Commentaire de argoul
sur Bouddhisme


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argoul (---.---.254.232) 23 décembre 2005 12:21

1- la souffrance fait partie du monde semsible, donc de la vie. Elle est un donné de l’existence. Pour s’élever à la condition d’homme il faut faire avec, la surmonter. 2- le grand tout est la totalité des choses, de même que les forces ou l’énergie qui meut l’univers. Vous l’appelez Dieu si vous voulez, je ne sais si Spinoza (puisque la réponse le concernait) vous suivrait. 3- le désir naît spontanément, mais qu’il envahisse tout, immédiatement et otalement, est la négation de la condition d’homme. L’après-68 a bien montré le vide du « tout tout de suite », le Rwanda aussi. Le désir fait naître, la maîtrise permet, la sublimation épanouit. Car l’être humain n’est pas une bête, douée seulement d’instincts qui désirent, il est aussi passions et intellect. L’intelligence maîtrise les passions qui aveuglent et les instincts bruts pour réussir mieux que si nous n’étions que singes nus. 4- la satiété n’a jamais engendré le bonheur, seulement le plaisir organique éphémère. Tous les enfants gâtés le montrent aussi, au niveau moral, ils ne sont pas heureux. Aiguiser l’appétit en le canalisant par la maîtrise n’est pas souffrance (sauf si on cherche la souffrance par plaisir masochiste, bien pauvre), mais plaisir supérieur. Question : vous bouffez comme un chancre ? Vous vous jetez sur la pâtée comme un chien ? Ou bien vous passez du temps à concocter de petits plats, à lire la carte du restaurant, à commander le vin, après l’avoir contemplé, humé, goûté ? 5- le désir de mort est celui d’en finir avec la vie, pas de la vivre pleinement, ou alors les mots n’ont aucun sens. 6- « générosité » vient du latin « generus » - noble origine. Le généreux est crédité de puissance personnelle (corporelle, affective, morale, intellectuelle), il rayonne. Il donne « de lui-même », il n’impose pas, il engendre la vertu par son exemple, il déborde et nourrit comme une poitrine dite « généreuse ». C’est un tempérament, pas un impératif moral. Il ne veut pas « faire le bien », il est lui-même. Vous avez dû le connaître dans les cours de récré, celui qui est fort n’est pas agressif, sa seule présence apaise, son charisme en fait un leader sans qu’il ait rien demandé, il donne et protège. Rien à voir avec l’Inquisition sur commandement du Dogme venu d’Ailleurs. Il ne faut pas confondre les notions, la générosité vient de l’intérieur, les inquisitions, les tartufferies, les politquement corrects, viennent de l’extérieur, de la religion, de la morale commune, de la société bien-pensante. Il y a eu une Inquisition catholique, islamique et même communiste, vous avez connu une Inquisition bouddhiste, vous ? Tibétaine ? Indienne ? Chinoise tchan ? Japonaise zen ?


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