jeudi 12 janvier - par C’est Nabum

Derrière la porte

 

Le poids du secret.

 

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Les Fédérations sportives brillent par leur capacité à avaler des couleuvres sans la moindre plainte émanant de leurs dirigeants. Des affaires récentes viennent éclabousser les têtes de pont de deux grands sports, dévoilant les comportement scabreux, répréhensibles, douteux, indignes et totalement autoritaires de présidents qui font ce qu'ils veulent sans honte ni morale.

Que le pouvoir rende fou n'est certes pas un nouveauté, il en va ainsi dans l'univers sportif comme dans le monde politique. Que l'argent provoque des dérives que l'on peut aisément qualifier de mafieuses relève de l'évidence, c'est même ce qui attire et séduit les plus tordus, les plus cupides, les plus vénaux d'entre-nous.

Que les structures prétendument démocratiques de ces instances aient besoin de la presse, de la justice, d'une campagne médiatique ou de l'ire de la ministre des sports pour découvrir un secret de polichinelle atteste que dans ce milieu, chacun se tient par les c.... C'est sans doute pourquoi il y a si peu de femmes au sommet de ces gouvernements fédéraux.

Comment pouvaient-ils ne pas savoir ces parangons de vertus ? Ils se serrent tous les coudes quand ils trempent tous dans les combines, profitent des avantages induis, se gavent sur le dos des sportifs amateurs. C'est un ramassis de corrompus qui savent très bien ce qui dysfonctionne dans leur crèmerie même si les jolies crémières sont assignés au silence.

Cette farce occupera les esprits jusqu'à la démission ou au retrait de nos brillants dirigeants à la moralité exemplaire. Puis, les statut ne changeant pas, on remplacera la tête de gondole sans rien modifier d'un système qui s'accapare tous les pouvoirs avec un minimum de voix. Il parait que le gouvernement ne peut faire ingérence dans les affaires de ces organes pourtant largement arrosés d'argent public. Il pourrait au moins imposé un principe élémentaire : un licencié, une voix ou à défaut un club, une voix sans qu'il soit question de capter les voix des abstentionnistes, règle si commode pour maintenir les canailles en place.

Ces affaires sont exemplaires car elles mettent en évidence l'absence de contre-pouvoir, de contrôle, de régulation dans nombre de nos structures dirigeantes. La politique n'échappe d'ailleurs pas à ce constat puisque les commissions d'enquête parlementaires sont inféodées au rapport majoritaire. Ici ou là, on ne juge jamais en conscience mais en fonction d'intérêts loin d'être généraux et encore moins généreux.

Autre constat qui vaut pour tout ce joli monde, le train de vie au sommet - quelque soit ce sommet - démontre que c'est bien là la motivation première pour ces goinfres à l'estomac plus conséquent que leur conscience. Les banquets, les voyages, les petits cadeaux, les passe-droits et avantages induits, les places réservées font partie du lot pour ces messieurs (majoritairement des hommes) bien sous tous rapports (de préférence non consentis).

Tout ce déballage donne la nausée sans qu'au bout des scandales il y ait un véritable changement. On change celui qui est dans l'œil du cyclone pour le remplacer par un autre qui depuis le début a baigné dans le même marigot. C'est à vomir d'autant que tout ceci se passe avec la complicité d'une presse sportive qui elle aussi, est tenue par la loi du silence, à de trop rares exceptions.

La prochaine Coupe du Monde de Rugby et plus encore les futurs Jeux Olympiques sont des mannes considérables qui motivent requins et truands. Il y a tant à gagner dans de telles circonstances. Puisque les comités citoyens sont à la mode, il serait bon qu'il en soit créer un pour contrôler, surveiller, amender le monde sportif. Les sommes allouées mériteraient bien qu'elles soient enfin dépensées de manière totalement transparente.

À contre-morale.

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