À bas Poutine ! Non à l’invasion de l’Ukraine !
La situation évoluant rapidement en Ukraine, je transmets une nouvelle déclaration de la direction de l’UIT-QI (Union Internationale des Travailleurs – Quatrième Internationale)
Pour l’AGIMO, Jean Dugenêt
1. Depuis le 25 février, l'invasion de l'impérialisme russe en Ukraine est en cours. Au moment de l'adoption de cette résolution par l’UIT-QI le 26 février 2022, les combats se poursuivaient autour de Kiev, sa capitale, et dans d'autres villes du pays. Vladimir Poutine avait appelé les militaires ukrainiens à organiser un coup d'État et, jusqu'à présent, la réponse a été négative. La résistance des forces armées ukrainiennes serait plus importante que prévu. Il y a aussi des sections de la population qui auraient pris les armes pour affronter les envahisseurs. La supériorité militaire de la Russie rend possible la prise de contrôle de Kiev et de l'Ukraine, mais jusqu'à présent, ces objectifs n'ont pas été atteints et la résistance se poursuit, malgré les attaques criminelles de missiles sur la population civile de Kiev.
2. L'UIT-QI, confirme sa condamnation de l'invasion et exprime son soutien au peuple ukrainien contre l'agresseur impérialiste. En tant que socialistes internationalistes, nous ne sommes pas neutres au moment du combat. Nous soutenons la résistance du peuple ukrainien face à l'envahisseur. Nous le faisons sans apporter aucun soutien politique au gouvernement capitaliste de Volodímir Zelensky ni faire confiance à sa direction militaire et politique. Nous soutenons l'armement populaire de la classe ouvrière, du peuple ukrainien et de ses organisations.
3. Pour l'instant, il n'y a pas de guerre inter-impérialiste en Ukraine. Jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'intervention des forces militaires de l'OTAN ou des États-Unis. Au contraire, Biden et l'OTAN ont répété qu'ils n'avaient pas l'intention d'intervenir militairement. Ils se concentrent uniquement sur les sanctions économiques contre la Russie. Au point que le président Zelensky lui-même a dénoncé le fait qu'"ils nous ont laissés seuls". Cela montre qu'en fait, ils ont laissé faire l'invasion et apparaissent comme des complices de l'action criminelle de Poutine. Au point que Macron, le président de la France, et le gouvernement américain ont offert à Zelensky l’"aide" pour quitter le pays. Ce qui équivaut à une invitation à se rendre.
4. C'est pourquoi nous sommes en désaccord avec les positions nombreux partis de « gauche » qui ; dans le monde, refusent de s'exprimer contre l'invasion de Poutine ou se déclarent neutres. Des secteurs de la gauche post-stalinienne, ainsi que des pays comme la Chine, Cuba, le Nicaragua ou le Venezuela, soutiennent l'invasion russe et Poutine comme s'il était une "victime" et un combattant "anti-impérialiste" parce qu'il affronte les États-Unis. Poutine dirige un régime capitaliste-impérialiste en Russie, soutenu par la répression et une mafia d'oligarques du pétrole et du gaz. Son conflit avec l'impérialisme américain et européen porte simplement sur le contrôle politique et économique de l'Ukraine. Nous dénonçons également ce conflit.
5. Notre appel à la solidarité avec le peuple ukrainien n'a rien à voir avec l'"opposition" à l'invasion des Biden, Macron ou Boris Johnson. Ils cherchent à tirer profit de leurs projets impérialistes de domination de l'Ukraine. C'est pourquoi l'UIT-QI réaffirme son rejet de toute ingérence impérialiste en Ukraine, que ce soit par l'impérialisme russe, l'impérialisme américain, l'impérialisme européen ou l'OTAN.
6. Nous défendons la libre autodétermination du peuple ukrainien, comme Lénine et Trotsky l'ont proposé et réalisé après la révolution socialiste de 1917. L'Ukraine sera véritablement indépendante sous un gouvernement de la classe ouvrière et des secteurs populaires et dans une Ukraine socialiste.
7. L'UIT-QI continue d'appeler les peuples du monde à rejeter l'invasion et à soutenir la résistance du peuple ukrainien. Dans les principales capitales du monde, des milliers et des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour manifester leur opposition à Poutine et à l'invasion de la Russie. Des manifestations ont eu lieu sont devant les ambassades russes. Parmi les faits marquants, citons les manifestations à Moscou et à Saint-Pétersbourg en Russie, au cours desquelles des milliers de personnes ont été arrêtées par la police. 664 scientifiques russes ont protesté "contre les actes de guerre de la Russie" et ont exigé leur cessation. Ils sont dirigés par des membres de l'Académie des sciences russe et par Konstantin Novosiolov, lauréat du prix Nobel de physique 2010. Des marches de masse ont eu lieu en Géorgie. Des événements et des mobilisations ont eu lieu à Barcelone, Madrid, Paris, Londres, Lisbonne, Rome, Budapest, Berlin, Istanbul, New York, à Mexico, à Buenos Aires, à Santiago du Chili, dans des villes du Brésil et du reste de l'Amérique latine.
8. Nous devons poursuivre sur cette voie de la solidarité internationale avec le peuple ukrainien. Nous disons non à l'invasion, non aux bombardements ! Que les troupes russes s'en aillent ! Que tous les gouvernements rompent leurs relations avec la Russie ! Pour la victoire de la résistance du peuple ukrainien ! Non à toute ingérence impérialiste en Ukraine, qu'elle soit de la Russie, de l'OTAN, des États-Unis ou de l'UE !
Soutenez la résistance du peuple ukrainien !
Comité exécutif international (CEI) de l'Unité internationale des travailleurs-Quatrième Internationale (UIT-QI)
Le 26 février 2022
124 réactions
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Jean Dugenêt
1er mars 2022 10:58
@mursili
Je me répète :
Nous sommes avec les travailleurs, les jeunes, les ouvriers et les paysans de tous les pays pour qu’ils en finissent avec les agresseurs de tout genre, avec les bandes fascistes, avec les politiques qui dressent les peuples les uns contre les autres et avec le capitalisme.
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Jean Dugenêt
1er mars 2022 20:20
@Satanas
« vous êtes donc en fraternité avec le Donbass ! MERCI ! »NON ! Je ne suis pas en fraternité avec le Donbass, ni avec la Russie, ni avec les USA... Il faut que je répète combien de fois la même chose. Vous avez décidé de ne rien comprendre. Un pays, une région, une ville n’est pas une entité homogène. Je ne suis pas en « fraternité » (comme vous dites avec un langage catho qui n’est pas le mien) globalement avec les exploiteurs et les exploités.
Je défends les exploités.
Lisez donc ce que j’écris et n’interprétez pas tous avec votre regard de nationaliste. Au Donbass comme ailleurs, je défends la femme de ménage et pas le chatelain. Dis comme ça, arrivez-vous à comprendre ou est-ce vraiment au dessus de vos possibilités ?
Je ne défends ni les fachos d’Ukraine ni ceux du Donbass. Je ne défends pas le « Collectif France-Russie » et le « Comité France-Donbass représentant français de Novorossia ».
Svetlana Kissileva (Kysilyova), présidente de Novopole, André Chanclu et Alain Benajam, secrétaires et adjoints sont, rien de moins que les représentants officiels des « Etats indépendants de la Novorossia en France ». On les voit tous les trois dans la vidéo intitulée « Débats avec le comité France-Donbass ». Ce sont des fascistes de la pire espèce. André Chanclu est co-auteur avec Jacques Mayadoux du livre « Ordre Nouveau raconté par ses militants ». Il explique notamment que ce sont eux qui ont décidé de créer le FN en 1972 pour donner aux fascistes français une apparence institutionnellement acceptable.
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mursili
1er mars 2022 23:22
@Jean Dugenêt
Oui, ça ne mange pas de pain...
Si tous les gars du monde
Décidaient d’être copains
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans la main
Le bonheur serait pour demainmais on y arrive comment à cette société idéale ?
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PascalDemoriane
1er mars 2022 11:16
Tout cela, cette proclamation, me semble hâtive et doctrinale, voire cléricale ! Donc assez loin d’un matérialisme dialectique digne de l’héritage méthodologique radical de Marx-Engels. Esquisse brouillonne d’une critique imparfaite :
Au point 2 : « L’UIT-QI, confirme sa condamnation de l’invasion et exprime son soutien au peuple ukrainien contre l’agresseur impérialiste. »
Outre la question de savoir vraiment qui « parle et d’où, en tant que quoi » dans ce propos, la question est déjà ici de savoir qui est ce « peuple » et qu’est-ce qu’un « peuple » au regard de la notion dialectique de classe par opposition à un « peuple » au regard de la notion bourgeoise ?
Tout le problème générique d’une collectivité de la classe prolétarisée, c’est qu’elle n’a pas les moyens objectifs de prendre conscience d’elle-même par elle-même « pour s’abolir comme telle ». Et pourquoi ne l’a t’elle pas ? Ben parce que précisément et paradoxalement, elle est amputée de son propre mode de production et de reproduction autonome. Une collectivité prolétaire est donc celle qui se voit confisquer sa propre identité réflexive (=d’elle-même), se voit aliénée à la superstructure mentale du dominant (faction locale du capital). Donc c’est çà un « peuple », c’est un rapport de domination collective, d’aliénation territorialisé, fiscalisé, exploité.
Donc une IP (Intern. Prolétarienne au sens du manifeste de 48) ne peut pas en cohérence « soutenir un peuple » en tant que tel, çà c’est une approche bourgeoise ! Approche qui dérive vite ici sur une argumentation de légitimité conflictuelle sur des antériorités inter-ethniques, linguistiques, religieuses et tant qu’à faire, allons-y, raciale ! de l’histoire ukrainienne, tout en dénonçant les tentations nationalistes ! Juste délirant !
Jean parlant des langues, aurais-tu légitimé une Crimée Tartare parce que de pure race ? L’anti-racisme inconscient conduit toujours à un racisme implicite !
Tu pose : « il n’y a aucune raison fondamentale pour que Poutine déclare que l’Ukraine fait partie de la Russie et favorise la création d’enclaves ». Ok.
1. A propos des enclaves : anthropologie et lutte de classe
Il y a consensus je crois sur le constat en Ukraine d’un fait anthropologique (au sens de Todd par ex.) de divergence entre le tropisme occidental des uns et le tropisme oriental des autres. Bien.
Si des humains d’Ukraine de l’est, du Dombas se sentent bien en tant que communauté plutôt russophone, plutôt orthodoxe et de tradition conservatrice, laissons leur la liberté de s’émanciper de cette façon. Ce n’est pas Poutine qui fait âme et conscience collective de ses gens réels ni aucune Internationale trotskyste qui peut les stigmatiser comme « anti-populaires parce qu’anti-progressistes » non LGTB, qui pourra leur imposer une « identité », une sexualité et une nationalité arbitraire en guise de « solution ».
Tentation stalinienne refoulée, Jean ?
L’histoire de l’Ukraine est une instance parmi tant d’autres (ex. les Afriques ) de la territorialisation arbitraire des peuples contre eux-mêmes, c’est à dire des enclosures domesticatoires des prolétaires opérées pour casser leur autonomie communautaire relative et archaïques et leur confisquer la propriété des moyens de production (terre, culture, langue... de Cromwell à Staline, toujours la même méthode). Poutine est en phase inverse de réajustement identitaire, car :
2. A propos des non « raisons fondamentales » de Poutine : un peu de dialectique ne nuit pas ! Si on se réclame de l’hégéliano-marrxisme.
Ni Poutine ni Biden n’ont besoin d’autre raison fondamentale pour déchirer une enclosure territoriale tampon mafieuse et non viable, dont les prolétaires ne veulent plus, d’autre raison que l’automouvement de la contradiction dialectique fondamentale et immanente du capital hégémonique ! Il n’ont pas le choix ! Sur le grand échiquier (Brezinsky) de la mondialisation totalitaire de la marchandise du capital en crise finale ils ne sont que des joueurs, pas maître du jeu global en voie de caducité.
Poutine, juriste distingué, se sait dans l’illégalité, oui... comme le capital sub-otanien l’est lui-même ne faisant loi que de lui-même. La raison fondamentale ? c’est qu’il n’y a plus ni raison ni loi qui comptent ! D’où le risque nucléaire qui ne sera que le débouché logique irrépressible de l’ineptie capitaliste, de l’illusion des vertues de la valeur d’échange.Nous savons bien que la France elle-même n’est plus un état de droit, plus qu’une petite entreprise en forme de sous-république bananière inscrite au registre du commerce d’un empire bancaire néo-colonial (Valérie Bugault) auquel elle s’est démocratiquement vassalisée, filialisée. Pas de quoi donner des leçons à nos semblables russes ou ukrainiens dans l’épreuve ni faire de grandes envolées déclaratives, ni de crier avec les loups et les chiens de garde... fussent-ils d’avant garde !
Amicalement. C’est dur d’être marxiste !
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Jean Dugenêt
1er mars 2022 12:43
@PascalDemoriane
Bonjour Pascal,
Je vais apporter quelques précisions. En premier lieu il s’agit d’une déclaration de l’UIT-QI qui a été discutée point par point pour recueillir l’accord de toutes les organisations de l’internationale. C’est pourquoi il s’agit d’un texte court qui prend acte d’une invasion sans revenir sur l’historique des évènements qui ont précédé."Outre la question de savoir vraiment qui « parle et d’où, en tant que quoi » dans ce propos, la question est déjà ici de savoir qui est ce « peuple » et qu’est-ce qu’un « peuple » au regard de la notion dialectique de classe par opposition à un « peuple » au regard de la notion bourgeoise ?«
J’ai donc précisé qui parle, d’où et en tant que toi. Cette déclaration engage toute l’UIT-QI. Je profite de l’occasion pour dire que d’autres expriment un point vue internationaliste notamment le LIS-ISL. Il est bon de consulter aussi leur déclaration.
Ils parlent eux aussi de : »solidarité avec les travailleuses, les travaileurs et le peuple ukrainien« . La notion de »peuple" existe en effet chez Marx et les marxistes. Elle est héritée de la révolution française sans être détachée de tout clivage social. Je ne vais pas reprendre tout ce qui a été dit à ce sujet. La question a été maintes fois débattue notamment ici.Tu en viens à dire qu’une internationale révolutionnaire ne peut pas en cohérence « soutenir un peuple » en tant que tel. Je crois que si. C’est notamment le cas avec le colonialisme. L’internationale soutient les luttes d’indépendance des peuples colonisés alors même que ceux qui se placent à la tête des insurgés sont souvent des chefs féodaux des régimes antérieurs. C’est en ce sens que nous soutenons un peuple agressé par une invasion. En même temps nous sommes pour la révolution prolétarienne.
"Jean parlant des langues, aurais-tu légitimé une Crimée Tartare parce que de pure race ?"
Ce n’est pas si simple. Il faut remarquer qu’actuellement, nous sommes dans une période très riche en ce qui concerne les histoires de l’Ukraine. Elles arrivent à foison. Chacun essayant de justifier ses positions par rapport au conflit actuel en racontant la version de cette histoire qui lui convient (Asselineau est remarquable à ce sujet). Reconnaissons tout de même qu’elles ont toutes des points communs. En général, elles ne disent pas un mot des mongols et des tatares.
L’Empire mongol a pourtant eu une grande influence dans l’histoire de la Russie. Les mongols ont organisé une expédition militaire au XIIIè siècle pour envahir la Rus’ de Kiev. Ils ont alors détruit de nombreuses cités dont Riazan, Kolomna, Moscou, Vladimir et Kiev. C’est depuis cette période que les Slaves orientaux sont divisés en trois nations, qui correspondent, à l’heure actuelle, à la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine et c’est grâce à la destruction totale du Rus’ que la Grande-principauté de Moscou a pu prendre son essor. Les Russes parlent de « joug » mongol ou tatar pour désigner cette période. Un impôt nommé « tribut » a été prélevé par les mongols pendant près de deux siècles.
Je me permets de donner quelques infos ou rappels à ce sujet. La capitale des tatars fut Saraï, fondée par Batu, petit-fils de Gengis Khan, vers 1240. Elle était située sur la basse Volga, près de Volgograd, dans l’actuel Oblast d’Astrakhan. Depuis Sarai, les tatares ont régné sur une grande partie de la Russie pendant près de trois siècles. Ceci est souvent omis par les divers politiciens qui s’improvisent en tant qu’historiens. Tous les États russes, y compris Novgorod, Smolensk, Galich et Pskov, leur ont été soumis et leur ont payé tribut. À partir de 1371, les princes russes refusent de payer le tribut. Ils repoussent une expédition lancée contre eux et qui est dispersée à Koulikovo, au confluent du Don et de la Népriavda, le 8 septembre 1380.
Mais, le chef tatar Tokhtamych obligea de nouveau les princes russes à se rendre à Saraï avec des tributs. Dans un premier temps ceux-ci refusèrent. Tokhtamych entreprit alors une campagne contre les principautés russes : il incendia Souzdal, Vladimir, puis pilla et brûla Moscou le 26 août 1382.
An moment où les grandes nations européennes sortent du Moyen Age au cours duquel elles se sont forgées, l’influence des tatares est primordiale en Russie. C’est en Europe la période des immenses découvertes qui permet un nouvel essor en rompant avec les structures médiévales pour s’ouvrir sur la Renaissance, la Réforme et le Cinquecento. Il est bon de rappeler que dans cette période d’essor prodigieux la Russie était culturellement liée à la culture des mongols et des tatares
Ce rappel était indispensable car, dans pratiquement toutes les histoires de l’Ukraine que vous trouverez, il est expliqué qu’il y avait et qu’il y a encore deux langues qui sont parlées en Ukraine : le russe et l’ukrainien. C’est faux ! Il y a trois langues : le russe, l’ukrainien et le tatar. Précisons que la langue des tatars actuels a probablement peu de points communs avec celle des mongols car elle a été de multiples fois créolisée notamment au contact de peuplades turques. Précisons aussi que les tatars sont maintenant peu nombreux car ils ont été massivement déportés par Staline (principalement en 1944) en Sibérie et en Ouzbékistan. C’était une volonté délibérée de Staline de russifier cette région. Il a ensuite encouragé l’immigration russe. Cette russification a été poursuivie par Poutine qui a notamment encouragé les familles des marins à venir s’installer en Crimée. Quand on dit que la Crimée est russophone, c’est exact. Elle est autant russophone que le rocher de Gilbratar est anglophone et qu’en Israël on parle l’hébreu. C’est ce qu’on appelle une « enclave ». Depuis des tatars sont revenus en Crimée. Le 11 mars 2014 , la Rada de Crimée a approuvé un décret garantissant la restauration des droits des Tatars de Crimée et leur réintégration dans la société de Crimée tout en reconnaissant le « sort tragique » du peuple tatar.
Cette question n’est pas reprise dans le texte présent car elle fait l’objet de discussions internes dans l’UIT-QI. Remarquons tout de même qu’elle mérite d’être signalée.
Je m’arrête là car mon commentaire risque d’être trop long pour passer.
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Jean Dugenêt
1er mars 2022 13:02
@PascalDemoriane
J’essaie de continuer.
"Si des humains d’Ukraine de l’est, du Dombas se sentent bien en tant que communauté plutôt russophone, plutôt orthodoxe et de tradition conservatrice, laissons leur la liberté de s’émanciper de cette façon«
Je suis assez d’accord avec ça mais mon avis n’est ni tranché ni définitif. Il est clair qu’il y a quelque chose d’artificiel dans la création d’une enclave (pensons notamment à Israël) avec un peuplement venu de l’extérieur. Il est certain qu’au bout d’un moment ces populations nouvellement implantées se sentent chez elles. Est-ce une raison pour dénier les droits des populations d’origine ? La question reste en suspens. Elle est évitée dans la présente déclaration.
Je ne suis pas certain de suivre tout ce que tu dis ensuite mais je suis assurément d’accord avec ça :
»Poutine, juriste distingué, se sait dans l’illégalité, oui... comme le capital sub-otanien l’est lui-même ne faisant loi que de lui-même.«Assurément ces deux puissances impérialistes ne sont guidées que par leurs appétits conquérants qui inévitablement s’entrechoquent. L’Ukraine est seulement le lieu où le choc se produit.
Effectivement, ta conclusion s’impose : »La raison fondamentale ? c’est qu’il n’y a plus ni raison ni loi qui comptent ! D’où le risque nucléaire qui ne sera que le débouché logique irrépressible de l’ineptie capitaliste, de l’illusion des vertus de la valeur d’échange."
Bien à toi. Pour la révolution.
Jean -
Lynwec
1er mars 2022 13:12
@Jean Dugenêt
Puissances impérialistes. Appétits conquérants...
Moi je veux bien.
https://www.entfernungsrechner.net/fr/distance/country/us/country/iq
distance USA Irak 11 136 km environ. Les USA immédiatement menacés à leurs frontières par le tyran Saddam n’avaient d’autre choix que d’attaquer, chacun le comprendra...
Allez, par comparaison, Russie Mexique 10 222 km. Ah mince, la Russie impérialiste aux appétits conquérants n’a PAS attaqué le Mexique. Raté....Chaque fois que je me heurte à de la mauvaise foi, ça me fait réagir, je n’ai pas encore réussi à développer une immunité. Hé, Bourla, y aurait un créneau porteur, là....
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Jean Dugenêt
1er mars 2022 13:19
@Lynwec
Ce n’est pas une question de distances.La phrase complète était la suivante :
"Assurément ces deux puissances impérialistes ne sont guidées que par leurs appétits conquérants qui inévitablement s’entrechoquent. L’Ukraine est seulement le lieu où le choc se produit."Le fait d’être plus ou moins éloigné de la zone de choc donne-t-il des droits supplémentaires ?
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Jean Dugenêt
2 mars 2022 19:04
@PascalDemoriane
Salut Pascal,
Je te signale un article sérieux sur l’histoire de l’Ukraine. Il est publié sur Agora Vox.
Bien évidemment, il est limité. Il n’est pas facile de traiter 2000 ans d’histoire dans un seul article. Mais, — c’est le plus important — il n’a pas le travers qu’on voit un peu partout : des histoires taillées sur mesure pour justifier une position politique par rapport au conflit actuel.
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Jean Dugenêt
1er mars 2022 13:09
@Francis, agnotologue
Dans le texte que vous n’avez peut-être pas lu, il est écrit :"l’UIT-QI réaffirme son rejet de toute ingérence impérialiste en Ukraine, que ce soit par l’impérialisme russe, l’impérialisme américain, l’impérialisme européen ou l’OTAN."
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Lynwec
1er mars 2022 13:16
@Jean Dugenêt
Rejet somme toute rien moins que tardif, vu que l’ingérence impérialiste US est actée depuis huit ans ( sanctionnée d’un « Fuck the UE » par V. Nuland ). En gros, le statu quo une fois le vol réalisé conviendrait mieux ?
Je comprends parfaitement ce type de raisonnement, l’état profond US doit le valider, pour la Russie, je pense qu’ils s’en battent l’œil d’une force.... -
Jean Dugenêt
1er mars 2022 13:22
@Lynwec
« l’ingérence impérialiste US est actée depuis huit ans »Ni la distance, ni le temps ne change quoi que ce soit au problème. Je suis désolé mais je suis saturé de toutes ces arguties qui ne changent rien au problème de fond dont je discutais avec Pascal Demoriane.
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Mellipheme
1er mars 2022 15:01
Quand même, nous étions bien tranquille au temps de l’URSS, Khrouchtchev à Moscou et Georges Marchais à Paris !

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Jean Dugenêt
1er mars 2022 19:58
Je vais faire une intervention qui devrait être faite par les militants du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Il me semble qu’ils sont défaillant. Je suis loin de partager complètement l’avis de Mélenchon mais il me semble qu’il est différent de ce que j’en ai entendu dire par ses propres militants.
Je donne donc la transcription en deux parties de son discours à l’assemblée nationale.
======================première partie ===========================Quelles que soient les causes de l’invasion de l’Ukraine rien ne peut l’excuser ni la relativiser. La menace que contient cette invasion c’est celle d’une guerre mondiale totale et cela en fait un crime contre l’intérêt général humain de notre temps. Le gouvernement de M. Poutine en porte la totale responsabilité puisque c’est lui et personne d’autre qui est passé à l’acte. De la sorte, l’honneur de la condition humaine est évidemment dans la résistance des ukrainiens mais elle est aussi dans la résistance des russes eux-mêmes : ceux qui avec courage manifestent contre la décision de guerre de leur propre pays. Ils témoignent pour l’aspiration universelle à la paix. Leur manifestation nous donne un modèle d’action. Elle mine politiquement la cohésion de l’appareil du gouvernement russe. Dès lors, ne l’oublions jamais, le peuple russe n’est pas notre ennemi. Nous, français, ne le confondons pas avec le régime nationaliste qui est en place. Nous savons désormais dans quelle alternative nous sommes enfermés. Aucune participation à la guerre ne pourrait rester limitée : actions et réactions s’enchaîneraient implacablement et sans limite face à une puissance nucléaire comme la Russie, la destruction nucléaire générale serait l’horizon prévisible. D’ailleurs, M. Poutine n’a pas hésité à en menacer lui-même le monde. Dès lors, si frustrant que cela soit, le seul chemin rationnel est celui de la paix. Il porte un nom clair : la désescalade. Si frustrant que ce soit, l’alternative reste simple : ou bien la diplomatie ou bien la guerre totale. Tout doit aller à la diplomatie et rien, si peu que ce soit, à la guerre. Méfions-nous des solutions improvisées et des conforts de posture. Les moyens que nous employons ne doivent jamais pouvoir se retourner contre nous. Pourtant, je regrette que l’Union Européenne ait décidé de « fournir des armements nécessaires à une guerre », selon les termes du commissaire Joseph Borel chargé des relations extérieures. Cette décision ferait de nous des cobelligérants. Un engrenage s’enclenche : avec quelle légitimité ? Quand notre parlement l’a-t-il décidé ? Pourquoi avoir rompu ce que le commissaire Borel a lui-même qualifié de « tabou de l’histoire de l’Union » à savoir « ne jamais fournir d’armes à des belligérants ». Orienter ces armes à partir de la Pologne, terre d’OTAN, n’est ce pas se mettre à la merci de toutes les provocations de parties prenantes au conflit ? Couper le circuit financier Swift n’est ce pas engager une escalade mondiale en poussant russes et chinois à utiliser désormais exclusivement leurs propres circuits ? Quel avantage pour la paix ? Mieux voudrait plutôt prendre une initiative diplomatique radicale. C’est-à-dire accepter de traiter, franchement, directement, le fond du problème posé : la sécurité de chaque nation en Europe. Cette question est restée ouverte après l’implosion de l’URSS puisque, pour la première fois dans l’histoire contemporaine, un empire s’est effondré sans qu’on discute les nouvelles frontières. C’est possible. L’outil existe. Il faut pour cela ouvrir une cession extraordinaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). Organisation créée pour cela par les accords d’Helsinski en 1975. Ce moyen existe ; déclenchons-le. La solution existe aussi. C’est la proclamation de la neutralité de l’Ukraine. Le président Zélenski s’y est dit officiellement prêt. D’ailleurs, cette neutralité avait été adoptée par le parlement de l’Ukraine en 1990, le jour de sa déclaration de souveraineté par 339 voix contre 5. Cette déclaration dit que : « l’Ukraine déclare solennellement son intention d’être un état perpétuellement neutre qui ne participe à aucun bloc militaire ».
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Jean Dugenêt
1er mars 2022 19:59
@Jean Dugenêt
================== deuxième partie ===================A cette heure, il s’agit de rendre la diplomatie plus profitable que la guerre. Il s’agit de contraindre à la négociation et, si l’offre en était faite, la contrepartie pourrait être le cessez-le-feu immédiat pour que cesse le martyr des ukrainiens. Disons encore qu’une telle négociation est de notre intérêt le plus direct comme français car, nous aussi, nous avons des revendications de sécurité et la première est de voir interdit l’installation de missiles de moyenne portée capables d’atteindre la France depuis le sol de la Russie ou de ses alliés. En toute hypothèse, nous venons de toucher du doigt les limites de la doctrine de dissuasion nucléaire terrestre – je dis bien terrestre – face à un adversaire résolu car le tout ou rien enferme clairement dans le rien si on n’est pas prêt à se faire sauter soi-même. La guerre d’Ukraine nous oblige donc à repenser beaucoup sur nous-même. La dénucléarisation du monde doit redevenir un objectif concret de notre diplomatie puisque la surenchère nucléaire ne peut pas avoir de sens concret. La guerre d’Ukraine vient de le prouver et souvenons-nous à cet instant, nonobstant les cris que vous poussez, du nombre de conflits de frontières qui s’expriment encore d’une façon ou d’une autre sur le sol du vieux continent. Aujourd’hui, treize pays sont concernés soit le quart des nations du vieux continent. Cela prouve combien il vaudrait mieux convoquer à temps une conférence européenne des frontières qui permette de définir les modalités de règlement des conflits dans chaque cas et d’établir ainsi une doctrine partagée par tous. La crise que nous venons de vivre interroge toutes les certitudes et les doctrines passées. A l’ONU, dans le vote sur la résolution à propos de l’Ukraine, notons l’abstention de l’Inde et de la Chine, c’est-à-dire de 50% de l’humanité : c’est un signal d’une extrême importance. Un autre ordre géopolitique du monde s’installe déjà à partir de l’Asie. Il est temps alors d’actualiser nos conceptions. Le régime nationaliste russe actuel agit comme un capitalisme oligarchique autoritaire. L’invasion de l’Ukraine signe une nouvelle carte d’identité après trente ans de mutation continue. De même, s’en est terminé du nouvel ordre mondial annoncé par Georges Bush en 1991. Le moment est entré d’une réorganisation générale. Poussées dans les bras l’une de l’autre par la stratégie des USA, Russie et Chine font émerger un nouveau bloc. Hélas, nous avons été incapables de promouvoir l’Europe de l’Atlantique à l’Oural. Est-il trop tard ? Dans ce contexte, les automatismes et les allégeances du passé ont-ils un intérêt pour nous français. Je ne le crois pas. Le non-alignement est notre intérêt. Dans la situation mouvante de notre temps, nous ne devons être les obligés de personne. La sortie de l’OTAN, organisation inefficace, participe par sa volonté d’expansion aux tensions guerrières sur notre continent. Non-alignement ne signifie pas neutralité. Le choix de la France la met du côté du droit international et ce droit est du côté de l’Ukraine. Non-alignés, nous serons libre pour mener une diplomatie vraiment altermondialiste. D’une faiblesse, faisons une force. La crise en cours comporte tous les risques mais tous les moyens d’un rebond positif. Attention ! Les postures de va-t-en-guerre pullulent toujours autour des conflits mais l’action politique démocratique à toutes les échelles n’est rien d’autre qu’un effort toujours recommencé pour régler par la discussion et la décision collective la violence des conflits qui divisent la société. La démocratie reste un choix d’optimisme politique. A cette heure c’est la démonstration que nous devons en faire à propos de la crise de l’Ukraine.
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Jean Dugenêt
2 mars 2022 13:45
@Jean Dugenêt
Asselineau, pour sa part, s’est fendu d’une longue déclaration le 24 février 2022.
Elle commence ainsi :
" L’actualité est évidemment dominée par la décision de Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine avec l’armée russe. Après avoir dit pendant des semaines qu’il en était hors de question au moment même où les américains suspectés la Russie de vouloir intervenir. Alors, c’est évidemment un évènement d’une très grande importance qui remet en cause les relations Est/Ouest. Qui remet en cause les rapports de l’OTAN, des pays occidentaux non seulement avec la Russie mais aussi avec la Chine, mais aussi avec un grand nombre de pays du monde et il est donc important de s’intéresser à cet événement. Un événement qui est traité en France, comme la plupart d’ailleurs des événements, d’une façon superficielle et hâtive et qui, comme un Western américain, présente d’un côté le méchant : Vladimir Poutine, de l’autre côté les gentils, les ukrainiens, et peut être que certains, par esprit de contradiction, ont un peu tendance à renverser les rôles et à présenter Vladimir Poutine comme le gentil et les ukrainiens comme les méchants. En fait, comme dans toute chose la vérité est un peu plus compliquée et je vous invite à essayer avec moi de trier le bon grain de l’ivrée dans cette actualité.La toute première chose que je voudrais dire quand même c’est que on ne peut pas tolérer qu’un état se fasse justice soi-même. C’est condamné par le droit international."
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Jean Dugenêt
2 mars 2022 14:00
@Jean Dugenêt
Qu’il s’agisse des militants de l’UPR ou des mélenchonnistes, je constate que dans les deux cas ils sont contredits par leurs chefs.
Assurément, Asselineau explique que Samy Levrai est un individu animé par un esprit de contradiction qui l’amène systématiquement à dire le contraire de l’avis quasi unanime. On pourra me rétorquer qu’Asselineau n’a jamais dit cela. C’est vrai ! Mais il a dit :
"Un événement qui est traité en France, comme la plupart d’ailleurs des événements, d’une façon superficielle et hâtive et qui, comme un Western américain, présente d’un côté le méchant : Vladimir Poutine, de l’autre côté les gentils, les ukrainiens, et peut être que certains, par esprit de contradiction, ont un peu tendance à renverser les rôles et à présenter Vladimir Poutine comme le gentil et les ukrainiens comme les méchants«
Quant aux Mélenchonnistes, il faut leur rappeler, à eux aussi, le début de l’intervention de JL Mélenchon à l’assemblée nationale. Ils ont avec force excès voulu me contredire alors que manifestement Mélenchon est plus proche de mes positions que des leurs. Rappelons quelques-uns de leurs débordements. Pratiquant la même généralisation abusive que Poutine, ils ont expliqué que les ukrainiens sont des néo-nazis par ailleurs dirigés par un juif (C’est une première !) et je passe sur le reste... Ils iront sans doute dire à Mélenchon qu’il est aux bottes de l’OTAN à force d’être abreuvé par la propagande occidentale. Voici ce qu’il a dit :
»Quelles que soient les causes de l’invasion de l’Ukraine rien ne peut l’excuser ni la relativiser. La menace que contient cette invasion c’est celle d’une guerre mondiale totale et cela en fait un crime contre l’intérêt général humain de notre temps. Le gouvernement de M. Poutine en porte la totale responsabilité puisque c’est lui et personne d’autre qui est passé à l’acte. De la sorte, l’honneur de la condition humaine est évidemment dans la résistance des ukrainiens mais elle est aussi dans la résistance des russes eux-mêmes : ceux qui avec courage manifestent contre la décision de guerre de leur propre pays. Ils témoignent pour l’aspiration universelle à la paix. Leur manifestation nous donne un modèle d’action. Elle mine politiquement la cohésion de l’appareil du gouvernement russe. Dès lors, ne l’oublions jamais, le peuple russe n’est pas notre ennemi. Nous, français, ne le confondons pas avec le régime nationaliste qui est en place. "
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microf
2 mars 2022 14:56
@Jean Dugenêt, qu´en dites-vous ?
Nelson Mandela.
If there is a country that has commited unspeakable atrocities in the world it is the United States of America.
They don´t care for human beings. Fifty seven years ago, when Japan was reteating on all fronts, they decided to drop an atom bomb on Hiroshima and Nagasaky, killed a lot of innocent people, who are still suffering from the effects of those bombs.
Those bombs were not aimed against the Japanese, they aimed against Soviet Union to say, look, this is the power that we have, if you dare oppose what we we do, this is what is going to happen to you.
Because they are so atrrogant, the decided to kill innocent people in Japan who are still suffering from that. Who are they now to pretend that they are the policemen of the world ?
Traduction version francaise :
S’il y a un pays qui a commis des atrocités innommables dans le monde, ce sont les États-Unis d’Amérique. Ils ne se soucient pas des êtres humains. Il y a cinquante-sept ans, alors que le Japon reculait sur tous les fronts, ils ont décidé de larguer une bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaky, tuant beaucoup d’innocents, qui souffrent encore des effets de ces bombes. Ces bombes n’étaient pas dirigées contre les Japonais, elles visaient l’Union soviétique pour dire, regardez, c’est le pouvoir que nous avons, si vous osez vous opposer à ce que nous faisons, c’est ce qui va vous arriver. Parce qu’ils sont si atrrogants, ils ont décidé de tuer des innocents au Japon qui souffrent encore de cela. Qui sont-ils aujourd’hui pour prétendre qu’ils sont les gendarmes du monde ? -
Jean Dugenêt
2 mars 2022 17:29
@microf
Quel est le rapport avec mon article ?
J’approuve entièrement ce texte. Pourquoi le communiquer ici ?
Peut-être n’avez vous pas lu mon article ? J’ai aussi plein de beaux textes de MalcomX et de pleins d’autres militants.
Surtout, mon texte est en fait une déclaration de l’UIT-QI. Cette organisation est issue du militantisme de Nahuel Moreno. Au cours des nombreux combats qu’il a mené en Amérique Latine contre l’impérialisme américain, il a lui même écrit une quantité de textes auxquels je me réfère fréquemment.
Il est vrai que dans les commentaires précédents un tas d’abrutis ont expliqué que ceux qui condamnent Poutine (comme Mélenchon, Asselineau et moi-même) sont obligatoirement des amis de l’impérialisme US.
Ceux-là sont bien mal placé pour donner des leçons à l’UIT-QI. Pendant la dictature de Veleda, en Argentine, le parti de Moreno a eu près de 250 militants emprisonnés et plus de 100 morts ou disparus. Ils ont participé ensuite à la brigade Simon Bolivar lors de la révolution au Nicaragua...
Quel est donc ce tas de p’tits cons qui prétendent donner des leçons à l’UIT-QI en matière de lutte contre l’impérialisme US ? Au nom de quel bilan se permettent-ils cela ?
Comment faut-il que je m’y prenne pour exiger un minimum de respect ?
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Mellipheme
1er mars 2022 21:34
Mélenchon déclare : "Le choix de la France la met du côté du droit international et ce droit est du côté de l’Ukraine."
Ok, mais en 2014, le droit international était clairement du côté de la Russie. Que disait Mélenchon à cette époque ?
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Claude Simon
3 mars 2022 09:04
Il m’est impossible de reprocher à quelqu’un qui a tout essayé pacifiquement de faire respecter la sécurité de sa sphère d’influence, puisque l’agression de l’Ukraine suit la reconnaissance de Donetsk et du Dombass.
Soit il partait la queue entre les jambes, mais la Douma en a décidé autrement.
Il est regrettable que l’Ukraine n’est pas réussi à faire taire les armes avant qu’elles parlent chez elle.
Visiblement, ceux qui souhaitent mettre de l’huile sur le feu du côté occidental ne sont guère plus avisés.
La périphérie de sphères d’influences est délicate pour tous, gardons toute la mesure nécessaire afin de provoquer la désescalade indispensable à la vie civile.-
Jean Dugenêt
3 mars 2022 10:09
@Claude Simon
Vous inversez agresseurs et agressés.
Au nom de quoi Poutine va-t-il bombarder en Syrie ?
Au nom de quoi Poutine va-t-il déployer ses forces contre-révolutionnaire aux Kazakhstan pour mâter les révoltes légitimes d’un peuple qui subit les affres d’une exploitation capitaliste débridée ?
Au nom de quoi va-t-il agresser maintenant en Ukraine ?
Vous osez expliquer cela en ces termes :
« quelqu’un qui a tout essayé pacifiquement de faire respecter la sécurité de sa sphère d’influence »
Hitler aurait-il eu raison d’annexer l’Autriche puis les Sudètes et tout le reste. Son projet était-il légitime ? Il voulait « la sécurité de sa sphère d’influence » c’est à dire de la « Grande Allemagne ». Il estimait que les populations qui parlaient l’allemand devaient légitimement faire partie de la Grande Allemagne. Il estimait venir au secours de ses populations qui l’ont d’ailleurs bien accueilli.
Aujourd’hui Poutine veut regroupait dans son Empire la Grande Russie. Il estime que tous ceux qui parlent russe doivent en faire partie. Il considère que ceux qui ne le laisse pas faire sont des agresseurs.
Et vous venez benoitement nous dire que vous partagez son avis.
Ce sanguinaire abruti est pire qu’Hitler. D’où sort-il ? C’est un ancien agent du KGB (Stalinien amateur de toutes les pires méthodes de répression). Il est devenu milliardaire pendant les « années noires » qui ont suivi de démantèlement de l’URSS. Comme tous les autres nouveaux capitalistes, il a pour cela œuvré en gangster. Il parait que la loi de la jungle lui a été bénéfique. Il était doué pour cela. Arrivé au pouvoir, il était trop bridé par des lois démocratiques qui limitaient le nombre de mandats successifs possibles. Il a magouillé pour faire sauter tous ces verrous. Il peut maintenant être dictateur à vie. Mais, il n’est pas satisfait. Ses rêves de puissance ne peuvent pas se limiter à n’être qu’à la tête de la seule Russie. Il ne pense qu’en référence à la Grande Russie des tsars et de Staline. Tous les puissants dictateurs sont pour lui des modèles. Il a seulement en détestation la révolution russe de 1917 avec Lénine et les bolcheviks. Ce sont eux, ces infâmes révolutionnaires, qui ont laissé les peuples décider eux-mêmes s’ils voulaient rester dans la Russie.
Il n’est pas comme Macron un simple larbin des milliardaires, il est lui même milliardaire. La magazine Forbes qui classe tous les ans les plus grosses fortunes mondiale a des difficultés avec lui : trop de secrets, trop d’imprécisions. Ils ne savent pas comment le classer. Il pourrait être l’homme le plus riche au monde. Il continue à s’enrichir en dirigeant la Russie. La notion de conflit d’intérêt n’existe pas sous sa dictature.
La dictature qu’il impose au courageux peuple russe nous fait frémir. Nous élevons mille protestations contre les méthodes utilisées par Macron pour réprimer le mouvement des gilets jaunes. Mais les méthodes de Poutine pour interdire au peuple russe de protester contre ses ambitions impériales sont mille fois pire. Pour interdire que des manifestants se regroupent, ils déploient des milliers de policiers qui contrôlent les passants en les choisissant au faciès, à l’apparence. Les jeunes sont systématiquement contrôlés. S’ils sont étudiants, ils vont directement en prison sans autres formes de procès. Il ne veut pas réprimer une manifestation. Il veut faire en sorte qu’il soit matériellement impossible de manifester. Vous trouvez légitime qu’il exporte cette politique dans d’autres pays !
Voilà l’individu que vous défendez en expliquant sans doute que c’est un anti-impérialiste puisqu’il s’oppose aux USA. Mais c’est le pire des impérialistes et vous êtes en train de couvrir et cautionner ses conquêtes impériales.
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Claude Simon
3 mars 2022 13:41
@Jean Dugenêt
J’ai relevé un fait qui n’avait pas été rédigé jusqu’à présent, concernant la gestion des manifestations.
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