Commentaire de Enki
sur Le mal dominant
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Vous êtes sans doute plein de bonne volonté. Mais vous êtes tellement chargé de poncifs que vous ne voyez pas les contradictions permanentes dans votre texte qui part dans tous les sens. Oui, l’entame est brutale et oui, je suis un mec, bah...
Vous commencez par :
Les débats sur le masculinisme ou l’usage de la violence qui serait associé au genre sont marqués par de nombreuses idées reçues.
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Pourtant plus bas, dans le chapitre « Les femmes sont-elles moins violentes », vous démontrez sans conteste avec les chiffres que les hommes sont plus violents que les femmes.
Et vous confirmez vous-même :
Commençons par la biologie. La testostérone est à l’origine d’une stature plus massive. Elle favorise également la force physique et les comportements de domination.
Mais, nouveau tête à queue plus loin :
Le masculinisme s’appuie sur des mythes infirmés par les connaissances scientifiques actuelles. Le patriarcat est une construction sociale et non une fatalité biologique.
Et la girouette tourne encore la phrase juste après :
Les femmes sont globalement moins violentes que les hommes (...)
Tout le reste à l’avenant, il serait fastidieux d’éplucher toutes les contradictions.
Les hommes ont plus de force physique que les femmes, sinon, on n’aurait pas séparé les sexes aux épreuves sportives. On est proche des bonobos pacifiques, tout autant des chimpanzés qui se font des vendettas et des guerres. Et on n’a jamais vu dans le règne animal des femelles se battre pour choisir leurs mâles. Des hommes plus violents que les femmes, ce n’est pas une construction sociale, mais une réalité anatomique, biologique.
Vous pouvez dire « Oh, ce n’est pas joli ! », mais pas « Oh, ce n’est pas vrai ! » : ce n’est pas pareil.
En ce sens, des aspects nobles, comme le courage, l’esprit de protection, l’usage parfois inévitable de la force ou la paternité pourraient être mis en avant. Cela revient à comprendre que la puissance peut être placée au service de la bienveillance. C’est un nouveau récit, restant attrayant, qu’il est nécessaire de promouvoir.
La virilité protectrice est au contraire un très vieil archétype.
Les hommes ont besoin de douceur et ce sont les femmes qui l’apportent, c’est féminin. Ce n’est justement pas en détruisant les femmes ,le féminin, que l’homme peut trouver la douceur qui lui manque. Un vrai mec, un viril, ça n’agresse pas, ça protège le féminin qui est vulnérable (y compris contre ce qui l’agresse).
On est bien d’accord qu’il y a des hommes efféminés et des femmes violentes. Mais les polarités masculin/féminin font la santé d’une société et il faut veiller à maintenir ce complémentaire.
