11 septembre 2001 : des exercices... à la pratique
Ah, y'a des jours comme ça où on reçoit un courrier déplaisant, celui d'un lecteur, pas vraiment satisfait de ce qu'il a pu lire. Ça arrive, et ça n'est pas agréable surtout que là c'était plutôt sur un ton sec, du genre "apparemment, vous ne connaissez pas la Timeline de Paul Thompson". Une lettre faisant donc suite à l'article sur Heather Penney, cette pilote débarquée deux ou trois jours avant la célébration des victimes du 11 septembre, pour le dixième anniversaire de l'événement. Mais bon, comme j'apprécie pas mal celui qui m'a fait la critique, car il se bat lui aussi à sa manière, en étant éditeur, métier plutôt à risques de nos jours, me voilà partit à suivre ces conseils et à compléter un article nécessairement imparfait. Place à "l'inconnu" Marc Sasseville que je citais avant hier, et qui n'en est pas un vraiment, à reprendre le fil des événements sur la base d'Andrews en ce funeste jour.
C'est ainsi en effet que j'avais taxé Marc Sasseville, le copain de patrouille de la blonde de Reno. Or effectivement, ce dernier n'était pas un inconnu. L'homme avait bien appris le premier impact sur la première tour, avec sa complice de patrouille Heather Penney, comme l'indique le rapport signé par Brandon Rasmussen responsable des vols ce jour-là sur la base d'Andrews, la plus proche, rappelons-le de la capitale Washingon. Un rapport qui indique que Sasseville avait crû, comme beaucoup, qu'il s'agissait d'un horrible accident. "Un officier du renseignement avait interrompu la réunion pour dire qu'un avion venait de s'écraser dans le WTC. Cependant, les participants à la réunion supposèrent que l'accident n' impliquait qu' un petit aéronef". Il est alors 8h46 et personne n'a encore pris ou reçu de directive sur la conduite à tenir sur la base.
Comme le racontera plus tard Rasmunssen, "tous dans la réunion se regardèrent d'abord et regardèrent ensuite par la fenêtre, c'était un beau ciel bleu. Il ne pouvait pas y avoir meilleure météo que celle-là. Nous avons donc pensé, "quel est donc le genre de crétin à ne pas voir ces grands immeubles en face de lui ?" Nous avons tous pensé que c'était juste un avion léger de l'aviation civile, type Cessna ... Piper Cub, ou autre chose, quelqu'un qui vole pour faire du tourisme jusqu'en bas de l'Hudson et n'avait simplement pas fait attention où il allait. Par conséquent, nous avons continué la réunion, en pensant que nous allions suivre les extraits des informations plus tard dans la journée." A ce stade, on peut donc parler de véritable inertie des militaires sur place., ou d'une mauvaise information. Les téléviseurs ne vont en effet se mettre à diffuser l'info que quelques minutes plus tard, et le pays prendre conscience de l'attentat avec l'arrivée du second appareil dans la tour Sud. Entre le premier et le second avion, il n'y a en effet que 17 minutes. "La réunion de planification se poursuivra jusqu'à ce que ses participants apprennent que le second avion avait frappé le WTC et qu'ils réalisent alors que c'était une attaque terroriste", ajoute même Rasmunssen. Ce témoignage, faisant partie du rapport de commission est important, car il précise qu'entre le premier attentat et le second, la base la plus proche de la catastrophe n'avait pas bougé un pouce, et n'avait absolument pas pris conscience de l'ampleur de la catastrophe. Ce qui pourrait se comprendre chez le pékin moyen, mais plus difficilement sur ceux qui sont chargés de défendre le pays et qui sont même payés pour ça. Personne, surtout pas un organisme de défense n'avait encore réagit avant 9H03 : pour quelle raison, voilà qui est intéressant à savoir.
Selon certains, seule Heather Penney, justement, ce jour-là avait douté du premier impact, le jugeant trop.... improbable :"cependant, selon le Washington Post, au moins quelques individus de la Garde Nationale de Washington DC ont "immédiatement suspecté" quelque chose, dès de la première chute. Le pilote Heather Penney Garcia se souvient d'avoir demandé, "Comment pouvez-vous donc faire une erreur pareille ?" (Penney Garcia était alors au siège du la 121e Escadron d'appui à Andrews, et si sa participation à la réunion de planification n'est pas assurée ce jour-là)". La voilà donc déjà répertoriée, notre chevalier blond (e) : comme indiqué auparavant, elle avait bien appris le premier impact, par ses collègues ou à la télévision comme elle-même l'avait indiqué le week-end dernier.
A ce moment-là, combien d'aviateurs sont-il alors d'active sur cette base ? Fort peu : "seuls quatre pilotes du DCANG étaient disponibles. Les membres du 121e Escadron d'appui qui revenaient tout juste du « Red Flag », un important exercice d'entraînement dans le Nevada. La plupart des pilotes de l'escadron, qui volent avec des avions commerciaux dans leur vie civile et sont impliqués avec l'appareil militaire uniquement sur une base de temps partiel, sont donc loin de la base ce jour-là, soit de retour à leur emploi civil ou en congé, selon les différents témoignages (selon le Washington Post, 08/04/2002, cité par la Commission du 11 septembre, le 27/02/2004, Spencer, édité en 2008, PP. 156)". On comprend mal pourquoi la base aérienne militaire située à 10 km à peine de la capitale du pays ne possède alors que 4 pilotes pour la défendre. Manifestement, il y a derrière ça une volonté d'affaiblir les défenses du pays ! Menée depuis quand, voilà une autre question intéressante.

Mieux ou pire encore : il y a bien quatre avions, mais aucun d'entre eux n'est prêt à décoller, car "selon le magazine Aviation Week and Space Technology, le 121eEscadron d'appui n'est "pas d'alerte permanente, le 11 septembre" parce que le CC Air National Guard "n'est pas affecté à la North American Aerospace Defense Command en vigueur dans au sein de la défense aérienne." (Aviation Week and Space Technology, 09/09/2002). En somme on a sciemment découpé les zones de protection du pays en excluant la base la plus proche de la capitale du dispositif ! C'est assez incompréhensible, comme décision.
Mais ce qui intrigue encore aujourd'hui, c'est également la date choisie pour l'organisation de l'exercice Red Flag. Car quand bien même les avions sont bien rentrés, ils ne peuvent redécoller aussi vite que cela : les avions modernes exigent une préparation informatique, en particulier ici dans les deux sens : il leur fallait d'abord vider les mémoires emmagasinées lors de l'exercice fait à Nellis, et en même temps recharger les données de vol à partir de leur base habituelle : par conséquent, selon l'auteur Lynn Spencer, "le 11 septembre, la plupart des pilotes de l'escadron de chasse 121 seront de "retour à leur emploi civil, juste après être rentrés trois jours avant de deux semaines d'exercice d'entraînement de grande envergure « Red Flag » à Nellis Air Force Base, à Las Vegas. L'escadron a seulement sept pilotes disponibles." (Spencer, 2008, PP. 156). De plus, certains pilotes auront besoin d'avoir leurs disques durs de données de vol reprogrammés avant qu'ils ne peuvent se lancer à nouveau. Le pilote Heather Penney Garcia aurait ainsi été "occupé à la reprogrammation des données de vol de ces disques, qui contiennent encore toutes les données de de l'exercice Red Flag Nellis dont la formation revient tout juste, le 11 Septembre 2001. " (Spencer, 2008, pages 236-237). Retirer les données et en réinjecter d'autres dans les ordinateurs de bord à l'aide d'équipements spécialisés de contrôle comme l'EDNA, chargé de diagnostiquer au départ le fonctionnement informatique de l'appareil.


La dame, manifestement à donc menti, et d'avoir cité comme prétexte l'injonction donnée par Dick Cheney montre plutôt le chemin de l'origine de ses mensonges téléphonés qu'autre chose. Mon correspondant m'aiguillant sur la bonne piste de la fameuse "timeline", autant y rester et regarder plus attentivement le principe des exercices antiterroristes menés par le gouvernement US, sans discontinuer et étalés de 1992 à 2000. Des exercices qui ont un coût : ils ont allègrement englouti 200 millions de dollars par an pendant huit années de suite. Avec au milieu l'usage du fameux "Doomsday Aircraft", cet engin équipé d'une électronique de bord assez puissante pour servir à brouiller toutes les émissions radars ou radios dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, ou même de pouvoir afficher sur des écrans au sol ce qu'il a choisi d'afficher. Capable également de servir de relais radio ou de diriger des drones à distance, ou d'autres appareils équipés de services de téléguidage. Ou d'envoyer de faux signaux téléphoniques : or, c'est bien ce grand oiseau blanc que l'on verra tourner lentement au dessus du Pentagone, juste après l'attentat l'ayant atteint, ce qui pour beaucoup laissait dans son sillage la signature d'un véritable forfait. Aucune explication officielle n'a jamais été donnée à sa présence, alors que des caméras de télévision commerciales et des appareils photographiques l'avaient pris dans leurs objectifs.

"Dans son livre "Black Ice" l'auteur Dan Verton identifie cet avion comme étant l'E-4B en faisant partie de l'exercice "Global Guardian" alors en cours. L'exercice a été annulé lorsque le premier avion a frappé le World Trade Center, et l'E-4B, opérant sous l'indicatif d'appel "Venus 77", qui était en attente sur base d'Andrews AFB, a demandé une autorisation d'urgence et a immédiatement décollé. L'avion a d'abord demandé l'autorisation pour une route directe vers Wright-Patterson AFB, à Dayton, en Ohio, et aurait toujours été dans le processus d'attente d''autorisation alors qu'il était aperçu faisant des cercles cerclant autour de la capitale, à basse altitude lors de l'attaque sur le Pentagone. Quatre minutes plus tard, l'avion a demandé une autorisation de faire des ronds à 96 km au sud de Washington DC. Huit minutes après son décollage, l'avion a demandé une autorisation pour faire le tour de Richmond, en Virginie, à une altitude de 19 000 m, où il est resté pendant toute la durée de l'attaque", peut-on lire ailleurs. Or ce scénario ne comportant qu'un seul E-4B ne correspond pas avec le décollage saisi en direct par FoxNews : ce jour là il y a donc, fait exceptionnel, deux Doomsday Aircraft en vol dans le ciel des Etats-Unis !
Après que la seconde tour du WTC ait été est touchée, Mies se fait excuser du groupe, probablement pour mettre en place l'annulation de l'exercice. Plus tard dans l'après-midi, le président Bush et Air Force One atterriront à Offutt "par mesure de sécurité." C'était son second atterrissage depuis le départ de la Floride, et il y avait convoqué une téléconférence avec le Conseil national de sécurité à cet endroit". Sur la photo, on distingue Mies juste à la droite de Bush. A Ofutt, il semble que beaucoup de choses aient été menées ou aient été préparées.
De Boeing E-4B, il n'y en a qu'un seul, en effet, officiellement, en service 24 heures sur 24, sur les quatre exemplaires construits :"le Boeing E-4B "armé" ou "en alerte"est occupé 24 heures par jour avec une équipe de quart à bord de et tous les systèmes de gardiennage et de communications en attente d'un ordre de décollage. Les membres de l'équipage qui ne sont pas en alerte sont dans une caserne, un gymnase, ou dans des installations d'autres bases. L'état d'alerte sur 24 heures à Andrews AFB a pris fin lorsque le président Clinton a ordonné à l'avion de rester à Offutt, sauf si nécessaire, bien que des équipages allégés restent basés à Andrews et à Wright-Patterson Air Force Base. Un seul E-4B est maintenu en alerte à tout moment". Il y a de fortes chances donc que l'E4-B filmé par FoxNews au décollage tardif d'Andrews n'est pas celui aperçu faisant des cercles au dessus du Pentagone et décrit par John King de CNN, mais un autre. Un documentaire de la BBC (*) diffusé en septembre 2002, en cinq épisodes sur le net, fera le tour de la question des appareils en l'air ce jour là. Il évoque d'emblée lui aussi un "exercice géant" ayant cours ce jour-là, avec comme sujet "une attaque terroriste par des avions piratés"... le premier pilote interviewé dans le reportage est "Duff", un des rares pilotes qui décollera vraiment (de la base d'Otis, dans le Massachusetts, avec son 102 eme Intelligence Wing) pour tenter de s'opposer aux terroristes, à bord de leur F-15 : il sera en fait baladé loin des scènes des crashs par les contrôleurs militaires...
En vol dès 8H50, il aurait pu avoir un rôle dans les attaques et on l'en a visiblement empêché. Le second avion entrera dans la tour Sud alors qu'il est en l'air à 70 miles seulement (112 km, une paille pour ce genre d'avion volant à 1500 km/h), avec son collègue "Nasty". Duff déclarera à la BBC s'être alors retrouvé "en train de survoler Central Park en se croyant au milieu d'un film de série B"... plutôt écœuré de n'avoir rien pu tenter.
Des avions "mystère", ayant obtenu l'autorisation de voler alors que tous les autres sont interdits de vol, il y en a eu 4 le 11 septembre 2001 qui sont partis d'Andrews. "Venus 77", qui a décollé de là à 13:43Z (9:43), en direction de Lewisburg et qui n'est donc pas en vol quand le Pentagone est touché, un E-4B donc lu aussi. Sur une vidéo de montage radar du SEADS (84 RADES) des deux vols d'Air Force One et de Venus 77, l'un en Floride l'autre à Washington, se dégage l'impression que les deux volent bien en même temps, et que Venus 77 tient l'air aussi pour rester en contact avec l'avion présidentiel : ce qui se tient, car c'est aussi son rôle officiel. Durant son voyage matinal, on ne relève aucune corrélation entre "Venus 77" et les F-16 de la base de Langley, ce qui indique que l'on sait parfaitement où il est et ce qu'il fait, et qu'il n'y a pas lieu de le poursuivre. Il se posera à Andrews à 9H54, le Pentagone étant touché rappelons-le à 9H37. Mais aussi "Venus 22", un petit Gulfstream III, qui va faire le trajet aller-retour West Virginia et Andrews qui a décollé à 13:19Z (9:19)., c'est le petit avion aperçu aux côtés de l'exemplaire d'Air Force One et d'un troisième E4-B restés à Andrews. Et également "Gofer 06", un gros C130H du Minnesota Air National Guard yant décollé lui à 13:30Z (soit 9:30), et venu ostensiblement observer de près les dégâts du vol AA 77 (sur le Pentagone) et UA 93 (à Shanksville). Et enfin "Word31", qui lui a décollé d'Andrews à 13:26Z (9:29), et qui n'est autre que notre second B742 (E4B), ou NAOC (pour National Airborne Operations Center). Des observateurs vont noter que "c'est un fait étrange du 11 septembre qu'un poste de commandement aéroporté de niveau national volait à l'ouest vers la Virginie, en même temps que l'AA77 détourné volait dans le couloir aérien au dessus de l'I66/Rte29 en venant de l'Est dans l'approche de sa cible. Personne n'était au courant de son vol". C'est notre appareil-clé, capable de piloter à distance un Boeing, un drone où même un missile guidé. L'avion à décollé à 9H29 et le Pentagone a été touché à 09H37, huit minutes après : or dans ses fonctions et ses possibilités, rappelons que le téléguidage est une de ses attributions.
Cependant un autre journaliste, Andrew Cockburn, a suggéré qu'il a continué plus longtemps. Les participants à ces exercices sont alors tous des faucons républicains - Cockburn ajoute que, tandis que le "gouvernement fantôme" créé pendant les exercices avait jusqu'ici représenté l'ensemble du spectre politique, maintenant les participants sont presque exclusivement des faucons républicains". Un ancien responsable du Pentagone ayant une connaissance directe du programme dira plus tard : "C'était une façon pour ces personnes de rester en contact. Ils se rencontraient, faisaient l'exercice, mais aussi s'asseyaient autour de la table pour fustiger l'administration Clinton de la manière la plus extrême. On pourrait dire qu'ils formaient un gouvernement fantôme et secret. L'administration Clinton était alors extraordinairement inattentive, elle n'avait aucune idée de ce qui se passait » (Atlantic Monthly, 3 / 2004 ;. Cockburn, 2007, PP. 88). Les nombreux exercices menés d'une année sur l'autre, pendant au moins huit années auraient en réalité servi à préparer et mettre au point les attaques terroristes ! En huit années de travaux successifs, il y avait largement eu moyen d'affiner les réactions de tout le monde !
L'un des derniers "exercices" de 2000 avait prévu pour cela un bien étrange scénario : "le North American Aerospace Defense Command (NORAD) a pratiqué deux scénarios dans lesquels les avions étaient détournés et, dans un de ces scénarios, des pirates de l'air projetaient d'envoyer l'avion sur la Statue de la Liberté, dans le port de New York, alors que dans le second, d'autres pirates de l'air envoyaient l'avion s'écraser sur la Maison Blanche à Washington, DC. Les scénarios étaient faits dans un exercice de poste de commandement et menés par la Région continentale du NORAD aux États-Unis, appelée Falcon Indian. Le NORAD présente trois secteurs de défense aérienne dans la zone continentale des États-Unis, qui ont participé à cet exercice, y compris le secteur Nord-Est de défense aérienne basée à Rome, à New York", (cité par le North American Aerospace Defense Command, 25/08/1989, du Congrès américain, Sénat, Commission des forces armées, 17/08/2004 ; Arkin, 2005, page 362). Voilà qui présente de bien étranges similitudes et qui surtout permet l'année suivante d'endormir complètement à la fois les contrôleurs aériens civils et même les commandants de bases militaires que l'on a sciemment "habitués" à cette éventualité ! Visiblement... tous manipulés, il auront été incapables dans les premières minutes des attaques de distinguer ce qui était un exercice de ce qui était un véritable attentat. On avait longuement préparé leur incrédulité !
Sous Clinton, il y aurait donc eu un "shadow government" apprend-t-on ? Qui pouvait en être responsable, sinon... Dick Cheney, (et son vieil adjoint du temps de Gérald Ford, Donald Rumsfeld) au centre encore une fois de tous les ordres donnés (ou non, comme devant Mineta !). Un jour, je l'espère, on reconnaître son rôle fondamental dans ses tragiques événements : tout converge vers sa responsabilité.
Pour en revenir indirectement à Heather Penney et son père, qui court comme elle à Reno, on peut donner quelques précisions sur le terrible accident qui vient d'endeuiller la course. Le P-51 The Galloping Ghost" (ex Miss Candace et ex"Jeannie") récemment modifié accidenté à eu un ou plusieurs problèmes mécaniques qu'un photographe a réussi à saisir alors que l'avion était déjà sur le dos : une fumée visible s'échappant de son (nouveau) circuit de refroidissement, mais ça c'est plutôt normal, et surtout la perte en vol du volet de "trim" de queue également, ainsi que la sortie inopinée de la roulette de queue, indiquant une défaillance hydraulique. L'avion, incontrôlable a remonté soudainement pour retomber sur le dos au bout de sa ressource et foncer littéralement presque verticalement vers le sol : tout au plus le pilote a tenté d'éviter la tribune, en s'écrasant au bord et non au centre, en tuant cependant plusieurs personnes (on dénombre 9 morts à ce jour). Le bloc moteur, heureusement, détaché, est parti dans la direction de la piste et non du côté de la foule. Dans l'une des photos de la chute, le pilote n'apparaît pas non plus, ce qui laisse peut-être aussi augurer d'une défaillance de sa part, à moins qu'il n'était déjà arc-bouté à l'intérieur pour faire dévier de sa trajectoire l'appareil en perdition. Mais pour l'instant, c'est bien la défaillance mécanique, signalée en vol par le pilote, qui semble privilégiée.



