionniste écœuré à un électeur éclairé, leur régal étant bien sûr quand même l’électeur abusé. Et ils ont de bonnes raisons quand l’oligarchie en panique espère encore d’eux le secours d’une coalition du centre (qui est juste un déguisement de la droite, une manière de défendre les mêmes intérêts en affichant des nuances), de la droite y compris des transfuges de la macronie (qui a été en réalité une omelette PS/LR avec des nouveaux trop jeunes pour venir des boîtes à oeufs citées) et bien sûr du RN et ses annexes. Puisqu’en réalité, depuis 2024 mais avant aussi, à travers leur votes, avec l’aide du sénat, un monument de la représentation démocratique avec des sénateurs élus dans une opacité totale, c’est déjà ce qu’ils font ensemble au service des intérêts de cette oligarchie.

    Ils ont donc besoin d’un quota d’électeurs de la classe populaire et moyenne encore aveugles devant cette configuration au service d’intérêts qui ne sont pas les leurs ainsi que d’une part d’abstentionnistes encore démobilisés parce que, minoritaires de par leurs intérêts économiques en jeu, les nantis et supernantis eux n’oublient jamais de voter pour le mieux placés indifférents au sigle porté.


    • Luniterre Luniterre 31 août 16:03

      @Octave Lebel

      Si l’on arrive à se rappeler que Mélenchon a essentiellement fondé son organisation politique « personnelle » à l’occasion de la campagne référendaire pour le NON à la constitution de l’UE en 2005, il est d’autant plus « étrange » d’observer ensuite sa seule « constante » au fil de ses diverses candidatures présidentielles : tenter de « repositionner » la dette publique par rapport à ...la BCE !!! Ce qu’il fait encore aujourd’hui en prétendant pouvoir « annuler » d’une manière ou d’une autre les 18% de notre dette publique que la BCE détient encore... C’était déjà sa position en 2022, mais en 2017, par contre, il proposait d’emprunter 100 milliards d’euros supplémentaires à la BCE, alors que le programme de « Quantitative Easing », rachat par la BCE des dettes publiques sur les dits « marchés secondaires », battait encore son plein, et d’où proviennent, en grande partie, les 18% de notre dette qu’elle détient encore... !!!

      Et si l’on remonte à sa campagne de 2012, soit sept ans après sa campagne du NON au référendum, on retrouve ceci :

      « Des titres publics pour le développement social seront rachetés directement par la BCE et les banques centrales nationales. Cette création monétaire, allouée via le Fonds de développement, permettrait de répartir des masses volumineuses de financement, à taux d’intérêt nuls ou très bas, entre les pays membres de l’euro, en fonction de leurs besoins propres et, expressément, pour le développement des services publics nationaux et de leur coopération européenne. »

      Programme de M. Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle de 2012, intitulé « l’Humain d’abord », le 24 février 2012.

      https://www.vie-publique.fr/discours/184667-programme-de-m-jean-luc-melenchon-candidat-du-front-de-gauche-lelec

       Ce qui est exactement le principe du « Quantitative Easing » version BCE qui sera donc mis en œuvre en 2015, et d’où proviennent donc encore les fameux 18% de dette publique dont Mélenchon réclame aujourd’hui à cor et à cri l’ « annulation », après avoir tenté d’obtenir, en 2017, une « rallonge » de 100 Milliards d’euros...

      Mélenchon, un supposé « ex-eurosceptique » désormais essentiellement polarisé sur ses gesticulations « financières » à l’égard de la BCE... Gesticulations simiesques et sans autres conséquences que le maintient de sa cote de « challenger » dans les sondages, mais donc au prix de contorsions que ses adeptes restent, fort heureusement pour lui, dans l’incapacité mentale d’analyser au fil du temps...

      Ce que l’on constate simplement en vous lisant...

      Luniterre


    • Octave Lebel Octave Lebel 31 août 20:53

      @Luniterre

      Je crois que vous ne pouvez plus grand-chose contre la réinformation et la volonté de réfléchir par eux-mêmes de nos concitoyens.Un conseil ne les sous-estimez pas et soyez prudent avec ce que vous racontez en terme de propagande, il va falloir arrêter de jouer les savants et de raconter des bêtises parce que l’électorat de la classe populaire et moyenne a dorénavant bien compris les intétrêts en jeu pour eux et les nantis et supernantis qui eux comptent sur, d’une manière ou d’une autre, une coalition droite, centre-droit, transfuges de la macronie et extrême-droite, susceptible d’en leurrer encore quelques-uns et d’en décourager aussi pour qu’ils n’aillent pas voter.Cela n’a pas marché en 24 malgré le ramdam des sondages et des médias et vu la cohabitation dans les votes et les arguments au sénat et à l’Assemblée entre tous ces gens pour l’essentiel,nos compatriotes n’étant pas des imbéciles, comme ce sont ces gens qui sont la majorité qui feront l’élection, vous pouvez vous faire du souci et cela ne va pas être facile de tenter de nouvelles comédies.D’autant que vous avez vu aussi, comme nos concitoyens, la fausse gauche se disqualifier toujours un peu plus. Bon courage.


    • Octave Lebel Octave Lebel 31 août 21:08

      @compléments

      La politique est quelque chose de sérieux et pas une série de contes de fée à la CNEWS où l’on nous prend pour des imbéciles ou des affitrmations de faux savants. Rappelons que la France est un des 6 états à l’origine de l’histoire menant à l’UE, sa deuxième puissance économique et un des deux contributeurs nets à son budget (verse plus qu’elle ne reçoit) avec l’Allemagne et qu’elle est dans l’EURO ce qui la différencie du parcours du Royaume-Uni. Sa sortie équivalant il me semble à un éclatement de l’UE. Que la Grèce a été victime de comptes non sincères dans un pays d’armateurs qui ne payaient pas d’impôts de même que l’Eglise orthodoxe son plus grand propriétaire terrien .Que la Grèce fut poursuivie avec acharnement par des anciens employés de banques américaines qui avaient certifiés les comptes d’adhésion du pays.

      Sinon, nous sommes au coeur d’ une véritable bataille culturelle et politique.500 français possèdent autant que 30 millions d’entre nous en bénéficiant d’un régime de séparatisme fiscal.5 milliardaires possèdent 80 % des médias sous toutes leurs formes. Ici ambiance meeting mais questions et réponses de fond. Quelques éléments simples donc et très accessibles que vous n’entendrez pas pendant la campagne électorale et qu’il faut connaître absolument pour nourrir notre réflexion avant d’aller voter. La dette bien sûr. Le problème de l’UE est également traité sans faux-semblants ce qui est in dispensable dans le cadre d’une élection présidentielle, avec entre autres des informations inédites sur la dette grecque. Le thème de l’organisation des médias est débattu en profondeur avec beaucoup d’informations et de réflexions inédites aussi. Les questions du public, critiques, sont très instructives également. Vidéo à faire circuler donc généreusement pour que nous nous comprenions de mieux en mieux. Il n’y a pas de démocratie sans débat ni partage d’informations dans le respect si possible.

      → Grand entretien avec Matthieu Pigasse et Manuel Bompart #Amfis2026 (22/08/26-90 mn)

      https://www.youtube.com/watch?v=ZoRWhmtiWsc

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Pigasse


    • Luniterre Luniterre 31 août 22:34

      @Octave Lebel

      Question réinformation, je ne fais que rappeler à nos lecteurs la succession des positions pour le moins « diverses », au fil des années, et même des décennies, de votre « maître à penser »...

      Pour 2017, voici une source :

      Mélenchon, le 05/02/2017, il y a donc 7 ans, lors de la campagne présidentielle 2017 :

      "Vous promettez la création de 3,5 millions d’emplois. Comment allez-vous faire ?

      "Notre logique, c’est la relance économique par l’investissement massif. La droite et Macron proposent de retirer 100 milliards de la dépense publique ; moi je propose de rajouter 100 milliards d’investissements. Même le FMI de Mme Lagarde dit qu’il faut relancer en recourant à l’emprunt. N’oublions pas : 1 € en investissement génère 3 € d’activité qui génèrent à leur tour au moins 20 % de retours vers l’Etat sous forme d’impôts et taxes. En tout, nous pouvons créer 3,5 millions d’emplois.

      Mais où trouver l’argent ?

      Ce n’est pas le plus difficile. La Banque centrale européenne (BCE) fait une opération de distribution gratuite de fonds aux banques privées ; 80 Mds€ par mois, 60 millions de smic ! Pas un centime n’est venu dans l’économie réelle ! Tout part dans la sphère financière qui ne produit rien. Dès le premier jour je mandaterai la Banque française d’investissement pour qu’elle aille chercher les 100 milliards à la BCE."

      https://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/jean-luc-melenchon-se-dit-pret-a-travailler-avec-benoit-hamon-05-02-2017-6655962.php

      Luniterre


  • Hervé Hum Hervé Hum 31 août 16:16

    vos 4 points cardinaux, sont les 4 points réactionnaires et conservateur, dont tous sont les mêmes que ceux de l’extrême droite. Comme par hasard !

    tenez, faites un test, proposez à des militants d’extrême droite vos 4 points cardinaux et je vous pari qu’ils seront tous d’accord avec !

    Vous êtes juste un réactionnaire ou si vous préférez, un idiot utile...


    • Luniterre Luniterre 31 août 17:44

      @Hervé Hum

      Pour mémoire et pour ceux qui passent par là sans œillères idéologiques :

      "*_ Indépendance militaire et géostratégique : la force de dissuasion nucléaire doit être remise à jour et au service de l’indépendance de la France de façon potentiellement efficace dans toutes les directions. L’industrie militaire française doit fournir par priorité absolue nos forces armées nationales, en complément et renfort de la dissuasion, et non au service d’intérêts étrangers à la nation.

      *_ Indépendance diplomatique et économique : les relations extérieures ne doivent pouvoir se faire que sur une base constitutionnelle strictement bilatérale et équitable avec chaque pays et non pas en signant des accords globaux avec des groupements internationaux de quelque nature que ce soit. Ce qui rendra ainsi caducs tous les accords inéquitables signés jusqu’ici par des politiciens traîtres à la nation.

      *_ Indépendance financière et monétaire : la France rétablira le Conseil National du Crédit à l’échelle nationale et régionale sur une base constitutionnelle démocratique représentative lui donnant pouvoir de contrôle sur le crédit et la circulation monétaire sur le territoire de la République, mettant ainsi un terme aux pouvoirs extraterritoriaux de la Banque Centrale Européenne.

      *_ Indépendance culturelle et idéologique : un principe constitutionnel complémentaire devra redonner à la laïcité sa véritable légitimité en affirmant que le renoncement explicite à tout principe théocratique doit être une base statutaire de l’existence légale de toute Église ou institution religieuse sur le territoire de la République. Une nécessité pour affirmer clairement l’indépendance de la France à l’égard de toutes les puissances de facto théocratiques et de leurs agents d’influence sur le territoire national.

      Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France"

      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html

      Donc selon votre « logique » (de gauche ???) :

      * _ la force de dissuasion française doit être abandonnée ou bradée au service des USA ou de l’UE, on ne sait trop, mais c’est quasiment la même chose, de toute façon...

      * _ les relations diplomatiques et économiques de notre pays doivent être soumises à la loi du plus fort, en l’occurrence et pour l’instant, les USA, et demain, la Chine, mais c’est déjà aussi bien engagé...

      * _ nos finances et notre économies doivent rester ou être encore plus dépendantes du bon vouloir du Conseil des Gouverneurs de la BCE qu’elles ne le sont déjà, ce qui serait même un exploit, dans l’échelle descendante de la soumission...

      * _ notre vie publique devrait en outre être soumise aux caprices et coutumes de toutes les religions et sectes d’illuminés qui s’organisent sans plus de contrôle sur le territoire du pays.

      Bref, tout un programme « progressiste » de votre cru : on vous le laisse sans regrets...

      Luniterre


    • Hervé Hum Hervé Hum 31 août 21:14

      @Luniterre

      Ce n’est pas moi, mais vous qui écrivez « Donc selon votre « logique » (de gauche ???) :.. »

      Si vous voulez savoir ce que j’écris, il y a bien assez de mes articles et commentaires passés, mais vous ne trouverez rien de ce que VOUS vous écrivez.

      Par contre, les titres (pas leur contenu) de vos 4 points cardinaux sont totalement compatible avec l’idéologie de l’extrême droite ou national socialiste D’Hitler ou Mussolini. La pseudo souveraineté nationale, n’a jamais été et ne sera jamais celle du prolétariat, mais uniquement de ce "petit nombre qui fait travailler le grand, est nourri par lui et le gouverne (Voltaire).

      Voilà pourquoi vous êtes de mon point de vue un réactionnaire et ce faisant, un idiot utile, car si ceux que vous considérez comme vos ennemis disent blanc, le réactionnaire pense qu’il faut dire noir, si demain ils disent noir, ben, c’est qu’il faut alors dire blanc. Ainsi, vous croyez que les capitalistes sont mondialistes, alors il faut être nationaliste. Aucun d’entre eux n’est mondialiste, ils sont capitalistes avant toute chose, la nation est seulement un outil de contrôle et de manipulation des travailleurs et si l’inertie de leur cupidité les pousse à la mondialisation, la condition de leur propre survie l’interdit sur le plan social. Voilà pourquoi ils réactivent toujours la guerre, c’est une nécessité absolue de leur propre survie.

      Entre parenthèse, la loi est toujours celle de celui qui détient la force supérieure, donc, c’est toujours la loi du plus fort. Toutefois, il y a la force brute et l’art de savoir exploiter cette force brute, mais pour celui qui ne sait pas l’exploiter d’une manière ou d’une autre, la force brute s’applique directement...

      Enfin, la notion de « progrès » en politique est relative à l’idéologie défendue. Donc, ce qui est un progrès pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Sauf si on retiens comme progrès les avancées techniques et sa capacité à l’exploiter pour son propre compte. Qu’on se place du coté du capitaliste ou du communiste.


    • Luniterre Luniterre 31 août 22:03

      @Hervé Hum

      Vous ne répondez nullement aux quatre points proposés, et donc les quatre positions kollabos définies comme leurs antithèses logiques sont bien nécessairement les vôtres, jusqu’à preuve du contraire !!!

      De plus, vous allez jusqu’à écrire :

      « Par contre, les titres (pas leur contenu) de vos 4 points cardinaux sont totalement compatible avec l’idéologie de l’extrême droite ou national socialiste D’Hitler ou Mussolini. »

      Ce qui implique que vous n’avez pas lu ces quatre points, pourtant assez résumés, ou bien que vous séparez les titres des paragraphes de leurs contenus, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, dénote une sorte de dyslexie dont vous semblez souffrir et à laquelle je ne peux que compatir, n’étant pas en capacité de vous aider dans cette difficulté, malgré toute la compassion qu’elle m’inspire pour votre personne.

      Luniterre


    • Thot Thot 31 août 22:47

      @Hervé Hum

      Le jour où vous serez capable de faire une omelette avec des oeufs durs, vous nous appellerez, d’accord ?


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er septembre 10:12

      @Luniterre

      vous, vous avez des problèmes cognitifs, car si je distingue les titres et leur contenus, c’est précisément parce que je les aient lus. Vous auriez raison si je n’avais pas fais la distinction. Essayez donc de réfléchir plutôt que de réagir stupidement.

      J’ai seulement mis en évidence que vous partagez le même fondement que l’extrême droite, mais vous, vous pensez stupidement que c’est la solution au problème de la prédation capitaliste, sauf que c’est l’exact contraire, c’est la condition de la prédation capitaliste.

      C’est à dire, diviser pour mieux régner.

      C’est qu’il faut toujours des chefs de guerres pour mener le combat contre l’ennemi extérieur et que par définition, la souveraineté n’admet pas de lois ou règles communes comme le droit international, seulement des alliances de circonstances qui tiennent le temps des intérêts convergents. Tout droit, quel qu’il soit à quelque niveau que ce soit peut être appliqué qu’a la seule condition de disposer de la force d’application, sans cela, c’est une coquille vide. Or, la force d’application étant entre les mains des dirigeants (à la solde des capitalistes, y compris la Chine), c’est comme si dans un pays la force publique était détenue par les chefs de gangs. Il pourrait bien exister un droit reposant sur les valeurs de la déclaration des droits de l’homme, avoir des juges qui disent la loi, il n’y aurait personne pour arrêter les chefs de gangs, si ce n’est les gros qui arrêtent les petits qui ne sont pas sous leur propre protection. C’est comme cela que fonctionne le droit international.

      Ceci n’est pas une théorie, mais obéit strictement à la causalité, maîtresse de la réalité.

      Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’occident bénéficiait de l’avancée technologique et éducatif et de la domination militaire des USA où le milieu ouvrier profitait de la menace idéologique communiste qu’était sensé représenter l’URSS et obligeait les capitalistes à ronger leur frein. Mais une fois cette menace suffisamment détruite, le capitalisme pur et dur pouvait reprendre sa prédation sans limite. Ce fut le constat de Reagan et Thatcher et l’amorce du libéralisme économique, qui est seulement celui des capitalises.

      sauf que ces avantages techniques, éducatif et même miliaire ont disparus et avec avec eux, l’avantage relatif du prolétariat occidental, maintenu artificiellement par la dette. Mais plutôt que d’en prendre conscience et d’agir en conséquence, celui-ci préfère se tourner vers le fascisme et in fine, de creuser sa propre tombe.

      Pour rappel, avant la première guerre mondiale, le prolétariat européen s’unissait pour revendiquer des droits et lutter contre la bourgeoisie, mais par la formule magique « la patrie en danger », du jour au lendemain, les mêmes s’entretuaient par millions. Et c’est bien le principe même de la souveraineté qui permet, seule, à l’élite prédatrice de contrôler sa masse prolétarienne et de l’envoyer à l’abattoir lorsqu’elle le juge nécessaire pour la défense de ses intérêts.Jaurès l’avait sans doute compris, mais trop tard, qu’on ne peut pas ménager la chèvre et le chou, l’union des travailleurs qui ne connaît pas de frontière et la souveraineté nationale qui l’interdit par définition. Las souveraineté est un principe issu de l’ancien régime nobiliaire, que la bourgeoisie va inverser l’ordre de primauté par le droit de propriété.

      Bref, vos 4 points aboutiront toujours au maintient de la domination de la bourgeoisie et du devoir de soumission volontaire du prolétariat et comme nous ne sommes plus dans la situation de l’après seconde guerre mondiale, le mouvement de paupérisation continuera inexorablement.

      Vous pouvez bien parler de référendum, de souveraineté monétaire, etc, dans le monde actuel où vous ne maitrisez plus la chaine d’approvisionnement et de production, vous serez toujours soumis à ceux qui les domines à l’extérieur et vous imposeront leur volonté, sauf si ce même extérieur voit le même mouvement citoyen s’affranchir de leur propre maîtres et donc, renoncer à une souveraineté qui n’a jamais été et ne sera jamais la leur, seulement de ce petit nombre qui fait travailler le grand, est nourri par lui et le gouverne.

      La France peut servir de modèle, et si la lutte commence toujours à l’intérieur, elle ne peut pas se limiter à ce cadre national sans s’effondrer. Un modèle sert d’exemple à suivre pour les autres, mais si vous soutenez la souveraineté comme ordre premier, alors, de mon point de vue, cela aboutira systématiquement à une société fasciste.

      Un capitaliste est mondialiste sur le plan économique, parce que l’inertie de sa doctrine l’y pousse, mais la mondialisation sociale est un interdit absolue. C’est de mon point de vue la contradiction fondamentale du capitalisme qui fait qu’ils doivent toujours attiser la haine et les conflits entre les populations, alors même que la mondialisation pousse à une culture mondiale (qui ne détruit pas les cultures nationales, mais au contraire, les protèges, si et seulement si la mondialisation est sociale) et à la fraternisation entre les peuples. A la primauté de la coopération sur la compétition.


    • Luniterre Luniterre 1er septembre 11:18

      @Hervé Hum

      Vous ne « raisonnez », tout comme Ddacoudre, Besancenot et bien d’autres, qu’en fonction d’une conception figée des relations économiques, dans laquelle vous voulez faire rentrer la mondialisation actuelle, en fonction de votre approche idéologique prétendument « anticapitaliste », alors que l’on est entrés dans l’ère de la robotique et de la domination du capital fixe, qui n’a précisément de sens que par sa mondialisation et non par l’exploitation du travail humain productif.

      Non que le capitalisme ait tout à fait disparu, si l’on considère par exemple la Chine, qui exploite encore plus de 200 millions de travailleurs « mingongs », mais le fait est néanmoins que globalement sa population vieillit comme la nôtre et que pour dominer le monde elle compte désormais bien davantage sur son industrie robotique et robotisée...

      Elle ne peut dominer qu’en contrôlant le commerce mondialisé de la production robotisée. C’est déjà, pour l’essentiel, une domination du capital fixe robotique et robotisé, et non plus une domination basée sur l’extraction de la plus-value générée par le travail humain productif, en voie de disparition. Exit le capitalisme, donc, déjà, au regard de l’histoire.

      Et même s’il reste encore un peu de plus-value à extraire du secteur tertiaire, ce n’est clairement pas là dessus que misent les banco-centralistes qui contrôlent les flux de l’économie mondialisée.

      Leur pouvoir et leur fortune, fondée essentiellement sur la dette publique et privée, repose sur les flux mondialisés générés par ce capital fixe robotique et robotisé.

      Accessoirement, dans la mesure où vous semblez « évacuer » cette problématique pourtant humainement vitale de votre approche, c’est bien cette contrainte du pouvoir mondialiste qui est en train de détruire la planète...

      En revenir à des économies aussi endogènes que possible au niveau des communautés nationales, et même régionales, selon les cas et les circonstances, c’est donc bien un objectif de survie sociale et même tout simplement humaine.

      Sans pour autant prôner une évidemment impossible autarcie absolue. C’est pourquoi une nouvelle approche des relations internationales, type « Charte de la Havane », me paraît de nature à ramener la société à des dimensions précisément humaines, et au sein desquelles de nouvelles formes de démocratie, utilisant positivement les moyens de communication et d’échanges modernes, pourront tisser de nouvelles relations sociales et économiques, qui restent à inventer, sans radoter les idéologies des siècles passés.

      Luniterre

      PS >>> évidemment, ce post reprend l’essentiel de ma réponse à Ddacoudre, mais l’essentiel de vos démarches intellectuelles étant très proche sinon identique, cela simplifie également la réponse utile possible.


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er septembre 17:51

      @Luniterre

      Vous ne répondez à aucun de mes arguments qui ridiculise ce que vous dites.

      Par exemple, la souveraineté, par définition, interdit qu’il existe un droit international qui s’applique et vos « chartes » ne sont que des plâtres sur des jambes de bois, qui n’ont de valeur que sur le papier d’une part et d’autre part, qui impliquera toujours que ce sont seulement les élites qui discutent entre elles et la masse travailleuse et sans emplois, sera toujours celle qui sert de variable d’ajustement. Autrement dit, pour ces élites la question qui se pose est de savoir comment se débarrasser de cette masse devenue obsolète, tout en évitant qu’elle explose.

      Le problème que vous ne voyez pas dans votre raisonnement, c’est qu’il repose sur un monde figé, où la propriété des moyens de productions et la monnaie ne peuvent pas changer. Autrement dit, vous inversez la charge, ce n’est pas moi ou Besançenot qui avons une vision figé, mais vous, car vous ne proposez pas un autre modèle, non, vous cherchez à savoir comment survivre dans le même modèle, avec les mêmes rapports de domination en pensant qu’il soit possible à l’intérieur de la France de prendre le pouvoir à ceux là même auquel vous affirmez qu’il est impossible de leur leur prendre au niveau international.

      Ce que vous écrivez sur la robotique est absurde, pour la simple raison qu’il s’agit là d’outils et non de personnes. Autrement dit, la question de l’usage de l’IA ou des robots reste toujours du domaine politique et du rapport de classes. C’est un invariant qui ne change pas avec l’époque ou le niveau technique, car c’est toujours fondamentalement un rapport entre l’humain et l’outil. Le rapport de la production et de la répartition de la richesse produite par les moyens de productions, que cette production soit réalisée par des machines en totalité ou par des humains, cela reste toujours fondamentalement une question de répartition de la richesse produite.

      Ce que vous écrivez repose donc sur un raisonnement totalement biaisé, pour ne pas dire stupide.

      Pour preuve, affirmer que le capitalisme a disparu alors même qu’l n’a jamais été aussi fort, dominateur, montre bien la bêtise de votre raisonnement. Pour le vrai capitaliste, ce qui prime, c’est de conserver le pouvoir personnel sur la communauté, peu importe la forme prise. Le capitalisme étant le système fait par et pour le prédateur humain.

      Etc...

      Au final, comme je vous l’ai déjà écris, vous servez les intérêts de ceux que vous prétendez combattre, parce que vous soutenez la souveraineté sur laquelle repose leur condition de domination, peu importe ce que vous prétendez y mettre dedans, le monde est mondialisé, c’est la réalité du présent et revenir à un monde non mondialisé implique une régression violente pour le moins pour le prolétariat.


    • Luniterre Luniterre 1er septembre 18:48

      @Hervé Hum

      Comme déjà vu à plusieurs reprises, jusqu’à présent c’est essentiellement vous qui répondez par l’insulte répétitive, ce qui est bien typiquement la marque d’une incapacité à argumenter.

      Et question « références au passé », c’est bien vous qui voyez une continuité « capitaliste » depuis le moyen-âge, sinon depuis l’antiquité, jusqu’à l’ère de la robotique et de l’IA.

      La « Charte de la Havane » date certes de 1947, mais déjà, ce n’est pas le moyen-âge... Elle propose des relations économiques bilatérales équitable entre les nations, et non plus la loi de la jungle de la mondialisation, que vous semblez donc défendre bec et ongles, en fin de compte !!!

      Il est typique d’un kollabo du système, sinon, de voir que vous rangez l’IA dans la catégorie de simples outils, en escamotant complètement son degré d’autonomie qui ne peut qu’aller croissant, selon le mode de développement actuel.

      Jusqu’au jour où une IA s’occupera de votre sort sans vous demander votre avis... Ce que je ne vous souhaite évidemment pas, mais vous aurez, selon votre démarche actuelle, modestement et pas très intelligemment, pour rester poli, contribué à cette échéance.

      Luniterre

      PS >>> pour les lecteurs qui veulent approfondir le sujet de la mutation capitalisme >>> banco-centralisme, voir, entre autres :

      Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

      https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

      .

      ************************************


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 09:49

      @Luniterre

      je vous traite d’idiot sur la base d’une argumentation à laquelle vous ne répondez pas.

      Ainsi, je vous dis que votre charte de la Havane ne concerne pas les travailleurs, mais uniquement les élites dominantes et elle ne vaut que tant que les élites des pays les plus forts y trouvent leur intérêt. Ici, c’est vous le kollabo à l’insu de son plein gré.

      Je vous ait dit qu’une charte, une convention, un droit, qu’il soit local, national ou international, ne vaut qu’à une condition absolue de disposer de la force d’application, sans cela, cela n’a de valeur que sur le papier. Vous ne voulez pas voir, parce que cela invalide votre discours, que la loi est toujours celle de celui qui dispose de la force supérieure, donc, c’est toujours la loi du plus fort dans tous les cas de figures, car encore une fois, ce n’est pas un bout de papier qui peut imposer quoi que ce soit, c’est totalement absurde. Autrement dit, si vous ne mutualisez pas la force et la laissé entre les mains des justiciables eux mêmes, alors, votre charte vaut que pour les idiots.

      Quant à l’IA, j’escamote rien, c’est vous qui ignorez ce que j’écris. La raison est simple, une IA, aussi évoluée soit elle,reste fondamentalement un outil dont l’usage dépend de l’humain qui l’a crée et la contrôle. Maintenant, si l’usager perd le contrôle de son outil, ce n’est jamais la faute de l’outil, mais de l’usager. Ainsi, si vous perdez le contrôle de votre véhicule, ce n’est pas la faute de la voiture, tout comme si vous vous tapez le doigt avec la marteau, ce n’est pas la faute du marteau, même si c’est lui qui vous tape dessus, c’est vous qui le tenez avec l’autre main.

      Bref, le principe de la loi du plus fort est un invariant, tout comme le principe que l’outil n’a pas de finalité propre autre que celle de permettre à l’être d’atteindre le but qu’il s’est fixé, c’est un invariant, peu importe l’outil, même pour l’IA. Donc, ce n’est pas l’IA le problème, mais ceux qui en ont le contrôle pour s’en servir contre d’autres humains... Sauf si vous leur retirez ce contrôle !


    • Luniterre Luniterre 3 septembre 12:33

      @Hervé Hum

      Pour l’essentiel je viens de vous répondre ici :

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/d-un-kollabo-l-autre-test-271656#forum6942879

      Mais compte tenu de votre acharnement il reste utile de souligner la contradiction interne de votre argumentation :

      L’ordre mondial actuel s’est évidemment établi sous la férule de la puissance financière et industrielle dominante à l’issue de la deuxième guerre mondiale, ce qui a donc effectivement exclu la possibilité de mettre en oeuvre la « Charte de la Havane » pourtant initialement adoptée par la majorité des nations.

      La problématique étant donc déjà de rétablir un nouvel équilibre international, et donc effectivement sur la base d’un nouveau rapport de forces.

      Pour résumer et simplifier aussi un peu les choses pour le lecteur de passage, il y a concrètement deux options :

      *_ soit simplement laisser se substituer une domination chinoise à la domination des USA.

      *_ soit promouvoir ce qui reste de l’indépendance de quelques nations qui n’ont d’intérêt ni dans l’une ni dans l’autre de ces dominations.

      Parmi ces nations, la France, en principe toujours dotée d’une force de dissuasion nucléaire, héritage du Général De Gaulle, peut donc encore promouvoir une politique de « non alignement » et contribuer à fédérer les nations qui veulent choisir cette voie, qui remettrait donc la « Charte de la Havane » en avant comme une sorte de prototype et modèle d’un nouvel ordre international, constituant un progrès humain déjà appréciable pour les populations concernées, même si méprisable à vos yeux d’idéaliste dogmatique et donc déconnecté du réel.

      Luniterre


  • Octave Lebel Octave Lebel 31 août 20:57

    Un peu de résinformation : Qui paie la dette et qui en profite ?

    →1/2 Budget : d’où vient la dette publique ? (Le 22/10/25-7 min. lien).Par Christian Chavagneux). https://www.alternatives-economiques.fr/budget-dou-vient-dette-publique/00116620

    Les crises jouent un rôle important dans la dynamique de la dette publique, mais les pertes de recettes fiscales liées à la baisse des impôts depuis trois décennies ont aussi largement pesé. A la fin du premier semestre 2025, la dette publique française s’établissait à 3 416,3 milliards d’euros, l’équivalent de 115,6 % du produit intérieur brut (PIB). Un montant élevé ? Oui, si on le met en perspective historique : notre endettement est proche des plus hauts niveaux observés en temps de paix, juste avant les deux guerres du XXe siècle et au moment de la grande dépression de la fin du XIXe. Certes, il n’y a aucune règle déterminant le volume de dette maximum pour un pays et la France n’éprouve à ce jour aucun souci à financer la sienne. Pour autant, le maintien de déficits budgétaires élevés, supérieurs à 5 points de PIB, en 2023, 2024, 2025 et la progression rapide de la dette qui s’en est suivie rendent tout à fait légitime le débat actuel sur la nécessité de maîtriser les comptes publics. Comment en est-on arrivé là ? Un rapide coup d’œil à la dynamique d’endettement public depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale montre que le mouvement de hausse démarre au milieu des années 1970 et qu’il ne s’est pratiquement jamais arrêté depuis. Quelles en sont les raisons ?

    Les chocs exceptionnels. La tentation est grande d’expliquer la montée de la dette publique par les chocs qu’a connus l’économie française au cours du dernier demi-siècle. Et elle en a connu plusieurs. Ainsi, entre 1974 et 1981, au moment des deux chocs pétroliers, la dette en pourcentage du PIB a progressé de près de 30 %. Et a crû de nouveau dans le même ordre de grandeur entre 1990 et 1993, quand l’économie a connu une récession prolongée. Sans compter la grande crise financière de 2007-2008, suivie par celle de la zone euro au début des années 2010, qui a fait grimper la dette de 48 % : c’est le plus grand saut récent, le résultat d’une déréglementation de la finance qui a mal tourné. A cette aune, la montée de 13 % entre 2019 et 2022 avec le Covid, puis la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine apparaît comme un événement marquant mais de moindre intensité (lien) Nul doute que tous ces événements ont joué. Mais ils ne suffisent pas à tout expliquer. Par exemple, une étude réalisée par les économistes de l’OFCE sur la période 2007-2023 conclut que les crises ont contribué environ à la moitié de l’accroissement de la dette sur les années concernées. Et il reste à élucider ce qu’il s’est passé durant toutes les périodes sans crise. La progression de la dette publique dépend de l’écart entre le taux de croissance de l’économie et celui du taux d’intérêt d’emprunt : tant que le premier est supérieur au second, la dette reste maîtrisée. « En Europe en général et en France en particulier, les années 1990 sont marquées par la perspective de la création de l’euro, ce qui réclame de contrôler l’inflation et passe par des politiques monétaires restrictives. Les taux d’intérêt sont alors au-dessus du taux de croissance et provoquent en France un effet boule de neige : la nouvelle dette sert d’abord à rembourser le coût de l’ancienne », rappelle Raul Sampognaro, économiste à l’OFCE. « A l’inverse, à partir des années 2000, la baisse des taux d’intérêt, qui tendent vers zéro, rend l’endettement rationnel », complète l’expert, ce qui explique en partie la hausse de la dette. Les effets cumulés au fil des ans des pertes de recettes structurelles exercent une forte pression sur la dette publique Un autre facteur est venu s’y ajouter. En 2010, un rapport, demandé par l’Elysée, de Paul Champsaur et Jean-Philippe Cotis sur l’état des finances publiques constate que « depuis 1999, l’ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont réduit les recettes publiques de près de 3 points de PIB. […]. En l’absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité ». 20 points de PIB ! Les effets cumulés au fil des ans des pertes de recettes structurelles exercent une forte pression sur la dette publique


  • Octave Lebel Octave Lebel 31 août 21:00

    2/2 Une dette publique clairement… de droite.

    Pour les années récentes, « à partir de 2017, la France devient un cas spécifique avec une baisse de la fiscalité qui place le pays sur une trajectoire divergente par rapport aux autres pays de la zone euro, qui voient leur situation d’endettement public s’améliorer », explique Raul Sampognaro. La Cour des comptes a alerté dans de nombreux rapports sur les pertes de recettes fiscales structurelles dues à la politique économique engagée depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron : l’équivalent de 2 points de PIB perdus entre 2017 et 2024. Qu’aurait été le niveau de la dette française à la fin de l’an dernier si le budget n’avait pas été privé de ces 2 points de PIB de recettes depuis 2017 ? Un modèle de l’économie hexagonale comparable à celui utilisé par Bercy indique que, sans ces baisses, la dette publique aurait été inférieure de 11 points fin 2024, soit de l’ordre de 100 % du PIB. Un autre monde. Diminuer les prélèvements obligatoires en croyant que cela permettra une diminution de la dette publique, c’est vouloir éteindre le feu après avoir percé le tuyau Tous ces travaux soulignent combien les pertes de recettes fiscales liées à la baisse continue des impôts depuis une trentaine d’années ont pesé sur les déficits et sur la dette. La moindre imposition est censée dynamiser l’économie, accroître la croissance et donc les recettes budgétaires. Mais la pratique ne se conforme pas à ce présupposé libéral. Il n’y a pas de repas gratuit en économie : diminuer les prélèvements obligatoires et croire que cela permettra une diminution de la dette publique, c’est vouloir éteindre le feu après avoir percé le tuyau. C’est peut-être la raison pour laquelle la dette publique est clairement… de droite.

    Selon le directeur de l’OFCE, Xavier Ragot, « les gouvernements de droite ont davantage contribué à l’augmentation de la dette publique. En moyenne, celle-ci a progressé de 2,2 points de PIB par an durant les vingt-quatre années où la droite était au pouvoir, contre 1,6 point par an sous les gouvernements de gauche, qui ont dirigé environ dix-neuf ans ». Et encore, l’économiste classe Emmanuel Macron à part. Mettre fin aux baisses de prélèvements. Une solution rationnelle, purement économique, pour une reprise en main durable du déficit et de la dette publique, réclame de mettre fin à la folie budgétaire des baisses de prélèvements. Les difficultés à établir un budget pour 2026 augurent mal d’une trajectoire crédible pour l’avenir Une règle d’or sérieuse devrait interdire les baisses d’impôts tant que le déficit budgétaire primaire – hors charges d’intérêts – dépasse un certain niveau (2 points de PIB ?), avec une obligation de les augmenter quand il franchit un seuil supplémentaire (3 points de PIB ?) afin de contribuer au rééquilibrage des comptes. « Sur la base des hypothèses du Fonds monétaire international pour la France à l’horizon 2030, le taux de croissance reste supérieur au taux d’intérêt », analyse Raul Sampognaro. Donc, pas de problème pour l’avenir ? « Je ne dirais pas cela. Le niveau élevé de dette en 2025 impose de maîtriser les déficits, de les réduire de l’ordre de 3 points de PIB si l’on veut stabiliser la dette. » La question pour l’avenir est donc la suivante : la France va-t-elle réaliser un ajustement aussi fort dans les années qui viennent ? Les difficultés à établir un budget pour 2026 augurent mal d’une trajectoire crédible pour l’avenir. On n’a pas fini de parler de la dette publique française !


  • ddacoudre ddacoudre 31 août 21:04

    Bonjour j’avoue que j’ai eu du mal à suivre le développement tant tu passes de sujet pour valoriser la culture française autour d’une indépendance chimérique quand notre existence dépend du pétrole que l’on importe et la circulation de toute chose est mondiale. aller à contre courant de l’histoire qui se met en place pour des vues nationalistes étroites est dangereux ; MAIS NOUS NE SOMMES PAS LES SEULS DANS CE CAS, l’économie capitaliste malmène tous les pays et ils se replie sur ce qu’ils pensent les protéger plutôt que de remettre en cause le capitalisme. certes LE NPA et Lutte ouvrière sont dépassés, mais pas sur le fond de l’exploitation qui est toujours d’actualité et qui pousse à la recherche d’anomalies, de boucs émissaires et l’on remet cela depuis 40 ans. en guise de politique l’on brasse du vocabulaire. et tous vivent dans la même boucle économique qui ne change pas la donne dont la fonction est de drainer les capitaux vers ceux qui ont les moyens de production et eux ce qu’ils exploitent ils se foutent royalement de savoir où ils sont nés et ce qu’ils sont. cordialement https://modele-joule.ddacoudre.chatgpt.site/edition/index.html


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er septembre 10:26

      @ddacoudre

      Le capitalisme est le système fait par et pour le prédateur humain et pour justifier sa domination envers les natures d’êtres disons végétarienne (à l’échelle humaine, ceux qui voient l’économie en terme d’échange équitable ou mérite personnel, qui interdit l’exploitation d’autrui) l’unique moyen est la menace extérieure contre laquelle il faut des chefs de guerres (les fameux premiers de cordées de Macron) pour mener le combat et qui implique alors la soumission volontaire.

      Le moyen est fondamentalement le même que celui de l’ancien régime nobiliaire ou monarchique, seule la forme à changée. Hélas, ceux qui prétendent éveiller les consciences, sont ceux qui les endormes le plus.


    • Luniterre Luniterre 1er septembre 10:33

      @ddacoudre

      Vous tentez de vous démarquer des discours « anticapitalistes » du NPA et de LO, mais le point commun que vous revendiquez avec eux reste une prétendue critique radicale du capitalisme. Or la réalité qui vous échappe, à vous comme à eux, est que vous n’examinez la réalité qu’à travers, précisément, une prétendue idéologie anticapitaliste. Votre regard ne s’arrête donc que sur les aspects de la réalité qui peuvent conforter votre approche idéologique.

      Non que le capitalisme ait tout à fait disparu, si l’on considère par exemple la Chine, qui exploite encore plus de 200 millions de travailleurs « mingongs », mais le fait est néanmoins que globalement sa population vieillit comme la nôtre et que pour dominer le monde elle compte désormais bien davantage sur son industrie robotique et robotisée...

      Elle ne peut dominer qu’en contrôlant le commerce mondialisé de la production robotisée. C’est déjà, pour l’essentiel, une domination du capital fixe robotique et robotisé, et non plus une domination basée sur l’extraction de la plus-value générée par le travail humain productif, en voie de disparition. Exit le capitalisme, donc, déjà, au regard de l’histoire.

      Et même s’il reste encore un peu de plus-value à extraire du secteur tertiaire, ce n’est clairement pas là dessus que misent les banco-centralistes qui contrôlent les flux de l’économie mondialisée.

      Leur pouvoir et leur fortune, fondée essentiellement sur la dette publique et privée, repose sur les flux mondialisés générés par ce capital fixe robotique et robotisé.

      Accessoirement, dans la mesure où vous semblez « évacuer » cette problématique pourtant humainement vitale de votre approche, c’est bien cette contrainte du pouvoir mondialiste qui est en train de détruire la planète...

      En revenir à des économies aussi endogènes que possible au niveau des communautés nationales, et même régionales, selon les cas et les circonstances, c’est donc bien un objectif de survie sociale et même tout simplement humaine.

      Sans pour autant prôner une évidemment impossible autarcie absolue. C’est pourquoi une nouvelle approche des relations internationales, type « Charte de la Havane », me paraît de nature à ramener la société à des dimensions précisément humaines, et au sein desquelles de nouvelles formes de démocratie, utilisant positivement les moyens de communication et d’échanges modernes, pourront tisser de nouvelles relations sociales et économiques, qui restent à inventer, sans radoter les idéologies des siècles passés.

      Luniterre


    • Luniterre Luniterre 1er septembre 10:48

      @Hervé Hum

      On a déjà eu l’occasion d’échanger longuement sur ce thème et le constat, ici, est bien que votre approche « critique » est encore plus « dépassée », même si c’est difficilement possible, que celle de Ddacoudre... !!!

      Pourquoi ne pas faire remonter le capitalisme à l’antiquité barbare, voire même, à la préhistoire, tant qu’à faire... ???

      Bon, pour ce qui est de notre époque robotique et banco-centraliste, il vous faudra bien encore une ou deux vies supplémentaires... Manque de pot pour vous, on n’est pas dans un jeu vidéo, même axé sur la reconstitution de civilisations disparues, et il va vous falloir atterrir dans le présent, éventuellement, sauf à poursuivre vos chimères jusque dans la tombe...

      Une option mentalement confortable...

      Luniterre


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er septembre 17:25

      @Luniterre

      je ne vois aucun argument, vous êtes juste un parfait idiot utile de ceux que vous prétendez combattre.

      Le présent, c’est la mondialisation où le nationalisme est historiquement attaché et l’arme de soumission massive du prolétariat et de la cohorte d’idiots dans votre genre.

      Par définition, le capitalisme repose sur la prise de pouvoir personnel sur la communauté, il s’applique donc dès l’instant où un individu prend le pouvoir sur la communauté, donc, même à l’époque néolithique, mais il est vrai qu’à cet instant là, le mot n’existe pas, seulement le principe de prise de pouvoir personnel. Des anthropologues ont d’ailleurs montré que cela ne s’est pas fait tout seul et facilement, pendant longtemps, la communauté à résisté à cette prise de pouvoir. Disons que la division du travail et la sédentarisation d’une part et la nécessité d’alliance entre communautés pour résister à des communautés extérieures (vivant le même processus d’accroissement de leur population) ont permis l’avènement du capitalisme dans sa condition d’existence, la prise de pouvoir personnel sur la communauté, là où le communisme l’interdit par définition.

      Bref, vous vivez dans le passé en vous accrochant à une souveraineté qui n’a jamais été et ne sera jamais celle des classes travailleuses, seulement de ce petit nombre qui fait travailler le grand, est nourri par lui et le gouverne, que les imbéciles comme vous soutiennent à l’insu de leur plein gré.


    • Luniterre Luniterre 1er septembre 18:28

      @Hervé Hum

      Jusqu’à présent c’est essentiellement vous qui répondez par l’insulte répétitive, ce qui est bien typiquement la marque d’une incapacité à argumenter.

      De plus, c’est vous qui vous accrochez à un passé révolu, celui du capitalisme que vous prétendez « combattre », tel Don Quichotte contre les moulins à vent, capitalisme qui finit d’agoniser face à la montée en puissance de l’hégémonie du capital fixe (robotisé), et qui repose donc sur l’hégémonie de la dette banco-centralisée, et donc sur le pouvoir banco-centraliste des Conseils des Gouverneurs des Banques Centrales, et non plus sur les épaules de leurs marionnettes, seulement agitées par les ficelles financières et monétaires de ces messieurs les Banquiers Centraux, qui n’ont pas besoin de pavoiser pour affirmer leur pouvoir, contrairement à Trump, Macron et Cie.

      Luniterre

      PS >>> pour les lecteurs qui veulent approfondir le sujet de la mutation capitalisme >>> banco-centralisme, voir, entre autres :

      Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

      https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

      .

      ************************************


    • Luniterre Luniterre 2 septembre 11:17

      @Hervé Hum

      « Par définition, le capitalisme repose sur la prise de pouvoir personnel sur la communauté, il s’applique donc dès l’instant où un individu prend le pouvoir sur la communauté, donc, même à l’époque néolithique, mais il est vrai qu’à cet instant là, le mot n’existe pas, seulement le principe de prise de pouvoir personnel. » Hervé Hum

      .

      ***************************

      .

      "Si le mot capitaliste est en usage au moins depuis le XVIIe siècle pour désigner une personne qui possède de grandes richesses, en particulier sous forme d’argent, la notion de capitalisme est plus tardive. Elle commence à circuler au milieu du XIXe siècle, en France, pour rendre compte de la place grandissante prise par le capital dans l’ensemble des relations économiques.

      Le capitalisme désigne alors une logique de capitalisation, c’est-à-dire la mobilisation de ressources, notamment financières, en vue d’un profit monétaire. Dès l’origine, le fin mot du capitalisme est donc l’accumulation, l’hégémonie du motif de recherche de profit.

      Presque aussitôt qu’il est nommé, le capitalisme est dénoncé. Dans la neuvième édition de l’Organisation du travail parue en 1850, Louis Blanc met en garde contre le sophisme qui consiste à confondre l’utilité du capital, à savoir la fonction productive des investissements sous forme de machines ou de bâtiments, avec ce qu’il appelle «  le capitalisme, c’est-à-dire l’appropriation du capital par les uns, à l’exclusion des autres  ».

      Ce qu’indique Louis Blanc, c’est l’idée de capitalisme en tant que système économique fondé sur une opposition entre classes sociales. Une idée que Marx va explorer plus que nul autre théoricien en mettant au cœur de la logique du capital l’exploitation du travail vivant. Si Marx fait un usage très parcimonieux du concept de capitalisme, préférant parler de mode de production capitaliste, c’est bien son élaboration théorique qui pose les termes scientifiques et politiques de la controverse sur la nature et la dynamique de ce système…"

      Cedric Durand

      >>> ce qui constitue un résumé des recherches que l’on peut faire sur le sens réel du mot « capitalisme »

      >>> donc très loin de la définition « généralisante » de M. Hum, qui « égalise » le sens particulier de « capitalisme » à tout système de domination sociale, expressément depuis le néolithique, selon ses propres termes, ce qui est typiquement la marque d’un esprit incapable d’une analyse réellement dialectique des phénomènes, et se limitant donc à une suite d’invectives simplistes et primaires, sans emprise sur l’évolution du réel, difficilement, même, à la hauteur d’une simple discussion de comptoir, qui a généralement le mérite d’introduire la dialectique sous le visage de la verve populaire.

      Luniterre


    • Luniterre Luniterre 2 septembre 13:10

      PS 2 >>> suite logique de cette définition >>>

      « Ce qu’indique Louis Blanc, c’est l’idée de capitalisme en tant que système économique fondé sur une opposition entre classes sociales. Une idée que Marx va explorer plus que nul autre théoricien en mettant au cœur de la logique du capital l’exploitation du travail vivant. Si Marx fait un usage très parcimonieux du concept de capitalisme, préférant parler de mode de production capitaliste, c’est bien son élaboration théorique qui pose les termes scientifiques et politiques de la controverse sur la nature et la dynamique de ce système… »

      >>> au cœur du système capitaliste, depuis essentiellement le début de la révolution industrielle, selon la chronologie évidente de l’apparition du terme, se trouve donc « l’exploitation du travail vivant » en tant que travail productif du capital, sous sa forme marchandise industrielle.

      >>> marchandise qui contient intrinsèquement, en termes de valeur ajoutée, la plus-value spécifiquement apportée par le quantum de force de travail qui s’y trouve directement intégrée lors du processus productif.

      >>> valeur ajoutée qui disparaît donc dans le processus de la production robotisée.

      >>> la valeur ajoutée du travail de conception de la chaîne de production robotique existe bien réellement, mais il est ajouté ex ante par rapport au processus productif et se trouve donc intégré dans la valeur du capital fixe, à amortir.

      >>> en tant que valeur investie à amortir il n’est pas par lui-même, productif de profit.

      >>> le profit d’une industrie robotisée ne provient que de la monnaie extra déjà en circulation, s’il en est, et sinon de la dette, ce qui est devenu le cas systématique et systémique depuis la crise de 2007-2008 et les différentes politiques monétaires type « Quantitative Easing », destinées précisément à maintenir ou augmenter la masse monétaire déjà en circulation, sans création de valeur sociale nouvelle provenant du travail humain productif.

      >>> une logique évidente si l’on fait le rapprochement de la « balance », déficitaire, entre dette publique et superprofits du CAC 40, par exemple :

      https://image.eklablog.com/ygDeM79UqLwQrZo9KLJrvMZN3eU=/filters:no_upscale()/image%2F1241236%2F20250518%2Fob_b3b8a6_bc3.png

      Une image éventuellement accessible à la compréhension de M. Hervé Hum...

      Luniterre


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 10:28

      @Luniterre

      Citer un intellectuel n’est pas une preuve, sauf d’invoquer l’argument d’autorité qui ne vaut pas dans une discussion entre deux personnes qui prétendent raisonner par eux même.

      Bref, vous ne présentez pas une contre argumentation, mais vous vous contentez de faire le perroquet d’un autre !

      Par définition du mot « capital » qui a fait Marx choisir ce terme plutôt qu’un autre, le capitalisme est fondamentalement un système de domination et plus précisément, de prédation où une partie de la communauté est vu comme un outil pour son usage personnel et dont il faut trouver le moyen de s’assurer de sa soumission, servilité. Autrement dit, seule la forme change. L’élite prédatrice de l’ancien régime utilisait la souveraineté, celle du régime actuel utilise la propriété, mais celui qui ne voit pas l’économie en terme de rapport de domination et d’exploitation ne peut s’appuyer ni sur la souveraineté nationale, ni sur la propriété des moyens de productions, seulement sur la responsabilité.

      Je reprends un extrait de ce que dit ce Cédric Durant «  »Si le mot capitaliste est en usage au moins depuis le XVIIe siècle pour désigner une personne qui possède de grandes richesses, en particulier sous forme d’argent"

      Or, la monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie détenue sur autrui et donc, à dédier à autrui, c’est ce que Marx va mettre en lumière, mais déjà, Adam Smith l’avait très bien montré. Bref, celui qui détient la monnaie, détient le capital en terme de temps de vie que ceux qui ne disposent pas de monnaie ou trop peu pour leur propre besoins sont prêt à exécuter ce que leur demande le détenteur de la monnaie. Car comme le soulignait Smith, ce qui coûte, c’est l’extraction, la transformation des matières pour en faire des richesses à l’usage humaine. Tout comme un palace sans domestique est une aliénation et non une richesse.

      Bref, tout part de la confusion entre le fond et la forme. Le fond est un invariant, peu importe l’échelle ou l’époque, seule la forme change.


    • Luniterre Luniterre 3 septembre 12:04

      @Hervé Hum

      Comme déjà vu vous ne faites que jouer sur les mots et sur l’insulte, et qui plus est, en vous répétant sur la base de votre logique absurde selon laquelle la société de domination de classe serait invariante depuis le néolithique, comme vous le confirmez dans votre post du 01/09/2026 à 17:25 :

      « Par définition, le capitalisme repose sur la prise de pouvoir personnel sur la communauté, il s’applique donc dès l’instant où un individu prend le pouvoir sur la communauté, donc, même à l’époque néolithique, mais il est vrai qu’à cet instant là, le mot n’existe pas, seulement le principe de prise de pouvoir personnel. »

      A partir d’une conception aussi simpliste et réductrice de l’histoire de l’évolution de la société humaine, il n’y a effectivement pas de débat possible, et en réduisant l’IA à un simple « outil » vous en faites donc une sorte de version améliorée de la hache de pierre polie, mais sans guère plus de fonction en termes d’évolution sociétale...

      Vous êtes dans la négation du réel et de l’évolution des classes sociales en fonction de l’évolution des moyens de production et des rapports sociaux qui en découlent, en fonction.

      C’est pourquoi il me semble révélateur de mettre en parallèle votre propre citation avec celle de Cédric Durand, dont je ne suis pas du tout un inconditionnel, pas plus que d’autres, mais qui apporte quelques éléments de réflexion utile, comme en son temps Henri Pirenne, par exemple, qui a fait des recherches qui me semblent être restées déterminantes concernant l’émergence de la bourgeoisie.

      D’autres historiens se sont plus spécialement consacrés à l’analyse de la dite « révolution féodale » qui a tout de même jeté les bases de notre société européenne occidentale.

      Evidemment, pour vous, tout ça c’est quasiment du pareil au même et n’est jamais qu’une occasion de plus de réciter votre chapelet d’insultes et d’arguments répétitifs sur l’universalité du « capitalisme », depuis la hache de pierre jusqu’à l’intelligence artificielle.

      C’est une vision tellement simpliste et absurde de la réalité qu’il n’y a effectivement pas d’argument possible pour vous dessiller de cette illusion d’optique qui est tout à fait comparable à une approche idéaliste mystique parfaitement dogmatique de la réalité, et donc de nature et de type profondément religieuse, et donc le reflet d’une inaptitude profonde à affronter l’évolution de la réalité, ce que vous confirmez pour finir :

      « Le fond est un invariant, peu importe l’échelle ou l’époque, seule la forme change. »

      Effectivement, ainsi, pour vous, tout est dit...

      Les croyances ne prospèrent et ne survivent qu’en s’excluant les unes les autres au nom du dogme, et c’est exactement ce que vous faites en rejetant aussi bien l’évidence de mon argumentation que celle des auteurs cités ici, Durand ou autres...

      Vous êtes à vous même votre propre chapelle et elle est effectivement d’autant plus « solide », mais en fait, plutôt aussi dogmatique que tant d’autres, que vous vous bornez à répéter votre propre crédo sur la « domination capitaliste du néolithique à l’époque de l’IA », argument qui clos donc nécessairement le débat, sauf à tourner en boucle indéfiniment...

      Il me semble que le lecteur a suffisamment de pistes de réflexion et de recherches, avec les liens et les références citées, s’il veut approfondir par lui-même, et non pas se rassurer mentalement avec une argumentation difficilement à hauteur de comptoir de bar.

      Luniterre


    • Luniterre Luniterre 3 septembre 12:58

      @Hervé Hum

      Accessoirement, mais ce qui vous a donc échappé, tendant à prouver que vous n’avez pas lu les posts jusqu’au bout avant « d’attaquer » avec la répétition de votre « crédo », ils ne se contentent pas de citer l’extrait de Durand, mais se proposent au contraire de prolonger son raisonnement par une suite de points précis fléchés selon un ordre logique qui vous dépasse donc effectivement !

      Revoir donc >>>

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/d-un-kollabo-l-autre-test-271656#forum6942665

      ...qui fait suite à >>>

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/d-un-kollabo-l-autre-test-271656#forum6942639

      Luniterre


    • Luniterre Luniterre 3 septembre 15:25

      @Hervé Hum

      De plus, comme déjà précisé auparavant je ne suis qu’un lecteur très occasionnel de Durand, ce qui n’est qu’une occasion parmi d’autres d’élargir le champ de la réflexion.

      J’ai donc récemment découvert, par exemple, Ingo Piepers :

      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/1945-2026-de-nagasaki-a-gaza-une-continuite-criminelle-systemique-edition-agoravox-piepers-en-traduction-fr.html

      ... mais aussi redécouvert le belge Henri Pirenne, certainement un des plus grands historiens modernes, et une plume de grand talent littéraire, en plus.

      Egalement à nouveau promu par mes soins sur AgoraVox, il y a eu Ilya Prigogine, Prix Nobel de Chimie en 1977, et qui m’a également amené aux travaux et recherches de Roderick Dewar, par exemple.

      Concernant l’histoire de l’économie contemporaine il y a aussi Richard Werner, à la fois intervenant et auteur, qui me paraît essentiel, etc...

      A ne pas confondre avec Werner Heisenberg un des plus grands physiciens de son temps, et également philosophe et épistémologue essentiel de notre temps.

      Bref, quelques liens pour le lecteur curieux de passage :

      https://cieldefrance.eklablog.com/2025/03/ilya-prigogine-et-il-y-a-le-temps.et-le-bon-cote-de-l-entropie

      .

      https://cieldefrance.eklablog.com/2025/03/l-entropie-et-la-vie-une-dialectique-elements-d-etude-utiles-au-debat.html

      .

      Richard Werner, « père spirituel » du Quantitative Easing et « apprenti sorcier » du banco-centralisme

      https://cieldefrance.eklablog.com/richard-werner-pere-spirituel-du-quantitative-easing-et-apprenti-sorci-a215699895

      .

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/werner-heisenberg-le-manuscrit-de1942-emergence-dialectique-des-strates-de-realite/

      .

      Luniterre


  • Octave Lebel Octave Lebel 1er septembre 10:27

    Alors comme ça on a pris les lecteurs d’Agoravox pour des imbéciles.

    J’ai toujours dit que le vernis de l’extrême-droite était mince et maintenant il craque de plus en plus au fur et à mesure qu’elle est contrainte de se démasquer dans sa course aux meilleures places avec ses partenaires/concurrents de coalition et surtout vis-vis (il faut bien donner des gages à l’oligarchie ) de son électorat de la classe populaire et moyenne qui est en train de se sauver en voyant quels intérêts sont ici en réalité défendus (je reconnais qu’ il n’est pas facile de se sortir d’un tel nœud de contradictions). Vous en êtes un petit exemple. Il y a d’autres ici qui sont plus bluffeurs que vous, d’autres d’imbattables tapageurs et d’autres encore d’inarrêtables rabâcheurs un peu obsessionnels . Vous êtes de ceux qui ont joué un temps comme vous pouviez l’ambiguïté avec des réflexions que l’on aurait pu entendre à gauche afin de nous illusionner sur la dimension sociale de la famille. Comme un renard qui jette du grain aux poules. Mais voilà, nos concitoyens n’ont pas des cervelles de poules et ont compris, un peu grâce à votre aide et à vos semblables et vos méthodes d’aigrefin à quoi ils avaient affaire. Du coup vous videz sur le trottoir une vieille boîte de vieux mensonges usés jusqu’à la corde au cas où il y aurait quelques poules de passage.J’ai depuis longtemps dit que vous paieriez cher l’addition d’avoir pris vos concitoyens de la classe populaire et moyenne pour des imbéciles. Votre famille politique l’a largement mérité.Et sans circonstances atténuantes il me semble.Et cette fois elle n’aura pas affaire à des juges mais à ses concitoyens de la classe populaire et moyenne qui ne veulent pas payer la dette que l’oligarchie qu’elle protège a creusé tout en prenant des intérêts dessus.Se foutre de nous à ce point là, c’est un peu trop, non ?


    • Luniterre Luniterre 1er septembre 12:26

      @Octave Lebel

      En résumé, en 2005 Mélenchon se fait le « champion » de l’indépendance nationale en prétendant s’opposer à la nouvelle constitution de l’UE.

      En 2012 il a déjà « oublié » pour l’essentiel, son pseudo « indépendantisme » de 2005 et quémande le rachat des titres de notre dette publique par la BCE.

      En 2017, alors que son vœux de rachat des titres a déjà été exaucé depuis 2015 par le Quantitative Easing de la BCE, il quémande un « emprunt » supplémentaire de 100 Milliards auprès de la BCE.

      En 2022 il propose un programme basé sur un déficit encore accru de notre « balance » budgétaire, tout en espérant obtenir que la BCE s’assoie sur la dette qu’elle a déjà rachetée...

      Pour 2027, bis repetita...

      Qui prend qui pour des cons, si ce n’est votre « maître à penser » à l’égard des français simplement lucides ???

      Bien entendu il y a toujours de « rêveurs » pour écouter les sirènes de la démagogie, ça c’est vu dans le passé et ça se voit encore aujourd’hui, mais la leçon évidente de l’histoire est qu’il vaut mieux que les démagogues n’arrivent pas au pouvoir, sauf à accepter de le payer d’un réveil brutal, et bien souvent, mortel pour les populations, et surtout, celles qui sont déjà les plus pauvres.

      Le problème, aujourd’hui, reste de construire une véritable alternative, qui n’existe pas encore, et évidemment pas, sous la forme de Mélenchon !

      Luniterre


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