Emile Mourey Emile Mourey 13 juillet 2009 17:12

@ franc

Merci, car voilà enfin un commentaire intelligent.

L’étonnement que vous manifestez est tout à fait naturel. Ce fut également le mien au début de mes recherches. Et comme je ne suis pas plus intelligent qu’un autre, il m’a fallu des années pour essayer de comprendre. Je crois être arrivé dans cet article et dans le précédent à une approche de la vérité la plus probable.

Bien sûr, pour des lecteurs qui découvrent ces deux articles comme un cheveu dans la soupe, la réaction ne peut être que négative, mais pour des lecteurs comme Antenor (absent excusé), qui a lu tous mes ouvrages, tout cela se tient et s’enchaine dans une rigoureuse logique.

Mon article ne parle pas du christianisme qui n’apparaitra que plus tard, en Palestine. Les fresques de Gourdon - Gourdon à quelques petits kilomètres, au pied de Bibracte/Mont-Saint-Vincent - doivent être lues comme une prophétie annonçant l’arrivée d’un nouveau David du nom de Cleopas et non de celui qui est venu sous le nom de Jésus de Nazareth.

Cette présentation prophétique née dans la diaspora n’a pas été reprise telle qu’elle, en Palestine, par les premiers auteurs évangéliques, mais par les suivants. Pourquoi ? Probablement pour donner plus de consistance au récit, l’agrémenter ou par influence ou autres raisons.

Le problème est que si le messie gaulois espéré dans ces fresques n’est pas venu, ou, tout au moins, n’est pas entré dans l’Histoire, l’iconographie, j’ose dire, a fait souche. Autrement dit, c’est à partir de ces fresques que s’est répandue dans nos églises romanes toute l’imagerie légendaire qui sera intégrée dans le christianisme (figure du Christ, image de la nativité etc..., à l’exception évidemment de l’offrande des prépuces).

Tout cela est, évidemment, étonnant. Mais si les archéologues n’avaient pas oublié depuis longtemps que Bibracte se trouvait à Mont-Saint-Vincent et pire, s’égarer au mont Beuvray, tout ce que je viens d’expliquer aurait été compris depuis longtemps le plus naturellement du monde.


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