mercredi 15 février 2012 - par Vladivostok 1919

À ceux qui ont l’impression de se faire baiser par l’économie

Il n'y a pas assez de travail : c'est ce qu'on nous répète inlassablement.
Véritable mantra de notre époque en crise, le verdict sonne comme le dernier râle que semble balbutier une humanité en train de s'étouffer dans son vomi.
Le taux de chômage est un thermomètre que les média plongent régulièrement dans notre infortune, histoire de mesurer le bourbier dans lequel nous nous sommes foutus.
Les politiciens se débattent et débattent peniblement sur lequel d'entre eux créera le plus d'emplois, pendant que partout s'allongent les files de chômeurs, légions de candidats à la moindre miette d'embauche.

L'ironie de l'histoire, avec un grand I, c'est que la plupart des gens détestent leur travail. Vous connaissez combien de personnes qui aiment vraiment leur job ?
La triste vérité, est que la majorité d'entre nous se tient à quatre mains ne pas pour ne pas envoyer valser son boss et le boulot qui va avec - faire ça ou peigner une girafe, nous préférerions de toute façon faire autre chose
Le "travailler dur" est une chose dont notre société est très fière.
Mais un minimum d'honnêteté intellectuelle permet de réaliser très vite que s'enorgueillir d'être un "travailleur acharné" ne sert veritablement qu'à refouler et à s'accommoder des abus quotidiens, des privations, humiliations typiques que se farcit quotidiennement le travailleur lambda.
Au travail, monsieur, on respect quoi ? Ben.. le code du travail.

Avouons aussi que la plupart de nos emplois sont loin de contribuer à un monde meilleur.

Pauvres de nous, nous chamaillant et suppliant pour jouer des rôles que nous haïssons plus que tout.
Nous devrions pourtant nous rappeler que "employé" signifie littéralement "utilisé". De la même manière que l'on emploie un marteau et un clou, votre chef adoré vous emploie, autrement dit, vous utilise. Le terme "utilisé" illustre très pertinemment cette relation privilégiée qui vous lie à votre employeur. Telles des prostituées, nous nous résignons à une de relation simulée en contrepartie d'argent.
Dans une relation saine et équilibrée, la dévotion est réciproque.
Dans une relation caractérisée par la manipulation et la domination, on trouvera son bonheur dans un règlement à l'amiable, basé sur une rémunération sonnante et trébuchante.

Cela ne devrait surprendre personne que la classe politique et autres élites industrielles éclairées louent notre insatiable enthousiasme pour l'emploi, le boulot, le taff, et en fassent leur cause nationale, la cause de toutes les causes.
Pour eux, si l'emploi est en crise, c'est parce que le peuple est insuffisamment utilisé.
Une population inutilisée n'est plus rentable, et surtout, n'est plus aussi disciplinée.
Quand les puissants de ce monde viennent à la rescousse, ils le font donc généralement avec des emplois. Et ils le font la main sur le coeur dans des discours aux élans héroïques, qui pourraient se résumer peu ou prou au slogan de la Fondation des mères Théresa de la World Company ; nommons Bill & Melinda Gates :
"Nous sommes convaincu que chaque être humain doit pouvoir mener une vie saine et productive".
(ndt : Notons que pour être productif, il faut en effet être en bonne santé)
Le travail est donc devenu pratiquement indissociable d'autres valeurs, tels que la responsabilité individuelle ou le bien-être humain. Dans nos sociétés, promouvoir l'emploi est devenu synonyme de soutien aux familles, aux communautés et aux nations.
À une époque où notre existence dépend tellement de notre travail et de l'économie, être anti-travail c'est être anti-vie.
Qui d'autre que le plus paresseux, le plus crasseux et le plus irréaliste des hippies pour s'opposer au culte du travail ?

Cela n'a pourtant pas été toujours le cas...
Nous ne sommes pas dépendant à ce point depuis la nuit des temps.
La majeure partie de l'aventure humaine, nous l'avons passé en tant que chasseurs/cueilleurs. L'argent, l'économie, l'agriculture ne sont que des dispositifs inventés récemment. Jusqu'à une époque très proche, le travail faisait même partie de tout un ensemble de stratégies diverses qui permettaient aux familles de se réaliser.
Chasse, cueillette, jardinage, micro-élevages, artisanat, dont, troc, coopération, auto-entreprise, sont autant de moyens éprouvés et pouvant permettre à tout un chacun de s'adapter et vivre bien. Nos grands-parents savaient pertinemment que l'argent n'était pas le moyen forcement le plus efficace d'arriver à ses fins.
Vivre uniquement de son salaire était a leur époque une panacée réservée aux riches citadins.

Maintes fois dans l'Histoire, une poignée d'individus s'est servie de la monnaie afin d'entretenir un pouvoir disproportionné, au regard de la valeur réelle de son travail. Il est vraisemblable que nous approchions de la fin d'une telle époque.

Malheureusement, les alternatives au travail et a la culture de l'emploi-à-tout-prix sont devenue rares, pour ne pas dire éteintes.
Peu de gens en sont conscients car la chose n'est pas abordée dans les cours d'Histoire, mais notre servitude au travail vient à l'origine de la destruction et de la mainmise sur notre environnement. Les hommes dépendaient autrefois exclusivement de ressources naturelles gratuites. La tendances au travail et à l'emploi universel a suivit de près la destruction de ces ressources.
Quand ce dont nous avons besoin n'est plus disponible abondamment et gratuitement dans la nature, il nous faut alors bosser comme des ânes sur des moyens plus complexes et incertains d'extraction et de ces ressources.

L'Histoire de la relation entre notre culture et les cultures traditionnelles indigènes, telles que les Indiens d'Amérique, illustre très bien ce modèle récurent.

"Mes fils ne travailleront pas. Les hommes qui travaillent ne peuvent plus rêver, et c'est dans les rêves que nous vient la sagesse.
Tu me demandes de labourer la terre. Devrais-je aussi prendre un poignard pour déchirer le sein de ma mère ? Au moment de ma mort, elle me fermerait son coeur.
Tu me demandes de creuser pour des pierres. Devrais-je ainsi creuser sa chaire pour prendre ses os ? Alors quand je mourrai, je ne pourrai plus être enfoui en elle, pour ensuite renaître.
Tu veux que je coupe l'herbe, vende la paille, et devienne riche comme l'homme blanc. Mais comment oserais-je couper la chevelure de ma mère ?"

Smohala, Wanapum - Leader Spirituel indien, 1851.

On le sait... Systématiquement, les résistances indigènes au travail échouent lorsque leurs ressources traditionnelles ont disparues.

"Mon peuple n'avait pas de fermes et n'avait besoin d'aucune agriculture, jusqu'à ce que le saumon disparaisse des ruisseaux et des rivières. La pollution causée par l'homme blanc, et la pêche commerciale sont les cause de tout cela. D'années en années, les Colville avaient de moins en moins de poissons, pas assez pour vivre, et ont alors commence à cultiver pour pouvoir manger. Puis les barrages ont été construit sur la Columbia, et les saumons ne purent plus jamais accéder a Grand Coulee. Le saumon a disparu, et les fusils font aujourd'hui la même chose à notre gibier. Lorsque finalement nous avons eu besoin de devenir fermiers, les jeunes générations réalisèrent que leur ancêtres avaient laissé les hommes blancs prendre les terres les plus riches et les plus fertiles.
Il était alors trop tard pour les reprendre."

Mourning Dove, auteur colville, 1888-1936

Les peuples traditionnels ne sont pas les seuls à devoir faire face à la destruction et à la mainmise sur leur ressources.

Corporations et gouvernements, main dans la main, s'activent aujourd'hui à marginaliser notre accès à l'eau, à une nourriture saine, à des foyers accueillants et à la solidarité sociale. Toutes ces choses autrefois gratuites et abondantes sont désormais chères payées par le peuple.
Ce n'est d'ailleurs pas seulement notre environnement physique qui est détruit. C'est aussi notre environnement social, ainsi que notre environnement psychologique qui sont rendus précaires, mis sous plastique et vendus en barquettes.
Pression économique, marketing et propagande ont complètement miné l'autonomie des familles et des communautés.
L'ultime victoire de la société de consommation vient sans doute du fait que tant de gens soient incapables de trouver un sens à leur existence en dehors de leur profession. Un nombre incroyable de gens vous diront qu'il seraient franchement incapables de trouver quoi faire de leurs vies, s'ils n'avaient pas un travail.
N'ont ils vraiment aucune ambition, aucune valeur transcendante ?
Sans amour propre et respect envers notre nature profonde, sans le soutiens des autres, aucun échappatoire à ce système pervers.

La capacité de nuisance de la minorité opulente n'echappe plus à grand monde. Mais ceux d'entre nous issues des pays développés se doivent aussi de comprendre que l'actuelle crise économique trouve sa raison ultime dans cette ruade en pleine preparation, ce coup de pied au cul que la planète va nous administrer à tous...
Le grand coup de pied au cul de la part de mère nature.

Le fait que notre prospérité économique puisse défaillir si rapidement montre clairement que ces masses de richesse ne sont pas fondées sur la valeur réelle de notre travail, mais sur un jeu trompeur et abusif pour lequel nous sommes devenu particulièrement brillant. Nous devons notre richesse à des montagnes de dettes et à une position géo-politique dominante qui nous a permis de tirer la vache à lait jusqu'à la vider de son sang.
À la manière de ces indiens qui troquaient autrefois leurs fourrures contre de la camelote sans valeur, nous avons fourgué des wagons de camelote, de promesses bling-bling et de spéculations boursières contre les richesses tangibles de ce monde.

Mais aujourd'hui, nous sommes entrés dans l'ère des bulles qui éclatent.

Notre train de vie dépend de ressources en énergie fossiles finies, de sols arables en constante érosion, de ressources en eau grandement menacées et d'une nature a l'agonie. Dans un monde ou 370 000 nouveau-nés réclament chaque jour leur part d'un gâteau reduit à peau de chagrin, il pourra être judicieux de se poser pour une fois la question suivante : ça fait quoi, de vivre selon ses moyens ?

Soyons clair : nous n'avons pas besoin de plus de jobs. Nous avons besoin d'un accès universel aux ressources vitales.
Nous n'avons pas non plus besoins d'argent supplémentaire : nous avons besoin de prendre soin de notre environnement.
Nous n'avons pas besoin que des employeurs nous aident à passer le temps. Nous avons besoin de temps pour enfin faire de nos communautés des lieux de vie dignes de ce nom.

Moins nous participerons à cette économie abusive, mieux nous nous porterons.
10% de chômage, c'est à ce titre un véritable échec... Il nous faut 90% de chômage.
Si ce système doit brûler, alors laissons le s'enflammer... nous danserons autour du feu.
Tachons de faire mieux avec moins ; moins de fric, moins de babioles inutiles, moins de shopping, moins d'accumulation insensée.
Ne parlons plus en dollars ou en euros, mais en matériaux, énergie, apport nutritifs, monnaies locales, réseaux relationnels.
Fini le développement... Stabilisons.
Re-approprions nous l'art, la culture et les loisirs.
Renversons la pyramide.

Notre mission, si nous l'acceptons, est la suivante.
Rendre l'eau abondante et disponible partout ou tombe la pluie, cultiver notre propre bouffe et la rendre suffisamment abondante pour le partage. Construire des maisons à un prix abordable, et libres de toute dette.
Il nous faut aussi relocaliser nos besoins et nos opportunités, abolir le contrôle des terres et des ressources par les minorités puissantes.
Nous voulons aussi des méthodes d'agriculture intégrées, regeneratives et durables, que dans les jardins poussent nos récoltes et qu'ailleurs repoussent les forêts.
Nous devons utiliser et gérer l'énergie de manière à préserver la paix et la stabilité.
Il nous faut enfin nous serrer les coudes, recréer et resserrer les liens sociaux.
Si vous avez un travail, mettez votre vie en ordre et abandonnez le.
Faites le dés que possible, car nous n'avons jamais eu autant de pain sur la planche.

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Article original ; "To everyone feeling screwed over by the economy." par Kyle Chamberlain - 10 février 2012
http://permaculture.org.au/2012/02/10/to-everyone-feeling-screwed-over-by-the-economy/



40 réactions


  • Robert GIL ROBERT GIL 15 février 2012 08:28

    « Le capitalisme est la croyance stupéfiante selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires des choses pour le bien de tous »………………J.M Keynes
    .........
    http://2ccr.unblog.fr/2011/04/08/travail-famille-patrieet-petits-mensonges/


  • yazan 15 février 2012 10:06

    En gros, nous sommes tous (ou presques) devenus des larbins..... Trop concentrés sur notre propre malheur pour se souvenir qu’il existe un ailleurs collectif et gagnant gagnant !
    (et pas certain que les 5 années passées sur un niveau politique que l’on connait n’aient arrangé les choses, je me répète, nous sommes tous des esclaves : http://www.citylop.com/nicolas-sarkozy-bande-dessinee-bilan-programme/ )
    M’enfin....
    Je dis ça....
    Je dis rien hein ?
    Faudrait surtout pas réveiller le travailleur acharné persuadé de la bonté de son propre maître !
     :->


  • Le chien qui danse 15 février 2012 10:10

    Merci pour ce rappel de réalités vraies.


  • iris 15 février 2012 10:21

    très bon article !
    plsu le temps pour la solidarité et pour s’occuper des autres et de soi mème et de penser par soi mème !
    le temps est de l’argent que nous prend le système capitaliste -
    si on partageait + le travail cela profiterai à toute la société car il est des moments passés entre voisins famille qui ne sont pas monneyable et pas pris en compte dans pnb


  • Aldous Aldous 15 février 2012 11:32

    Merci pour cette traduction.


    Qui est ce Kyle Chamberlin ?

  • Yvance77 15 février 2012 11:35

    Salut,

    « Si le travail apporte vraiment la richesse, pourquoi les fortunés nous l’on alors laissé  !? »
    (proverbe africain)

    Est-ce une question ou une réponse, je ne le sais.


  • jef88 jef88 15 février 2012 12:58

    Comment faire pour se nourrir sans travail ? Car même le « chasseur cueilleur » bossait !
    Pour rire un peu : arrêtez tous de travailler pendant 6 mois, agriculteurs et bricoleurs compris .......


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 15 février 2012 16:09

      Les bricoleurs et SURTOUT les agriculteurs seraient dans la merde.
      Je comprends votre question, vu les quetions plutot inhabituelles que pose l’article.
      Merci de prendre le temps de lire le document suivant.
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      LA PERMACULTURE - UN INTÉRÊT ECONOMIQUE - pdf 19 pages - Cliquez pour télécharger.


    • jef88 jef88 15 février 2012 20:45

      Et les autres mangeraient ..... de la merde !
      Si ils peuvent encore en produire .. parce que l’estomac vide !!!!


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 15 février 2012 16:07

      Bonjour,

      Vous avez mal lu l’article.
      Il n’est nulle part conseillé de reconstituer cette epoque en oubliant 10000 ans de progrés.

      "Chasse, cueillette, jardinage, micro-élevages, artisanat, dont, troc, coopération, auto-entreprise, sont autant de moyens éprouvés et pouvant permettre à tout un chacun de s’adapter et vivre bien."

      Il est hors de question de remettre en cause la medecine, ou tout autre savoir technique scientifique culturel acquis durant 10000 ans d’histoire humaine.

      Quant à la place de l’artiste à l’epoque, vous ne faite ici que supposer, et vous supposez mal.
      Les sculpteurs, peintres, musiciens avaient des roles prépondrants. Des flutes datant d’il y a 40000 ans ont meme montré que les hommes d’alors maitrisaient la gamme pentatonique.

      Afin d’etre moins dérouté, je vous conseille cette lecture.
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      LA PERMACULTURE - UN INTÉRÊT ECONOMIQUE - pdf 19 pages - Cliquez pour télécharger.


    • lulupipistrelle 15 février 2012 17:46

      @Alchimie... Vous avez tout faux. A l’époque « chasseur-cueilleur », autrement dit au temps de l’homme sauvage, il n’ y avait pas la maladie... qui est apparu avec l’agriculture (nourriture moins diversifiée) et l’élevage (maladie infectieuse chopée sur le bétail)... Le chasseur cueilleur connaissait sans doute des périodes de disette, subissait les intempéries, avait des accidents (notamment de chasse) mais n’était pas malade, ou peu. 


    • lulupipistrelle 15 février 2012 17:53

      En plus, on a des chasseurs-cueilleurs contemporains : les bushmen qui vivent en équilibre avec leur milieu... Et qui sont très heureux. Avec seulement 4 enfants par femmes, qui ne meurent pas en bas âge et qui arrivent à l’âge adulte, et une espérance de vie « honorable » : 65 et 68 ans... Ce qui est assez formidable si on compare à l’espérance de vie des Français d’avant les antibiotiques, au hasard. 


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 15 février 2012 18:22

      « Et votre ordinateur il est artisanal ? »

      Arff.. Encore un ceux qui se croient malin en suggérant que les ecolos ne devraient plus se placer en vehicules motorisés et commniquer avec des pigeons voyageurs.
      Ridicule, comme d’hab’.
      Comprenez que les choses sont quelques fois nuancées et/ou en transition.
      C’est difficile ? Essayez encore.


    • jef88 jef88 15 février 2012 20:48

      @lulu
      il faudrait vérifier vos chiffres...
      Si c’était vrai, leur population doublerait à chaque génération !!!!


    • jef88 jef88 15 février 2012 20:50

      @ vladi

      En somme « faites comme je dis, pas comme je fais »


    • lulupipistrelle 16 février 2012 00:00

      Les bushmen du Bostwana, je précise. 


      @Jeff : merci, voir ci-dessous... 

    • ourston 16 février 2012 06:56

      Faudrait expliquer comment on peut avoir de façon artisanale des bagnoles, de l’essence, des route, . Je veux bien me convertir à la chasse à la twingo sauvage et cueillir sur les hévéas les michelins tubeless mûrs à point et prêts à l’usage. Où se situe ce pays merveilleux béni des fées ?


  • kettner 15 février 2012 16:41

    Le boulot

    C’est comme la clope , le meilleur moyen d’arrêter c’est de ne pas commencer .


    • le libère-terre le libère-terre 15 février 2012 19:22

      et le seul moyen de de pas commencer c’est d’être riche et rentier...
      donc d’avoir exploité les autres par génération interposée...

      le rêve de l’apprenti khalife...


    • kettner 15 février 2012 21:29

      Effectivement on peut prendre l’option Carla Bruni .

      Il en existe d’autres qui consiste à se prendre en mains selon ses convictions , arrêter de théoriser , savoir prendre le gauche si le droit n’est pas disponible et pour finir s’en tenir au fait que le proverbe disant que « personne n’est indispensable » s’applique également pour les patrons .

       
       


  • le libère-terre le libère-terre 15 février 2012 17:59

    « de se faire baiser par l’économie »
    Oui, sauf que l’économie c’est « On » et que « On » c’est nous...

    A part ça... voici un article bien intéressant. Rependre en main son économie... tout ce que je prône en fait.

    Vous posez LA question en effet qui coince : la définition du travail. mais vous allez peut-être pas au bout du raisonnement, même si je l’ai rarement vu aussi pertinent de la part d’un Terrien... Vous avez visité une autre planète pour être aussi lucide ?" smiley

    Oui la question est : On laisse L’argent payer le Travail ou... faire l’inverse ? Car le problème est que le travail ne sert qu’à gagner le fric, et non à faire avancer la société.

    Pourtant, que serait la société sans le travail des petites mains ? Rien on le sait bien. Mais ça n’empêche pas que le travail est soumis à l’Argent. Or comme il est fort taxé c’est qu’une charge qu’il faut réduire.... et mépriser. CQFD en faisant simple.

    Changer la valeur du Travail. Il est là le problème. Revoir la travail, revoir l’argent... revoir les rapports solidaires, eh oui...

    Et vous savez comment on peut faire ça ? C’est difficile au Terriens de se sortir de milliers d’années de domination de la sédentarité égoïste...

    Pour faire ça... pour voir la suite... eh bien il faudra voir mon site en entier, dedans il commence à y avoir les premières réponses...

    Refondre la société, et oui, mais il faut réussir la prise de conscience du peuple, et ça c’est pas une mince affaire...

    Sinon, vous avez raison : il faut tout jeter à la poubelle et tout revoir, tout... et pas compter sur les politiques pour ça. Sur qui à votre avis ? smiley

    Et vous savez quoi ? on devrait en parler ensemble... smiley


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 15 février 2012 18:34

      Bonjour, et merci,

      Je ne suis pas l’auteur de cet article mais le traducteur, comme indiqué en bas de page.
      L’article synthetisait beaucoup de ce que je pense depuis longtemps déja.

      Par contre je suis l’auteur de l’article sur la permaculture (liens plus haut dans les commentaires), que vous devriez trouver intéressant, car c’est selon moi un outil incontournable de reconquete des libertés.


  • le libère-terre le libère-terre 15 février 2012 19:11

    Oui, à propos de la permaculture... ou la « bio intégrale » j’appelle ça, du retour aux source. plus qu’un moyen une vraie philosophie...

    oui j’avais pas attendu votre article pour l’avoir vu mais peut-être il y en a qui découvrent...
    mais vous faites bien d’éduquer... il y a tant de chimiques qui croient tout savoir !

    j’aime bien la définition suivante (sans vous faire de l’ombre) qui résume bien aussi :

    http://fr.ekopedia.org/Permaculture

    cordialement.


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 15 février 2012 19:19

      Oui, en effet mon article etait centré sur la production alimentaire, qui n’est qu’une partie de ce qu’offre le concept de permaculture.
      Dans sa globalité - Permaculture = Permanent Culture - on a là une vraie philosophie de vie alternative.
      Je suis au travail (USA - cote ouest) - je repondrai demain.


  • Abou Antoun Abou Antoun 15 février 2012 20:07

    « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
    Kenneth E. Boulding


  • kiouty 15 février 2012 20:08

    Il n’y a pas assez de travail : c’est ce qu’on nous répète inlassablement.

    Et pourtant, on nous répète inlassablement en même temps qu’il faut travailler plus et que les 35h sont une abomination (peut-être que c’est vrai, mais pas autant que les crétins de néolibéraux qui tiennent ce genre de discours).


  • HELIOS HELIOS 15 février 2012 20:35

    Nourrir 7 milliards de gens, ce n’est pas avec la productivite de nos jardins que nous y arriverroins !

    Il faut commencer par re-equilibrer l’occupation des espaces et donc de diminuer la densité. Alors, vous proposez quoi pour commencer ? virer les immigres d’europe, eutanasier le bangladesh et la corne de l’afrique ???


  • PtitLudo PtitLudo 15 février 2012 23:07

    Merci pour cette traduction. En effet il n’y a plus de travail (au sens d’une activite permettant d’en vivre dignement) pour tout le monde. Et il faut voir le peu d’emplois restants ... Emplois qui d’ailleurs disparaitront a l’occasion des departs en retraite.


    Les politiciens annoncant une baisse du chomage sont des incompetents ou des menteurs. Le chomage ne baissera plus jamais. Les chiffres du chomage, oui peut-etre, mais pas le chomage reel.

  • Antoine 15 février 2012 23:39

    Gros bisous mon nounours...


  • lulupipistrelle 15 février 2012 23:42

    @Jeff : Merci de votre attention... 


    C’était un documentaire d’il y a 3 ou 4 ans, on doit pouvoir encore le trouver. ... J’ai oublié de préciser que les femmes étalent leur grossesses . Et la fille aînée avait une vingtaine d’année, quand le petit dernier n’avait que quelques mois... 
    Dans cette société, on ne travaille que lorsqu’on devient parent, les enfants , les ados vivent choyés par tout le groupe, libres de s’amuser ou d’accompagner un adulte dans ses tâches quotidiennes...Les jeunes ne se marient pas avant 18 ans... et on va chercher son conjoint très loin de chez soi, pour éviter la parenté... L’homme le plus important dans la vie d’un homme est ... son beau-frère... qui l’aide en toute occasion ...

    C’est vrai que la croissance démographique devrait faire exploser cette population... qui vit dans une région semi-désertique immense...Je n’ai pas de réponse au problème que vous soulevez... Peut-être que c’est une société ouverte, et qu’il y en a qui partent ?Ou que tous ne se marient pas ? 

  • bert bert 16 février 2012 00:55

    c’est vraiment de l’enfumage cet article ..........



  • ourston 16 février 2012 06:37

    On se demande pourquoi les chasseurs -cueilleurs, si heureux de leur sort selon l’auteur, ont inventé l’agriculture et autres détours de production.Quels benêts ! Ils étaient au paradis et ils ne le savaient pas. Les pauvres, ils n’avaient pas de Vladivostok pour les éclairer !


  • Abou Antoun Abou Antoun 16 février 2012 14:23

    Je me demande coment les auteurs n’ont pas encore compris que le fait de replier un commentaire lui confère une publicité immédiate.
    Les commentaires repliés sont ceux que tout le monde lit en premier, c’est bien connu.


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