mercredi 20 mai - par Fergus

La véridique histoire de « Fort Chabrol »

Paris, 10e arrondissement. Quelques clients entrent et sortent du magasin de bricolage Bricolex implanté au n° 51 de la rue de Chabrol*. Bien peu, parmi ces gens, connaissent les surprenants événements qui se sont déroulés à cette adresse durant l’été 1899. En l’occurrence un siège policier qui, sur fond d’Affaire Dreyfus, a tenu les Parisiens en haleine durant plusieurs semaines…

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Le dernier ravitaillement de Fort Chabrol (Le Pélerin n° 1187)

1899. Le 7 août a commencé, dans une ville de Rennes cadenassée par la police et une France en ébullition, le procès en révision d’Alfred Dreyfus. Un procès qui n’aurait sans doute pas vu le jour sans le spectaculaire « J’accuse… !  » d’Émile Zola jeté par le journal L’Aurore, le 13 janvier 1898, à la face des politiques, des magistrats et des militaires complices de l’injuste condamnation de celui que d’aucuns nomment « Le juif Dreyfus ».

Pierre Waldeck-Rousseau, nommé président du Conseil le 22 juin 1899, quelques semaines avant l’ouverture du procès en révision, redoute des émeutes de la part des nationalistes, des royalistes ou des antisémites, chauffés à blanc par les agitateurs et les propagandistes. Le 12 août, il fait arrêter les dirigeants de la Ligue des Patriotes, et notamment leur chef de file Paul Déroulède. Celui-ci n’a pourtant rien d’un anti-Dreyfusard, mais il est l’héritier politique du général Boulanger et, à ce titre, accusé avec ses amis ligueurs, d’avoir mis à profit le climat troublé qui règne dans le pays pour tenter, lors des obsèques de Félix Faure** le 23 février, le Coup d’État auquel Boulanger avait renoncé 10 ans plus tôt avant de se suicider en 1891. Déroulède avait pourtant déjà été arrêté, puis jugé et acquitté en mai pour cette tentative avortée. Mais son influence séditieuse est crainte par le pouvoir en place.

Pour les mêmes motifs, sont également visés par les mandats d’amener délivrés aux policiers les cadres de la Ligue Antisémite. Mais contrairement à Déroulède, il n’est pas question pour eux de se laisser interpeller : dans le sillage de leur président Jules Guérin, des militants et activistes se réfugient au 51 de la rue de Chabrol, dans les locaux – aménagés pour partie avec l’aide de fonds royalistes – du Grand Occident de France, fondé quelques semaines plus tôt par ce même Guérin. Violemment antisémites — « Il faut débarrasser la France du joug de la Juiverie », clament ces braves gens — et résolument antimaçonniques, les adhérents du Grand Occident ont pour signe de reconnaissance les deux poings levés, « Un dans la gueule des Juifs, l’autre dans celle des Francs-maçons !  » Un geste qui, mieux qu’un long discours, résume parfaitement leur état d’esprit. Ce qui ne les empêche pas d’exprimer par écrit la haine qu’ils éprouvent pour leurs adversaires dans les colonnes de L’Antijuif, le fer de lance de la presse antidreyfusarde, dirigé comme le Grand Occident par Guérin, et également domicilié au 51 rue de Chabrol.

Armés de carabines Winchester

Le 13 août, Octave Hamard, le sous-chef de la Sûreté, accompagné d’une escouade de policiers, se présente rue de Chabrol pour procéder à l’arrestation de Guérin et de ses compagnons. Mais les rebelles ne l’entendent pas de cette oreille : « Pas question de nous rendre. Nous avons des cartouches et des armes. S'il le faut, nous ferons sauter l'immeuble !  », lance aux policiers un Guérin provocateur depuis le 1er étage de l’immeuble où il s’est barricadé avec ses amis et quatre employés. Le fondateur du Grand Occident n’exagère pas : derrière les portes blindées de l’immeuble sont stockés des mousquetons et carabines Winchester ainsi que quelques revolvers et des milliers de cartouches.

Sur l’ordre de leurs chefs, les gardes républicains se contentent de surveiller l’immeuble jour et nuit, persuadés que les « insurgés » vont se rendre rapidement, faute de gaz et d’eau – l’un comme l’autre ont été coupés –, mais surtout faute de nourriture. C’est compter sans les réserves des rebelles qui disposent d’un grand nombre de conserves et de centaines de litres de vin préalablement emmagasinés au 51 en même temps que les armes et les munitions. C’est compter également sans les nombreux sympathisants antisémites et antidreyfusards de la capitale. La résistance s’organise, et un appartement est loué par des amis de Guérin au 34 rue de Chabrol, juste en face du 51 ; du toit de cet immeuble, le ravitaillement peut être lancé vers celui du Grand Occident. Malgré des pertes, une quantité suffisante de nourriture parvient aux mains des assiégés. Et comme si cela ne suffisait pas, des colis sont également jetés aux insurgés par les clients de l’omnibus à impériale qui, plusieurs fois par jour, passe dans la rue. Tout cela sous les clameurs enthousiastes de la foule antidreyfusarde venue soutenir les ligueurs.

Régulièrement mis en défaut par les ravitailleurs juchés sur l’impériale des voitures hippomobiles, les policiers obtiennent, après plusieurs jours de siège, de la Compagnie Générale des Omnibus (CGO) que la ligne B (Trocadéro-Gare de l’Est) soit détournée pour ne plus emprunter la rue de Chabrol jusqu’à la reddition de Jules Guérin et de ses compagnons. Mais les insurgés ont accumulé les vivres et le siège se poursuit, au grand désappointement de Waldeck-Rousseau et du préfet Lépine, impuissants à mettre un terme à cette sédition qui ridiculise le pouvoir en place. Impossible pourtant d’agir d’une manière plus radicale en faisant appel à la troupe : la situation politique est en effet particulièrement instable, et dans ce contexte, un ordre d’assaut pourrait faire des victimes et mettre le feu aux poudres avec des conséquences imprévisibles dans le climat de très grande tension qui règne dans le pays. À cet égard, les violents heurts qui, le 20 août, opposent aux abords de « Fort Chabrol » antisémites et anarchistes sont éloquents : repoussées vers le 11e arrondissement par des renforts de police, ces échauffourées débouchent sur le saccage et un début d’incendie de l’église Saint-Joseph-des-Nations rue Saint-Maur. 

Traduits en Haute Cour

Peu à peu, les choses se calment pourtant : les manifestations se raréfient, les policiers ne tentent rien, et malgré l’inconfort dû au manque d’eau – les ressources pluviales recueillies dans des bâches sont insuffisantes aux besoins –, les insurgés s’installent dans la durée en attendant le verdict du procès en appel de Rennes. Celui-ci intervient le 9 septembre : Dreyfus est, en dépit des preuves, une nouvelle fois condamné, mais en bénéficiant curieusement de « circonstances atténuantes » paradoxales qui n’empêchent pas une sentence de 10 années de réclusion précédées d’une nouvelle dégradation. Guérin et ses amis exultent et sont tout près de se rendre lorsqu’ils apprennent le 10 septembre que Dreyfus a déposé un « pourvoi en révision ». Comble d’horreur à leurs yeux, Waldeck-Rousseau semble vouloir tirer un trait définitif sur cette affaire et envisage de demander la grâce du condamné. Dreyfus refuse dans un premier temps car cette mesure de clémence équivaut de facto à reconnaître sa culpabilité. Épuisé par cinq longues et épuisantes années de procédure, il accepte pourtant la mort dans l’âme quelques jours plus tard.

Le 19 septembre 1899, le président Émile Loubet signe le décret de grâce qui dégage définitivement Dreyfus de toute action judiciaire. Atterrés par cette nouvelle, Guérin et les 12 ligueurs retranchés avec lui se rendent sans incident notable dans la nuit du 20 au 21 septembre. En réalité, les séditieux n’avaient plus le choix : d’importantes forces de la Garde républicaine et d’un régiment de ligne avaient pris place en soutien des policiers et d’un détachement de sapeurs du génie prêts à intervenir pour attaquer le gros œuvre de l’immeuble. Le siège de Fort Chabrol aura duré 38 jours !

Jugés en Haute Cour, Déroulède et Guérin seront condamnés, le premier au bannissement – il partira en exil en Espagne, dans la ville de Saint-Sébastien – et le second à 10 ans de prison ferme***, moins pour le Coup d’État d’opérette qu’il a soutenu que pour avoir ridiculisé durant des semaines les plus hauts personnages de la République. Quant au siège de « Fort Chabrol  », aucune plaque commémorative n’en perpétue le souvenir sur la façade du n° 51, ce qui n’a rien de surprenant, eu égard à l’idéologie antisémite des assiégés. Il ne subsiste plus désormais de ces deux mots qu’une forme imagée, régulièrement employée par les journalistes français et belges lorsqu’un forcené armé se retranche dans un local pour tenir durablement tête aux policiers ou aux gendarmes.

Cette rue porte le nom d’un ancien préfet de la Seine nommé par Napoléon 1er, le comte Gaspard de Chabrol de Volvic.

** Pour mémoire, rappelons que Félix Faure est ce président mort d’épectase, autrement dit d’une crise cardiaque provoquée par ses ébats dans un salon de l’Élysée avec sa maîtresse, Marguerite Steinheil. Un bonheur pour les chansonniers qui baptisèrent Mme Steinheil « La pompe funèbre » avant d’ajouter, en parlant du défunt : « Il se voulait César, il ne fut que Pompée », devançant le réalisateur québécois Denys Arcand dans Les invasions barbares.

*** Jules Guérin sera gracié un an plus tard, sa peine étant commuée en bannissement. Comme tous les condamnés de la tentative de Coup d’État de Paul Déroulède, il bénéficiera de la large loi d’amnistie du 2 novembre 1905. Revenu en France, il restera fidèle à ses idées antisémites jusqu’à sa mort en 1910. Outre son nom et les dates de son existence, la stèle du tombeau de Jules Guérin porte les deux mots « Fort Chabrol ».

Note : Ce texte est une version révisée et complétée d’un article de 2010.

 

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Le mandat d’arrêt contre Jules Guérin
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Les assiégés de Fort Chabrol (Le Petit Parisien Illustré)
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Caricature de Jules Guérin par E Hachef
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Caricature de Waldeck-Rousseau (Musée des Horreurs)
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Caricature de Paul Déroulède (Le Rire)

 



48 réactions


  • Le « Grand occident de France... » (!)... On s’amusait bien au XIXème siècle dans mon cher 10ème arrondissement. Que Fergus se tranquillise, ce n’est pas rue Chabrol qu’une jacquerie anti-républicaine prendrait forme de nos jours, il y a longtemps que les braves gens, les classes moyennes, ont été chassés de l’endroit pour être remplacés par la racaille et les bobos. 


    • Fergus Fergus 20 mai 16:06

      Bonjour, France Républicaine et Souverainiste

      Eh oui, le visage de la capitale a bien changé. J’ai d’ailleurs consacré un article à ce sujet en janvier 2018 : Cette « gentrification » qui chasse les classes populaires de Paris. Et pour ce qui est de la rue de Chabrol, ce sont surtout les bobos qui s’y sont implantés.


    • keiser keiser 21 mai 14:10

      @France Républicaine et Souverainiste

      On s’amusait bien au XIXème siècle dans mon cher 10ème arrondissement.

      les classes moyennes, ont été chassés de l’endroit pour être remplacés par la racaille et les bobos. 

      Donc tu es une racaille bobo. smiley


  • Laconique Laconique 20 mai 15:05

    Dimitrius will come.


  • xana 20 mai 15:39

    Merci Fergus pour cette page d’histoire.


    • Fergus Fergus 20 mai 16:17

      Bonjour, xana

      Merci à vous pour cette visite du n°51. Certes, il ne s’agit pas là d’un épisode important de l’histoire de Paris, mais il est emblématique du climat qui régnait dans la capitale en ces temps de tension entre dreyfusards et antidreyfusards, nombre de ces derniers ayant trouvé dans cette affaire matière à exprimer leur haine des Juifs.


  • dimitrius 20 mai 16:02

    Pour sortir son article hebdomadaire , Fergus a repris dans un post de la semaine dernière une citation sur Marguerite Steinheil et Félix Faure qui a été évoquée par un érudit Avoxien . Il n’en fallait pas moins pour que notre autodidacte de pacotille aille fouiller dans ses vieux cartons un n’article qu’il a remis au gout du jour , pour se couvrir de palmes Avoxiennes. Non Fergus malgré vos efforts pour paraitre un sachant sur ce site , vous resterez toujours un cul terreux Auvergnat.


    • Fergus Fergus 20 mai 16:23

      Bonjour, dimitrius

      En l’occurrence, aucune citation d’un « érudit Avoxien ».
      Et je n’ai pas cherché non plus à remettre « au gout du jour » un article tiré de mes « vieux cartons ». Il se trouve simplement que j’ai pris connaissance récemment de documents anciens plus précis. D’où cette nouvelle version plus complète.

      « vous resterez toujours un cul terreux Auvergnat »
      Merci pour ce compliment ! Il se trouve que je suis très fier de cette origine paysanne. smiley


    • Le Panda Le Panda 20 mai 16:37

      Bonjour Fergus,
      Merci pour ce message s’il pouvait empêcher Lesieur Macron de dormir, il garde une majorité par procuration, mais il ne s’appelle pas Dreyfus heureusement pour nous, car le dreyfusard avait autant de dignité que tous les « Auvergnats » qui même en étant d’origine paysanne...Nous sommes capables d’écrire et tu lui as dit ce que j’aurai fais avec des mots moins élégants. Sinon que je le mettrai de corvée à ramasser tous les masques qui trainent dans Paris en 2020.  smiley
      Le Panda
      Patrick Juan
       


    • Fergus Fergus 20 mai 19:11

      Bonsoir, Le Panda

      « tu lui as dit ce que j’aurai fais avec des mots moins élégants »
      Chacun son style. smiley

      Je ne sais pas si Macron ramassera les masques, mais il se pourrait que lesdits masques puissent lui valoir de ramasser une veste. Je croise les doigts pour qu’il en soit ainsi.


    • Le Panda Le Panda 20 mai 20:42

      @Fergus
      Nous sommes en parfait accord et je pense que les municipales vont êtres un exemple à Paris et ailleurs excessivement parlant. Mais ne dis pas que tu n’aimes pas le Saint Nectaire ?  smiley
      Ils nous tous mentis et cela depuis 20 ans voire plus. Il n’y avait pas de masque ni de test alors tout est dit. Puis Raoult qui sort une bêtise énorme dixit ce dernier :" Il y a 5 fois plus de morts à Paris qu’à Marseille’ quelles sont ses bases ? Je t’en parle en connaissance de causes, tous les matins j’ai l’infirmier(e) qui passe chez moi, la colère est énorme. N’oublions pas qu’il reste 50% d’électeurs qui devraient voter, je pense que le taux d’abstention sera aussi énorme que la veste qu’il va risquer de prendre, je croise aussi en plus les doigts de pieds  smiley
      Le Panda
      Patrick Juan


  • Raymond75 20 mai 16:04

    Intéressant, merci.

    Je suis très intéressé par l’histoire de Paris, et pourtant je ne connaissais pas cela. Je ne suis donc pas parfait ...


  • gardiole 20 mai 18:29

    ’Il voulait être César, il ne fut que Pompée« est plutôt attribué à Clemenceau.

    Du même, à propos du même : »Une fois arrivé dans le Néant, il a dû s’y sentir chez lui".


    • Fergus Fergus 20 mai 19:06

      Bonsoir, gardiole

      Entre Clémenceau et les chansonniers de l’époque, difficile de dire qui est l’auteur de la célèbre formule. Il est vrai que « Le Tigre » avait un goût marqué pour les piques de ce genre. Le deuxième citée semble en revanche bel et bien devoir lui être attribuée.


  • troletbuse troletbuse 21 mai 00:04

    P’tain, pas de trollage sur cet article. Je vais commencer

    Si la loi Avia passe et qu’elle est appliquée par les GAFA, sur qu’il ne restera sur Agoravox que les articles de Fergus, Grounichou et Totoparkingson.

    Je vais les qualifier d’Aviacompatibles smiley


    • Fergus Fergus 21 mai 09:09

      Bonjour, troletbuse

      Rappelons que ce texte  outre le fait qu’il entend lutter contre les apologies caractérisées du terrorisme et de la pédophilie ne vise pas à faire taire les opinions, aussi radicales soient-elles à l’encontre du pouvoir, des partis ou des religions, mais à sanctionner l’expression de ces opinions sous des formes délibérément haineuses. 

      A titre personnel, je n’ai pas d’avis sur le bien-fondé ou pas de voter un tel texte qui ne me semble ni devoir être encensé ni voué aux gémonies.

      Mais peut-être vous sentez-vous visé par la loi Avia ? smiley


    • dimitrius 21 mai 09:27

      @Fergus
      Voilà tout est dit , ce texte ( loi Avia) est pile poil dans la logique Fergussienne du oui mais non mais oui , va falloir jouer de l’esprit de La Fontaine et de la vaseline pour exprimer ses opinions . C’est la dictature progressiste de gauchiasse faux cul , faire des saloperies innommables , mais dans la bien séance du langage choisi , et l’homme de la rue l’aura toujours dans le cul , parce qu’il n’a pas la culture des gens d’Avox. Lamentable.


    • Fergus Fergus 21 mai 09:36

      Bonjour, dimitrius

      Loi Avia ou pas, je continuerai de dire sans la moindre ambiguïté que Macron et ses amis sont des « valets serviles du grand capital » ou des « serviteurs zélés de l’oligarchie, sourds et aveugles aux difficultés des classes populaires » !
      Et nul n’est besoin pour exprimer cela de les qualifier d’« enculés » !
      Si j’ai bien compris, c’est cela l’esprit de cette loi.

      Vous sentiriez-vous visé comme Troletbuse ? smiley


    • troletbuse troletbuse 21 mai 11:00

      @Fergus
      Je me répète : vos articles sont macronaviacompatibles. C’est bien ce que veut Micron, non ?
      Je crois que, dans votre article, vous n’avez pas parlé de l’assassinat de Zola.


    • Fergus Fergus 21 mai 11:15

      @ troletbuse

      Il n’a jamais été démontré que Zola ait été assassiné. Cela semble relever plus du fantasme que d’une hypothèse sérieuse.

      Pour ce qui est de mes articles à caractère politique, ils sont le plus souvent très sévères sur l’action du gouvernement, et Macron y est décrit comme ci-dessus.
      Dès lors, ils ne sont pas « compatibles » avec la gouvernance du président en exercice !

      En revanche, ils sont « compatibles » avec la loi Avia car non émaillés d’ nsultes grossières et d’injures vulgaires comme on en voit trop souvent sur le web et qui sont parfaitement contre-productives car elles détournent le débat du fond des questions abordées !


    • troletbuse troletbuse 21 mai 12:10

      @Fergus
      Il n’a jamais été démontré que Zola ait été assassiné


      Bien naturellement, ceinture et bretelles, comme d’habitude. Toujours égal à vous-même, Fergus, la thèse qui ne dérange personne, surtout pas les bien-pensants.
      .Et pourtant, en 1928, si ma mémoire est bonne, un gars a bien avoué qu’il avait bouché la cheminée afin que l’oxyde de carbone se répande dans son logement.


    • troletbuse troletbuse 21 mai 12:46

      @troletbuse
      Et quand Zola a sorti courageusement son article « J’accuse », qu’est-ce qui prouvait que Zola avait raison. C’était un complotiste, les personnes que vous vilipendez aujourd’hui.
      Eh oui Fergus, vous auriez été anti-dreyfusard. C’est triste
      Regardez ma présentation, je parle des complotistes et des anti-dreyfusards depuis longtemps.
      Avez-vous quelque chose à me rétorquer ???


    • Fergus Fergus 21 mai 13:10

      @ troletbuse

      « Un gars a bien avoué qu’il avait bouché la cheminée afin que l’oxyde de carbone se répande dans son logement »

      Aucun « aveu » direct, mais un témoignage de 2e main, autrement dit des propos rapportés des années après. Du genre de ceux qui n’ont pas la moindre valeur en matière de justice. Et cela d’autant moins que d’autres hypothèses, accidentelles, ont été formulées sur l’obstruction du conduit de cheminée en cause.


    • troletbuse troletbuse 21 mai 13:29

      @troletbuse
      Vous éludez ma question sur le complotisme de Zola. Normal.


    • troletbuse troletbuse 21 mai 13:30

      @troletbuse
      Comme d’hab, vous ne répondez qu’à ce qui vous arrange.


    • Fergus Fergus 21 mai 13:44

      @ troletbuse

      « vous auriez été anti-dreyfusard »

      Je ne sais pas plus ce que j’aurais été à cette époque que vous ne le savez vous-même pour ce qui vous concerne.

      Et pour cause : ni vous ni moi n’aurions eu la même éducation, les mêmes relations, le même parcours de vie, les mêmes expériences.

      Bref, c’est parler dans le vide.


    • troletbuse troletbuse 21 mai 13:50

      @Fergus
      Parler dans le vide  : comme pour le non-assassinat de Zola.
      Vous ne le savez pas non plus. Alors inutile de raconter l’histoire.


  • gruni gruni 21 mai 11:32

    Bonjour Fergus

    Il est bien trop rare de lire ce genre d’article intéressant et instructif sur ce site. Je t’en remercie. 


  • troletbuse troletbuse 21 mai 12:57

    Voici une pétition qui ne concerne ni Fergus, ni Grounichou

    https://damocles.co/loi-contre-haine-internet-censure/


  • alinea alinea 21 mai 13:02

    Il fut un temps où les haines étaient franches, les amours fidèles, les paroles sans ambiguïté !! Les gens marchaient sur un sol ferme... le monde était-il plus violent qu’aujourd’hui ?

    Maintenant on soupçonne tout le monde d’anti-sémitisme, les Francs-Maçons sont également haïs, s’ajoutent toutes les déliquescences...

    Je ne regrette pas ce que je n’ai pas connu, mais je me pose franchement la question du progrès accompli !


    • Fergus Fergus 21 mai 13:17

      Bonjour, alinea

      En matière d’idées et d’expression de celles-ci, il n’y a pas eu de progrès. Ou si peu, hélas !

      La seule différence entre le passé et le présent est que les boucs émissaires ne sont pas toujours les mêmes. Mais le besoin de clouer au pilori des responsables de nos maux est toujours le même. Et le spectacle est en général très malsain, et parfois carrément hideux !


    • troletbuse troletbuse 21 mai 13:27

      @alinea
      Qu’ils aient tort ou raison, ils disaient ce qu’ils pensaient. On pouvait se raconter des histoires de juifs ou d’écossais pour les histoires de radinerie. En politique, les mots étaient violents et acceptés.
      Maintenant est-ce que raconter une histoire belge vous sera interdit bien que les Belges racontent également des histoires françaises. Eh bien oui.
      C’est cela la macronnerie.


    • Fergus Fergus 21 mai 13:36

      @ troletbuse

      Ne croyez-vous pas qu’il y ait une différence entre raconter une « histoire juive » et écrire « Mort aux Juifs » ? Ou dénoncer la lecture intégriste du Coran et crier « Arabes assassins » ? Etc.


    • alinea alinea 21 mai 13:51

      @Fergus
      Ben si, il me semble que si !! troletbus dit que maintenant, même la moquerie est interdite ; le sens de l’humour est interdit !


    • troletbuse troletbuse 21 mai 14:13

      @alinea
      Aurais-je encore le droit de dire : « L’homo lave plus blanc »
      Ben non, c’est peut-être du racisme anti-noir, anti LGBT ou anti-micron.


    • Fergus Fergus 21 mai 15:19

      @ alinea

      « le sens de l’humour est interdit ! »

      Je n’ai vu cela nulle part. Sauf à parler d’« humour » à la Dieudonné dont le caractère antisémite nauséabond est avéré et a d’ailleurs été justement condamné. 


  • cétacose2 21 mai 13:28

    Monsieur FERGUS bonjour ! , pas trés fair play d’ éliminer les commentaires qui vous déplaisent . On peut voir ainsi de quel bord vous êtes ...... le bord ébréché .Dans votre monde il y a place que pour l’intolérance et l’arbitraire et en tout cas pas pour le sens de l’humour et de la dérision.......Que cela vous console vous êtes la majorité.....


    • Fergus Fergus 21 mai 13:39

      Bonjour, cétacose2

      Je n’ai jamais censuré le moindre commentaire ! Pas même celui, nauséabond, que vous avez posté hier.
      Adressez-vous aux gestionnaires d’AgoraVox.


    • cétacose2 21 mai 16:21

      @Fergus
      Monsieur FERGUS rebonjour Merci ,votre franchise vous honore Veuillez m’excuser de vous avoir un instant attribué ces bassesses que seuls d’infects individus sont capables de commettre La lacheté étant la principale propriété de l’homme faible......


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