Commentaire de Sylvain Reboul
sur Management : trop de dirigeants, pas assez de rameurs
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Vous analysez très bien les conséquences destructrices des performances d’un système hiérarchique qui ne valorise les individus en tant que tels que par la promesse non pas seulement de gagner plus, mais d’acquérir toujours plus de pouvoir sur les autres, en une compétition qui privilégie l’avantage personnel sur l’initiative et le bénéfice collectifs.
Reste d’autres modes de fonctionnement et de management : Groupes transversaux de projets hors hiérarchie animés par quelqu’un qui n’aurait pas de pouvoir de sanction direct (chef de projet), direction par objectifs négociés etc... Il va de soi que dans les grandes entreprises ou groupes plus ou moins soumis à la dictature du retour rapide sur investissement, le mode hiérarchique et de sanction et de promotion des individus et non des équipes, voire des entreprises qui peuvent être externalisées à tout moment, privilégie nécessairement la poursuite d’objectifs strictement individuels.
Le « chacun pour soi » dans la course infinie au prestige, au pouvoir et au fric font que le pouvoir dominant, le capital financier, est en train de scier à terme la branche économique sur laquelle il est assis.
