Commentaire de Liberté planétaire
sur Relaxe pour des caricatures à dessein
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
« Il est un cas qui prend une importance toute particulière, il se présente lorsque des êtres humains s’efforcent ensemble et en grand nombre de s’assurer bonheur et protection contre la souffrance au moyen d’une déformation chimérique de la réalité. Or les religions de l’humanité doivent être considérées comme des délires collectifs de cet ordre. Naturellement, celui qui partage encore un délire ne le reconnaît jamais pour tel. »
Feuerbach avait énoncé que la religion est de la pathologie qui s’ignore. Freud a précisé : la religion est donc un délire de masse, une paranoïa collective ; une formation de souhait vient remplacer un aspect insupportable du monde, inscrivant ce délire dans la réalité du fait d’être partagé par une communauté. Elle se met à la place du « programme du principe de plaisir » et impose une voie unique à tous, promettant bonheur et protection magiques contre la souffrance au prix de la soumission à une névrose universelle,
- qui rabaisse la valeur de la vie du sujet ;
- déforme l’image réelle du monde de façon délirante, opérant un délire de masse ;
- par intimidation de l’intelligence et fixation dans un infantilisme psychique.
« À ce prix, en fixant de force ses adeptes à un infantilisme psychique et en leur faisant partager un délire collectif, la religion réussit à épargner à quantité d’êtres humains une névrose individuelle, mais c’est à peu près tout. »
(Sigmund Freud / L’avenir d’une illusion) (Sigmund Freud / Malaise dans la civilisation)
