jeudi 14 mars - par Denis COLLIN

A propos d’un prétendu droit d’ingérence dans les affaires d’un Etat tiers

 

Il y a quelques années M. Bernard-Henri Lévy et quelques thuriféraires du nouvel ordre « libéral » décrétèrent un nouveau droit, le droit d’ingérence humanitaire et comme ces gens ne sont pas très précis sur les termes, ils transformèrent ce droit en un devoir. M. Kouchner, ministre de gauche et de droite mis en œuvre ce droit-/devoir d’ingérence en diverses occasions et pas seulement en se faisant photographier portant sur le dos un sac de riz. Tous ces militèrent ardemment pour l’intervention dans l’ex-Yougoslavie, soutinrent les « bombardements humanitaires » sur Belgrade et M. Kouchner finit comme gauleiter de l’OTAN au Kosovo. La plupart se retrouvèrent pour appuyer la guerre américaine en Irak ou encore pour le dynamitage du régime de Kadafi, ouvrant pour ce pays une période de chaos qui dure encore. On pourrait détailler les exploits des partisans du droit/devoir d’ingérence… Leur bilan suffit pour condamner ces tristes pitres qui, pourtant, continuent de pontifier sur tous les écrans de télévision.

Depuis que l’on a commencé à théoriser la possibilité d’un droit international – on peut dire depuis Grotius, au XVIIe siècle et depuis le traité de Westphalie qui mit fin à la « Guerre de Trente Ans » (1648) on s’accorde généralement pour considérer que le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État tiers est au fondement de tout droit international dès lors qu’un tel droit vise à la paix. Que ce principe ait été allégrement violé par tous les fauteurs de guerre, on ne le sait que trop. Mais la violation répétée d’un principe ne suffit pas pour le rejeter ! Kant, un des partisans les plus rigoureux d’un droit international garantissant une « paix perpétuelle » soutient même que le « droit des gens », c'est-à-dire le droit des nations se résume à cette non-ingérence. Même si on désapprouve le régime politique d’un pays, on n’est pas plus fondé à lui faire guerre qu’on est fondé à intervenir contre un quidam dont on juge la conduite scandaleuse dès lors qu’elle ne met pas en cause le droit en tant règle universelle de la coexistence des libertés individuelles.

On le sait si bien que lorsqu’on a décidé de faire la guerre à un État, on invente toutes sortes de « fake news » pour l’accuser de menées agressives contre les autres États. Ainsi en fut-il des fameuses « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, dont les photographies furent présentées sans vergogne dans des réunions internationales par le secrétaire d’État à la défense américain, le général Colin Powell.

On connaît cependant des cas d’ingérence légitime : par exemple, quand, en 1936, la République espagnole a appelé ses alliés, membres de la SDN, à l’aider à se défendre contre une guerre civile engagée par un général rebelle, la France et la Grande-Bretagne étaient fondées à porter secours à leur allié, et ce non seulement pour des raisons de principes mais aussi parce que les rebelles espagnols étaient soutenus par deux gouvernements qui avaient claqué la porte de la SDN et ne faisaient pas mystère de leurs ambitions guerrières notamment contre les pays démocratique. Dans ce cas où l’ingérence semblait presque naturelle, notons que la Grande-Bretagne et la France ont courageusement pris le parti de ne rien faire, de laisser la république espagnole se faire étrangler par ses bourreaux, ce qui a ouvert la voie à la seconde guerre mondiale ! Insistons : dans ce cas, l’intervention eût été légitime puisque la demande venait du gouvernement espagnol lui-même. On restait donc dans un cadre juridique strictement westphalien !

En revanche, ce à quoi nous avons assisté au cours des dernières décennies est quelque chose de très différent. Dans l’ex-Yougoslavie, en Irak (à deux reprises), en Libye et en Syrie, des grandes puissances sont intervenues, invoquant des motivations humanitaires ou la défense de la démocratie pour abattre les gouvernements en place et, éventuellement, installer des gouvernements plus à leur goût. Que faut-il en penser ?

Dans cette affaire les bons sentiments, la pitié par exemple, brouillent notre jugement. Le régime intérieur d’un État peut-être parfaitement déplorable, juridiquement les autres États n’ont aucune raison d’intervenir directement pour le renverser. En tant qu’État démocratique ou à peu près démocratique nous ne sommes évidemment pas obligés de commercer avec un gouvernement tyrannique ni même d’avoir des relations diplomatiques (tout cela n’est qu’une question d’opportunité). Rien ne nous oblige à inviter le tyran dans la tribune officielle du 14 juillet (Bachar) ou le laisser planter sa tente dans le jardin de l’Élysée… Mais nous ne pouvons nous autoriser à renverser ces tyrans, renversement qui ne peut être que le fait de révolutions de palais ou populaires menées de l’intérieur. Encore une fois, c’est une question de droit. Si on s’autorise ce genre d’intervention au motif que le gouvernement n’est pas démocratique et martyrise son peuple, il est à craindre que la liste des endroits où il faut procéder à des « bombardements démocratiques » ne soit fort longue. Pourquoi Kadafi et pas la monarchie saoudienne ?

En second lieu qui décidera que telle gouvernement est intolérable ? Où fera-t-on passer la frontière entre les gouvernements pas vraiment démocratiques, plutôt autoritaires même et les gouvernements tyranniques ? Récemment, certains euroïnomanes ont cru bon de soutenir que l’Italie était devenue un pays fasciste. Doit-on prendre les armes pour faire rendre gorge à l’abominable gouvernement italien ?

En troisième lieu, l’expérience montre que toutes ces interventions « humanitaires » tournent régulièrement à la catastrophe. L’Irak a produit Daesh et sous l’égide de l’armée américaine s’est mis en place un gouvernement chiite aussi corrompu que les précédents et guère plus soucieux de la liberté des minorités – les chrétiens d’Irak (car l’Irak était un pays chrétien avant la conquête arabe) regrettent Saddam… L’affaire libyenne est la plus emblématique : le renversement de Kadafi a précipité ce pays dans la guerre civile et n’est pas pour rien dans ce qu’on a appelé la crise des migrants. On peut aussi évoquer l’échec de la coalition à direction US en Afghanistan ou encore la manière dont « nous » avons armé la soi-disant opposition démocratique à Bachar mais en fait, comme Hollande l’a confessé récemment, les groupes liés à Al-Qaida.

En quatrième lieu, il faut cesser de déplorer les réalités dont on chérit les causes qui les ont produites. Les talibans sont des types peu fréquentables. Mais pour reprendre une phrase d’un président américain, ces « fils de putes » sont « nos fils de putes ». Ils ont été propulsés, armés et soutenus par les services occidentaux, exactement comme l’a été l’organisation Bin Laden. Comme Saddam en son temps fut le bras armé des Occidentaux contre le nationalisme socialisant et les communistes puis contre l’Iran. La liste est longue des régimes tyranniques que « nous » avons soutenus pour ensuite intervenir au nom de l’humanité pour renverser ces mêmes régimes – quand le molossoïde qu’on a caressé montre sur la table et mange le repas, le maître se fâche. Commençons donc par cesser de soutenir les pires tyrans pour des motifs de « realpolitik » et nous aurons fait un grand pas en avant. Si l’on prend l’exemple de la Syrie, on aura un concentré de toutes les hypocrisies, tous les coups bas, toutes les manœuvres abjectes et de tous les effets pervers de l’intervention-ingérence.

Bref, il faut s’en tenir au principe que l’État reconnaît les États et pas les gouvernements. On pourrait d’ailleurs facilement se gausser des palinodies du gouvernement de M. Macron qui reconnaît que putschiste Guaido contre le gouvernement légal du Venezuela mais garde une prudence serpentine à l’égard des événements d’Algérie. Il a parfaitement raison de ne pas de mêler des affaires algériennes – et l’on sait que, du point de vue de la démocratie, une intervention française serait des plus contreproductive. Mais il a complètement tort de décider de reconnaître un prétendu président contre le président légal du Venezuela. Que le régime de Maduro soit un régime de bureaucrates corrompus et parfaitement incompétents et prompts à toutes les formes d’autoritarisme, on a de bonnes raisons de le penser. Mais ce régime est aussi, d’une certain manière le produit des interventions internationales, des sanctions économiques et des infiltrations de la CIA. Mais seul le peuple vénézuélien est fondé à se débarrasser de Maduro.

Bien sûr les partis, les associations, les individus ont le droit de juger comme bon leur semble les régimes des autres États, ils ont le droit d’apporter leur soutien moral et même matériel quand la situation l’exige aux mouvements révolutionnaires ou démocratiques dans d’autres pays. Mais les États doivent s’en tenir aux règles du droit international.

Denis Collin – 13 mars 2019



30 réactions


  • ZenZoe ZenZoe 14 mars 11:45

    BHL n’a rien inventé ni décrété ni mouillé sa chemise nulle part (sauf au bord de sa piscine à Marrakech). C’est principalement Kouchner qui a popularisé le concept après la guerre du Biafra et a dans la foulée créé Médecins du Monde. Rendons à César ce qui lui appartient. BHL est un poseur et un imposteur. Il est pour l’ingérence en Yougoslavie, mais pas en Israël par exemple, allez comprendre...


    • biquet biquet 15 mars 17:30

      @ZenZoe
      Eric Zemour à Bernard Kouchner : « le droit d’ingérence est une nouvelle forme de colonialisme ». C’est vraiment l’une des rares fois où j’ai été 100% d’accord avec Zemour.


  • Spartacus Spartacus 14 mars 12:33

    Si on appliquait ce genre d’intellectualisme de gauche dans la vie courante.

    Personne ne viendrait en aide à la file qui se fait violer devant soi sous prétexte de « non-ingérence ».

    C’est toute cette France intello de gauche enfermé dans l’état qui doute d’elle même et qui a choisit pour soi le confort d’un statut au risque nous vend son « principe de vie » pour les options de l’état.

    Evidemment quand on ne prend aucun risque on se tare de ne pas avoir de mauvais bilan de conflit a présenter ou caricaturer des exemples qui ne font pas la réalités de toutes les interventions qui sauvent les peuples et les gens.....

    Il est plus facile d’exposer les non-réussites médiatisé des autres, que l’invisible conséquence de la non intervention.

    Les massacrés par les tyrans, les peuples génocides sont morts. Ils sont invisibles et ne comptent pas pour les intellos de gauche.

    Il faut dire qu’avec le communisme et le socialisme qu’ils ont soutenus, 100 millions de victimes ils ne se sentent pas coupable... Les victimes n’ont pas porté plainte contre eux de leur « non-intervention » et de leurs yeux fermés.

    L’exemple du Venezuéla est caricatural de l’indécente complaisance à l’égart des victimes des castes de gauche et de leur aveuglement sur les réalités.

    Des enculés ont mis 10% de la population en exil. Plus de 3 millions de personnes. C’est pas qu’un peu.

    Ils ont mis en famine la majorité de la population. Ils ont introduit le contrôle de l’économie et créé pénuries et privation indécentes.

    Pillé le pays et se servent sans compter. Détruit les institutions démocratiques. Tués et enferment les opposants. Financent les groupes armés et terrorisent la population avec des milices.

    Ce pays est sous intervention des Cubains. Curieusement l’auteur « oublie ». L’interventionisme serait ils a géométrie variable idéologique ?

    Quand au leçons de droit international, Guado est le président par intérim officiel, Maduro a créé des élections fantoches illégales et n’est président que d’avoir créé des élections fictives. Maduro et sa clique ne tient qu’a l’interventionnisme de Cuba qui occupe l’armée, les services de renseignement avec pas moins de 60 000 militaires. Bref l’exemple est 100% un contre exemple.


    • JL JL 14 mars 12:51

      @Spartacus
       
       ’’Si on appliquait ce genre d’intellectualisme de gauche dans la vie courante.’’
       
       Vous confondez droit et devoir, ingérence et assistance, file et fille.
       
      Pouah !


    • samy Levrai samy Levrai 14 mars 13:13

      @Spartacus
      Tiens tiens on a vu le club de blancs chretiens d’apartheid être humanitaire avec la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye, a somalie, la Syrie,le Yémen,... et on attend toujours le positif venu de la destruction des infrastructures civiles et le massacre des populations ...
      Tu dois etre un adepte de la novlang euro atlantiste pour te montrer si leger...


    • JL JL 14 mars 13:20

      @JL
       
      Question : Comment reconnait-on un individu atteint du syndrome du larbin ?
       
      Réponse : Il défend systématiquement l’indéfendable quand il croit que ça peut aider les riches.


    • Traroth Traroth 14 mars 14:25

      @Spartacus
      Votre comparaison, c’est de la merde. Ça ne vaut pas un clou. D’ailleurs, vous vous gardez bien d’essayer d’en démontrer la pertinence.

      Les nations ne sont pas des personnes. Et surtout, là où celui qui aide une victime d’agression a généralement de bonnes intentions, c’est loin d’être le cas des nations qui s’ingèrent ainsi. Il suffit de regarder le résultat.

      Quand vous parlez du Venezuela, votre vraie manière de penser apparaît malgré vous. Vous dites « Maduro a créé des élections fantoches illégales », ce qui est absurde : Maduro était le président, il a parfaitement le droit de convoquer des élections ! Et les observateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine n’ont noté aucune irrégularité importante. Oui, parce que le Venezuela invite SYSTÉMATIQUEMENT des observateurs internationaux à ses élections. Bizarrement, cette fois, l’OCDE et le Conseil de l’Europe ont refusé de participer, ce qui a permis d’inventer cette fiction d’élections truquées, sans aucune preuve. QUI dit que ces élections sont illégales ? Les ennemis du Venezuela. Les pays qui bloquent les avoirs venezueliens, ce qui empêche ce pays d’acheter des produits de première nécessité. Les AFFAMEURS, que vous défendez !

      Laissez-moi deviner : vous étiez pour la guerre en Irak et les bombardements en Libye, pas vrai ? Soyez donc honnête deux petites secondes !


    • ZenZoe ZenZoe 14 mars 14:28

      @Spartacus
      Vous avez déjà essayé de répondre à un sujet autrement qu’en opposant droite gauche ? C’est une obsession chez vous, même quand le sujet ne s’y prête pas.


    • scorpion scorpion 14 mars 16:58

      @ZenZoe
      Spartacus est un pur produit du goulag, d’odieux communistes lui ont ôté les hémorroïdes de droite mais, celles de gauches continues à horriblement le faire souffrir.


    • Eric F Eric F 14 mars 17:21

      @Spartacus
      Quel rapport avec la gauche ou la droite ? Trump par exemple était plutôt non-interventionniste pendant la campagne électorale (il a ensuite été pris par le système militaro-impérialiste). Chez nous Villepin -de droite- est opposé aux interventions, Hollande -de gauche- y était favorable.
      Vous vous ficheriez du Vénézuéla si son régime n’était pas pro-palestinien, car tout est jugé à cette aune. Une personne qui se proclame président hors processus électiral c’est un coup d’état, sinon les mots n’ont pas de sens. Par ailleurs l’auteur de l’article ne soutient en aucun cas le régime Madoro qu’il critique au contraire, c’est la question des ingérences étrangères qui est mise en cause.
      Le principe de reconnaitre les états et non les régimes était formulé par le général de Gaulle (pour la Chine populaire), ce n’est pas un principe de droite ou de gauche.
      .


    • Spartacus Spartacus 15 mars 08:59

      @Eric F
      Le rapport c’est l’intellectualisme de gauche et ses paradoxes a géométrie variable.
      Le Venezuéla est là car l’auteur le prend en exemple.
      Guaido est licite car en l’absence de président licite, c’est un membre de l’assemblée nationale qui prend l’intérim.


    • Traroth Traroth 15 mars 16:17

      @Spartacus
      Mais il y a un président parfaitement légitime, élu lors d’élections régulières et dont la sincérité a été certifiée par des observateurs internationaux.


    • Eric F Eric F 16 mars 14:10

      @Spartacus
      Soit on applique la constitution soit on ne l’applique pas. On n’imaginerait pas l’actuel président du sénat en France se proclamer président au motif qu’une partie de la rue demande la démission du président en exercice. Et aucun d’entre nous n’admettrait que des pays étrangers s’ingèrent et reconnaissent un tel coup d’état de facto. J’ai beau être opposant à Macron, je n’imagine pas ce scénario.
      Il y avait eu appel à « observateurs » internationaux lors de l’élection vénézuélienne, ceux qui se sont récusé ne sont pas en situation de remettre en cause le scrutin, quel qu’en ait été le résultat. Si on veut vraiment « rendre service », il faut demander une médiation internationale sous l’égide de l’ONU, qui peut organiser aussi une aide humanitaire qui ne soit pas sous l’égide d’un camp ou de ses sponsors.


  • soi même 14 mars 16:24

    Très bon article, ce qui est tout aussi inquiétant est la tournure que prend le TPI qui c’est instituer un droit juridique extraterritorial pour jugé des responsables politiques qui ont décrétés comme étant des criminels de guerre, bien entendue à par la ex dirigeant de Yougoslavie Slobodan Milošević, (le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie (TPIY) a reconnu en mars 2016 que Slobodan Milosevic n’avait pas participé au projet d’épuration ethnique en Croatie et en Bosnie et qu’il s’y était même opposé )

    https://www.breizh-info.com/2016/08/23/48273/la-haye-sloboban-milosevic-innocente-la-presse-subventionnee-fait-silence

    il y a aucun actuellement de responsable politique occidentaux qui sont traînes devant se tribunal, par contre c’est pas le cas de l’Afrique.

    ( Crée en 1998 par l’adoption du statut de Rome, la CPI est la première et la seule juridiction permanente et universelle, contrairement à d’autres cours mises en place pour juger des crimes particuliers, comme le tribunal de Nuremberg ou le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). 122 pays sur 193 y ont adhéré. Mais malgré cette universalité de principe, sur les dix affaires actuellement instruites par la Cour, neuf sont africaines  : l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la république de Centrafrique deux fois, le Darfour, le Kenya, la Libye, le Mali et la Côte d’Ivoire. Les dirigeants africains donc reprochent le « deux-poids, deux mesures » d’une cour « néocolonialiste ». Ainsi récemment, la Gambie avait demandé à la CPI de poursuivre les pays occidentaux pour la mort de milliers de migrants en Méditerranée. ) 

    http://www.lefigaro.fr/international/2016/10/26/01003-20161026ARTFIG00200-pourquoi-des-etats-africains-se-retirent-la-cour-penale-internationale.php

    De ces faits ils évident que cette intelligentzia du droit d’ingérence humanitaire devront tous où tard rendre des comptes à la communauté international si on a la volonté de sortir de ses deux-poids, deux mesures est un véritable désastre civilisationnel.


    • Eric F Eric F 14 mars 17:27

      @soi même
      "la Gambie avait demandé à la CPI de poursuivre les pays occidentaux pour la mort de milliers de migrants en Méditerranée"
      C’est gonflé, ce ne sont pas les occidentaux qui les poussent à prendre la mer, et la totalité de ceux qui ont été sauvés l’ont été par les occidentaux.
      Par contre certaines interventions militaires directes des occidentaux pourraient donner lieu à poursuites.


    • soi même 14 mars 18:14

      @Eric F, posez vous la question quels sont les raison profonde de cette émigration massive d’africain vers l’Europe ?
      Aurai t’il pas un piratage massif des richesses de l’Afrique par la guerre des bons occidentaux ?


    • Cadoudal Cadoudal 14 mars 18:41

      @soi même
      Le piratage massif des richesses africaines à pris fin en Libye à cause des nazis Italiens.

      Aucune richesse africaine n’ayant pu être importée depuis plus d’un mois, la situation économique des armateurs importateurs de richesse devient préoccupante.

      Le pont aérien qui sera mis en place entre Alger et Marseille afin de contourner le blocus maritime des nazis Italiens ne profitera qu’aux compagnies aériennes, les petits armateurs indépendants qui s’étaient lancés dans le juteux trafic d’êtres humains devront licencier leurs équipages...

      Le bateau « Alan Kurdi » de l’organisation humanitaire Sea Eye est rentré mercredi (6.3.) au port de Palma de Mallorca après une mission de trois semaines devant les côtes libyennes. Le bateau n’a participé cette fois-ci à aucun secours en mer. « Ce fut une mission couronnée de succès. Nous étions sur place. Nous étions préparés de la meilleure manière possible. S’il avait dû y avoir une intervention, nous aurions été là et nous aurions pu aider les gens. Ce ne fut fort heureusement pas le cas », a déclaré Dominik Reisinger, chef d’intervention sur le « Alan Kurdi »

      https://www.mallorcazeitung.es/lokales/2019/03/07/rettungsschiff-alan-kurdi-zuruck-palma/66581.html


    • Eric F Eric F 16 mars 14:15

      @soi même
      La très grande majorité des migrants viennent de pays où il n’y a pas de guerre avec implication occidentale, mais incurie des gouvernants locaux ou violences inter-communautaires. Les occidentaux commettent souvent l’erreur de soutenir une faction contre une autre, sans être instigateurs (ils n’ont pas inventé le takfirisme, qui s’est souvent manifesté à leur détriment).


    • soi même 18 mars 21:02

      @Eric F ( mais incurie des gouvernants locaux ou violences inter-communautaires. ) Cela à un mon Françafrique.


  • hgo04 hgo04 14 mars 16:44

    C’est bien de dénoncer ces guerres du passé, mais pourquoi ne pas parler de celles du futur ?

    Depuis des mois, on nous balance de la russie par ci et par la, de la chine par ci et par la, on voit l’armée américaine se pré-baser en europe avec ses armes atomiques, ses missiles, ses soldats, à se demander si un autre plan marshall pour reconstruire cette future europe détruite n’est pas en train de se remettre en place, du moins s’il reste encore des survivants !

    BHL est l’égal de lui même, le pitre utile, s’en allant se pavaner devant l’extreme droite ukrainienne pravi sektor, les mélancoliques nazis, ayant depuis très longtemps laisser tomber la philosophie pour se vautrer dans le sophisme le plus complet, la manipulation et le mensonge.. Mais c’est BHL, on le connait, et dit on, l’alchimiste quand son regard est dans ce vide tant connu et reconnu par sa charmante épouse..

    Tout cela nous le savons ; que nous avons aussi à la tête de notre état un enfant irascible, inexpérimenté, doté d’un égo gros comme une planete .. tiens jupiter, tellement sur de lui qu’il pense tromper tout son monde, avec ses bons mots et ses phrases théâtrales mais vides de sens. Lui aussi manie habilement le sophisme ... Mais oui... Pensez donc, en détaxant les gens très aisés, ceux ci placeront leur argent dans des sociétés françaises !!! Mais oui, mon bon monsieur.. Les tenanciers de LOREAL nous l’ont bien démontré ;.. et tant d’autres !!!

    Le seul hic dans toutes ces affaires, c’est que nos politiques ne dirigent rien. Des marionnettes entre les mains des vrais puissants, ceux qui ont l’argent et le vrai pouvoir qui va avec.

    Comme si une guerre pouvait arranger les hommes entre eux ?? Alors que cette guerre n’est la que pour ces puissants.

    Il n’y a pas de guerres humanitaires, justes, et encore moins garantissant la paix. La guerre tue, détruit décompose. Et pour reconstruire, sauver et recomposer ?? on fera appel à ceux qui l’ont déclenchée, justement..

    A ce jeu la, il y a que les morts et les gagnants-gagnants !


  • Spartacus Spartacus 14 mars 17:06

    Je trouve au contraire que ce défilé de réponses en attaque personnelle sur une caricature d’interprétation est au contraire une signature plein dans le mille de l’hypocrisie générale des gens de gauche mis en face de leurs paradoxes...


    Ces gens qui sont toujours complaisants avec les pires autocrates débiles, plein de déni des réalité de leur résultats de leur idéologie.


    Ces gens de gauche qui vous font passer le viol engendré par leur idéologie comme de l’amour et de l’humanisme.


    Je vous montre tel que votre idéologie vous transforme collégialement. Irresponsable sur les actes, indifférents aux victimes, complaisants au criminels et manipulateurs et en déni total de la vraie réalité..

    Maduro et sa clique a qui vous pardonnez tout est de la clique de Pol Pot et tous les tarés que la gauche a toujours pardonné.

    Vous avez « oublié » que c’est une pourriture d’assassin qui a tué 150 personnes dans un putch contre la démocratie en 1992. Qu’il chie sur la démocratie et les processus électoraux.

    Que ces gens n’ont aucun sens de la démocratie, que la volonté de pouvoir et n’ont rien a foutre de toute forme de licité. Ils sont la pour piller, se servir sans aucun sens moral.

    Elections truqués, personnes de l’opposition enfermés. Morts ressuscités pour les élections. Machines a voter truquées.

    Et vous vous gargarisez des niaiseries de la presse gauchiste qui vous fait passer un viol de la population pour de l’amour et de l’humanisme. 


    Quelle blague. Il n’y a que dans l’entre vous ou vous essayez de vous persuader de cette chimère est licite...

    Smartmatic la marque des machine a voter même confirmé que les élections au Venezuéla sont truquées.

    Bien entendu personne ni aucun organisme intègre n’a officialisé cette farce. Vous vous raccrochez a des niaiseries par partisanerie.

    Ce raccrochage à la propagande de licité est ridicule. 

    https://www.lepoint.fr/monde/venezuela-nicolas-maduro-est-il-illegitime-10-01-2019-2284790_24.php


    Il est vrai que chez vous l’idéologie a plus d’importance que les victimes... 

    Les arguments de l’auteur sont du même raisonnement que ceux des communistes d’avant guerre qui au nom du pacifisme et de l’amitié idéologique avec l’URSS alliée des allemands on détruit dans les usines d’armement l’effort de guerre Français et a causé notre débâcle.


    • Panoramix Panoramix 14 mars 17:39

      @Spartacus
      A quelle condition une ingérence de l’extérieure peut elle elle considérée comme licite ? S’il y a mandat explicite des instances internationales. Ainsi il y avait eu une mission d’interposition accordée par l’ONU concernant la Libye, mais la mission a été outrepassée, avec les conséquences néfastes que l’on connait, vous n’allez pas prétendre que la situation libyenne est meilleure aujourd’hui qu’en 2011, et présente moins de danger pour le reste du monde.


    • ninportequoi 14 mars 18:55

      @Spartacus

      « Et vous vous gargarisez des niaiseries de la presse gauchiste qui vous fait passer un viol de la population pour de l’amour et de l’humanisme ». 

      C’est discutable en effet.

      Mais présenter le bilan du sanguinaire Pinochet qui a massacré, torturé, aboli toute les libertés publiques tout en se remplissant copieusement les poches par la corruption, comme du libéralisme comme vous le faites régulièrement, c’est quoi ?



    • Steph87 14 mars 20:00

      @Spartacus
      Après tout ce que tu t’es pris tu gigotes encore ! MDR !
      "chez vous l’idéologie a plus d’importance que les victimes...

      "
      Ahahaa ! Warff !!! Houhou ! Prends ton miroir tu va comprendre (enfin peut-être).
      Tiens sa c’est pour ta petite culture, pour qu’elle grandisse :
      le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Zbigniew Brzezinski, « prétend avoir lui-même concocté l’idée de convaincre la Thaïlande de coopérer pleinement avec la Chine dans ses efforts pour rétablir les Khmers rouges ». Brzezinski a affirmé : « J’ai encouragé les Thaïlandais à aider le D.K. [Gouvernement des Khmers rouges en exil du Kampuchea démocratique]. Sur le plan politique, en 1979, les États-Unis et la Chine exercèrent leur influence à l’Assemblée générale des Nations Unies et dirent voter en faveur de l’octroi du siège du Cambodge au régime déchu des Khmers rouges et ils mirent fin à une enquête de l’ONU sur les crimes des Khmers rouges. L’année suivante, les États-Unis à nouveau soutinrent les Khmers rouges à l’ONU en tant que représentants « légitimes » du peuple cambodgien. Avec l’appui des États-Unis, le Cambodge continuera d’être représenté aux Nations Unies par un diplomate khmer rouge jusqu’en 1993.

      C’est con hein ?
      "vous vous gargarisez des niaiseries de la presse gauchiste

      " tu es tout seul a pensé qu’on lit cette presse, vois-tu la différence entre toi et les autres c’est que les autres ont peut être des grilles de lectures plus hétéroclites.


    • Spartacus Spartacus 15 mars 09:13

      @Panoramix
      Ce n’est pas une question de licité mais de choix de civilisation entre l’acceptation de l’indifférence ou le risque. 

      Un groupe va violer une femme en face de vous dans le métro. Vous intervenez. Vous prenez le risque de recevoir des coups. Vous prenez le risque de ne pas améliorer la situation et faire plus de victimes.
      Si vous vous retrouvez à l’hôpital on vous trouvera avec l’auteur dire « t’avais pas a te mêler de ça ». 
      Si la femme est sauvée et les agresseurs à l’hopital, vous avez sauvé une vie et mis des délinquants hors nuisance.

      Vous pouvez laisser des gens se faire massacrer sans rien faire ou agir.
      Ne rien faire, vous avez beau jeu de critiquer si cela se passe mal ou est récupéré par des Islamistes.
      On trouvera toujours des gens pour sortir des exemples comme l’auteur se pavaner en disant « vous avez vu ».


    • Spartacus Spartacus 15 mars 09:24

      @nimportequoi 

      Un procès sur une interprétation absurde sur un hors sujet total (pinochet) pour en faire une conclusion méprisante.

      Pinochet est un dictateur, mais n’y connaissant rien en économie a nommé des gens qualifiés libéraux qui ont redressé son pays et qui ’ont jamais rien eu a voir avec la dictature. Dire que les mesures prises par Pinerai (frère du président actuel) ont redressé le pays ne fait pas pour autant accepter la dictature.

      Comme en Allemagne, Adenauer a laissé a Erhart le libéral pour gérer l’économie. C’est Erhart qui a fait une économie encore plus prospère que celle de la France Gauliste.


    • Panoramix Panoramix 18 mars 09:48

      @Spartacus
      « choix de civilisation »
      Si les occidentaux interviennent au Vénézuéla mais pas au Yemen c’est pour des raisons géo-économico-politiques où les considérations humanitaires ne sont qu’un prétexte de façade.


  • OMAR 15 mars 09:32

    Omar9

    .

    Bonjour @D. Colin :« Pourquoi Kadafi et pas la monarchie saoudienne ? »

    .

    Je salue votre article qui défend fort bien des thèses et pose les vraies questions.

    .

    Oui, la monarchie saoudienne a démontré sa véritable nature rétrograde, crapuleuse et barbare, mais personne ne la dénonce. Pire, des états se sont associés à ces crimes :

    http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/13/01003-20180813ARTFIG00275-yemen-une-salle-guerre-pour-le-ministre-emirati-des-affaires-etrangeres.php

    .

    Cependant, votre questionnement semble comporter quelques « omissions » :

    Oublié le Rwanda, la Tchétchénie, le Tibet et les Rohingyas.....

    Et puis surtout, comment expliquer votre silence dans le drame quotidien des gazaouis dont les enfants sont des cibles délibérées des snipers israéliens ?

    https://www.legrandsoir.info/israel-les-enfants-deliberement-pris-pour-cibles.html

    .

    J’ose espérer que vous n’avez pas cette vision bien figée du TPI qui ne condamne que les crimes commis par les « damnés de la terre » uniquement...

    https://www.liberation.fr/planete/2015/09/02/la-cpi-condamnee-a-ne-juger-que-des-africains_1374563


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 16 mars 19:08

    L’Elysée a toujours été fière de ses intellectuels terrorises qui préparent les « interventions armées » dans le but de détruire durablement des pays au nom d’une démocratie qui n’existe nulle part !

    Ce BHL est un monstre nazi : Il a fait à la France toute l’estime que d’autres peuples en avait pour elle... 


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