samedi 3 avril 2010 - par Naomitss

Accrochez-vous

Tout le monde traverse chaque année une série d’évènements que l’on pourrait catégoriser de tristes ou d’heureux, de mauvais ou de bons. Face à plusieurs facteurs, bien des gens, ne trouvant aucune solution, décident d’en finir avec la vie. C’est une réalité bien présente et plus grande que l’on peut le croire. Une enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a démontré que le Québec reste la province canadienne où le taux de suicide est le plus élevé.

Saviez-vous qu’ « en 2005, environ 1,9 % de la population québécoise de 15 ans et plus a sérieusement songé au suicide au cours d’une période de douze mois » (ceux qui sont passés à l’acte en essayant de se suicider ne sont pas compris dans ce pourcentage évidemment). Le suicide est un sujet très fragile à aborder. C’est sans doute dû au fait que, justement, il touche une majeure partie de la population de loin ou de près.
 Le suicide touche tout le monde, sans distinction de « classe ». On rapporte que les taux de suicides sont plus hauts chez les hommes que chez les femmes. Plusieurs facteurs peuvent pousser quiconque à vouloir, ou même à s’enlever la vie. Par exemple, l’endettement, certaines personnes ne voient tellement pas le bout de s’en sortir, qu’elles deviennent en état de dépression et aiment mieux en finir, ou encore, à cause d’une histoire d’amour douloureuse. On pourrait en citer plein des exemples de cas, qui donnent à un individu l’envie de ne plus vivre. « Dans un grand nombre de cas, le suicide s’intègre à l’évolution d’une pathologie psychiatrique, le plus souvent état dépressif, schizophrénie, trouble de la personnalité, etc ».
L’idée de s’enlever la vie peut apparaître dès un très jeune âge. L’adolescence est une période marquée de changement et d’adaptation. Certains d’entre eux, savent mal gérer la pression qui subvient avec les études, les relations sociales etc. Saviez-vous que le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes, la première étant les accidents de voitures. C’est une situation délicate, certes. Plusieurs mythes peuvent être générés, comme par exemple, les jeunes qui ont des idées suicidaires ne veulent qu’attirer l’attention sur eux ou essayer de manipuler les autres. La réalité est qu’on devrait toujours se soucier de ceux qui tentent de manipuler ou d’attirer l’attention. Il est difficile de juger si une jeune personne est susceptible de commettre l’irréparable. Une chose certaine, toute menace de suicide doit être prise au sérieux.
 Il faut savoir que malgré tout, même si cela paraît impossible, il y a solution à tout. Que certaines épreuves sont dures à traverser mais qu’avec de l’aide et un soutien approprié, les choses peuvent s’améliorer. Que même si on ne voit plus le bout, il faut s’accrocher. Qu’au Québec, il existe même une institution pour la prévention au suicide (Centre de prévention du suicide au Québec) qui offre une clinique pour les personnes suicidaires ou qui doivent faire le deuil du suicide d’un proche. En cas de crise, le Centre est joignable 24 heures par jours, 7 jours sur sept. Comme le slogan de ce centre dit « la prévention du suicide, c’est l’affaire de tous ».


1 réactions


  • Spip Spip 4 avril 2010 15:43

    Que ce soit lié à un événement de la vie ou à un terrain pathologique (ou les deux) la plupart des suicidés passent, avant l’acte, par un dépression plus ou moins longue (à part quelques cas de raptus - brutal et imprévisible)

    Dépression au sens clinique du terme, avec ses symptômes bien connus et visibles, pour peu qu’on s’intéresse à la personne. Différent d’une vague tristesse ou d’un mal-être de l’adolescence.

    S’accrocher, oui, mais il n’y a rien qui ne me hérisse plus que d’entendre dire par son entourage « secoues toi » à un dépressif. C’est comme si on demandait à un handicapé moteur de s’inscrire à un 100 mètres, ça ne pourrait lui faire que du bien...

    Quand on n’a pas de véritable écoute ou que l’entourage n’a pas les moyens de réaliser la gravité du problème, il faut, bien sûr, des pros en relais.

    Chez moi, c’est le service des Urgences Psy de l’hôpital qui assure 24 h sur 24, en consultation ou au téléphone. On y voit passer toutes sortes de gens, depuis le psychotique qui décompense sévèrement jusqu’à l’adolescente qui a pris des cachets parce que son compagnon du moment a rompu par SMS... (jtkit !)


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