mardi 27 février - par Christophe Bugeau

Agriculture : quelles productions, quelles terres agricoles ?

La France compte 544 000 Km2 de terres émergés en Métropole, quelle est l’utilisation de ces dernières et quelles sont aujourd’hui nos principales productions agricoles ? Quelle est la répartition entre culture et élevage ?

France Métropolitaine :              544 000 Km2

Constructions :                         52 000 Km2 (9,6%)

Landes, Friches, maquis, garrigues :     42 000 Km2 (7,7%)

Forêt :                                     170 000 Km2 (31,3%) ; 85 000 Km2 en 1850

Surface Agricole :                       280 000 Km2 (51,5%)

Premier constat : la forêt a vu sa superficie doubler en 150 ans, et les terres agricoles ne représentent plus désormais que 51,5 % du territoire métropolitain du fait de l’urbanisation et de la reforestation.

Les 280 000 Km2 dédiés à l’agriculture se répartissent ainsi :

Cultures Pérennes (arboriculture et vignes) : 12 000 Km2 (2,2%)

Grandes Cultures (Blé, Maïs...) :                 135 000 Km2 (24,8%)

Prés et fourrage :                                      130 000 Km2 (23,9%)

Dont fourrage :                                         50 000 Km2 (9,2%)

Dont prés :                                              80 000 Km2 (14,7%)

Deuxième constat : les vignes et l’arboriculture sont importantes en France mais ne mobilisent qu’une faible superficie. Les cultures à proprement parler (Blé, Maïs...) ne représentent que 24,8 % de notre territoire (et la moitié de notre superficie agricole), les superficies consacrées à l’élevage représentent 23,9 % de notre territoire (et l’autre moitié de notre superficie agricole). Il ne faut pas perdre de vue que pour l’élevage la culture du fourrage représente 50 000 Km2, ce qui signifie que combiné à la partie cultivée pour l’alimentation humaine, nous sommes à 185 000 Km2.

   Superficie Km2 Production Millions tonnes

Blé            47 000        33,5

Maïs           16 500        15

Orge           12 400        13

Colza          15 000         5,5

Tournesol        7 000         1,7

Soja             3 300        0,5

Pomme de Terre  1 700    8

Betterave à sucre 4 500    36,9

Lin                 500       0,16

Chanvre             123       0,1

Troisième constat : nos principales productions sont bien sûr le blé (nous exportons environ 17 millions de tonne par an, soit 10 % des exportations mondiales Qui sont les principaux pays producteurs et exportateurs de blé ? (terre-net.fr)), mais aussi le Maïs et l’Orge. Nos productions d’oélagineux sont non-négligeables mais nous sommes très dépendants des Etats-Unis pour le soja et donc l’alimentation animale. Nous restons fortement producteurs de Betterave et pomme de terre et surtout nous sommes désormais le premier producteur et exportateur de Lin (75 % des exportations mondiales).

En conclusion, la France conserve des superficies agricoles importantes même si ces dernières sont menacés par l’urbanisation et la reforestation. Notre agriculture, à condition de soutenir nos paysans et de ne pas faire le jeu de certaines multinationales et de certains pays reste un atout essentiel de notre pays : cette dernière ne doit pas disparaître comme notre industrie !



10 réactions


  • Brutus S. Lampion 27 février 09:14

    Rien sur le rôle de l’UE dans la « réaprtition des tâches » entre membres de l’union, mise en concurrence et subvention ?

     Rien sur la concentration foncière et exploitante liées à la mécanisation ?

    L’abandon de nombreuses terres agricoles est dûe au manque de rentabilité de terrains « ingats » cultivés autrefois à grand peine par des gens limite pauvres dont les enfants sont partis travailler « à al ville » dans des usines. On appelle ça l’exode rural

     Dans les Vosges qui est le département le plus boisé (proportionnelement) de France, la forêt qui a gagné du terrain sur les « cultures » sont aussi des cultures. On cultive les douglas et les épicéas comme on cultive des asperges et le biotope n’est pas du tout celui d’une forêt naturelle (le visuel non plus, tous le arbres rectilignes étant disposés en échiquier. Cette prodution était liée à la demande de bois d’étais par les houillères. La culture du chanvre et la vraie forêt de feuillus antérieure ont été abandonnées par les propriétaires privés et les hagis le sont de plus en plus, faute débouchés. Aujourd’hui on appelle aussi « forêt » des friches laissées à l’abandon (et sujeyyes à incendies en été)

    Il se passe dans le monde agricole la même chose que dans les autres secteurs de l’économie : les gros mangent les petits et la recherche du profit est le seul objectif.

    Les pourcentages de l’article ne tiennent pas compte de ces « détails ». On a l’impression que les réalités sont le résultat d’une évolution naturelle qU4IL SUFFIRAIT DE CORRIGER SANS TOUCHER 0 L4ORDRE 2TABLI ;


  • zygzornifle zygzornifle 27 février 09:47

    L’UE aimerait qu’il n’y ait plus d’agriculteurs ni d’éleveurs et que tout soit importé ....


    • GoldoBlack 28 février 09:17

      @zygzornifle
      Ridicule.
      L’Europe est aux ordres des lobbies agricoles et agroterroristes. Les mêmes qui prétendent aujourd’hui conduire la colère des petits agriculteurs.
      Mais ces derniers sont tellement obtus, qu’ils continuent à soutenir ceux qui les enflent : FNSEA, JA, Crédit Agricole, Coordo rurale, commissions foncières...


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 28 février 09:58

      @GoldoBlack
       
       ’’L’Europe est aux ordres des lobbies agricoles et agroterroristes.’’
      >
      Mais pas que.
       
      Vous rejoignez dans votre constat, la définition que Naomi Klein donnait du corpratisme : « la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leurs formidables puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens. »
       
      Et celle de Benito Mussolini ! «  Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du marché. »
       
      De ce fait, le fascisme serait le mariage du totalitarisme et du corporatisme, de la carpe et du lapin.
       

      Autrement dit, c’est la convergence inéluctable du capitalisme et du communisme que j’ai évoquée à plusieurs reprises ici ; et d’où je conclue : le fascisme est l’évolution naturelle et rhédibitoire du capitalisme débridé. C’est pourquoi les capitalistes ont besoin pour s’émanciper des contre-pouvoirs démocratiques, d’inventer des institutions supranationales.
      L’éclatement de l’URSS nous a montré l’autre voie pour aboutir au fascisme, à savoir, effondrement inéluctable du communisme et transfert ou prise du pouvoir économique aux ou par les oligarques.


  • rogal 27 février 10:14

    Les quantités, c’est une chose, mais si c’est pour être empoisonné, à quoi bon ? Le problème de la qualité de « l’agriculture » semble tenu pour mineur dans les prises de position. Effet VOD ? Conséquence du passage du mercure dans les cerveaux des consommateurs de poisson ?


  • Comment se fait-il que le mémorial de la shoa touche de l’argent de la PAC .. ??? VOLEUR, ESCROC ces swuifs....


  • https://www.francesoir.fr/politique-france/macron-au-salon-de-l-agriculture-les-vaches-et-le-prisonnier


    Macron au Salon de l’agriculture : les vaches et le prisonnier



    Macron , vous croyez que les paysans, éleveurs traient les vaches avec une cravate en chemise blanche ???

    ABRUTI !


  • L'apostilleur L’apostilleur 28 février 09:28

    Un ami d’origine paysanne me racontait sa croisière sur le nil il y a quelques années pendant laquelle il rencontrait un agriculteur en période de moisson. Il lui demandait comment il pouvait être sur le nil plutôt que sur ces terres ?

    Réponse : il bénéficiait d’aides de la PAC pour cause de mise en jachère 

    Nos agriculteurs ne sont pas tous à la même enseigne.


  • zygzornifle zygzornifle 28 février 10:08

    Las agriculteurs français ne produisent plus que pour les riches et les politiques, les autres n’ont pas les moyens d’acheter leurs produits ....

    Chez moi on est 4 avec 2 retraites de merde et on regarde donc le prix au Kg. Heureusement on est proche de l’Italie ou on va faire la plus grande partie de nos courses.

    On trouve la bas des pates a 1,3€ le Kg alors qu’ici c’est plus de 2 balles, on a des fruits et légumes d’agriculteurs au prix de la merdasse des hyper, les produits d’entretient sont presque a moitié prix, le chocolat et les fromages sont bien moins cher etc .....

    Presque 30% de moins sur un caddie il n’y a pas photo et on trouve de l’alcool a 96°au litre pour faire nos liqueurs que l’on ne trouve plus en fRance ....

    On en profite pour manger une méga pizza bien recouverte par la garniture de 5€ a 8€ qui dit mieux ....


  • ETTORE ETTORE 29 février 22:43

    Aussi... Grandeur et...défaillances....

    En 2023, des groupes financiers, ont acquis des exploitations agricoles pour 2 milliards d’euros.

    Novembre 2023, la société Atitlan a aiNsi acheté 800 hectares de pistachiers au groupe agricole castillan Agnbro Capital, portant à 3000 hectares l’exploitation des pistachiers de sa plate forme agricole Elaia.

    Septembre 2023, le fond canadien Fiera Capital qui gère 120 milliards de dollars d’actifs dans le monde à racheté pour sa part 8000 hectares d’oliviers au Portugal et en Espagne du groupe Innoliva pour plus de 300 millions d’euros !

    Avril, c’est le fond américain Solum Partners, lié à l’université d’Harvard, qui avec l’accord d’un autre investisseur, Magnum industrial Capital avec 300 millions d’investissement pour une holding de production de fruits et légumes...

    Idem en Afrique, en Inde, en france etc etc...

    Vers une Ubérisation de la profession d’agriculteur ?


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