mercredi 23 septembre 2009 - par liebe

Aides aux enfants handicapés scolarisés dans un établissement scolaire

Depuis quelques années, les enfants handicapés (loi de 2005 sur le handicap) peuvent être scolarisés. 
 
Ils ont la possibilité d’avoir une AVS en aide complémentaire humaine pour quelques heures auprès d’eux dans l’école. Cela permet à ces enfants de suivre les cours normaux et d’avoir leur place dans le système scolaire. 
 
Ces personnels sont des personnes mal reconnues ; mal rémunérées ; travaillant à temps partiel et ne bénéficiant que d’un contrat de travail d’une durée limitée. 
En complément les professionnels rééducateurs intervenaient dans l’école pour aider ces enfants. Pendant une heure , ils avaient leur rééducation. C’est important car ces enfants là sont très fatigables. Multiplier les séances et les intervenants extérieurs (souvent obligatoires pour leur permettre de mener une vie décente) n’est donc pas facile en plus d’une scolarisation à temps plein. 
 
Par l’intermédiaire d’un PPS : (projet personnalisé de scolarisation) on établit l’emploi du temps de l’enfant. Ces séances étaient donc introduites dans son emploi du temps. Jusqu’à présent, il n’y avait aucun problème. Tout le monde trouvait ce système correct. Les enfants s’épanouissaient ainsi.
 
Depuis la rentrée 2009, dans l’Isère, les rééducateurs n’ont plus le droit d’intervenir dans l’école sur le temps scolaire.
 
La raison invoquée par l’Inspection Académique est qu’ils n’en ont pas le droit. (Sans montrer ou mentionner de textes précis.)
 
De plus, ils parlent d’un problème qui est : si l’enfant n’a pas acquis par exemple les notions d’histoires à l’issue du cycle 3 (CM2), ils peuvent attaquer l’Education Nationale en justice parce que l’enfant n’aura pas eu la totalité des cours. 
Je répondrai à cela que si c’est noté dans un PPS ; suite à un avis de la maison du handicap ( MDA : maison de l’autonomie qui n’arrête pas de changer de sigle alias MDPH alias COTOREP)
 
je ne vois pas en quoi cela peut déranger les parents , qui sont contents de pouvoir trouver des solutions pour leur bambin. 
On nous dit que les rééducateurs en question ne veulent entrer dans les écoles que pour remplir leur carnet de rendez vous ; on les accuse même de diagnostiquer les handicaps uniquement pour trouver des clients. 
 
Les parents ne sont pas dupes . Par contre cela leur pose de sérieux problèmes de gestion du temps. 
 
Et ne parlons pas des rééducateurs : ils n’ont pas des heures à rallonge en dehors des heures scolaires. Le soir après l’école, encore faut il habiter dans la même commune . Ce qui n’est pas forcément le cas lorsque l’on vit à la campagne. Il faut parfois une demi heure pour se rendre chez le rééducateur en question. Le mercredi , et le samedi matin.
 
Si un enfant a besoin de trois professionnels , c’est le cas en ce moment de ma fille. Le mercredi matin, le mercredi après midi et le samedi matin sont pris pour sa rééducation. En comptant avec les temps de trajet d’une demi heure aller soit une heure aller retour. L’enfant fatigable fait deux fois plus de chose qu’un enfant qui ne l’est pas. De plus, cela va être au détriment de son épanouissement personnel, s’il veut faire un sport à côté cela sera difficile...
 
Si les parents travaillent, ils auront d’autant plus de mal à tout concilier. S’ils ont d’autres enfants qui pratiquent des activités également. 

Dans le compte rendu de ma fille, reconnue handicapée entre 50 et 79%, il est noté : refus d’AVS car doit être prise en charge par un professionnel. Mais, du coup c’est le chat qui se mord la queue puisque le professionnel en question ne peut pas intervenir pendant le temps scolaire auprès d’elle... 
 
Aussi, nous parents ne comprenons pas bien l’intérêt de supprimer l’accès aux écoles des professionnels de santé. (Ergothérapeutes ; psychomotriciens ; psychologues ; kinésithérapeutes ; orthophonistes.....)
 
 


3 réactions


  • liebe liebe 23 septembre 2009 16:32

    Oui un handicap est juste une différence. Accepter la différence est une grande richesse. Cela enrichit tout le monde. Le système devient lourd pénible, pesant . Surtout lorsque l’on est égalemen handicapée. 


  • King Al Batar Albatar 23 septembre 2009 17:00

    Je ne comprend pas pourquoi on s’acharne a vouloir mettre des enfants handicapés dans des colleges/lycées publics, alors qu’il existe la Fondation Santé des Etudiants de france, qui sont des cliniques/lycées pour adolescents handicapé moteur, ou intellectuel, permanent ou guerissable.

    Le cout de ce type d’etablissement est couvert en totalité par la secu et une mutuelle, et surtout il évite à l’enfant ou à l’adolescent d’être regardé comme quelqu’un d’anormal pa ses camarades.

    Cela n’a rien de négatif, à l’egard des handicapés, mais quand on connait la méchanceté des gamins entre eux, c’est vouloir faire du mal à son enfant que de l’inscrire dans le public.

    Excusez moi de paraitre dur, mais cette fondation existe depuis 1925, je connais très personnelement quelu’un qui y a fait sa scolarité, et qui n’aurait pas pu aller dans le public car il a besoin d soins permanents, heureusement que ce type d’établissements existent.

    On parle d’accepter la différence, c’est bien mais nous sommes des adultes, faire comprendre ça à un enfant ou à un adolescent c’est une autre paire de manche.

    Voici un lien de ce dont je parle :

    http://www.fsef.net/


  • liebe liebe 23 septembre 2009 17:26

    Là n’est pas le regard de senfants qui ne pose pas de problème , au contraire, ils sont plutôt aidants . Il s’agit de la maltraitance , et je pèse mes mots, la maltraitance institutionnelle en refusant d’accepter que les enfants recoivent leur réeducation pendant le temps scolaire, les obligeant à multiplier les interventions extèrieures.
    De plus le fsef , c’est bien mais regardez le nombre d’établissement qu’il y a ! De plus c’est essentiellement destiné aux enfants qui ont une maladie pas forcément un handicap.


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