samedi 31 juillet - par rosemar

Des petits parasols de lumières...

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L'été, le bel été nous apporte mille bonheurs, offerts par la nature : lors d'une promenade à Fontaine de Vaucluse, sur le chemin du retour, nous apercevons des ronciers, chargés de mûres noires, gorgées de soleil : la cueillette commence, mes petites nièces profitent de l'aubaine... les baies sauvages, aux grains d'ébène, font épanouir leurs fruits, emplis de sucs savoureux : nos mains d'adultes se fraient un chemin, à travers les ronces afin d'éviter les épines...

 

La cueillette est abondante : je tends ma main pleine de fruits aux deux fillettes, qui, en un rien de temps, happent les baies avec avidité.

 

Les fruits disparaissent aussitôt.... Je traite les fillettes de "galapiats"... Elles me regardent, étonnées de ce mot dont elles ignorent le sens, elles sourient de bonheur : elles adorent être traitées de "galapiats", d'autant qu'elles se gavent des fruits sombres.

 

Le mot "galapiats" leur a plu : elles exigent d'autres fruits, et nos mains recommencent leur quête : même avidité, même bonheur des fruits cueillis dans la nature, sous un soleil éclatant, dans un vacarme insensé de cigales.

 

Je goûte, moi aussi, quelques fruits, au goût sucré, aux teintes sombres...

 

Les baies des mûres, si petites, si légères sont vite englouties...

Après avoir vidé les ronciers, une autre quête voit le jour, sur le sentier.

 

Attirés par les ombelles des fenouils qui se haussent sur les bords, nous cueillons des branches rigides, aux senteurs d'anis.

L'odeur irise les alentours, les fleurs légères de fenouils aux teintes d'ocre forment des petits parasols de lumières...

 

Les fleurs dessinent de subtils embruns d'ocres, elles illuminent le sentier de leurs teintes douces. Elles sont si souples et si légères, qu'elles semblent danser dans les souffles du vent...

 

Les bois rigides du fenouil résistent à la coupe, il faut les tordre pour en prélever les branches solides.

 

Nous cueillons des brassées de fenouil, le parfum anisé se répand, s'exacerbe sous la chaleur redoublée de l'été.

 

Nouveau bonheur, nouvelle cueillette aux tons de verts et de xanthe...

 

Après le goût parfumé des mûres, voilà les senteurs anisées du fenouil qui nous enivrent.

 

Nous rejoignons la voiture, chargés de ces branches odorantes et les déposons à l'arrière : les senteurs redoublent, sous l'effet de la chaleur, à l'intérieur de l'habitacle...

 

Fenêtres ouvertes, nous nous imprégnons de l'odeur captivante des fenouils et de la nature environnante...

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-des-petits-parasols-de-lumieres-124517733.html

 

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27 réactions


  • Docteur Faustroll Lampion 31 juillet 13:30

    Savez-vous qu’un galapiat est équivalent d’un gougnafier, c’est-à-dire celui qui gougnotte ?

    Il ne s’agit pas d’un mot comme « galopin », dont l’innocence se prête à en user pour un enfant, mais d’une véritable insulte.

    Quand vous connaitrez l’étymologie, vous comprendrez :

    gal, de l’ancien verbe galer (qui a donné galant, comme le vert galant) exprime la paresse, le manque de vergogne,

    lap aa le sens de laper

    et le suffixe péjoratif iat

    pas étonnant que ce mot presque oublié fût utilisé par ceux qui en connaissaient le sens pour désigner un vaurien, un homme grossier et sans valeur, puisqu’il était supposé se livrer à des perversions buccales que la morale rréprouvait.

    Il faut se méfier des ressemblances phonétiques. Elles ne vont pas toujours de paire avec l’origine ou le sens des mots.


    • Fergus Fergus 31 juillet 13:34

      Bonjour, Lampion

      C’est parfaitement exact !


    • rosemar rosemar 31 juillet 13:37

      @Lampion

      Quel esprit mal tourné !

      Étymologie de galapiat :

      « Origine incertaine. Probablement composé du radical gal-, exprimant la gloutonnerie, la voracité, et de laper. D’autres y voient une déformation de galopin. »


    • Docteur Faustroll Lampion 31 juillet 13:41

      @rosemar

      je fais partie des uns, vous faites partie des autres
      dans le doute, abstiens toi !


    • Fergus Fergus 31 juillet 13:43

      @ rosemar

      Disons que le mot est passé d’un sens très péjoratif à un sens plus modéré équivalent de polisson.


    • Docteur Faustroll Lampion 31 juillet 13:54

      @Lampion

      Pour ce qui est de « l’esprit mal tourné », il est vrai que ça m’amuse toujours de voir une mamie apprendre à ses petits enfants la chanson « nous n’irons plus au bois » sans même savoir qu’aller au bois signifiait aller voir les putes et que les lauriers étaient les enseignes des bordels, ces derniers venant d’être fermés quand la chanson éa été écrite pour déplorer cet étét de fait qui s’est aussitôt traduit par une pratique clandestine de la prostitution, avec tous les risques sanitaires et sécuritaires que cela implique.
      Mais bon, c’est rigolo d’entendre ces chères t^tes blondes chanter innocemment des trucs comme « il cout le furet » ou « au clair de la lune » !
      C’est moi qui ai l’esprit mal tourné ?


    • Docteur Faustroll Lampion 31 juillet 13:56

      @Fergus

      disons plutôt que ce mot n’a plus de sens du tout et n’et employé que par des nostalgiques de paradis perdus qui, comme tous les paradis, n’ont en fait jamais existé !


    • phan 31 juillet 14:14

      @Lampion
      Le terme « galapiat » signifie « vaurien, voyou ». C’est un terme familier de la région grenobloise et stéphanoise.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 31 juillet 14:19

      @Lampion
      Le palais royal est un beau palais , toutes les jeunes filles sont àmarier ...lol


    • rosemar rosemar 31 juillet 14:27

      @phan

      « galapiat pourrait être une altération du prov. mod. galapian, empr. déformé de galopin »...


    • Docteur Faustroll Lampion 31 juillet 14:37

      @Fergus

      « Disons que le mot est passé d’un sens très péjoratif à un sens plus modéré équivalent de polisson. »

      comme le mot « boute-en-train » est passé du vocabulaire du haras où ce boute-en-train (celui qui pousse vers la croupe de la jument) est le cheval qui s’occupe des préliminaires (la jument n’étant vraiment fécondable qu’après plusieurs jours d’un état d’excitation, il la « prépare » pour que l’étalon sélectionné n’ait plus qu’à déposer sa semence), à celui des parties fines du régent (où le boute en train était le valet qui « chauffait » ces dames et ces messieurs), pour finir aux des noces et banquets où on le confond avec le gai luron !


    • phan 31 juillet 14:39

      @rosemar
      GALAPIAT nom masculin

      Étymologie : xviiie siècle, galipiat. D’origine incertaine.
      Fam. Vaurien. Un petit galapiat, un jeune garçon mal élevé, un polisson.


    • rosemar rosemar 31 juillet 14:48

      @phan

      En occitan, il existe un mot : le galapian qui désigne un galopin, un garnement...

      https://fr.wiktionary.org/wiki/galapian


    • Docteur Faustroll Lampion 31 juillet 14:57

      @rosemar

      D’autres encore y voient l’ancien francique « wala hlaupan » qui a donné « galoper ».Va savoir, Charles.


    • rosemar rosemar 31 juillet 17:37

      @Lampion

      En tout cas, un mot qui fait parler...


    • Jean Keim Jean Keim 31 juillet 21:11

      @Lampion

      L’étymologie n’est pas une discipline exacte, je conseille néanmoins le dictionnaire Littré en version numérique gratuite, il est une référence.


    • Jean Keim Jean Keim 1er août 07:54

      Quand un mot semble avoir plusieurs origines possibles, chacune d’entre elles peut être considérée.


  • Fergus Fergus 31 juillet 13:33

    Bonjour, rosemar

    Très jolie photo de fenouil. 

    Il y en a un peu partout sur les talus de Bretagne. En balade, rien n’est plus agréable qu’en frotter les feuilles pour en sentir le parfum. Idem un peu plus loin avec la sauge.

    Cerise sur le gâteau, on peut tirer du fenouil une liqueur très agréable, comme avec l’angélique, une autre ombellifère très commune.


  • phan 31 juillet 14:04

    Une fois de plus, elle nous apporte sa graisse de fenouil ...


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 31 juillet 14:44

    Un galopin c’est un demi de demi de bière lorsqu’ en fin de soirée tu accompagne encore les potes , alors que t’as déjà les dents qui baignent.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 31 juillet 15:36

    Sinon bouffer des mûres sur le roncier c’est être sûr aussi d’avaler des micros araignées . Perso m’en fiche depuis toujours , mais Rose devrait prévenir ses tchiotes nièces , biberonnées au Danone.


  • Jean Keim Jean Keim 31 juillet 21:16

    Méfiance avec les ombellifères, certaines espèces invasives venant des pays de l’Est peuvent provoquer des réactions allergènes graves.


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