Commentaire de Sylvain Reboul
sur Bouddhisme


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Sylvain Reboul (---.---.47.186) 23 décembre 2005 14:10

Je me sens assez proche de votre interprétation du bouddhisme qui , vous en faites vous même la remarque, ne vaut que si on en écarte les perpectives proprement métaphysiques post-mortem et proprement religieuses (pas de culte, pas de dieu(x) créateur(s) et sauveur(s) et/ou punisseur(s)) ; ce qui vous l’avouerez est un peu un coup de force en forme de récupération soft pour le bouddhisme « populaire ». Mais pourquoi pas ? j’en fais de même avec Spinoza en laissant tomber la dernière partie mystique (amour intellectuel et fusionnel de la nature absolu (Dieu) et reconciliation avec mon essence éternelle en elle) de son Ethique qui ne me semble par très cohérente avec ses analyses précédentes.

Quant à ma position dans la ligne « réactualisée » de Spinoza, j’insiste plus sur la vie comme puissance d’action sur le monde naturel que comme harmonie contemplative avec lui et les visions « symboliques » et non scientifiques qu’en ont les bouddhistes...

Je suis en cela plus occidental qu’oriental ; mais je vis en occident et non en orient ; l’adaptation intelligente à notre (son) monde, quitte à l’adapter à son tour pour le rendre plus conforme à notre (son) désir, est aussi une forme de sagesse, alors que son refus radical est nécessairement utopique, passionnel et malheureux.


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