Emile Mourey
6 janvier 2010 20:23
@ Antenor
En fait, la vision qu’on peut avoir de la Gaule est beaucoup plus proche du Moyen-âge que celle que préconise les archéologues du mont Beuvray.
D’abord, il y a les oppidum qui sont des positions entourées de remparts et même de hautes voire de très hautes murailles, dans lesquels sont mis à l’abri les stocks de blé de l’Etat. Et puis, il y a les villes - urbs - qui sont à l’intérieur de l’oppidum (Avaricum) ou au pied (Gergovie/Le Crest). Il se peut aussi que la ville soit éloignée de son oppidum, par exemple en contre-bas (Cabillo), par la suite Clermont, la nouvelle ville, alors que l’oppidum est resté au Crest. Il est également possible qu’il ait existé des villes sans oppidum pour les protéger (vingt villes en pays biturige ?)
Ensuite, il y a des villages ou bourgs, ceux que les Helvètes incendièrent avant leur départ (attention ! ce sont leurs villages à eux et pas forcément ceux des autochtones qui existaient avant leur arrivée).
Ensuite, il y a les aedificii qui sont des bâtiments isolés, autrement-dit des fermes, celles que Vercingétorix fit incendier pour que les Romains n’y trouvent pas le fourrage pour leurs chevaux.
Ceci pour dire qu’il y avait d’une part un souci de sécurité qui fait que la « nobilitas » mettait à l’abri ses biens, les familles et les impôts en nature dans des oppidum qui leur étaient réservés, et d’autre part, toute une vie artisanale et autre, dans des villes, villages, bourgs, fortifiés ou non, avec tous les risques que cela comportait en période de troubles.
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