Commentaire de Argo
sur Quel papillon écraser pour éviter une tornade ?
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La physique statistique ne s’intéresse plus aujourd’hui qu’aux phénomènes « stochastiques » c’est-à-dire totalement aléatoires. Ce qui n’est pas le cas ici. En dehors de ces systèmes, on ne s’appuie plus de nos jours sur une approche « probabiliste » ou « statistique » du monde telle que la concevaient en leur temps Newton ou Laplace (farouches tenants du déterminisme), et qui comme l’écrit Alan Sokal n’était « qu’un moyen de raisonner dans des situations d’ignorance partielle ». La théorie du chaos fournit un meilleur cadre pour étudier le monde.
Quant à l’« effet papillon », je suis d’accord que c’est une métaphore. On ne peut résumer la théorie du chaos au simple « effet papillon » (Lorenz n’avait utilisé cette image qu’à des fins de vulgarisation) pas plus que celle de la gravité à la pomme de Newton ou celle de la mécanique quantique au chat de Schrödinger.
Simplement, ces images sont tellement chargées de rêve et de poésie que scientifiques, journalistes et nous tous les conservons encore aujourd’hui.
