mardi 3 juillet 2012 - par alinea

Abeilles

L'abeille, cet insecte que la plupart confond, au moins de nom, avec la guêpe, qui fait peur parce qu'elle pique, est une grande inconnue de ceux qui ne la connaissent pas ! Non, non ce n'est pas une erreur :

Quand on ne connait pas l'abeille, on la craint, si on la connait, on l'aime.

C'est,me direz-vous, vrai de tout.

Pour moi l'abeille est une cellule très sophistiquée d'un corps qui est la ruche.

Ce qui est paradoxale dans cette définition est le fait que jamais ce corps n'a eu de nom :

ruche le désigne par métonymie du nom de son abri et vient de la matière du premier d'entre eux, utilisée par les gaulois et les romains : l'écorce de chêne liège.

L'essaim est bien ce corps, mais en déplacement, au moment de la reproduction.

La colonie peut-être, pourrait le définir, mais ce terme n'est employé que dans un contexte

« technique ».

Il semble donc qu'il y ait un trou dans le temps et que jamais l'homme ne l'a observée ni nommée avant de penser à la piller. L'abeille, depuis toujours fait partie de la vie humaine, puisque elle l'a précédée.

Or l'abeille ne peut pas survivre seule, elle n'existe que par sa tâche, son rôle essentiel dans la santé de ce corps. Aucun homme n'a eu de relation avec une abeille – sauf à lui offrir une goutte de miel quand on en croise une, épuisée, derrière nos carreaux, ou l'hiver, prise par l'ombre( au dessous de 14°, celle-ci tombe en catalepsie).

Avec une ruche, oui ; la ruche a un caractère différent de sa voisine ; néanmoins, il n'y a pas de relations conniventes entre l'homme et l'insecte.

Et cela en fait quelque chose de très spécial. Je me demande si ce n'est pas une relation unique.

Donc, quand on parle de l'abeille, on parle de la ruche, on parle de l'essaim, son organisation parfaite, son rôle dans l'écosystème et, pour les plus modernes, de sa rentabilité.

À l'origine, l'homme pressait les « gâteaux de miel », il détruisait sûrement au passage une partie du couvain dans les ruches qu'il avait préparées ( écorces d'arbres d'abord, puis paniers tressés) et tuait la ruche sur les colonies sauvages.

La première fois que l'on ouvre une ruche devant vous – en général, vous tenez l'enfumoir, ce petit four muni d'un soufflet dans lequel on maintient un feu sans flamme qui crache une épaisse fumée par son bec ; la fumée est vécue par les abeilles comme une menace et, quand elles sont menacées, les abeilles plongent dans les alvéoles pour se gaver de miel, pouvoir faire face, peut-être, à des heures ou des jours d'errance ;- un monde absolument nouveau s'offre à vous, un monde sensoriel.

L'odeur d'abord : miel, propolis, pollen ( la cire est dépourvue de parfum), venin ( le venin d'abeille sent très bon), un mélange jamais senti et merveilleux.

Une odeur généreuse qui ne rappelle rien et qui semble pourtant connue depuis toujours, un festival de sens en émoi devant cet inconnu.

Mais bien sûr, une odeur ne peut s'écrire ; les mots, on les pose après et encore sont-ils inaptes à décrire la sensation.

C'est une odeur unique qu'il faut aller découvrir.

Le bruit : un bourdonnement sourd, chaud de menaces sans frayeur, un tonnerre très lointain, le vrombissement des ailes, étouffé par l'espace réduit, résonne néanmoins. Si l'inquiétude domine : vous ne serez jamais apiculteurs. Si l'émerveillement domine, vous pourrez vous y mettre.

Le spectacle : vous oubliez l'artifice des cadres alignés, pré cirés, la boite au toit de tôle, au couvre cadres de curieuse architecture.

Tout est de couleurs chaudes, le haut des cadres, propres ou salis du rouge unique de la propolis, cette substance que les abeilles transforment à partir de la sève ( la résine) de certains arbres et qu'elles utilisent pour colmater les interstices inférieurs à trois millimètres – au delà de cette taille, elles bouchent les trous avec de la cire, qui est est une sécrétion de leur glande- et qui sert à protéger la ruche des attaques microbiennes), couleur miel, du plus clair au plus foncé, couleur bois.

Ces sensations mêlées ne sont jamais banalisées, jusqu'à la dernière ruche ouverte même si, au fil du temps au saisissement succède un regard plus professionnel ; à première vue, on sait si quelque chose ne va pas.

Si la ruche est saine, peuplée, on anticipe la difficulté à séparer les cadres collés par le miel, la cire et la propolis, difficulté qui se solde souvent par une terrible agressivité des habitantes !

Sinon, on anticipe le travail des soins, la contagion possible de la loque américaine ( terrible maladie ), la peine des pertes !

Sûr que le travail sur les ruches fait perdre la beauté de la contemplation ; néanmoins, encapuchonné dans sa combinaison, son voile et ses gants, suant sang et eau, on n'oublie jamais que l 'abeille est le symbole de la vie naturelle, on n'oublie jamais la vigilance, ni la gratitude.

Nous en étions au levage d'un cadre !

À l'aide du lève cadre, outil précieux et indispensable à l'apiculteur, après plus ou moins de péripéties, votre initiateur extirpe un cadre de la ruche, en secoue les abeilles et le tient devant lui, bien éclairé par le soleil.

Nous observons : il est couvert d'alvéoles operculées ; sur l'extérieur fermées de cire légère, celles-ci renferment du miel. La couche de cire est fine et doit pouvoir être fracturée facilement par les abeilles, en cas de besoin.

Au centre, sur une surface plus ou moins grande selon la saison, la cire est brune, plus granuleuse, plus épaisse : elle protège le couvain. Cette cire sera percée de l'intérieur par la jeune abeille, vingt et un jours après la ponte.

Voir sortir une abeille de son alvéole est naturellement aussi émouvant qu'assister à n'importe quelle naissance.

D'autres sont encore ouvertes, avec un oeuf fiché au centre, pas encore enrobé de gelée royale ( cette substance produite par les ouvrières et qui le nourrit pour qu'il se transforme en nymphe).

Les jeunes abeilles sont ouvrières pendant une semaine, s'occupent de la propreté, elles éjectent de la ruche tout détritus, reliefs de vieilles cire, insectes indésirables,etc, elles nourrissent le couvain, elle fabriquent la cire et au besoin la gelée royale ; au bout d'une semaine, elles deviennent butineuses, sortent de la ruche et peuvent à leur tour apporter à l'oeuf le précieux pollen qui le nourrira jusqu'à ce que la nymphe devienne abeille. L'alvéole est fermée par les jeunes, avec une cire plus sombre et d'aspect velouté.

Mais on peut voir aussi deux autres types d'alvéoles :

Celles qui abritent les oeufs non fécondés par la reine ( qui choisit de féconder ou non ses oeufs) et qui feront naître les faux-bourdons ( bêtes inoffensives s'il en est !), les mâles.

Celles-ci sont très bombées, le mâle étant plus gros que la femelle.

Enfin, la cellule royale.

À partir d'un même oeuf, les ouvrières décident de prévoir la reproduction : elles remplissent l'alvéole de gelée royale exclusivement, construisent une cellule beaucoup plus grande et doivent la bâtir verticalement à l'extérieur du cadre, soudée à celui-ci au niveau de l'alvéole normale,

Le reine est une fois et demi plus grande qu'une abeille, un long abdomen qui engrangera le sperme ( dans une spermathèque) et les oeufs.

Au bout de quinze jours celle-ci percera la paroi de cire ; la première née tuera les autres ( les abeilles, qui ne sont pas dépourvues du principe de précaution, auront bâti plusieurs cellules royales !).

Au bout d'une semaine restée à l'intérieur, la reine ( ou la mère, selon les régions) sortira pour la première et avant dernière fois de sa vie, qui peut durer quatre ans, en vue de rencontrer le mâle, dans les airs, pour ce qu'on appelle : le vol nuptial.

A ma connaissance, personne n'a jamais assisté à cela.

Si tout va bien, elle en rencontrera assez pour remplir sa spermathèque et rentrera, fourbue probablement, jouer son rôle de reproductrice jusqu'à ce que les ouvrières décident, comme je l'ai dit plus haut, de prévoir la reproduction en construisant d'autres cellules royales.

Le mâle, lui, ne rentrera pas, l'abdomen déchiré par le retrait de son sexe. ( Tout le monde sait que l'abeille qui pique, meurt, de la même manière, l'abdomen arraché par le dard).

Comme dans toute espèce animale, ce n'est pas le fils de la reine qui la fécondera ; ainsi, chaque ruche élèvera des mâles pour féconder, peut-être, les reines alentour. Cela a largement concouru à l'abâtardissement des races locales par les importations de races étrangères.

L'année suivante, ou deux ans plus tard, les ouvrières, décidant à nouveau de la reproduction, construiront d'autres cellules royales et la vieille reine partira avec les trois quarts de ses butineuses, chercher un autre abri, laissant naître une nouvelle reine dont le sort sera identique.

( La fécondation parfaite d'une reine est entièrement fonction de la météo ; il arrive donc que des reines, mal fécondées, vivent assez vieilles sans pouvoir pondre jusqu'au bout de leur vie.L'apiculture sert, entre autres, à veiller à la bonne rentabilité de la reine.)

C'est à ce moment-là que l'on peut voir des essaims voler, ou pendus aux arbres. Elles peuvent rester ainsi plusieurs jours, jusqu'à ce que les éclaireuses, ces butineuses aventurières, trouvent un abri sûr. Ces essaims sont parfaitement inoffensifs, les abeilles n'étant agressives que pour protéger leur couvain et leurs réserves, dans la ruche. C'est pourquoi, certains rigolos, se font photographier couverts des abeilles d'un essaim dont ils ont pu capturer la reine ; l'essaim suit toujours sa reine pour la protéger.

Exceptées ces deux occasions, la reine ne sort jamais ; il faut dire qu'avec sa taille et son poids, elle possède les mêmes ailes qu'une butineuse ; imaginer un avion de tourisme avec des ailes d' U L M !

Par ailleurs, l'extérieur est plein de dangers, et la reine, à défaut d'être sacrée, est vitale à la ruche.

À la fin de l'été, les mâles qui ont eu la chance de ne pas rencontrer de reine, après avoir passé ce temps long à se faire nourrir par les butineuses, seront estourbis par les mêmes, qui, avec leur sens aigu d'une économie prudente, ne veulent pas nourrir des bouches inutiles à l'époque où chacune survivra des réserves engrangées.

Il existe une autre occasion où les ouvrières décident de construire des cellules royales : quand la reine meurt.

Elle peut mourir de mort naturelle mais il faut une chance incroyable pour qu'elle meurt à un moment favorable à la reproduction ; la plupart du temps elles meurt en hiver après avoir pondu des oeufs de manière de plus en plus aléatoire ; quand elle est très vieille, elle peut en mettre deux dans la même alvéole ! Si c'est le cas, les ouvrières n'ont pas d'oeufs à nourrir et la ruche devient orpheline : on l'appelle alors : bourdonneuse, parce que ces abeilles se mettent à pondre aussi, mais à défaut d'avoir été fécondées, leurs oeufs ne produisent que des mâles.

Les abeilles et leurs bourdons d'enfants, survivent, continuant leur train-train dénué de sens, jusqu'à leur mort naturelle ou jusqu'au moment ou leur ruche affaiblie viendra se faire piller par d'autres plus gaillardes !

Le plus souvent, aujourd'hui, la reine meurt écrasée par les gros doigts gantés de l'apiculteur rationnel, qui prend note de tout, et marque ses reines aux couleurs d'une année et les tue, à la bonne heure, deux ans plus tard. Maîtrise impeccable de la production.

Pas toujours d'ailleurs, mais ça serait trop long à expliquer.

L'apiculteur tue les reines aussi, plusieurs fois par année, autant dire tous les mois chauds, pour récolter la gelée royale dans les cellules excédentaires. Mais là, le travail est si technique qu'il doit y avoir en France un ou deux spécialistes.

En attendant, et tant qu'il fait beau et chaud, nos travailleuses travaillent, au delà de leurs besoins ; c'est pourquoi, s'il le veut, l'homme peut les ponctionner sans les affaiblir.

Chaque travailleuse remplit son jabot d'une quantité de nectar égale à un dixième de goutte d'eau ! Si leur butin est éloigné de la ruche, elle peut en consommer jusqu'à deux tiers pour tenir le coup ; elle arrive donc et dépose dans l'alvéole ce tiers restant d'un dixième de goutte de nectar : le nectar est composé d'à peu près quatre vingt ou quatre vingt dix pour cent d'eau, le miel de dix-sept à dix neuf pour cent, selon la variété des fleurs butinées.

Pour évaporer ce trop plein d'eau – qui empêcherait sa conservation en favorisant la fermentation, elles ( chacune d'entre elles) ventilent, ventilent, en battant leurs petites ailes à l'entrée de la ruche ; quand le miel est miel, les ouvrières ferment l'alvéole.

Une ruche peut rentrer de dix à vingt kilos de miel par an ; quelquefois plus !

On comprend qu'à un tel train, la butineuse, en été, vit au mieux quinze jours alors qu'elle peut passer l'hiver tranquillement, en grappe, et comme les manchots, échanger sa place au centre contre une place en extérieur, protégée ou protectrice, tour à tour.

On reconnaît le bruit des abeilles, l'été, dans un tilleul, sur les lavandes ; et ne le niez pas, chacun a ancrée au plus profond de soi, cette connaissance de l'appartenance de cette espèce à notre vie, mêlée depuis si longtemps qu'il n'est nul besoin de l'enseigner. Nul besoin de l'apprendre.
 



51 réactions


  • Gabriel Gabriel 3 juillet 2012 14:01

    Faites que cette petite reine continue à bourdonner au dessus de nos champs fleuris, que ses vibrantes ailes chatouillent encore et encore le pétale des coquelicots et des roses, que le parfum de son miel et de sa cire embaume nos demeures car comme l’a cité le grand Albert : « Si l’abeille disparaissait, l’humanité en aurait pour quatre ans à vivre ».


  • alinea Alinea 3 juillet 2012 14:39

    C’est tout à fait vrai Stabilobuss ; et c’est malheureusement pas seulement vrai pour les abeilles.
    C’est dommage n’est-ce-pas qu’on ne puisse pas jouir de toutes ces merveilles sans entraves ! Et quel dommage que de si nombreux humains les méconnaissent car je suis convaincue que de la rencontre naît l’amour, ou, au moins, le respect
    Merci à vous aussi, Gabriel


    • brieli67 4 juillet 2012 12:36

      voilà ce qu’on enseigne aux médecins tropicaux : et lisez bien !!

      on parle de miels !


    • alinea Alinea 4 juillet 2012 12:49

      brieli67 : bon, ça va, il semble qu’on soit à peu près à l’abri dans nos contrées !
      Merci


    • brieli67 4 juillet 2012 15:21

      pardon !! 

      renseignez vous : les éricas

      http://www.ruchersdelorraine.com/fr/miels-1/miel-de-bruyere-des-cevennes-500gr-418.html

      c’est du venin du poison ! 

      en Russie et au Canada ! dans leurs toundras, taïga 

      cette très abondante récolte ( la plus importante de toutes les production de miel) est abandonnée, non récoltée voire détruite

      Et notre Cévenole qui ne sait pas .........


    • cevennevive cevennevive 4 juillet 2012 16:06

      Et si Brieli, la Cévenole, elle sait ! Elle connaît les plantes et aime la botanique qu’elle a pratiquée toute sa vie...

      Mais ici, au Nord Est du Gard, il y a peu d’éricas. Il y a des calunes et surtout des bruyères arborescentes qui font partie des premières fleurs que les abeilles adorent !

      Et puis, mes abeilles ne prennent même pas la peine d’aller loin sur les rochers où poussent les éricas, elles ont les fleurs des prairies, des acacias, des tilleuls. des érables, etc... Quand il y a de la nourriture et de l’eau tout près, elles ne se fatiguent pas à aller loin.

      Vous ne seriez pas un peu « réboussié » comme on dit chez nous ? Prenez du pollen le matin en vous levant avant toute nourriture ou boisson. C’est fou ce que cela fait du bien !

      Cordialement.


    • brieli67 4 juillet 2012 16:43

      c’est pas votre métier - la Santé !

      exercice illégal de la médecine madame

      CQFD

      c’est si dur à comprendre ? 

    • alinea Alinea 4 juillet 2012 17:34

      brieli : j’ai mangé du miel d’érika ( mêlé au châtaignier), toute ma vie !
      de la callune aussi, et puis de la bruyère blanche de printemps !!!!


    • brieli67 4 juillet 2012 23:03

      et alors Alinéa 

      sur notre ferme nous avons produit du poulain et du veau !

      bravo votre manade doit fournir aux arènes et cirques espagnols grands veaux et grands poulains , les uns encornés , les autres passés à la rapière !

      à la grande joie de Jean- Pierre Llabrès

      cf le CNRTL /

      Manadier n’est connu et utilisé que depuis 1955

      et manadière ??

      ren-saignez vous sur les miels de la famille des azalés !


  • cevennevive cevennevive 3 juillet 2012 14:40

    Bonjour Alinéa,

    Super article !

    Mais, vous le savez déjà, j’aime les abeilles, je les connais, et j’en ai hébergé des milliers dans mes faïsses Cévenoles.

    De plus, j’en ai aussi des milliers tous les jours sur les fleurs de mes arbres et de mes plantes. Je les observe, chargées de leurs petits sacs de pollen, consciencieuses, affairées, ne se laissant pas distraire.

    J’aime le miel aussi.

    Pour la petite histoire, j’ai une fille « voyageuse ». Elle m’a apporté cette année du miel du Yucatan. Un goût incroyable, des parfums inconnus chez nous... Et la vision d’une flore, d’un pays de soleil, d’apiculteurs Mexicains...

    Cordialement.


  • carolucem 3 juillet 2012 16:26

    Merci pour ce bel article. 


  • Le péripate Le péripate 3 juillet 2012 16:57

    L’abeille, une grande inconnue de ceux qui ne la connaissent pas....

    Ca me rappelle « un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ».

    Merci Avox pour ces petits moments de bonheur...


  • BOBW BOBW 4 juillet 2012 09:46

    Voir article http://www.humanite.fr/environnement/le-pesticide-cruiser-enfin-interdit-en-france-499889

    Vive nos Abeilles ,à bas les firmes tueuses qui n’ont que le profit en vue !


  • cathy30 cathy30 4 juillet 2012 12:11

    merci Alinéa de consacrer un article aux abeilles
    En fait, si la reine ne fécond plus ses œufs, c’est que sa spermathèque se vide, elle va produire de plus en plus de mâles, la rûche est prête à essaimer, on la dit bourdonneuse (il est trop tard). Avant de que ce phénomène se produise, changer vite de reine. (la nature est bien faîte), ou la tuer, pour obliger les ouvrières à en élever une autre, si cette race d’abeilles vous convient.

    je vous donne la recette de la propolis pour ceux que ça intéresse :

    prendre 100gr de propolis de 1ère qualité.

    mettre au congélateur la propolis pour la durcir.

    broyer la propolis avec un moulin à café

    verser la poudre dans un bocal en verre qui ferme hermétiquement ( le parfait, 1litre)

    mettre 300 ml d’alcool à 70°

    laisser macérer 30 à 40 jours en remuant chaque jour

    filtrer le tout avec un filtre café en papier.

    maintenir au frais à l’abri de la lumière en cave par exemple.

    utiliser une bouteille en verre teinté.

    se conserve plusieurs années

    cure préventive 10 gouttes/jours avec du miel 10 jours

    curative10 gouttes 3 fois par jour pour les affections beningues

    il y a beaucoup d’applications.....


    • alinea Alinea 4 juillet 2012 12:15

      merci Cathy pour la recette ;
      Quand la reine est vieille, c’est vrai parfois mais quand elle est jeune, elle choisit de ne pas féconder les oeufs pour faire des mâles ; seulement en période favorable bien sûr !


    • brieli67 4 juillet 2012 12:43

      quelle couillonnade !! - sperme oblige !!

      vous enlevez l’éthanol de 70 ...... il reste NADA rien Nichts !!

      que je signale interdit strictement dans l’échoppez de votre apothicaire

      , même prescrit par votre homéo-naturopathe ou autre charlatan diplomé 

      Les deux vous êtes dans l’illégalité totale et la Douane est très active !


    • cathy30 cathy30 4 juillet 2012 13:30

      on se calme brieli, si je donne cette recette ce n’est pas pour le vendre, mais une consommation personnelle, avec ses propres rûches, et ça c’est permis.


    • brieli67 4 juillet 2012 15:33

      interdit par la loi !! 

      comment procurez vous votre blanc à 70% de la contrebande ? 

      faites de la Ruze, de la Fée Verte, du Génépi 

      votre prosélitisme est condamnable.

      En le Conseil d’ Ordre des apothicaires et des toubibs peuvent vous rappeler à l’ordre !!

      CATHY EST DE LA RACE DES REBOUTEUX ET DES CHARLATANS

      avec pignon sur rue ! 


  • Bilou32 Bibi32 4 juillet 2012 12:53

    çà me rappelle l’époque à laquelle j’avais une dizaine de ruches... (années 80). Depuis, mes colonies ont disparu, victimes du varroa, du fipronil, gaucho ou autre cruiser... Je n’arrive pas à garder un seul des essaims que je récupère presque tous les ans dans une ruche vide placée là pour eux  ! Trop de cultures traitées dans le sud du Gers ? Les colonies se dépeuplent sans raison apparente, et disparaissent silencieusement... Dommage, cette année il y a pein de tournesol alentour.


    • cevennevive cevennevive 4 juillet 2012 13:47

      Bibi32, savez-vous qu’il n’y a presque plus de tournesols non transgéniques ?

      Peut-être est-ce une partie de l’explication de la diminution des colonies d’abeilles.


    • alinea Alinea 4 juillet 2012 14:01

      Cevennevive : un peu d’accord avec vous !


    • brieli67 4 juillet 2012 15:43

      la Cévegniole et l’auteur

      avez vous des expériences, des articles scientifiques à nous soumettre

      SINON c’est le PROCES

      Ils vont se géner --- pardi


    • Leo Le Sage 4 juillet 2012 17:38

      @Par brieli67 (xxx.xxx.xxx.20) 4 juillet 15:43
      Vous dites : "la Cévegniole et l’auteur avez vous des expériences, des articles scientifiques à nous soumettre SINON c’est le PROCES Ils vont se géner --- pardi"

      Un peu de respect pour la brave dame mon bon monsieur.

      En France il y a peu de chances qu’ils fassent un procés contre une dame qui écrit contre un fabricant sachant que c’est à la marge.
      [Pas grand monde lit agoravox]

      Au x USA, il est illégal de dire du mal d’une entreprise qui fabrique des produits « alimentaires » [semences, fruits légumes, viande, etc.]
      Mais en ce moment les monsanto et Cie se font petits...


    • brieli67 4 juillet 2012 22:21

      vous rigolez, je l’espère !!

      La Chimie en général et l’ Industrie alimentaire en particulier 

      NE FONT PAS DE CADEAUX

      et ces avocats d’affaires - nous en tenons un l’ex Prezz - ce sont des hargneux !

      Les procédures sont fort longues........ et souvent le produit incriminé ( par la Santé Publique par exemple ) est en fin de vie.

      il y a des petites dames comme vous dites ..... dont l’héritage a été broyé pour moins que celà


  • alinea Alinea 4 juillet 2012 13:09

    Bibi Gers :
     Souvent les essaims sont éphémères parce que la reine ne part qu’avec des butineuses : pas d’ouvrières chargées de la maison et de l’élevage. Donc, tout ça est assez normal. Ouvrez la ruche régulièrement pour voir !! Si toutefois vous voyez du couvain, vous pouvez tuer la reine ( eh, oui !) pour redémarrer la ponte, m’ enfin, c’est pas gagné.
    c’est vrai aussi que le Gers est très agricole !!
    Merci de votre message


  • cevennevive cevennevive 4 juillet 2012 13:36

    Brieli67, vous ne seriez pas un peu « bizarre » ? Je ne comprends pas ce que vous voulez formuler dans vos commentaires...

    Mais peut-être est-ce moi qui ne suis pas accessible à votre ésotérisme, cela se peut.

    Vous ne voudriez pas m’expliquer ?

    Cordialement.


  • Leo Le Sage 4 juillet 2012 13:59

    @auteur
    Je ne savais pas que c’était si difficile de produire des reines et des abeilles...
    çà mérite reflexion surtout qu’ils sont primordials pour notre survie.


    • alinea Alinea 4 juillet 2012 14:04

      Leo Le Sage : ce n’est pas vraiment difficile : il y a des choses à savoir parce que le monde de l’abeille est riche et complexe, il faut surtout de l’attention, de la douceur et du respect.
      Ça, c’est pas trop difficile, si ?


    • Leo Le Sage 4 juillet 2012 16:16

      @Par Alinea (xxx.xxx.xxx.143) 4 juillet 14:04
      Vous dites :
      « riche et complexe, il faut surtout de l’attention, de la douceur et du respect. Ça, c’est pas trop difficile »
      Complexe donc quand même difficile quelque part.
      Pour la douceur et le respect, c’est mon pain quotidien. smiley smiley

      Merci pour votre article.

      C’est triste pour les abeilles très triste. J’en ai les larmes aux yeux pourtant je suis un homme. smiley


    • brieli67 4 juillet 2012 23:27

      au SAGE 

      Scandaleux : la tauromachie inscrite au patrimoine culturel immatériel de la France

      http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=92811&id_forum=2896208


      une manadière vous transe-mute en Madeleine !

      c’est pas bôôôô celà.


  • brieli67 4 juillet 2012 15:02

    Médecine intégrative nous y voilà une autre branche 


    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A...
    http://rco.ucsf.edu/index.php/imn/e...

    Le miel de Thym/
    Chef du service de chirurgie viscérale et de transplantation du CHU de Limoges, Bernard Descottes a traité les plaies de plus de 3000 patients durant 25 ans. Il précise : « Le miel, par la dégradation de ses sucres, va d’abord produire sur la plaie de l’eau oxygénée, aux propriétés antiseptiques, ainsi que de l’acide gluconique peu favorable au développement des bactéries pathogènes ». 

    Croix [La] , 19/05/2009

  • brieli67 4 juillet 2012 16:18

    LE MIEL déconseillé aux enfants de moins de un an

    Il est déconseillé de donner du miel à un enfant de moins d’un an, car une bactérieClostridium botulinum, qui n’affecte pas ou peu les adultes ou les enfants plus âgés, peut y être présente

  • cevennevive cevennevive 4 juillet 2012 18:12

    Comme Brieli parle « d’exercice illégal de la médecine », cela me fait penser aux anciens de chez nous qui, pour un rhumatisme aigü se faisaient piquer par quelques abeilles juste à l’endroit douloureux et s’en trouvaient très bien paraît-il.

    Je les crois volontiers... Je n’ai pas essayé cela, mais j’ai déjà essayé quelques remèdes de grand-mères qui ont très bien marché sur ma santé.


    • brieli67 4 juillet 2012 22:41

      rien de neuf chère dame 

      c’est le principe de la mésothérapie des Pistors 

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Mésothérapie

      Gardez à l’esprit le choc anaphylactique et son oedème de Quincke, massif et létal s’il n’y a pas de médecin à quelques pas sachant « médeciner ce cas »

      Le geste qui sauve ( si les injectionsd’urgence tardent à réagir) trocard ou coup de bistouri sous la pomme d’Adam dans a trachée : la glotte étant complètement bouchée.

      Non ce n’est ni la guêpe, ni l’abeille de la tarte aux quetches, mirabelles, brimbelles ....qui a été englouti dans la cavité buccale du goinfre et l’insecte a piqué palais, amygdale, luette...

      Le plus souvent il y a eu « injection » de venin par une Maja ailleurs...


  • alinea Alinea 5 juillet 2012 00:06

    Qu’est-ce qui vous arrive Brieli67 ?
    j’ai été apicultrice pendant vingt ans, j’ai fait le BPA et été prof dans un lycée agricole pour le BPARE ! Je ne donne aucun lien parce que ma culture n’est pas Internet, mais les livres et la vie. Tout ce que je dis, n’importe qui peut le vérifier, si, comme vous, il est de mauvais poil !
    Un manadier ( ou une manadière) n’élève pas des taureaux pour la corrida !
    Je vous ferai un petit topo là-dessus, mon but étant de partager, de donner, oui ! Rares sont mes taureaux qui sont partis à la boucherie, et je n’ai jamais participé à cela.
    Expliquez-vous, le problème est où ?


  • brieli67 5 juillet 2012 02:15

    curiosité : du miel d’abeilles sans sucre aux Indes


    http://www.lamaisondustevia.com/curiosite-miel-sans-sucre-inde-a-15.html

    mais madame Alinea savait ...

    Je vous laisse conclure , car moi je ne connais strictement rien aux abeilles


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