Commentaire de Mathieu
sur Des 'bienfaits' de Mitterrand aux vertus du passé
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Au sujet de LA ou d’UNE culture, je rejoins un peu plus votre pensée développée. Mon propos était plus sur la forme que sur le fond (bien que j’aie de grosses réserves sur le fond de pensée de l’auteur de l’article, pour en avoir lu plusieurs) et je suis tout à fait d’accord avec la nécessité de se demander si ces peuples étaient ou non demandeurs d’une autre culture. Encore reste-t-il la question de savoir si le fait d’apporter UNE culture différente revient systématiquement à supprimer ou à nier la culture existante. Je ne le crois pas (sinon, que dire des cultures immigrantes en France ces dernières années ? Et comment certains bien-pensants « immigrationnistes » les défendront-ils alors ?), même si ça peut parfois être le cas et ça l’a peut-être été dans le cas de la colonisation.
Quant aux propos de Klarsfeld, ne peuvent-ils être lus sous l’angle suivant ? « Je ne connais pas bien le sujet mais ce que je viens d’affirmer, ce sont des évidences ». Parce que je n’y vois, moi, que des évidences (mais qui méritaient peut-être quand même d’être rappelées) : des routes, une ou la culture... Sont-ce des bienfaits ? A discuter. Si c’en est, suffisent-ils à adoucir les méfaits ? A discuter aussi...
Mais Bernard Lallement préfère se livrer à des parallèles hasardeux et faciles pour fustiger le révisionnisme et le IIIe Reich... Et plutôt qu’une réflexion poussée, je vois là une malhonnêteté intellectuelle malheureusement très répandue.
Cordialement à vous.
