Ce jour-là, donc, seuls trois F-16 et 2 F-15 seulement sont venus sur les lieux des quatre attentats. Cinq avions seulement en défense du territoire, c’est fort peu pour la première armée du monde. Selon un article de la BBC, paru en août 2002, les USA ne pouvaient aligner le 11 septembre, à l’heure des attentats,
que 14 avions seulement sur tout le territoire. Ce qui est exact : le Norad ne présente en 2001 que sept points de défense (tournants), dotés chacun de deux appareils seulement ! Selon le colonel Robert Marr, certains n’étant même pas armés, pour certains, pour sauver le pays, il aurait été nécessaire de transformer des pilotes de F-16 en kamikazes se sacrifiant en abordant les avions détournés ! Sur les lieux de la catastrophe du Boeing 757 du vol 93, à l’heure déjà où plus un seul engin volant n’a le droit de survoler le territoire, une dame, Susan McElwain, fait pourtant la description précise d’un autre avion que le F-16 ou le F-15.
"It had two rear engines, a big fin on the back like a spoiler on the back of a car and with two upright fins at the side. I haven’t found one like it on the Internet. It definitely wasn’t one of those executive jets. The FBI came and talked to me and said there was no plane around." Deux réacteurs arrière, une queue comme un aileron de voiture avec deux nageoires
à chaque bout, de la couleur des
jets d’affaires, tout le monde aura traduit par un A-10 Thunderbolt, le
"tueur de chars" dont beaucoup surtout ceux de la Garde Nationale, sont peints en gris très clair, presque blanc. Comme pour celle du
Machassussets. L’A-10 a t-il été confondu avec le jet d’affaires aperçu par d’autres témoins ?
On ne le sait, mais tous décrivent un avion "blanc" avec deux réacteurs à l’arrière tournant au dessus de l’endroit de l’impact du Boeing du vol 77. Pour beaucoup, les traces laissées sur son parcours, notamment un des deux réacteurs tombé à 600 mètres de l’impact final et un
reportage en direct de NBC montrant des milliers de d’infimes débris éparpillés, notamment des papiers en provenance sans doute des soutes de l’appareil, semblent accréditer l’hypothèse comme quoi le vol 93 à sciemment été abattu, et que la belle théorie de la révolte interne des passagers qui a prévalu à son égard n’est qu’une fable pour gogos. En fait de papiers, c’était du courrier :
"Flight 93 was carrying 7,500 pounds of mail to California — and other papers from the plane were found eight miles (13km) away from the scene of the crash." La s
cène du crash également, ou aucun débris d’avion n’est visible est aussi troublante, comme l’est le témoignage du maire de la ville qui affirme qu’il n’y a pas d’avion à cet endroit. Ou comme l’est la découverte d’une énorme entaille dans le sol donnée comme endroit de l’impact, et datant de... 1994. Le témoignage troublant, dans le rapport de la commission officielle, d’un employé du Pentagone venant demander toutes les minutes à Donald Rumsfeld "les ordres tiennent-ils toujours" renforce cette hypothèse. Comme le lapsus ce 27 décembre 2004 du même
Rumsfeld qui affirmera que l’avion de Pennsylvanie a été "abattu" par des terroristes.... Lors des auditions de la commission sur le 11 septembre, successivement Dick Cheney et Condoleezza Rice affirmeront que l’ordre avait bel et bien été donné et sans doute... effectué. "
Dr. RICE : There was that horrible time when we wondered if Flight 93 had, indeed, been shot down by an American pilot. PELLEY (de la commission d’enquête) : On the orders of the president. Dr. RICE : Yes". Chacun, évidemment, rejetant la prise de décision sur W.Bush : "
PELLEY : That was your advice to the president ? Vice Pres. CHENEY : I–it was my advice. It was his decision. Pres. BUSH : That’s a sobering moment, to order your own combat aircraft to shoot down your own civilian aircraft. But it was an easy decision to make, given the–given the fact that we had learned that a commercial aircraft was being used as a weapon. I say easy decision. It was–I didn’t hesitate ; let me put it to you that way. I knew what had to be done". A partir de là, pourquoi mentir à ce point en continuant à répandre la belle fable de la révolte des passagers ? pourquoi donc MENTIR au point de laisser bien plus tard Hollywood s’emparer du sujet sans évoquer cette réalité ? Ordre a bien été donné d’abattre le vol 93. Et les dates demeurent terribles : en septembre 2002 on le sait, et pourtant, le film qui n’accrédite en rien la thèse du tir de missile
ne sortira qu’en 2006 ! "While the official story had in the meantime been changed, the September 11, 2002 broadcast of CBS’ 60 Minutes, reveals the truth : the President and Commander in Chief gave the orders to shoot down a civilian aircraft." Abattu, et dans ce cas par un A-10 muni de missiles qui le suivait. Les conversations du cockpit gardées par les contrôleurs aériens sont pour le moins étranges, annonçant u
ne "bombe à bord". Bombe, ou impact de missile ? La photo d’un vestige de réacteur retiré à la pelleteuse et surtout celle d’une des fameuses boîtes noires est encore plus troublant. F-16 ou A-10, il n’y a pas que cela de surprenant sur place. Comme partout ailleurs ce jour-là.
Près du Pentagone, d’aucuns ont aussi crû voir un C-130, et pas n’importe lequel non plus, un
EC- 130 Compass Call, (basé plutôt loin, à Davis-Monthan Air Force Base, dans l’Arizona, célèbre pour so
n dépôt d’avions sous cocon !). Un avion spécialisé dans les émissions
et le brouillage, et d’autres également un Fairchild Falcon 20, ou un Learjet tous deux vus après l’explosion du vol 93. Et tous des avions répertoriés comme appartenant à des militaires ou à la CIA. Une explication donnée officiellement étant que ce Fairchild-Falcon aurait été envoyé pour
"aider les sauveteurs". Dans ce cas on n’aura jamais vu meilleur service après-vente : la catastrophe à peine produite, ils sont déjà là... Le EC-130, bardé d’antennes
filaires sur sa queue (mais difficiles à distinguer à distance) peut créer autant de leurres qu’il veut sur des écrans radars, ou en dissimuler aussi, ou servir de relais radio ou télé. Deux témoins cruciaux affirment l’avoir clairement aperçu : Kelly Knowles, et Keith Wheelhouse, ce dernier ayant été enrôlé dans l’Army, confirme qu’il s’agît bien d’un C-130, mais surtout d’un modèle "gris" et non camouflé de vert. Un autre témoin plus fiable encore confirme : c’est bien un EC-130 :
"an Air Force man, Albert Hemphill, specifically identified the aircraft as an electronic warfare aircraft (EC-130), he noted, The only large fixed wing aircraft to appear was a gray C-130, which appeared to be a Navy electronic warfare aircraft, he seemed to survey the area and depart in on a westerly heading.” On apprendra plus tard que ce jour là un EC-130 a bien décollé... d’Andrews. Pour une mission... inconnue. Bizarrement encore, un avion de même type aurait aussi été vu également à proximité de
Shanksville...
Mais du C-130, nulle trace vidéo, seulement des témoignages. Le 11 septembre toujours, alors que les pompiers s’affairent encore au Pentagone, un cameraman de chaîne de télévision a un réflexe surprenant, en pointant son objectif vers le ciel. L’incendie est presque totalement éteint, et le cameraman cherche à montrer autre chose qu’une pelouse impeccable devant un batîment effondré. Il est alors 10H51 exactement, et tout est terminé depuis 40 minutes (avec la chute du vol 93, dernier évènement en date, crashé depuis plus de 40 minutes déjà). Il vient de distinguer quelque chose qui au même moment est retransmis par hasard sur une autre chaîne de TV US, S
ky Net, en arrière-fond d’une interview. Au dessus de notre cameraman, un grand avion blanc quadriréacteur fait toujours des cercles, alors que depuis 9H40 tous les avions des Etats-Unis sont interdits de vol. Un coup de zoom adroit, et on découvre qu’il s’agît d’un avion fort particulier : c’est le célèbre
"Doomsday Aircraft", "l’avion de l’après fin du monde" comme on le surnomme depuis la fin de la guerre froide. Un énorme 747 que ce E-4B, muni d’une bosse de chameau fort reconnaissable derrière le cockpit. Un appareil qui n’est autre que la doublure électronique de l’avion présidentiel, et l’avion le mieux équipé au monde pour écouter ou brouiller toutes les écoutes, de
quelque matériel que ce soit. Pour ce faire il dispose de la bagatelle de 60 antennes extérieures. L’avion communique également par satellite, dont il reçoit les images (grâce à sa bosse), et à son bord se trouve ce qu’on appelle un "battlestaff", à savoir une escouade de spécialistes des champs de bataille. Au total, plus d’une centaine de spécialistes sont à bord. Il sait en effet tout faire. L’appareil a pour nom officiel le "National Emergency Airborne Command Post" (NEACP), à prononcer "knee-cap". C’est en effet un poste de commandement aérien, capable de diriger et de coordonner plusieurs attaques en même temps en cas de conflit majeur. "L’avion de l’après fin du monde", conçu aux temps où la menace nucléaire était encore très forte. Un magazine spécialisé a très bien résumé ce qu’il était par rapport à Air Force One, auquel il ressemble tant : si le second est "
un bureau ovale volant", le premier est un "
Pentagone complet à réacteurs". Que fait-il donc là ?
En Afghanistan, un de ses cousins, le
RC-135 ("River Joint") équipé d’un matériel similaire (une partie des équipements de l’E-4) sert à faire exploser les bombes de bords de rue meurtrières ("roadside bombs"), en actionnant à 6000 mètres de haut les téléphones portables qui servent de déclencheur à ces bombes improvisées...
"the RC-135s collect a wide variety of electronic signals in an area, and analyze them quickly. The analysis effort is looking for patterns. The bomb teams leave signs electronically (cell phones, walkie-talkies) or visually (images captured on surveillance cameras). Using the right math and analytical tools (software and computers) and you can quickly discover where the bad guys are coming from, and have the ground troops promptly raid the location". Compass Call et Doomsday Aircraft, deux avions spécialisés dans la génération de fausses images radar ou capables de faire parler les téléphones à distance, aperçus par plusieurs témoins à quelques minutes d’intervalle au dessus d’une scène quasiment de guerre, avouez qu’il y a de quoi se gratter la tête, non ? Le 11 septembre, il n’y avait pas beaucoup de F-16 en vol, mais il y avait bien en l’air la doublure de l’avion présidentiel... qui n’est pas surpris qu’au dessus du Pentagone. L’analyse et le décryptage des vidéos des effondrements du WTC montrent qu’au loin un avion blanc de taille respectable passe ostensiblement dans le ciel, et ce, encore une fois, alors que tout trafic aérien a été interdit aux avions autres que militaires depuis plusieurs minutes déjà. S’il ne peut être civil...on peut y voir la présence, comme au Pentagone, de notre avion de fin du monde...
Comme il n’en existe que quatre exemplaires de construit, de c
e fameux E-4B, "
Nightwatch" devenu en 1994 le
NAOC (National Airborne Operation Center) et qu’il n’y en a toujours que deux simultanément en service, trois au grand maximum (les avions ont plus de 30 ans d’âge et ont besoin de maintenance) on s’étonne de sa présence sur place sur deux des scènes fondamentales de ce jour incroyable. On l’imagine mal sortir comme cela sans que l’on n’ait pu ne pas en référer en très haut lieu. L’engin est en effet habituellement "l’Emergency Aircraft", au cas où le président n’a pas pu rejoindre son Air Force One lors d’une attaque sur le territoire. D’ailleurs ce 11 septembre on en a la preuve formelle de rôle de doublure. W. Bush a atterri la veille des attentats en Floride, à bord d’Air Force One (son frangin, la veille, est allé "emprunter" quelques papiers au responsable d’une école d’aviation
fort particulière...). Sur le tarmac, le voisin de l’avion présidentiel est le fameux oiseau blanc à bosse. Le 11 septembre,
FoxNews, dans sa grande incompétence, le signalera à son public comme étant l’avion présidentiel... alors stationné en Floride,
"en partance pour Washington" selon Fox (où Bush ne se rendra pas) et le montrera en train de décoller alors que les deux tours sont déjà par terre et le Pentagone déjà en flammes. Le reportage indique 10H du matin, et montre le décollage d’un E-4B.. et en même temps montre des images de l’avion présidentiel avec un E-4B à ses côtés. L’histoire montrera que W.Bush, ce jour-là, a quitté Sarasota à 9H55 exactement (sans aucune escorte de F-16) et atterirra à 11H45 sur la base de Barksdale près de Shreveport, en Louisiane, puis se rendra à Ofutt, dans le Nebraska, la base de l’E4-B et de l’ U.S. Strategic Command... pour repartir vers 4H30 (16H30) et ne rentrer à Washington qu’à 6H44 (18H44). Un Gulfstream est également présent à Sarasota. La queue et la bande bleue trahissent bien l’appareil, il n’y a aucun doute. Il y a donc bien deux E-4B dans le circuit ce jour-là : Fox montre le départ de l’E4 en le prenant pour Air Force One, et montre après (une confusion sur le nombre d’E-4B présents peut venir de là) le binôme présidentiel qui était venu en Floride, parqués avec l’un des Gulfstream habituels de diversion. L’avion que l’on voit décoller ne peut donc être présent cinquante minutes plus tard au-dessus de Washington. Un vol classique met 2H30, car il y a
1488 km entre Miami et Washingon. En volant à son maximum, (969 km/h) il aurait mis au minimum une heure et demie. Ce ne peut être celui que filme longuement
SkyNews... mais cette fois avec une caméra non équipée de zoom. Ce jour là, deux Doomsday Aircraft circulent dans le ciel américain, ce qui fait de ce jour un jour exceptionnel, aéronautiquement parlant s’entend. Visiblement, on a sorti le grand jeu.
Là où atterrit
Air Force One, l’E-4B n’est e
n effet jamais loin. Il ne présente pas les couleurs qu’avait choisi Jackie Kennedy elle-même pour décorer le premier 707 présidentiel, il est intégralement peint de blanc, la couleur portée par tous les avions désireux d’éviter les rayonnements d’une explosion nucléaire. Seule une bande bleu foncé qui coupe son fuselage en deux parties égaie un peu l’engin. Il présente égalementles caractéristiques de protection électromagnétiques importantes (et toujours secrètes) dont a été muni Air Force One : il bro
uille ce qu’il veut, mais serait lui-même imbrouillable. Avec sa bosse si particulière, on ne peut se méprendre : c’est bien cet appareil et non un autre. La chaîne de télévision qui le surprend furtivement en train de quitter lentement la scène du Pentagone ne sait pas qu’elle vient de nous donner la preuve d’une implication en très haut lieu dans le contrôle des événements catastrophiques du jour. L’E-4B, clone d’avion présidentiel qui
s’éloigne lentement dans les objectifs, caché par les frondaisons, c’est une
signature qui ne peut tromper personne. Un appareil filmé au-dessus du Pentagone, et entr’aperçu par plusieurs
témoignages vidéos au dessus des deux tours du WTC, alors qu’au moment de son passage tout survol civil de New-York est déjà interdit.
Tromper personne, sauf peut êtr
e Lee Hamilton, le co-responsable, avec le grand ami de Condoleezza Rice, Philip D. Zelikow, de la commission d’enquête sur le 11 septembre, qui déclarait en septembre 2007 que ce n’était qu’un détail sans grand intérêt cette "découverte" tardive d’un avion pareil à cet endroit...
"9/11 Commission co-chair Lee Hamilton told CNN he was aware of the incident and that it had simply never seemed important enough to make it into the commission’s report. He called conspiracy theories involving government complicity in 9/11 "ludicrous." Un tel avion, qui ne sort que rarement, sinon pour servir de doublure à l’avion présidentiel, jugé quantité négligeable dans pareilles circonstances ? Pour couronner le tout, le 2 avril dernier Barack Obama décidait de recruter au sein de son équipe... Lee Hamilton comme expert aux affaires étrangères. L’homme qui a présidé la commission "bidon" du 9/11 et s’était plaint pourtant de ne pouvoir accéder aux interrogatoires des prisonniers de Guantanamo, fait partie intégrante désormais du staff d’Obama.
Ce n’est pas demain la veille qu’on saura ce que faisait l’E-4B au dessus du Pentagone. Il restera donc définitivement un "détail" façon... Le Pen. Parmi les mots qui reviennent chez Hamilton, quand on l’interroge sur son rôle dans la commission revient inexorablement l’expression "
Je ne suis pas un expert sur ce sujet."
Alors autant revenir sur l
’Air Force One du nouveau président qui
vient de survoler Manhattan. Et y provoquer la
panique que l’on sait. Ceux qui auraient pu penser qu’un Obama suspicieux l’aurait envoyé muni de ses capteurs pour distinguer les émanations restantes ou les radiations persistantes qui pourraient encore s’échapper de "Ground Zero" en seront pour leurs frais. Le trajet suivi par l’appareil nous indique bien qu’il s’agissait quasiment d’un vol "touristique" survolant les plus grands monuments de New-York, dont la statue de la liberté, et donc bien un vol pour une séance de photos. Obama semblait les premiers jours littéralement s’émerveiller comme un enfant découvrant ses
nouveaux jouets de ses nouvelles
facultés de transport :
"to get to the jet, he took the helicopter Marine One on a hop from the White House to Andrews Air Force Base in Maryland. He described that ride as ’very smooth, very impressive, you go right over the Washington Monument and then you ... kind of curve in by the Capitol.’ ’It was spectacular,’ he told reporters on board" . Une séance de prise de vues et non pas d’une vérification quelconque d’un timing pour l’arrivée des chasseurs de protection pendant le déroulement du 11 septembre. Des photos, donc, mais de qui et de quoi ? "De la Statue de la Liberté", s’empresse de dire le staff de communication d’Obama, et d’Air Force One en même temps. Tout un symbole. Ok, c’est simple à vérifier : si c’est pour mettre à jour les photos du 747 VC-25 présidentiel, il suffit de regarder le cockpit du F-16 accompagnateur. S’il s’agît d’un monoplace, on ne peut y croire : on ne manipule pas un joystick de F-16 et en même temps un Nikon avec zoom. En revanche, si le bulbe du cockpit de l’avion "shooteur" s’étend vers l’arrière, c’est bien un biplace, l’engin idéal pour des prises de vues, en siège arrière. Après avoir longtemps cherché le cliché qui assurerait ces suppositions, on a fini par en trouver un de meilleure qualité, qui démontre qu’effectivement le chien de garde F-16 d’Air Force One, ce jour-là, est bien un F-16B. Un biplace, donc. Susceptible de prendre les fameux clichés.
Mais ce cliché si particulier nous a révélé une autre surprise de taille.Ce n’est pas qu’Air Force One seul qui devait être l’objet de clichés. Le F-16B qui tournait aux côtés d’Air Force One n’est pas du tout, comme indiqué, un Falcon de la 113 eme venu d’Andrews
(ou réside Air Force One). Et ce sont ses couleurs vives arborées sur sa queue, qui nous l’indiquent. Les F-16, comme tous les avions de chasse se distinguant extérieurement par leurs
oripeaux à cet endroit. Non, il vient de bien plus loin, avec sa rutilante et étonnante queue toute... rouge. De l’Alabama, exactement, et de la base de Dannelly Field située à Montgomery. La base du 160th Fighter Squadron, redevenu le 100th en l’honneur des "Tuskegee" Men, ce bataillon exclusivement composé de noirs pendant la seconde guerre dont je
vous ai déjà conté la formidable histoire. Le 160th, associé au 187th des Vipers pour donner les nouveaux Tuskegee à queue rouge marquée "AL" (pour Alabama). Air Force One sert aussi à prendre des clichés dans ce cas ! Depuis 2006, année où on leur a rendu hommage (en inaugurant un autre F-16 juché sur un poteau sur la base de
Luke en Arizona) les "queues rouges" (red tails) sont de retour aux USA, et ce sont des F-16 à la placee
des Mustang P-51.Obama a commandé des clichés où "ses" Tuskegee seront mis en évidence, très certainement, à moins qu’il n’aît succombé aux sirènes d’un Hollywood qui prépare paraît-il un nouveau film sur l’épopée des héros de couleur. Un film qui serait fait par un réalisateur qui
désirait adapter l’histoire depuis longtemps : George Lucas, le réalisateur de la Guerre des Etoiles,
tout simplement ! Un Georges Lucas engagé, qui n’avait pas hésité à dire durant la campagne électorale que
"the force is with Obama..." Voire à faire du premier candidat noir à la maison blanche un véritable héros :
"Obama, "for all of us that have dreams and hope, is a hero," avait-il dit en tournée promotionelle d’Indiana Jones quatrième du nom. Un Lucas décidé à mettre en prime le paquet sur la réalisation, promettant des scènes assez fabuleuses sur les combats menés par ces héros de couleur noire :
"Lucas said in a statement “We’re working on techniques which will give us the first true look at the aerial dogfighting of the era.” Les première prises de vues devraient commencer en Europe ce printemps.
Ne reste que le pourquoi de l’emploi d’un Air Force One, dans ce cas, là où un avion bien plus petit aurait été suffisant. Un Air force qui a changé de commandant de bord dès le 23 novembre 2008,
le Col. Scott Turner prenant la place du
Col. Mark W. Tillman. Selon Obama lui-même, c’est un homme de confiance, digne de l’étoffe des héros "You look like Sam Shepard in The Right, ‘The Right Stuff’,” Obama says." Le pilote présidentiel a toujours été l’objet d’une relation forte entre lui-même et son, président, le second sachant à quel point il remet dans ses mains son existence lorsqu’il est à bord d’Air Force One. Dans le parc présidentiel, ce n’est pas ce qui manque pourtant, comme autres avions. Le président dispose au sein de ’l’Air Force’s SAM fleet" (
du 89th Airlift Wing, chargé d’Air Force One) d’un parc moins voyant, outre le biréacteur C-32A (un Boeing 757)
dévolu au vice-président, (il y en a quatre en fait !) un parc comportant
deux 737 (
C-40B),
plus discrets mais aussi de trois Gulfstream qu’affectionnait tant Clinton, tous résidants à...Andrews. Et un
petit Learjet, immatriculé 40090. Les trois Gulfstream sont les plus particuliers : officiellement, leur "patron" la lieutenant colonel Karen A.Platt, refuse d’en certifier l’existence aux enquêteurs de Combat Aircraft. Selon le magazine spécialisé, les troi
s C-20C (nom "militaire" du Gulfstream) existeraient bien, et il en a même retrouvé les numéros : 85-0049,
85-0050 (extérieurement 50050) et
60403. Tous équipés de la même protection contre le flash électronique créé par une explosion nucléaire. Plus discrets et à l’avionique beaucoup plus moderne, ils ont souvent servi de "plastron" à Air Force One, le président voyageant à bord d’un des Gulfstream et officiellement descendant de son Air Force One habituel par un tour de passe-passe propre aux services secrets. En bout de piste, on fait un peu ce qu’on veut, c’est bien connu.
Il n’empêche : pour filmer pour le cinéma il faut davantage de matériel qu’on ne peut en enfermer dans un cockpit étroit de F-16. Un avion plus imposant s’impose : Lucas a-t-il simplement monté une opération consistant à faire d’une pierre deux coups avec des photos d’Air Force One en même temps qu’il filmait tranquillement par les hublots l’un des deux F-16 des Tuskegee ? A-t-il profité du retour de manivelle de son support médiatique à Barrack Obama ? A-t-il tout simplement bénéficié de l’entremise de celle que l’on présente comme "
sa petite amie"(noire), la très influente Mellody Hobson, business woman unanimement saluée par tous les magazines économiques ? Hobson, qui n’est autre aussi que la grande amie de la famille Obama (
"A friend of Obama and his wife, Michelle") ? C’est hautement vraisemblable, car sinon il n’y aurait eu ni de VC-25 ni de F-16 décoré Tuskegee ce jour-là au-dessus de New-York ! Pour cela il fallait en effet disposer d’une solide amitié, de la confidence d’un pilote en qui Obama à toute confiance, et non d’une hiérarchie militaire qui aurait mis des mois à lui répondre, pour sûr, en prétextant tout ce qui est en sa possession comme problèmes sécuritaires pour ne pas accepter les prises de vues. Barack Obama a dû donner un accord de principe à l’opération, mais c’est sur le manque de communication sur sa réalisation et la panique qu’elle a provoquée qu’il se retrouve jugé un peu hâtivement comme étant irresponsable.
En somme, ce tour de baie en avion est aussi un pied de nez au Homeland Security, et peut-être bien de façon fort maladroite je vous l’avoue une façon de se démarquer de l’emprise sécuritaire paranoïaque de son prédécesseur. Obama a visiblement fait dans le copinage éhonté, mais nous concluerons que c’est pour une juste cause, celle de ceux qui avaient réussi à vaincre un ennemi aussi terrible que les nazis : les racistes. Cela valait bien un peu d’affolement chez des américains traumatisés par le 11 septembre, dont ils ne sont pas prêts d’avoir l’explication intégrale.