Commentaire de Luniterre
sur D'un kollabo l'autre : test « comparatif historique » Mélenchon Vs Doriot...
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@ddacoudre
Vous tentez de vous démarquer des discours « anticapitalistes » du NPA et de LO, mais le point commun que vous revendiquez avec eux reste une prétendue critique radicale du capitalisme. Or la réalité qui vous échappe, à vous comme à eux, est que vous n’examinez la réalité qu’à travers, précisément, une prétendue idéologie anticapitaliste. Votre regard ne s’arrête donc que sur les aspects de la réalité qui peuvent conforter votre approche idéologique.
Non que le capitalisme ait tout à fait disparu, si l’on considère par exemple la Chine, qui exploite encore plus de 200 millions de travailleurs « mingongs », mais le fait est néanmoins que globalement sa population vieillit comme la nôtre et que pour dominer le monde elle compte désormais bien davantage sur son industrie robotique et robotisée...
Elle ne peut dominer qu’en contrôlant le commerce mondialisé de la production robotisée. C’est déjà, pour l’essentiel, une domination du capital fixe robotique et robotisé, et non plus une domination basée sur l’extraction de la plus-value générée par le travail humain productif, en voie de disparition. Exit le capitalisme, donc, déjà, au regard de l’histoire.
Et même s’il reste encore un peu de plus-value à extraire du secteur tertiaire, ce n’est clairement pas là dessus que misent les banco-centralistes qui contrôlent les flux de l’économie mondialisée.
Leur pouvoir et leur fortune, fondée essentiellement sur la dette publique et privée, repose sur les flux mondialisés générés par ce capital fixe robotique et robotisé.
Accessoirement, dans la mesure où vous semblez « évacuer » cette problématique pourtant humainement vitale de votre approche, c’est bien cette contrainte du pouvoir mondialiste qui est en train de détruire la planète...
En revenir à des économies aussi endogènes que possible au niveau des communautés nationales, et même régionales, selon les cas et les circonstances, c’est donc bien un objectif de survie sociale et même tout simplement humaine.
Sans pour autant prôner une évidemment impossible autarcie absolue. C’est pourquoi une nouvelle approche des relations internationales, type « Charte de la Havane », me paraît de nature à ramener la société à des dimensions précisément humaines, et au sein desquelles de nouvelles formes de démocratie, utilisant positivement les moyens de communication et d’échanges modernes, pourront tisser de nouvelles relations sociales et économiques, qui restent à inventer, sans radoter les idéologies des siècles passés.
Luniterre
