vendredi 5 avril - par Martin de Wallon

Alexandre Benalla mis en examen une nouvelle fois pour son selfie avec une arme

 

Alors qu’il avait été libéré de sa détention provisoire, le 26 février dernier, Alexandre Benalla a encore été mis en examen le mercredi 20 Mars pour un selfie, le montrant avec une arme et pour des faits de violence en marge du défilé du 1er Mai, avant les événements de la place de la Contrescarpe.

Le manège judiciaire relancé

Depuis l’été, l’affaire Benalla, qui n’en finit pas d’empoisonner l’exécutif semble ne jamais se conclure. A elle seule, elle a donné lieu à l’ouverture de cinq procédures judiciaires distinctes et à de nombreux rebondissements s’imbriquant les uns dans les autres.

Initialement dévoilé par des vidéos devenues virales sur internet et renvoyé de l’Elysée, l’ex collaborateur d’Emmanuel Macron avait été mis en examen pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique » et « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection ».

Plus tard, Alexandre Benalla était suspecté d’avoir noué des relations d’affaires avec Iskandar Makhmudov, oligarque russe réputé proche de Vladimir Poutine, de la mafia moscovite et du crime organisé.

L’homme de 27 ans revient à la une, lorsque Médiapart diffuse un enregistrement audio d’excellente qualité sonore, dans lequel, Alexandre Benalla déclarait à Vincent Crase (Ex employé LREM), être soutenu par Emmanuel Macron.

Ces échanges scandaleux vont non seulement créer des polémiques à l’Elysée, mais ils vont aussi prouver le non-respect du contrôle judiciaire qui avait été imposé à Alexandre Benalla et à son ami Vincent Crase dans l’enquête les concernant.

Benalla et Crase sont détenus provisoirement à la prison de la santé le 19 février puis, ils sont libérés le 26.

Cette fois, Alexandre Benalla est de nouveau mis en examen, pour d’autres faits de violence en marge du défilé du 1er Mai, mais aussi pour un selfie le montrant avec une arme.

Un pistolet à eau

Alors qu’il est le sujet favori de toute la presse, Mediapart ressort du placard, un nouveau délit dont Alexandre Benalla se serait rendu coupable. En effet, le 28 avril 2017, après un meeting du candidat Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, membre du service d'ordre de la campagne est sollicité pour un selfie dans un restaurant de la place. Sur la photo, il brandit l’air détendu, son arme alors qu’à cette date, il n’a aucune autorisation de port d’armes en dehors du QG d'En marche ! Pour cette nouvelle affaire, il était visé par une enquête du parquet de Poitiers. Pour sa défense, Alexandre Benalla avait soutenu qu’il ne s’agissait pas d’une vraie arme, mais plutôt d’un simple pistolet à eau. Il déclarait aussi ne pas se souvenir de ce selfie qui le mettait en cause, traitant l’affaire d’ « une instruction paella ». Afin de pouvoir vérifier ces dires, les magistrats avaient en ce moment, renoncé à mettre Alexandre Benalla en examen.

Toutefois, de nouveaux éléments viennent corroborer les insinuations de Médiapart : D’autres membres de la sécurité d’Emmanuel Macron, présents lors de cette soirée, ont émis des doutes quant la nature de l’arme déclarée par son détenteur. Aussi, une note Tracfin a notamment révélé qu'il avait effectué des achats dans une armurerie les jours précédant ce cliché.

Des soupçons à deux volets d'une même information judiciaire

L’ex chargé de mission à l’Elysée a été convoqué dans la matinée du 20 Mars selon une source judiciaire, au tribunal de grande instance de Paris. Il en est ressorti mis en examen pour "port et détention non autorisée d'armes de catégorie B", et pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et "violences volontaires en réunion sans incapacité".

En plus de l’épisode du selfie avec l’arme à feu, Alexandre Benalla est mis en examen pour les interpellations au Jardin des plantes et ceux de la place de la Contrescarpe. Son ami Vincent Crase a lui aussi été mis en examen le 13 mars pour ce dernier volet de l’affaire.

 « On se doutait que cette nouvelle mise en examen allait venir, ma cliente était sereine. C’est une très bonne nouvelle », se réjouit Me Grégory Saint-Michel, avocat d’une des plaignantes, dans Le Parisien.

Enfin, notons qu’Alexandre Benalla est aussi visé dans une enquête sur ses passeports diplomatiques. Ce mercredi 4 avril, RTL a révélé que les magistrats en charge de cette enquête ont convoqué pour une audition Alexis Kholer, secrétaire général de l'Élysée en exercice, Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, et François-Xavier Lauch, chef de cabinet de la présidence.



9 réactions


  • lala rhetorique lala rhetorique 5 avril 10:35

    Oui, on va encore faire semblant de le punir.... moi je le mettrai dans un avion direction le japon ! et un aller simple bien entendu. Car on semble s’intéresser à ce selfie (ai appris ce matin que les canadiens disaient « egophoto »), mais pas vraiment au grave problème de cet électron libre chouchouté par un président de la république. Donc on occulte ! Et à mon avis, si nos journalistes faisaient de l’investigation, des mecs comme ce Benalla, il doit y en avoir pas mal qui gravitent autour de Macron !


  • ETTORE ETTORE 5 avril 15:11

    Ce mec est le genre de m.... qui colle aux semelles.

    Même quand on ne le voit plus....ça pue encore.


  • Habana Habana 5 avril 15:27

    Bla, bla, bla....(ça occupe ces kons de Français) mais le petit sodome de Macrotte ne verra jamais une taule !


  • troletbuse troletbuse 5 avril 15:51

    Les juges (aux ordres)-pléonasme ont encore oublié les contrats russes, les passeports diplomatiques.


  • zygzornifle zygzornifle 5 avril 17:28

    s

    Meuhhhh non

    II a la facture de chez Toysrus c’est un pistolet a eau ....

    Par contre pas de de mise en examen pour le coffre subtilisé la nuit par la bande de l’Élysée, il est en sécurité chez les Macrons et Castaner le surveille ....


  • vesjem vesjem 5 avril 19:38

    pour fois moins, le citoyen lambda aurait écoper de ans fermes ; justice aux ordres


  • vesjem vesjem 5 avril 19:39

    10 fois moins


  • Cyril22 5 avril 23:17

    Sans compter le grade hallucinant de lieutenant colonel de réserve de gendarmerie du fait d’un ordre venant d’en haut (alors qu’il était brigadier auparavant). Demain on va découvrir qu’il a les palmes académiques, qu’il est chancelier du mérite agricole, commandeur de l’ordre du saint sépulcre, et qu’il a été fait compagnon de la libération. Bonaparte au même age n’en n’avait pas la moitié smiley


  • ETTORE ETTORE 7 avril 13:21

    @Cyril 22

    Ca prouve bien qu’il est à la « pine » de l’avancement !


Réagir