mardi 1er septembre - par Osirys-JPP

Le mal dominant

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Les débats sur le masculinisme ou l’usage de la violence qui serait associé au genre sont marqués par de nombreuses idées reçues. Mais ici, l’éthologie et la sociologie nous donnent quelques réponses étayées introduisant d’importantes nuances sur le sujet. Voyons cela selon plusieurs axes pour, peut-être, montrer comment nous pourrions tendre vers des sociétés moins brutales.

 

Les mouvements masculinistes

Ils sont nombreux et les idées qu’ils défendent sont multiples, mais centrées sur quelques constantes idéologiques tournées vers la misogynie. En particulier ressort un sentiment de victimisation. Il serait la conséquence d’une oppression par le féminisme qui serait relayée par les médias et les institutions. Viennent ensuite la négation ou la minimisation des violences faites aux femmes, la mise en avant d’une «  nature masculine  » légitimant la force et la domination, le rejet de toute égalité de genre et l’opposition aux droits des femmes, comme l’avortement ou la contraception. Dans le monde, des millions d’abonnés suivent des conversations liées au masculinisme sur les plates-formes en ligne. Ces mouvements se retrouvent donc essentiellement sur les réseaux, mais aussi au sein d’associations. Ils sont minoritaires dans l’ensemble de la société, mais connaissent une influence croissante. Ils ont même été à l’origine d’un attentat inspiré par les thèses qu’ils défendent (Marc Lépine au Canada en 1989).

Ainsi, en France : 17 % de la population, dont 2/3 d’hommes, adhèrent à une sorte de sexisme hostile. De plus, 28 % des hommes de 25 à 34 ans pensent que «  les garçons sont davantage faits pour être patrons  ». Enfin, 52 % des sondés de sexe masculin estiment que «  l’on s’acharne sur eux  ». Sur ce point, s’il existe bien des messages agressifs ou haineux envers les hommes, ils restent limités à certains espaces et ne représentent pas une sensibilité générale. On observe plutôt une tendance à la polarisation du discours avec des propos féministes ou masculinistes marqués, et, ce, dès le collège. Quoi qu’il en soit, toute forme de bien-pensance qui voudrait que le masculin soit oppresseur et le féminin victime par défaut ne peut que contribuer à élargir le malentendu.

Paradoxalement, des femmes défendent aussi des positions comparables, comme les Trad wives, qui soutiennent que la place d’une épouse est au foyer, se faisant un devoir d’être bien pomponnée, au service de son mari et de ses enfants.

Mais ces idéologies sont en contradiction avec le consensus scientifique actuel sur la question. D’abord, le patriarcat n’est pas naturellement imposé. Par exemple, les bonobos, qui sont génétiquement nos plus proches parents avec les chimpanzés, vivent dans une société matriarcale et pacifique. La chose est donc bien possible chez les primates. La domination masculine n’est alors pas inscrite dans la génétique. D’ailleurs, de ce que l’on en sait aujourd’hui, les premiers groupes de chasseurs-cueilleurs auraient été relativement égalitaires. Ils auraient bien connu une division du travail par sexe, mais peu de hiérarchie rigide. Bien entendu, il est indéniable qu’il existe dans la nature des caractères nettement différents entre mâles et femelles. Toutefois, ce qui fait l’essentiel de la spécificité humaine par rapport aux autres animaux, hormis le degré de complexité de ce que nous accomplissons, tient à la possibilité que nous avons de ne pas nous soumettre à notre condition. Nous avons un choix dans nos comportements. De ce point de vue, même si nous restons des grands singes, c’est bien notre culture qui fera de nous un cas très particulier.

Le patriarcat serait donc plutôt apparu au néolithique après plusieurs évolutions. Avec l’agriculture et l’élevage, les hommes ont mieux contrôlé les moyens de production et cherché à transmettre leur patrimoine à leurs enfants. En ce sens, ils auraient commencé à imposer des restrictions sexuelles aux femmes afin de garantir leur paternité. Avec des conflits plus fréquents, la domination masculine se serait renforcée, car donnant un avantage dans les combats. Le travail féminin s’est alors trouvé moins valorisé. Les religions ont ensuite justifié cette suprématie en la présentant comme naturelle et divine. Ainsi, le Code d’Hammourabi, la Bible et le Coran établissent clairement une hiérarchie de genre. La supériorité masculine est définie au plan juridique dans les lois babyloniennes. Elle est légitimée par la théologie dans les récits de création (la femme est engendrée à partir de l’homme). Enfin, elle est promue par de nombreux paragraphes qui élèvent ouvertement le masculin au-dessus du féminin. Ces écrits ont été produits dans des contextes historiques particuliers et pourraient être analysés en ce sens, mais certains croyants les prennent au pied de la lettre. Il est alors difficile de concilier ce qui possède une dimension sacrée pour des milliards de fidèles avec ce qui apparaît comme la nécessaire déconstruction d’une vision anachronique. Celle-ci pouvait, dans un certain sens, se comprendre chez des bergers nomades du désert vivant il y a plusieurs milliers d’années, mais n’a plus de raisons d’être aujourd’hui. En ce sens, on pourrait envisager de réinterpréter les textes saints, de réformer les institutions religieuses, d’écouter le vécu de toutes les personnes de foi et de créer des lieux de dialogue pour que se rencontrent des mondes qui s’ignorent.

Enfin, des structures comme la famille sont venues légitimer la position du père en tant que chef. Finalement, le patriarcat est donc plutôt un phénomène historique et culturel. Il ne découle d’aucune loi naturelle incontournable.

 

Vers une masculinité plus positive

Ce dont il a été question jusqu’à présent s’apparente à un masculinisme radical qui s’identifie souvent à un mouvement politique réactionnaire dont l’objectif est de s’opposer aux avancées féministes en restaurant un patriarcat affirmé. Mais cela ne doit pas occulter le fait que les hommes peuvent avoir des préoccupations parfois légitimes. Celles-ci sont instrumentalisées par les groupes d’extrémistes, mais elles n’en sont pas moins vraies pour autant.

Parlons, par exemple, des pères divorcés qui expriment un malaise réel quant à la garde des enfants. Évoquons ensuite le coût que peut avoir la virilité pour certains. L’endurance et la compétition associées au schéma sociétal masculin peuvent être difficiles à assurer et à supporter sur la durée. Il en va de même pour ce qui est des émotions à cacher. Ainsi :

  • Le taux de suicide est beaucoup plus élevé chez les hommes que chez les femmes

  • 70 % des SDF sont de sexe masculin

  • L’espérance de vie des hommes est plus courte

  • Ceux-ci sont aussi concernés par 90 % des décès professionnels

Une autre source de souffrance provient, pour certains, d’une perte de repères quant à l’évolution des rôles entre les genres. Il conviendrait alors de définir une masculinité plus épanouissante.

En ce sens, des aspects nobles, comme le courage, l’esprit de protection, l’usage parfois inévitable de la force ou la paternité pourraient être mis en avant. Cela revient à comprendre que la puissance peut être placée au service de la bienveillance. C’est un nouveau récit, restant attrayant, qu’il est nécessaire de promouvoir. Il s’agit d’engager les garçons vers une démarche personnelle orientée vers une action sociale positive et un futur plus égalitaire. L’homme sûr serait celui qui sait écouter et agir selon ses valeurs, sans se plier aux pressions du groupe. L’empathie n’a pas à être perçue comme un handicap et le changement devrait porter sur la coopération plutôt que sur la confrontation.

Mais il existe des freins à cette évolution, tels que l’origine ethnique, la culture, la religion, le milieu, ou l’orientation sexuelle. Des stéréotypes sur la virilité, comme celui qui voudrait que les noirs soient plus performants sur ce point, autant qu’une certaine forme de déclassement social posent aussi problème. Face à cela, certains chercheront à accentuer le caractère mâle censé constituer leur identité. Le corps devient un capital central et il faudra démontrer sa force physique, supporter la douleur et endurer un «  travail d’homme  ». Se tourner vers d’autres valeurs, même plus positives, peut alors apparaître sous la forme d’un renoncement et d’un choix de faiblesse. C’est prendre le risque de paraître efféminé aux yeux du groupe. Les résistances sont donc multiples et complexes et il n’y a pas de remède miracle ici.

 

Les femmes sont-elles moins violentes

Sur ce point, les chiffres sont accablants.

  • 90 % des homicides sont commis par des hommes,

  • la proportion est comparable pour les violences physiques graves,

  • ainsi que pour la quasi-totalité des agressions sexuelles (98 % des viols en France).

  • Les tueries de masse sont presque exclusivement perpétrées par des hommes

  • 74 % des victimes de violences conjugales sont des femmes

  • Les groupes terroristes comme Daech ou Al-Qaïda sont composés très majoritairement d’hommes, surtout chez les combattants

  • Les conflits armés sont essentiellement déclenchés et menés par des hommes (85 à 95 % des soldats et plus de 90 % des hauts gradés sont de sexe masculin)

Cela s’explique de plusieurs façons. Commençons par la biologie. La testostérone est à l’origine d’une stature plus massive. Elle favorise également la force physique et les comportements de domination. Vient ensuite la socialisation qui éduque les garçons à la compétition ou à l’occultation de leurs affects, débouchant sur une culture de la virilité où la masculinité est associée à l’emprise et à la combativité.

Cependant, il reste indéniable que certaines femmes peuvent être tout aussi brutales, bien que ce soit statistiquement rare, ainsi que nous l’avons vu. De même, elles peuvent faire preuve de violence psychologique, comme des manipulations ou des rumeurs.

Alors, oui, les filles sont globalement moins agressives. Les données le confirment sans aucune ambiguïté. La bibliologie y est pour une part, mais l’explication est surtout culturelle. C’est bien la socialisation qui joue ici un rôle déterminant.

Tout cela ne doit cependant pas occulter le fait que le genre n’est pas l’unique facteur qui entre en jeu dans les comportements violents. Au-delà de ce seul critère, il faudrait faire état de la pauvreté et des inégalités, de l’instabilité sociale ou du faible niveau d’éducation. Mais aussi d’une psychologie ou d’une santé mentale défaillante conduisant à un contrôle de soi insuffisant. Cette maîtrise pouvant encore être réduite avec la consommation de certaines substances. Enfin, la présence d’armes et l’exposition à la violence peuvent déclencher ou aggraver les choses.

 

Si les femmes dirigeaient les nations, y aurait-il moins de guerres  ?

Pour commencer, il faut noter qu’elles sont sous-représentées dans les institutions de pouvoir. En 2026, elles ne constituent que 27,5 % des parlementaires dans le monde et 22,4 % des ministres. À ce jour, seuls 16 pays sur 193 membres de l’ONU ont des chefs d’État de sexe féminin, soit 8,2 %.

En dépit de cela, l’impact des femmes sur la paix est bien réel. Ainsi, la résolution 1325 de l’ONU reconnaît leur rôle clé dans la prévention des affrontements, la médiation et la reconstruction. Les accords de paix comprenant des participantes durent plus longtemps et comportent des aspects plus inclusifs. De même, les États avec une forte présence féminine en politique sont moins impliqués dans des conflits armés et ont tendance à augmenter les budgets destinés à l’éducation et la santé. Nous disposons également d’exemples concrets où cette tendance se dessine.

  • Au Rwanda, après le génocide de 1994, les femmes, qui représentaient plus de 60 % du parlement, ont joué un rôle central dans la reconstruction et la réconciliation intérieure.

  • L’Islande, pays le plus avancé au monde en matière d’égalité de genre, bien que rattaché à l’OTAN, mène une politique étrangère peu militarisée et reste favorable à une coopération internationale.

  • La Nouvelle-Zélande, sous la direction de Jacinda Ardern, a mis l’accent sur le désarmement nucléaire et développé une diplomatie coopérative

Il y a toutefois des limites à ce qui précède et des contre-exemples peuvent être mis en avant.

Certaines femmes au pouvoir ont mené des politiques guerrières, comme Margaret Thatcher ou Golda Meir. Ensuite, des systèmes patriarcaux bien implantés et certaines décisions structurelles engagées sur le long terme peuvent restreindre la capacité à changer les choses.

La conclusion ne peut alors être qu’en demi-teinte sur ce point. Le genre à lui seul ne suffit pas et c’est donc une diversité dans le leadership qu’il faudrait plutôt rechercher si l’on vise des sociétés plus sereines.

 

La mise en avant de valeurs masculines

De plus en plus de personnages féminins reflétant une certaine ambivalence se rencontrent dans les séries ou les récits actuels. L’évolution est ici à la fois progressiste et conservatrice. D’un côté, on cherche à révéler un modèle plus équilibré montrant des femmes actives, indépendantes, puissantes, stratèges ou guerrières, loin de la vision traditionnelle qui est censée les représenter. Ces nouvelles héroïnes s’approprient une forme de pouvoir qui était réservé aux hommes. Et c’est là que le bât blesse. En adoptant des traits comme l’agressivité ou la domination, elles ne font que conforter une norme qui est précisément celle qui peut être source d’oppression. Comme si la seule voie conduisant à l’émancipation ne pouvait passer que par l’imitation d’archétypes virils. Ce qui est alors une standardisation efface les nuances au profit d’une force qui ne se mesure que selon des critères patriarcaux. Les structures en elles-mêmes ne sont jamais remises en cause.

Plutôt que de copier les schémas masculins discutables, il serait préférable d’introduire une vision multidimensionnelle où l’empathie et la coopération pourraient devenir des facteurs de puissance à part entière. Le pouvoir pourrait aussi résider dans la création avec l’art et l’invention de nouveaux modèles. La force ne se mesurerait plus à la capacité de dominer, mais à la volonté de changer les règles du jeu.

 

Le pragmatisme : la virilité coûte cher

Lucille Peytavin, dans son ouvrage sur le coût de la virilité, met ensuite l’accent sur la dépense publique induite par les comportements mâles. Ceux-là mêmes que valorise toute une construction sociale. Nous avons vu qu’il existe une nette surreprésentation masculine dans les agissements violents. C’est également le cas en ce qui concerne les conduites à risque. Un conditionnement fort pousse les hommes à adopter des attitudes dommageables pour eux-mêmes et pour autrui. Ainsi, 84 % des auteurs d’accidents mortels, 96 % des détenus en maisons d’arrêt et plus de 90 % des personnes jugées en cour d’assise sont des hommes. La conséquence en est une sur-sollicitation de services publics, tels que la police, la justice, l’administration pénitentiaire ou les structures de secours. Puis s’ajoutent les frais de santé et les destructions matérielles qui font grimper le prix des contrats d’assurance. La facture est difficile à chiffrer précisément, mais il est clair qu’elle se mesure en milliards d’euros. Alors, si l’on apprenait enfin aux garçons à devenir un peu plus paisibles, non seulement le monde serait plus sûr, mais nous paierions moins d’impôts  !

 

Vers une société moins violente et plus égalitaire

Le masculinisme s’appuie sur des mythes infirmés par les connaissances scientifiques actuelles. Le patriarcat est une construction sociale et non une fatalité biologique. Les femmes sont globalement moins violentes que les hommes et un meilleur équilibre entre les genres parmi les dirigeants conduirait assurément à une société plus pacifique.

Plusieurs axes pourraient ainsi se dessiner. D’abord, promouvoir une représentation paritaire dans les entreprises et dans les institutions publiques. Ensuite, faire évoluer les normes culturelles en cessant de glorifier la force masculine. Enfin, prendre en compte la dimension genrée de la délinquance au lieu de tenir des discours xénophobes ou simplistes. Il n’est alors certainement pas judicieux de remplacer des hommes par des femmes au pouvoir. Il faudrait plutôt le partager équitablement.

Il convient avant tout de délégitimer la violence associée à une affirmation de masculinité. Mais aussi, d’agir de sorte que la coopération l’emporte sur la domination. Et tout cela n’a rien à voir avec le sexe ou le genre, et une écriture inclusive est sans effet sur ce point.

 

Conclusion

Le patriarcat, comme le devoir donné aux garçons d’être virils, sont donc avant tout des idéologies. Elles mettent en avant une spécification masculine fondée sur la quête de domination, le pouvoir, la compétition, la force, la violence et des alliances établies sur le seul intérêt. Mais cela ne résulte d’aucune loi naturelle incontournable. La lutte pour la vie qu’un mâle se devrait d’incarner n’est alors qu’une question de choix.

Heureusement, une tendance favorable se fait jour avec des hommes et femmes qui adhèrent d’ores et déjà à des valeurs toutes autres. Celles qui s’articulent autour d’un vivre ensemble plus serein et convivial. Tout cela sans rechercher l’opposition, mais la complémentarité. En effet, il est possible d’être incontestablement un garçon avec «  tout ce qu’il faut, où il faut  » tout en ayant le courage de se repenser soi-même par la remise en cause de dogmes socialement établis. De là, il devient naturel de respecter les femmes et de les considérer au quotidien comme des égales en tout point. En effet, l’approche qu’elles ont de l’existence peut être un complément précieux à ce que seraient des traits de caractère purement masculins.

Pour conclure, il faudrait éviter la caricature. La fille, elle est pas toujours gentille, et le garçon, il est pas toujours méchant. Le monde est fait d’innombrables nuances beaucoup plus subtiles.

 

 

Quelques sources

 

 
Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes - Rapport - Sénat
L'essor du masculinisme (3/3) : neuf thèses de la propagande misogyne débunkées - France 24
Microsoft Word - GSH2019_Booklet 5_L_layout_4July - 8872_5.64.globalreport-gender-relatedkillingofwomenandgirls-2019.pdf
Question - Guichet du Savoir
Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes - Rapport - Sénat
CAVACS FRANCE - Le masculinisme
Microsoft Word - Booklet2_forLayout_clean_july17 - Booklet2.pdf
Insécurité et délinquance en 2024 : bilan statistique et atlas départemental / Actualités / Interstats - Ministère de l'Intérieur
Faits et chiffres : Les femmes, la paix et la sécurité | Notre travail | ONU Femmes
Les femmes en politique : 2026 | Digital library : Publications | UN Women Knowledge portal
Avec seulement 1 pays sur 7 dirigé par une femme, le pouvoir politique mondial reste dominé par les hommes | ONU Femmes
L'index de féminisation du pouvoir 2026 - Oxfam France
SSMSI-BA2024.pdf
Résolution 1325 ONU
Épidémiologie France Suicides – Infosuicide.org
« L’homme ne peut pas être victime » : comment les discours masculinistes gagnent les collèges et lycées

 


6 réactions


  • Enki Enki 1er septembre 12:17

    Vous êtes sans doute plein de bonne volonté. Mais vous êtes tellement chargé de poncifs que vous ne voyez pas les contradictions permanentes dans votre texte qui part dans tous les sens. Oui, l’entame est brutale et oui, je suis un mec, bah...

    Vous commencez par :

    Les débats sur le masculinisme ou l’usage de la violence qui serait associé au genre sont marqués par de nombreuses idées reçues.

    .
    Pourtant plus bas, dans le chapitre « Les femmes sont-elles moins violentes », vous démontrez sans conteste avec les chiffres que les hommes sont plus violents que les femmes.
    Et vous confirmez vous-même :

    Commençons par la biologie. La testostérone est à l’origine d’une stature plus massive. Elle favorise également la force physique et les comportements de domination.


    Mais, nouveau tête à queue plus loin :

    Le masculinisme s’appuie sur des mythes infirmés par les connaissances scientifiques actuelles. Le patriarcat est une construction sociale et non une fatalité biologique.


    Et la girouette tourne encore la phrase juste après :

    Les femmes sont globalement moins violentes que les hommes (...)

    Tout le reste à l’avenant, il serait fastidieux d’éplucher toutes les contradictions.

    Les hommes ont plus de force physique que les femmes, sinon, on n’aurait pas séparé les sexes aux épreuves sportives. On est proche des bonobos pacifiques, tout autant des chimpanzés qui se font des vendettas et des guerres. Et on n’a jamais vu dans le règne animal des femelles se battre pour choisir leurs mâles. Des hommes plus violents que les femmes, ce n’est pas une construction sociale, mais une réalité anatomique, biologique.
    Vous pouvez dire « Oh, ce n’est pas joli ! », mais pas « Oh, ce n’est pas vrai ! » : ce n’est pas pareil.

    En ce sens, des aspects nobles, comme le courage, l’esprit de protection, l’usage parfois inévitable de la force ou la paternité pourraient être mis en avant. Cela revient à comprendre que la puissance peut être placée au service de la bienveillance. C’est un nouveau récit, restant attrayant, qu’il est nécessaire de promouvoir.


    La virilité protectrice est au contraire un très vieil archétype.
    Les hommes ont besoin de douceur et ce sont les femmes qui l’apportent, c’est féminin. Ce n’est justement pas en détruisant les femmes ,le féminin, que l’homme peut trouver la douceur qui lui manque. Un vrai mec, un viril, ça n’agresse pas, ça protège le féminin qui est vulnérable (y compris contre ce qui l’agresse).
    On est bien d’accord qu’il y a des hommes efféminés et des femmes violentes. Mais les polarités masculin/féminin font la santé d’une société et il faut veiller à maintenir ce complémentaire.


    • Hector Hector 1er septembre 13:26

      @Enki

      Bien sûr, vous avez raison et je voudrais reprendre votre dernière phrase et la porter haut dans ce débat stupide de l’égalité Homme/Femme, bien que tout le dernier paragraphe soit lui aussi vraiment très important :

      « les polarités masculin/féminin font la santé d’une société et il faut veiller à maintenir cette complémentarité. »

      Nous sommes complémentaires et nous ne serons jamais égaux. Mais c’est tellement mieux d’avoir des vocations différentes. La conception ne se fait-elle pas à deux ?

      Dénaturer les fonctions est difficile voire impossible et ce combat est perdu d’avance sauf interventions chimiques, chirurgicales ou psychologiques, mais c’est toujours accompagné d’un profond malaise, personnel et sociétal.


    • Enki Enki 1er septembre 13:55

      @Hector

      Nous sommes complémentaires et nous ne serons jamais égaux.

      Si, les femmes et les hommes sont égaux en droits, autorité, capacité de décision. Je trouve indécent, laid, triste, sordide que les femmes n’aient pas le même droit à exister sur terre que les hommes.

      Complémentaire veut dire que les hommes et les femmes ne sont pas identiques, pas interchangeables. Les hommes ont besoin des femmes pour être des hommes, pas simplement sexuellement, aussi pour que le masculin existe. Les femmes ont exactement le même besoin inverse.


  • sylvain sylvain 1er septembre 12:18

    C’est propre.

    Mais ca me laisse l’impression de ne pas etre rentre dans le sujet. Je veux pas dire que c’est nul, bien sur il faut que ces choses changent. Un pays ou je ne sais combien de millions de personnes ont ete victimes de viol ou d’inceste c’est pas acceptable. Et ca passe au moins en partie par ce qui est dit dans l’article.

    Mais par exemple, quel est le ressort social de l’explosion du masculinisme ?? ca fait des decennies qu’il y a des mouvements feministes consequents, des changements majeurs, et ca n’engendrait pas ca.

    Une bonne partie des mouvements feministes pose l’homme, plus encore l’homme blanc, encore mieux l’homme blanc cis comme gardien du mal. C’est a dire qu’il est la source de tout le mal, etranger a tout le bien, pose comme tout puissant et pourtant unanimement deteste. C’est devenu une figure luciferienne. Quelle est la suite quand on a pose ca ?


    • pierre 1er septembre 12:27

      @sylvain

      cela ressemble aux articles de Lafrenaie sur le même sujet. Le masculinisme et les incels ne démarrent pas du tout en Europe et « ils » veulent l’importer.


  • ZenZoe ZenZoe 1er septembre 13:58

    La masculinité toxique... C’est dommage d’avoir voulu faire dire à cette expression que les hommes sont juste de grosses brutes, et qu’il s’agit d’une guerre entre hommes et femmes (je parle en général, pas de vous).

    Je crois qu’on aurait du y voir plutôt que la masculinité comme concept peut avoir un côté toxique, la brutalité envers les faibles, le système partiarcal etc...Tout à fait différent !


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