Octave Lebel Octave Lebel 29 août 09:16

D’après le commentateur Le Merou, « Aucun candidat, n’a eu le courage de leur dire ». Moi je trouve que les candidats ont dit et montré beaucoup de choses qu’il faut vraiment être aveugle ou vouloir l’être pour ne pas les voir ni les entendre.

1/2 La leçon d’économie de Mélenchon face au MEDEF. Une France qui sort de sa torpeur et sa résignation.

https://linsoumission.fr/2026/08/27/lecon-medef-melenchon

Pendant que les candidats de droite et d’extrême droite rivalisaient de mots doux pour le MEDEF à coups de promesses de coupes budgétaires, Jean-Luc Mélenchon est venu parler au pays. Pas pour rassurer les puissants, mais pour répondre aux urgences : hausse des salaires, réindustrialisation et planification écologique, services publics et souveraineté. Celui qui est crédité à 19 % dans les sondages a donné une leçon d’économie, de géopolitique et d’écologie.

Extraits : « « Je propose que nous revenions à ce qui se faisait avant : une taxation différente du profit, entre la part redistribuée en dividendes et celle réinvestie dans l’entreprise. Le vrai conflit de notre époque est entre l’investissement productif et la finance. Tout le monde doit payer. Aujourd’hui, le taux moyen d’imposition sur les entreprises est de 25 % en moyenne. Il n’a cessé de baisser depuis des années. Est-il normal que M. Mittal paie 0 euro d’impôt ? Non ! Pourtant, il bénéficie des aides aux entreprises émanant de l’État. Si ceux qui peuvent payer le font, et que le vase déborde, je vous le rendrai. »

« Impossible de parler d’économie sans parler du changement climatique. La crise écologique, les tensions géopolitiques, la menace d’une nouvelle crise financière : voilà les vrais défis auxquels la France doit répondre. Sa solution : le retour de l’État stratège et de la planification écologique. »

« Si vous n’augmentez pas les salaires, la France tombera en récession. Les salaires et la consommation populaire représentent une part essentielle de notre économie, près de 55% des richesses du pays. Demander toujours aux mêmes de faire des sacrifices est non seulement injuste socialement, mais aussi inefficace économiquement ».

« Notre protection sociale est mise en difficulté parce qu’on la prive de ses recettes en raison des politiques d’exonération massives des cotisations sociales. Faire travailler les Français plus longtemps aggravera la situation sociale et économique. Des salariés âgés usés par le travail finiront au chômage ou en maladie, ce qui ne fera qu’aggraver la situation de la Sécurité sociale. »

« Plus d’aides sans contreparties. C’est clair ? L’argent public doit servir l’intérêt général, pas financer sans condition les profits privés. » « La vraie question est : que voulons-nous produire ? Textile, filière bois, technologies de l’énergie, santé, industries stratégiques… Pour retrouver une industrie, il faut une stratégie planifiée. Pas des cadeaux fiscaux qui n’ont jamais attiré les investisseurs, mais qui ont seulement enrichi les milliardaires."

« J’assume un rapport de force avec l’Union européenne : les Français votent pour un programme, pas pour donner ensuite les clés du pouvoir à la Commission européenne. Les intérêts populaires passeront avant les règles qui empêcheraient leur application. La perspective est d’ investir dans la santé, rénover les logements, réduire les maladies liées à la pollution et aux passoires thermiques, préparer les grands sauts technologiques de demain. Nous pouvons être ce grand pays si nous nous donnons ces objectifs. L’économie ne se résume pas à une mesure isolée, elle dépend d’une planification globale. Pour une société dans laquelle les classes populaires correctement rémunérées peuvent vivre dignement, se loger, se soigner et préparer l’avenir. »


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