Commentaire de gAZi bORAt
sur France : onze idées fausses !


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

gAZi bORAt (---.---.164.192) 13 avril 2007 07:57

« les liberaux, premières victimes du fascisme ? »

Vous êtes sérieux ? Lors des crises économiques de l’entre-deux guerres, qu’il s’agisse du krach de Wall street ou des deux crises allemandes , il s’est agit avant tout, pour les détenteurs de moyens de production, de sauver les meubles, quitte à renoncer temporairement à un modèle économique qui a conduit au désastre..

Les Etats-Unis se sont lancés dans une réorganisation encadrée et une intervention volontariste de l’Etat - le New Deal de Roosevelt - en sauvegardant la démocratie mais en matant de façon féroce les mouvements ouvriers et les émeutes de chômeurs en faisant largement appel, quand c’était nécessaire, autant à la Garde Nationale qu’à des milices privées de « Vigilants ».

Beaucoup d’états européens ont choisi la même voie économique mais en sacrifiant délibérément la démocratie.

Les libéraux ont-ils été victimes ? A mon souvenir, ce n’est pas un critère que retenait la Gestapo pour remplir les camps de concentration ouverts dès 1933. Si dans ces débuts, les détenus choisis l’étaient prioritairement à titre politique, il s’agissait plutôt de membres de la gauche allemande. Les entreprises allemandes, qui avaient largement financé la montée du parti nazi, ont bien prospéré à cette époque.

Pour continuer sur l’exemple allemand, l’économie était dirigée, certes, car il s’agissait d’organiser le réarmement de façon rationnelle, mais les grosse structures, tel le plan de quatre ans, comprenaient dans leur direction autant de dirigeants du partis que de représentants des grands trusts, tel l’I.G. Farben. Les historiens sérieux en sont encore à débattre sur le thème de « Qui dirigeait qui ? »

L’interventionnisme a ensuite encore subsisté, toujours pour des raisons de rationnalité, pendant la période de reconstruction, puis, les bonnes résolutions ont cédé devant les pulsions spéculatrices..

Les Etats-Unis eux, ont choisi la voie de la guerre perpétuelle, froide ou chaude (qui est une forme d’interventionnisme) du protectionnisme (pour son industrie) tout en prônant le libéralisme lorsqu’ils veulent s’installer hors de leurs frontières..

La France, elle, est réellemnt sortie de la voie keynésienne en 1984 mais pour certains ultra-libéraux, il s’agit de détruire jusqu’au dernières traces d’un système qui nous a quand même assuré un niveau de vie honorable, une certaine répartition des richesses et une protection sociale à laquelle il sera difficile de renoncer..

gAZi bORAt


Voir ce commentaire dans son contexte