jeudi 18 juillet - par rosemar

La persienne à demi refermée...

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"Il y a un monde qui appartient à la rive du Léthé. Cette rive est la mémoire. C'est le monde des romans et celui des sonates, celui du plaisir des corps nus qui aiment la persienne à demi refermée ou celui du songe qui l'aime plus repoussée encore jusqu'à feindre l'obscurité nocturne ou qui l'invente. C'est le monde des pies sur les tombes. C'est le monde de la solitude que requiert la lecture des livres ou l'audition de la musique."

Dans cet extrait de son oeuvre, Les ombres errantes, Pascal Quignard évoque deux de ses passions, la lecture et la musique, qui exigent solitude, repliement sur soi, contemplation... Le silence, la lecture, la mort, l'amour sont ses thèmes de prédilection, et la "persienne"suggère, ici, un monde caché, secret, celui de l'amour et de la sexualité...

La persienne nous ouvre un espace de demi-pénombre, de lumières tamisées, elle protège et laisse entrevoir un semblant de jour...

En plein été, la persienne tempère les ardeurs trop vives du soleil qu'elle masque avec douceur...

Le mot "persienne" suggère sensualité, douceur, bonheur : labiale initiale, sifflante "s" donnent à ce nom des sonorités pleines d'harmonies.

La gutturale "r" lui apporte un peu d'âpreté et de mystères, un monde secret semble vivre derrière les persiennes.

Ces volets à claire voie laissent passer un jour timide, et offrent une douce intimité.

Les persiennes évoquent le sud et ses chaleurs brûlantes du midi, quand les soleils diffusent leurs ardeurs redoublées, quand les arbres s'embrasent de lumières.

Les persiennes se ferment, alors, dans une ambiance feutrée, alors que les murmures des cigales s'enflamment dans un chant exacerbé.

Douce pénombre bienvenue au coeur de l'été, doux éclats de lumières qui transpercent les entrelacs des volets.

Des rais de clarté se forment, se dispersent, éclaboussent l'obscurité apaisante, ils dessinent le soleil dans l'ombre, le magnifient...

Le soleil, divisé et dupliqué, se diffuse avec douceur, dans une ambiance de rêve et d'harmonie.

A l'intérieur des maisons, bien à l'abri, les persiennes viennent adoucir les chaleurs les plus vives, elles les tempèrent dans une douce harmonie.

La chaleur nous berce de ses murmures de cigales, elle nous entraîne dans un monde de rêves.

Les persiennes évoquent aussi l'orient, la Perse, un monde différent, fait de dunes, d'ondoyances, de mystères...

Des palais orientaux, aux luxes inouis, se dessinent, nous font voir des ombres secrètes, des moucharabiehs.

Les persiennes nous transportent vers l'orient, l'Egypte, le Nil et ses oasis, ses temples sacrés, des monuments d'autrefois, des pyramides obscures, des Sphynx lumineux....

Les persiennes restituent une douce atmosphère, nous font goûter aux bonheurs et aux harmonies de l'été.

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/08/la-persienne-a-demi-refermee.html

 

Vidéo :

 



15 réactions


  • phan 18 juillet 17:34

    Cette chanson est plus adaptée comme cette danse !


  • Clocel Clocel 18 juillet 17:40

    Déçu je suis...

    Lisant le titre, je me suis dit : Tiens voila un article qui va sentir le foutre et la sueur.

    Fatalitas !


  • phan 18 juillet 17:52

    C’est une vénusienne elle n’est pas de la même planète
    Lorsqu’elle ouvre ses persiennes ses yeux projettent des comètes
    Notre passion n’est pas ancienne chaque matin je la vois renaître
    Et chaque soir j’espère un signe de ma vénusienne à sa fenêtre
    Ces boucles douces sont des fragments de dentelle
    Et son iris souple projette des poussières de ciel
    Elle ne laisse pas de traces, ses tresses sont trop sensibles
    À la fonte des glaces elle se disperse en grains de sable
    C’est une vénusienne elle n’est pas de la même planète
    J’aimerais que mes pensées soient siennes dans le sillage de sa comète
    Sa peau comme ses pupilles palpitent
    Appel de l’épaule et sourire du papillon
    Rayons couleur de paille pour lesquels je fais le pitre
    Des ronds dans de l’eau pâle pour des navires sans pavillon
    C’est une vénusienne elle n’est pas de la même planète
    J’espère qu’en ses persiennes elle s’aperçoit que je pense à elle
    Elle est fragile ma vénusienne femme de pierre aux pieds d’argile
    Je la vois pleurer en regardant le ciel
    Elle cherche ses origines et se demande où sont les siennes
    Les autres vénusiennes l’imaginent éprise d’une passion terrienne
    C’est une vénusienne elle aimerait rejoindre sa planète
    Tout seul en bas de ses persiennes j’espère une place dans sa tête

  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 juillet 21:30

    La persienne occlure mais ne ferme pas.


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