Octave Lebel
24 mai 2025 11:21
3/3.Autre point de réflexion où nous conduit ce qui n’est ici qu’un misérable traquenard parmi bien d’autres se retournant contre ceux qui l’ont organisé. Il s’agit de l’importance de l’outil indispensable à la démocratie qu’est un système d’information qui ne soit ni dépendant ni concentré par les moyens financiers aux mains de quelques-uns comme l’avaient déjà dénoncé ceux qui avaient fondé le Conseil National de la Résistance ayant produit à la libération du pays une législation aujourd’hui disparue. Nous avons besoin d’un outil reflétant la diversité des points de vue et permettant leur confrontation. Dans le cadre d’une déontologie et d’un cahier des charges qu’il nous appartiendra en tant que citoyens de discuter et valider. Si nous ne faisons pas ce qu’il faut pour que cela arrive, nous nous livrerons pieds et poings liés à une dystopie qui est déjà en œuvre. Nous avons eu l’outrecuidance de démentir la victoire d’un RN décidée par 27 sondages sur 27 et la punition a déjà commencé de se reproduire par l’usage de la peur, de la haine et de ce genre de lynchage. Promis implicitement aussi à tous ceux qui auraient la mauvaise idée de dire les choses et ne pas continuer à jouer le jeu.
Terminons en positivant. Ce genre de séquence a aussi une vertu exemplaire, celle de montrer comment quelqu’un, un des élus de la République, avec une intelligence honnête, résolue, sachant précisément de quoi il parle et l’expliquant avec une infinie patience, à 1 contre 4 (ce n’était décidément pas assez), peut assez facilement venir à bout de ceux qui mettent la leur au service de la tromperie et de la manipulation incessante des faits. De la calomnie qu’ils mobilisent avec une énergie désespérée, assez pitoyable à observer, afin de tenter de salir tout ce qui lutte pour qu’une authentique démocratie citoyenne puisse enfin être mise en place. Ces gens se sentent en danger parce qu’ils savent que les analyses et les propositions du mouvement LFI portent bien au-delà de ses sympathisants les plus visibles et actifs. Et qu’il ne faut surtout pas ouvrir le débat public à une réflexion d’ensemble sur une société partant à la dérive alors que ceux qui la dirigent depuis le début de ce siècle, en s’attachant principalement à jouer de concert avec l’extrême-droite à fais-moi peur et faisons leur peur pour se faire élire dans des simulacres de victoires sans lendemain, en sont les responsables réduits tragiquement maintenant à tenter de se faire passer pour des recours. La messe est dite depuis un moment. L’abus de caricatures et malveillances a fini par renverser la lumière sur ceux qui en ont cruellement besoin pour qu’on oublie qui ils sont et ce qu’ils ont fait. Laissons cette politicaillerie, place à la démocratie citoyenne et à la responsabilité des élus et tournons le dos à ce passé qui ne veut pas mourir.
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