vendredi 14 septembre - par NEMO

25 ans après les accords d’Oslo, une population vit sous un régime d’apartheid en Israël

Les accords d'Oslo étaient le résultat d'un ensemble de discussions menées entre des négociateurs israéliens et palestiniens à Oslo en Norvège pour poser les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien.

La Déclaration de principes, signée à Washington il y a juste 25 ans, le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, de Yasser Arafat et de Bill Clinton prévoyait une série de négociations pour régler le problème et instaurait les fondements d’une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans pour progresser vers la paix. La poignée de mains entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin à la suite de la signature des accords avait donné l'espoir de l'établissement d'une paix durable entre l’état d’Israël et l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

Ces accords avaient été complétés en 1994 par l’Accord de Jéricho-Gaza qui avait investi la nouvelle autorité palestinienne de certains pouvoirs, limités. Enfin, l'accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza ou « Accord de Taba », qui avait été signé à Washington en 1995, prévoyait les premières élections du Conseil Législatif Palestinien et impliquait un découpage négocié des territoires palestiniens en zones où les contrôles israélien et palestinien s'appliqueraient de façon différente, dans l'attente de l'aboutissement des négociations… toujours en cours.

Ces accords qui représentaient un compromis historique entre les mouvements de libération nationale juif et palestinien avaient réussi à remplacer le rejet mutuel par la reconnaissance mutuelle. Gaza et la ville de Cisjordanie de Jéricho avaient été placées sous le contrôle de l'OLP, ce qui devait constituer la première étape d'un processus graduel visant à résoudre toutes les questions en suspens entre les deux parties, un événement porteur de grands espoirs.

L’OLP a vu dans l’accord d’Oslo un instrument d’autodétermination nationale dans les territoires occupés par Israël depuis la guerre de 1967. Mais il n’en a rien été. Israël a utilisé ces accords pour remodeler l’occupation des territoires et non pour y mettre fin. 

Le processus d'Oslo a finalement été abandonné après l'échec d'une série de négociations parrainées par les États-Unis en 2014, au cours desquelles John Kerry, secrétaire d'Etat d'Obama, s’est pourtant montré déterminé à négocier un accord de paix, sans y parvenir...

Aujourd’hui, Netanyahu prétend que les accords d'Oslo étaient voués à l'échec dès le départ parce qu’incompatibles avec la sécurité israélienne et avec le droit historique du peuple juif sur l'ensemble des terres d'Israël, y compris la Judée et la Samarie, les noms bibliques de la Cisjordanie. En fait, quand il était le chef de l’opposition, il avait déjà dirigé l’attaque contre les accords d’Oslo dès leur première présentation à la Knesset. A l’époque, il avait accusé Rabin d'être un chef pire que Neville Chamberlain lors de la Partition de l'Irlande, parce que Chamberlain avait mis une autre nation en danger, alors que Rabin l'avait fait avec sa propre nation. Il avait alors dénoncé les accords comme représentant une reddition aux « terroristes » et une humiliation nationale, et il avait promis de renverser le gouvernement. Il avait prononcé un discours incendiaire à la tribune d’un meeting à Jérusalem au cours duquel des manifestants de son parti (alors dans l’opposition) avaient exhibé une effigie de Rabin en uniforme SS. Puis il a continué à jouer un rôle actif dans la campagne d'incitation contre le gouvernement travailliste.

En fait, dans une interview de 2001, ne sachant pas que les caméras tournaient, Netanyahu s'est vanté d'avoir fait échouer les accords d'Oslo au moyen de fausses déclarations et d'ambiguïtés. Il a expliqué : « J’interpréterai les accords de telle manière qu’il sera possible de mettre fin à cet emballement pour les lignes d’armistice de 67. Comment ? Personne n’avait défini précisément les zones militaires. J’ai dit : les zones militaires sont des zones de sécurité. Ainsi, pour ma part, la vallée du Jourdain est une zone militaire ».

Quoi qu’il en soit, Rabin a été assassiné en novembre 1995 et sa veuve a refusé de serrer la main de Netanyahu à l'enterrement, alors qu’elle a reçu Yasser Arafat chez elle quand il est venu présenter ses condoléances, expliquant que la poignée de main d'Arafat symbolisait pour elle l'espoir de la paix, alors que la poignée de main de Netanyahu ne représentait pas un tel espoir.

Lors des élections de mai 1996, Netanyahu a battu Shimon Peres de moins de 1% et a immédiatement anéanti les efforts de paix de ses prédécesseurs travaillistes. Il a traité l'autorité palestinienne non pas comme un partenaire sur la voie de la paix mais comme un organisme dangereux pour la sécurité israélienne. L’expansion des colonies juives en Cisjordanie a repris rapidement, en violation des acords d’Oslo. Le « processus de paix » s’est révélé être pire qu’une mascarade puisqu’il a fourni à Israël la couverture dont il avait besoin pour poursuivre son projet colonial en Cisjordanie.

Soumis à une forte pression américaine lors de son second mandat en tant que Premier ministre, Netanyahu a concédé à contrecœur la nécessité d'un état palestinien, mais sa conception d'un tel état équivalait à une série de cantons démilitarisés sans contiguïté territoriale. Et il a ajouté une nouvelle condition : la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël comme état-nation du peuple juif était un préalable à tout accord, en sachant très bien qu'aucun dirigeant palestinien ne pourrait accepter de légitimer le projet sioniste lui-même, qui consiste à refuser le statut de nation aux Palestiniens.

En prévision des élections de 2015, Netanyahu a même déclaré qu'il n'y aurait pas d'état palestinien. Il a exhorté les électeurs juifs à aller voter parce que les « Arabes » se rendaient en masse aux urnes. Les « Arabes » en question n'étaient pas les habitants palestiniens de Cisjordanie qui n'avaient et n'ont toujours aucun droit politique mais les citoyens musulmans de l'état d'Israël qui sont des citoyens à part entière dans un pays démocratique. Or, comme l'a souvent fait remarquer Ahmad Tibi, le membre palestinien de la Knesset, si Israël est une démocratie pour les Juifs, cest un état juif pour les Arabes. Si Israël, à l’intérieur de ses frontières d’origine, demeure une démocratie au sens étroit du droit de vote des citoyens palestiniens, le grand Israël, c’est-à-dire Israël et ses colonies en Cisjordanie, n’est pas une démocratie, c'est un système politique dans lequel un groupe ethnique règne sur un autre. Et il y a un autre nom pour une telle réalité : l'apartheid.

Tout doute à ce sujet a finalement été levé par la loi récente qui déclare Israël comme « état-nation du peuple juif », une « loi fondamentale » qui devient une partie de la constitution du pays et qui affirme que le peuple juif a un droit exclusif à l'autodétermination nationale dans l'état d'Israël. Cette loi est en contradiction avec la déclaration d'indépendance de 1948, qui reconnaît la pleine égalité de tous les citoyens « sans distinction de religion, de race ou de sexe ». 

Yitzhak Shamir lui-même, le "faucon du Likoud" Premier ministre d'Israël de 1983 à 1984 et de 1986 à 1992, avait qualifié Netanyahu de « superficiel, vaniteux, autodestructeur et enclin à la pression ». Shamir aimait dire que la paix était une illusion parce que, malgré tout ce que les Arabes pouvaient dire en public, leur but réel serait toujours de jeter les juifs à la mer. Son dicton préféré était « les Arabes restent les mêmes Arabes et la mer la même mer ». On sait moins qu’il aimait aussi ajouter : « la mer est la même mer et Netanyahu est le même Netanyahu ».

 



47 réactions


  • Raymond75 14 septembre 08:57
    Les accords d’Oslo sont oubliés, ils relèvent maintenant d’une histoire qui s’est arrêtée par l’assassinat de Rabin par un Israélien ... Maintenant ce pays est dans une impasse totale : aucune capacité à envisager une solution de paix, aucune construction politique sinon des murs qui encerclent tout ce petit pays tel un ghetto, une occupation qui se répand sans arrêt en spoliation et humiliations de tout un peuple.

    Israël illustre jusqu’à la caricature l’incapacité de la prétendue ’communauté internationale’, et aussi la mentalité moyenne orientale de conflit permanent. Le droit de veto permet à un petit groupe de pays, en l’occurrence les USA, de paralyser toute tentative de résolution.

    Et le soutien pavlovien de la diaspora, qui n’ose pas la plus petite attitude critique, ajoute de la haine à la haine. Nous allons bientôt en avoir une illustration dans les commentaires qui vont s’abattrent sur cet article : Kak5, Dach, Massada, Labrune : vite, au travail !

  • oncle archibald 14 septembre 09:09

    Bill Clinton revait de rester dans l’histoire comme celui qui aurait enfin réussi à mettre un terme au conflit Israelo Palestinien. Qui de Yasser Arrafat ou de Isaac Rabin a fait capoter le processus en cours sous l’appellation « accords d’Oslo » ?

    Polémiques sur les causes de l’échec des Accords

    Des deux côtés, les architectes et signataires des Accords ont tenu des propos les remettant en cause. Yasser Arafat dès le 13 septembre 1993 – jour de la signature de la Déclaration de principes à Washington entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Bill Clinton, président des Etats-Unis, et Yasser Arafat, président de l’OLP ganisation de libération de la Palestine) – dans un discours préenregistré et diffusé par la télévision jordanienne, dit : « Les Palestiniens recevront tout territoire qu’Israël leur remettra, puis l’utiliseront comme tremplin pour procéder à d’autres gains territoriaux jusqu’à ce qu’ils obtiennent la « libération totale de la Palestine », la liquidation de l’Etat juif ». D’après le site gouvernemental d’Israël, et un enregistrement disponible sur le site YouTube, le 10 mai 1994, le Président de l’Autorité Palestinienne Yasser Arafat affirme, s’adressant à un groupe de fidèles dans une mosquée de Johannesburg : « le djihad continuera [...] Je vois cet accord comme n’étant pas plus que l’accord signé entre notre Prophète Muhammad et les Qurayshites à La Mecque. »3,4, faisant ainsi référence à un accord conclu, puis révoqué par Mahomet à la suite de la violation de cet accord par la partie adverse.[non pertinent]

    De son côté, le Premier Ministre israélien Yitzhak Rabin déclare le 5 octobre 1995, lors de son dernier discours devant les parlementaires israéliens à la Knesset : « la frontière de sécurité de l’État d’Israël sera située dans la vallée du Jourdain, dans le sens le plus large du terme », englobant ainsi les territoires palestiniens dont les Accords d’Oslo devaient établir la future autonomie5. Dans une entrevue de 2001, ne sachant pas que les caméras tournaient, Benyamin Netanyahou s’est vanté d’avoir fait échouer les accords d’Oslo au moyen de fausses déclarations et d’ambiguïtés. Il a déclaré : « J’interpréterai les accords de telle manière qu’il sera possible de mettre fin à cet emballement pour les lignes d’armistice de 67. Comment nous l’avons fait ? Personne n’avait défini précisément ce qu’étaient les zones militaires. Les zones militaires, j’ai dit, sont des zones de sécurité ; ainsi, pour ma part, la vallée du Jourdain est une zone militaire6. »,7.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_d%27Oslo


    • NEMO Joker 14 septembre 09:12

      @oncle archibald

      merci d’avoir réécrit l’article, c’est beaucoup plus clair !

    • Désintox JPB73 14 septembre 21:19

      @oncle archibald

      Avez vous réalisé que les descendants des juifs de l’antiquité sont ... les palestiniens actuels ?

      Ceux qui se font appeler « israëliens » sont des pieds-noirs qui n’ont aucune légitimité à s’approprier cette région.

      La fin de l’apartheid est la seule façon de rétablir la paix.

    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 14 septembre 22:27
      @JPB73

      « La fin de l’apartheid est la seule façon de rétablir la paix. »

      Comme si la suppression du prétendu apartheid pouvant combler le fossé séparant un peuple proactif d’un peuple fataliste.

    • oncle archibald 15 septembre 09:33

      @Joker : je n’ai en rien réécrit l’article, j’ai juste argumenté en citant Wikipedia sur les raisons de l’echec des accords d’Oslo que vous même invoquez mais dont vous attribuez l’entière responsabilité aux israéliens. Opinion que je ne partage pas, et je ne suis pas le seul dans ce cas.


    • NEMO Gwynplaine 15 septembre 13:53

      @oncle archibald

      ce n’est pas une question d’« opinion » mais de de choix d’un camp !

      je n ai pas d’« opinion » sur la guerre d’Algérie ni sur la résistance.

      Dans les deux cas, j’aurais choisi le camp de ceux qui se battent pour se libérer de l’occupant.

    • NEMO Gwynplaine 15 septembre 13:58

      @Gwynplaine

      option inconditionnelle qui se passe d’argumentation

    • oncle archibald 15 septembre 16:23

      @Gwynplaine : « ce n’est pas une question d’« opinion » mais de de choix d’un camp ! »

      Voila qui est plus clair et permet sans aucune hésitation à vous ranger dans la catégorie des « faux culs ». A quoi bon déplorer que « les accords d’Oslo » ne soient pas respectés par les Israéliens et proposer sur cette thématique un article alors que votre souhait carrément exprimé est de voir bouter les juifs hors du territoire de la « palestine historique » sur lequel vivaient nombre de leurs ancêtres.

      Quand je dis leurs ancêtres je ne parle pas de Moïse et du roi Salomon mais juste des Juifs qui habitaient là bien avant la seconde guerre mondiale, et qui étaient certains que leur place était là, à Scion, près de Jérusalem. Je parle aussi des Juifs dont les ancêtres ont été dispersés au cours des siècles à travers le monde par diverses persécutions et qui rêvaient de revenir sur ces « terres promises ».

      Comment parler « d’occupant » dans ces conditions ? Ils se sentent « légitimes » sur cette terre au moins autant que leurs voisins arabes. Vous choisissez les arabes contre les Juifs, pas moi, qui regarde en détail et depuis longtemps les dispositions prises par la résolution n°181 de l’ONU en 1947 prévoyant de créer trois entités sur ce territoire : un état Juif, un état Arabe, et une ville neutre sous protection internationale : Jérusalem.

      Cette décision a été acceptée immédiatement par les Juifs et refusée par les arabes qui ont aussitôt entrepris en mai 1948 une première guerre pour expulser ou exterminer les Juifs.


    • NEMO Gwynplaine 15 septembre 16:48

      @oncle archibald

      si je suis un faux cul, monsieur, vous en êtes un vrai car vous me prêtez des propos que je n ai pas tenus

      qui a parlé de bouter qui que ce soit ? les bantous n’ont bouté aucun afrikaaner hors de l’afrique du sud, que je sache

       ce que je souhaite, c’est que les autochtones puissent au moins vivre sur leurs terres en tant que citoyens à part entiète

      il a fallu longtemps pour que ce soit le cas des « natifs » aux Etats-Unis, tout n est pas réglé, mais c est mieux que ça n’a été, eh bien je ne demande pas que les yankees rentres où que ce soit, mais qu’ils foutent la paix aux Sioux avec les pipe-lines qui traversent leurs territoires

      voilà

    • Oceane 15 septembre 17:13

      @oncle archibald

      Pas les « juifs », mais les « Européens », les « Africains », les « Asiatiques ».


    • oncle archibald 15 septembre 17:32

      @Gwynplaine : « Dans les deux cas, j’aurais choisi le camp de ceux qui se battent pour se libérer de l’occupant. »

      C’est moi ou c’est vous qui l’avez écrit ?

      Et les Algériens ? Ont ils à la suite des « accords d’Evian » bouté les Français (et les Juifs peut-on ajouter) hors de leur territoire ? Certes non allez vous peut être me répondre. En effet, ils leur ont laissé le choix : la valise ou le cercueil !

      Pourtant les accords signés prévoyaient qu’au cas ou le referendum d’autodétermination donnerait l’indépendance à l’Algérie les ressortissants Français qui souhaitaient rester sur le territoire Algérien auraient les mêmes droits civiques que les Algériens, que leurs droits de propriété seraient respectés, qu’aucune mesure de dépossession ne serait prise à leur encontre sans l’octroi d’une indemnité équitable préalablement fixée !

      Combien y avait-il de juifs en Algérie en 1954 ? Environ 130 000. Et aujourd’hui ? Ceux qui restent se cachent et on estime leur nombre entre 20 et 50. Une poignée ! Non non, vous ne rêvez pas, je n’ai pas oublié de zéros derrière les chiffres avancés.

      Je n’ai aucun doute sur le sort qui serait réservé aux Juifs au cas ou comme vous semblez le souhaiter un état arabe « libéré de l’occupant » serait institué sur tout le territoire de l’ancienne Palestine !


    • NEMO Gwynplaine 15 septembre 17:50

      @oncle archibald

      pour avoir travaillé et vécu en Algérie après 1962, je peux vous affirmer que des familles « pieds-noirs » sont restées et y sont toujours.

      Après, vous pensez ce que vous voulez et vous prenez les engagements que vous voulez, mais ne vous justifiez pas en déformant les écrits des autres et en refaisant l’histoire. Assumez au moins votre parti pris, ce n’est pas infâmant de prendre parti.



    • oncle archibald 15 septembre 18:01

      @Gwynplaine : pour avoir travaillé et vécu en Algérie après 1962 vous pourriez sans doute aussi nous informer sur les massacres perpétrés aussitôt l’indépendance proclamée.

      Au cas ou vous n’en auriez pas été le témoin direct vous pourrez vous informer ici :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27Oran


    • Oceane 15 septembre 19:54

      @Cateaufoncel3

      Colons et colonisés.


  • njama njama 14 septembre 12:44
    Shamir aimait dire que la paix était une illusion parce que, malgré tout ce que les Arabes pouvaient dire en public, leur but réel serait toujours de jeter les juifs à la mer.

    Il fallait bien qu’il trouve un prétexte pour ne pas faire la paix, car la paix n’intéresse pas Israël, CQFD, elle mettrait fin d’office à la colonisation.
    L’entreprise sioniste n’est rien d’autre qu’une entreprise de colonisation, voulue par les anglais à la base,dont les Juifs d’Europe devenaient la cheville ouvrière, des colons, qui colonisent, qui spolient comme tous les colons de la terre. La mystique biblique du Grand Israël ne sert que de faire-valoir pour établir ce Dominion, par définition un État indépendant membre de l’Empire britannique, mais pas totalement souverain...

    « L’occident » (la City, Wall Street, ...) veut se tenir au moins sur une des rives du Canal de Suez... commerce, pétrole, géostratégie obligent. Les gesticulations et jérémiades sur l’ antisémitisme n’ont iren à voir avec la genèse du sionisme, elles ne visent qu’à pousser à la Alya, et aggravent le problème smiley


    • NEMO Joker 14 septembre 13:01

      @njama

      lequel des deux états, USA ou GB recueillera les pieds-noirs israéliens et les harkis djihadistes après l’indépendance ? 

    • njama njama 14 septembre 13:09
      @Joker
      Les States me paraissent plus propice, le melting-pot ils connaissent ...
       smiley

    • phan 14 septembre 13:56

      @njama
      Plan A


    • njama njama 14 septembre 14:00

      @Joker

      un autre Plan B peut-être en Patagonie ?
      pas très claire cette affaire ! smiley

      Quel projet pour Israël en Argentine ?
      par Thierry Meyssan
      Les autorités argentines s’interrogent sur l’achat massif de terres par un milliardaire britannique en Patagonie et les « vacances » que des dizaines de milliers de soldats israéliens passent dans ses propriétés.
      [...]
      Le milliardaire britannique Joe Lewis acquiert d’immenses territoires dans le Sud argentin et même au Chili voisin. Ses propriétés couvrent plusieurs fois la taille de l’État d’Israël. Elles sont situées en Terre de feu, à l’extrême Sud du continent. Elles entourent notamment le Lago Escondido empêchant désormais son accès, malgré une décision de justice.

      Un aéroport privé, ayant une piste d’atterrissage de 2 kilomètres, est aménagé par le milliardaire pour recevoir des avions de transport civils et militaire.

      Depuis la guerre des Malouines, l’armée israélienne organise des « camps de vacances » (sic) pour ses soldats en Patagonie. Chaque année, ce sont désormais 8 à 10 000 d’entre eux qui viennent passer deux semaines sur les terres de Joe Lewis.
      [...]



  • DACH 14 septembre 18:52

    Israel pays d’apartheid ? L’auteur se trompe de pays.....Il suffit d’interroger des citoyens arabes israéliens....L’apartheid se trouve dans les pays qui entouent Israel.


    • njama njama 14 septembre 20:41

      @DACH

      oui mais avant que les sionistes se pointent en Palestine, bizarrement il n’y avait pas d’apartheid, mais juste depuis des siècles une société multiculturelle, multiethnique, multiconfessionnelle...



    • DACH 15 septembre 10:02

      @njama=faux selon les travaux de nombreux historiens. L’apartheid est inhéerent aux pays sous le joug de l’Islam.


    • njama njama 15 septembre 10:12

      @DACH

      selon les travaux de nombreux historiens.
      Lesquels ?

      aux pays sous le joug de l’Islam
      dans tous ces pays où mosquées, églises, synagogues se côtoient depuis plus d’un millénaire ?

    • njama njama 15 septembre 10:16

      @DACH

      La Syrie d’avant 2011, une petite Inde (sic)

      Que signifiait vivre en Syrie jusqu’en 2011 ? Avant que mercenaires et islamistes nous envahissent au son de leurs tambours de guerre ?

      Journal de Syrie
      Dr Waiel S.H. Awwad, 19 décembre 2016

      A mes chers compatriotes,

      Un souvenir de l’été 2010 : nous sommes assis dans un café du vieux Damas, sirotant un café d’Arabie, écoutant de la musique et tirant des bouffées de notre narguilé. Une soirée rituelle de détente amicale du vendredi, qui ne se termine que lorsque le soleil disparaissant à l’horizon nous invite à rentrer chez nous. Je marche dans la rue en compagnie de Mme Nada, une avocate réputée de Damas. Elle s’apprête à rentrer chez elle, à Alep, pour y passer le week-end en famille. Je la regarde et m’exclame : « Tu vas faire 360 kilomètres et conduire seule pendant quatre heures ? » Elle réplique en souriant : « Mais je le fais chaque semaine, Waiel. Je rentre chez moi, puis repars pour mon travail le dimanche matin ! » Je lui demande : « Mais tu n’as pas peur ? Et si ta voiture tombe en panne ? » Elle éclate alors de rire : « Pourquoi est-ce que j’aurais peur ? Cela m’est arrivé plein de fois. Je n’ai qu’à faire signe aux voitures qui passent. Et quelqu’un finit toujours par m’aider. Nous sommes en Syrie, cher docteur. On y est en sécurité et tout le monde s’entraide. »

      Mais ça, c’était la Syrie d’avant 2011.

      Une petite Inde

      On pourrait être aussi intarissables à propos d’Alep ! Une ville pleine de vie, avec ses 3 millions d’habitants, ses marchés animés, le bourdonnement de ses innombrables – plus de 1500 – usines. Pourquoi, au terme de plus de deux années de guerre, Alep n’avait-t-elle connu aucune manifestation hostile au régime ? Parce que sa population rejetait les politiciens sectaires et souhaitait se maintenir en dehors du conflit. Accusée de ce fait par les radicaux de soutenir le régime. Et gratifiée d’un lot de sarcasmes et de plaisanteries humiliantes. Mais ses habitants ont tenu le coup. Culturellement soudés par leur appartenance séculaire à l’une des plus antiques cités du monde. Située pile au milieu de la partie mésopotamienne de la route de la Soie, riche de son histoire de 11 000 ans, Alep a été le berceau d’un large éventail de civilisations – hittite, araméenne, assyrienne, perse, hellénistique, romaine, byzantine et islamique. En 1599, Vincenzo Dandolo, Consul de Venise, écrit : « Avec ses vastes havelis, (appelés souks), ses riches marchands et ses magnifiques édifices, Alep est une véritable Petite Inde ». Vivant moi-même en Inde, je ne peux qu’être d’accord.

      Apocalypse à Alep

      Puis en 2013, la Turquie a ouvert ses frontières aux mercenaires et aux Islamistes. [......]

      http://arretsurinfo.ch/que-signifiait-vivre-en-syrie-avant-que-les-islamistes-nous-envahissent/



    • Oceane 15 septembre 20:16

      @DACH

      L’Afrique du Sud sous apartheid et donc sous le joug de l’islam ? Je découvre !

      Les Zuniens, pareil ?


    • DACH 16 septembre 13:11

      @Oceane=au prsent l’A su S n’est plus sous apartheid ! Je découvre dans votre propos encore un fantasme infantile ! Mais au moins vous reconnaissez implictement le joug de l’Islam sur les populations isalamisées !!!!


    • DACH 16 septembre 13:14

      @njama=les témoins que nous connaissons des massacres d’avant 2011 du clan Assad nous ont dit aussi bien des choses.... L’Apocalypse a existé aussi avant 2011 !!!!! Hélas.


    • DACH 16 septembre 13:16

      @njama=on peut confirmer que vopus n’avez jamais vécu dans un pays musulman, de l’Indonésire en passant par le Balgla Desh, le Pakistan, ("le pays des ^puirs), et dans les pays du Golfe ou Magreb. L’apartheid est une institution.


    • Oceane 8 octobre 10:00

      @DACH

      « Au présent » ? On efface donc le passé ? Et par les mêmes qui ne cessent de revenir sur le passé violent de l’islam et bien sûr pas sur la violence du christianisme ?

      Je me demande si même si le monde ne vit pas un apartheid géant : l’oppression, les guerres, l’insécurité chez les uns et la sécurité, « démocratie » et droits de l’homme chez les autres.

      Une fois encore, le chasseur et sa proie ne peuvent relater la même version de la partie de chasse.


  • toma 14 septembre 19:04

    Puta*n, 25 ans à refuser l’aide d’Israel, ces des ingrats les palestiniens... 


    Suffit de savoir que les USA ont soutenus 50 ans l’apartheid en Afr. du Sud aussi... Ce sont les cubains aider par les soviets qui ont mis fin à la chose, mais faut pas le dire hein. 
     
    Surtout quand Obama va pleurer avec sa veuve à Mandela... 

    J’adore comment les USA réecrivent l’Histoire sans arrêt.


    • Emohtaryp Emohtaryp 14 septembre 21:17

      @toma


      J’adore comment les USA réecrivent l’Histoire sans arrêt.

      Oui c’est vrai ! mais quand on passe son temps à réécrire l’histoire, il faut s’attendre un jour ou l’autre à se la prendre réellement en pleine poire, l’histoire ! 
      Et en règle générale, ça fait très mal, se faire rattraper par son passé délictueux.....

  • symbiosis symbiosis 14 septembre 20:55

    Les Palestiniens qui sont légitimes citoyens de la Jordanie et peuvent s’y rendre sans faire un bien grand déménagement, nient aux autres la propriété d’une terre qu’ils tiennent de Dieu.

    Les khazars qui dominent le paysage politique de la Palestine occupée, aryens et non sémites, s’il fallait vraiment le préciser, tiennent-ils cette terre de Dieu ?


  • Désintox JPB73 14 septembre 21:12

    C’est juste, et on attend encore le Mandela de cette région, qui mettra fin à ce régime .


  • Ruut Ruut 16 septembre 13:54
    Pourquoi les palestiniens ne tentent pas de fusionner avec Israël ?
    ça réglerais le problème.


    • NEMO Gwynplaine 16 septembre 17:24

      @Ruut

      tout-à-fait
      il leur suffit de se convertir au judaïsme dans l’état nation exclusif du peuple juif
      ce qui ne devrait être qu’une formalité

      je me suis posé la même question que vous avec les Français et la Suisse :
      pourquoi les Français ne tentent-ils pas de fusionner avec la Suisse ?
      plus de pauvres, des rues propres, des trains et de bus dans toutes les vallées

      pourquoi De Gaulle s’est-il exilé o Londres plutôt que de fusionner avec l’Allemagne comme l’a fait Pétain ? 


  • papat 16 septembre 18:40

     Alors que les Israéliens ont incité durant des années les juifs africains à venir s’installer en Palestine occupée, en ce moment, ils ne cherchent plus qu’une chose : les expulser.

    Depuis l’occupation de la Palestine en 1948, les Israéliens, avec l’aide de l’Agence juive, ont tenté de faire immigrer en Palestine occupée des juifs de tous les pays de ce monde. C’est ainsi qu’un grand nombre de personnes a débarqué dans les territoires occupés avec la promesse d’un travail, d’une maison et bien d’autres avantages.

    Et alors que les immigrants africains, à qui l’on avait promis monts et merveilles, présentent des documents prouvant qu’ils ont été incités à venir en Palestine, les Israéliens, eux, prétendent qu’il s’agit d’immigrants illégaux et qu’ils doivent par conséquent être expulsés au plus vite. Il semblerait en fait que leur présence dérange les juifs venus d’Europe et des pays arabes.


  • Hetadame Hetadame 16 septembre 23:20

    Peu a peu, on constate qu’une nouvelle définition des mots s’impose !

    Celle concernant l’antisémite se rapproche maintenant de celle ci : 
    Un antisémite : c’est celui que les juifs n’aiment pas !

  • wefamocu 17 septembre 00:09
    Bonjour,

    Il n’y a que l’horreur en commun mais ca-y est, le mainstream commence a admettre que des migrant manquent.... En Sicile, ou les populistes sont au pouvoir. Ou le pape vient d’aller a naple himsefl pour condamner les agissement de la mafia.

    On zigouille les indésirable a 1000 ou 2000 km de chez vous, et peut étre même moins loin que ça et vous le savez. En Espagne, il en manque aussi. Allez vous continuer a fermer les yeux sur les agissement de vos dirigeants ? Il contrôlent ce putain de monde, tout cela c’est leur volonté !

    Allez vous allez au travail, financer la machine de guerre qui crée le flux de migrant ? Allez vous payer le régime, pour qu’il continue de détruire des siècles de traditions républicaine pour une dictature orwellienne ? Allez vous obéir, a collaborer a la traite de millions de gent et la mort de milliers d’autres ?


    Et que y en ais pas un qui ose me dire « je sais pas quoi faire ». Tu vas dans tribune libre et tu te rallie au plan de moins con que toi ! Tu vas aux partis, aux syndicats, aux églises si c’est ton trip, mais tu ne vas plus travailler pour les esclavagiste tant que le putain de monde ne tourne pas a peut prés rond.

    ++



  • Massada Massada 18 septembre 08:22

    S’il y avait un apartheid en Israël, ça se saurait.




  • JPCiron JPCiron 29 septembre 13:20

    Bonjour,


    >> "une « loi fondamentale » qui devient une partie de la constitution du pays"


    En fait, l’Etat d’Israel n’a toujours pas de constitution. A la place, une série de lois qui peuvent être individuellement modifiées ou supprimées, au gré des majorités parlementaires.




    >> "fausses déclarations et d’ambiguïtés "


    C’est tout le jeu des gouvernements Israéliens successifs.

    Les propos varient selon les auditoires...

    ... et sont rapportés -ou non- selon les médias.


    Ainsi, en marge de l’AIPAC, des officiels Israéliens expliquaient que Netanyahu parlait effectivement de deux Etats, dans ses déplacements officiels aux US et en Europe, mais que personne au gouvernement n’y pensait sérieusement...


    Avec la récente déclaration de Trump en faveur de deux Etats (détails à définir dans les prochains mois), je doute que la majorité parlementaire en Israel puisse accepter autre chose, "au pire", qu’un Etat Fantoche, un protectorat sous contrôle militaire, économique, etc




    " les citoyens musulmans de l’état d’Israël qui sont des citoyens à part entière dans un pays"


    En fait, les citoyens non-Juifs ont les mêmes Droits Civils que le citoyens Juifs.

    Mais ils n’ont aucun Droit National. 

    Ce qui fait d’énormes différences. Ainsin la terre étant considérée comme ayant un caractère « Juif-Sioniste », ils ne peuvent en être propriétaires, locataires, etc... (même si quelques uns, courageux, ont pu obtenir dans le passé un jugement favorable de la Cour Suprême. Avec la nouvelle Nation-Bill, c’est plus compliqué !)

    Il y a aussi les multiples discriminations, depuis 1948 :

    Discriminatory Laws database

    https://www.adalah.org/en/content/view/7771

    https://www.adalah.org/en/content/view/7189




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