Commentaire de Reinette
sur France : onze idées fausses !


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Reinette (---.---.222.210) 13 avril 2007 16:09

PROPAGANDE de la bouillie libérale (suite) :

C’est en 1992 que l’incitation permanente à la haine (celle des riches pour les pauvres - salarié(e)s ou non -, qui n’est pas passible de poursuites) a débarqué sur les ondes.

BFM est la première radio privée d’information en continu à mettre le paquet sur ce que les autres font plus discrètement : la promotion/propagande exclusive des possédants et de leurs intérêts.

Pendant 10 ans, BFM baignera dans l’opulence, comme dit un ancien pigiste : « Je n’ai jamais bien compris comment une radio si petite avait de tels moyens ».

Derrière cette niche croquent une multitude d’actionnaires, dont Dassault, Apax Partners et la Compagnie financière de Rothschild. Mais en juin 2002, c’est la crise, BFM dépose son bilan.

(... Techniciens et journalistes se mettent en grève pour contester le licenciement des deux tiers du personnel, alors qu’après tout, la direction ne fait qu’appliquer à la lettre les principes martelés à l’antenne.)

Mais voilà que le sauveur pointe son nez : NextRadio (propriétaire de RMC) apporte 3,5 millions d’euros et prend la boîte en location-gérance. Les licenciements auront lieu quand même. Quant aux coûts de production, ils sont revus à la baisse. Finis les reportages sur le « terrain », dorénavant tout se déroule en studio : on invite, on cause et on passe des coups de fil aux « grands patrons ».

Lesquels « grands patrons », en remerciement de leurs pompes bien cirées, exposeront ensuite leur trombine dans des pleines pages de pub pour BFM.

Exemple :

« Les grands débats de l’économie » animés par Philippe Manière, rédacteur en chef de la Lettre de l’Expansion, qui badine durant 2 heures avec des invités garantis « indépendants ». Tellement indépendants qu’ils paraissent loger au fond du couloir à droite, à côté de la machine à café. L’émission est réalisée avec la collaboration de l’Institut Montaigne, un machin « 100 % indépendant », aux dires de l’animateur, qui en sait quelque chose puisqu’il est l’un des directeurs du machin en question. Quand il n’occupe pas le micro, l’Institut Montaigne pond des rapports à la douzaine pour « lever les multiples obstacles qui freinent l’initiative », comme s’en flatte Claude Bébéar, son président, vieux pote à Chirac et ancien PDG d’Axa.

L’insomnie s’estompe, on est prêt à quitter le cauchemar économique pour un sommeil agité quand, soudain, un petit chef d’entreprise causant de ses employés nous rappelle qu’« il y a un pourcentage des gens qu’on appelle des rebelles, qui sont des joueurs. Ces gens-là, il faut les stimuler tout le temps et si vous les laissez s’endormir, ils vous font chier, y a pas d’autre mot ».


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