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Ali Khamenei, guide suprême en Iran, « prévenu de l’attaque », a choisi la mort en restant à son bureau. Le triomphe de la foi en Dieu - AgoraVox le média citoyen
mardi 3 mars - par Hamed

Ali Khamenei, guide suprême en Iran, « prévenu de l’attaque », a choisi la mort en restant à son bureau. Le triomphe de la foi en Dieu

I. Ali Khamenei, Un homme prévenu qui a choisi de rester

Il y a des morts qui passent inaperçues, emportées par le flux indifférent de l'actualité. Et il y a des morts qui arrêtent le temps, qui forcent l'humanité à se pencher sur elle-même et à se demander ce que signifie vraiment vivre avec dignité. La mort d'Ali Khamenei, le Guide suprême de la République islamique d'Iran, appartient résolument à la seconde catégorie.

Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut d'abord comprendre ce qui ne s'est pas passé. Ali Khamenei n'est pas mort par surprise. Il n'est pas mort parce qu'il n'avait pas été prévenu. Il n'est pas mort parce qu'il manquait de moyens pour se protéger. Il est mort parce qu'il a choisi de mourir – ou plus précisément, parce qu'il a choisi de vivre jusqu'au bout selon ses convictions, sachant pertinemment que ce choix pouvait lui coûter la vie, et qu'il l'a fait quand même. Cette distinction est fondamentale. Elle est la clé de tout ce que sa mort signifie.

Dès les premiers jours de juin 2025, lorsque les frappes américaines et israéliennes ont commencé à s'abattre sur l'Iran, les avertissements ne manquaient pas. Des généraux iraniens de haut rang avaient été éliminés dans les premiers jours du conflit, ciblés avec une précision chirurgicale qui démontrait la profondeur de la pénétration des renseignements américains et israéliens dans l'appareil sécuritaire iranien. Des responsables politiques et militaires avaient été tués dans leurs bureaux, dans leurs voitures, dans leurs résidences. Le message était clair, répété, sans ambiguïté : la tête de l'État iranien était dans le viseur. Trump lui-même, avec la brutalité verbale qui caractérise son style politique, avait proféré des menaces explicites contre les dirigeants iraniens, sans prendre la peine de les voiler dans le langage diplomatique habituel.

Ali Khamenei savait donc. Il savait que sa résidence était surveillée, scrutée par des satellites, par des drones, par des réseaux d'espions que des années de travail de renseignement avaient tissés à travers tout l'Iran. Il savait que chaque mouvement de ses convois, chaque réunion dans ses bureaux, chaque apparition publique ou semi-publique était enregistrée, analysée, transmise en temps réel aux centres de commandement américains et israéliens. Il savait que sa tête était le trophée ultime que l'axe impérialo-américano-israélien cherchait depuis des années – cette tête dont l'élimination devait, dans le calcul stratégique de Washington et Tel-Aviv, décapiter définitivement l'axe de la résistance et ouvrir une nouvelle ère au Moyen-Orient.

Et sachant tout cela, il a convoqué une réunion avec ses généraux. Dans sa résidence. Il est resté là où ses ennemis savaient qu'il était. Il n'a pas demandé à être exfiltré vers un bunker souterrain – et l'Iran en possède, creusés sous des montagnes à des profondeurs que même les bombes anti-bunkers américaines les plus sophistiquées peinent à atteindre. Il n'a pas utilisé les ressources considérables de l'État iranien pour disparaître dans un lieu secret, inaccessible, sûr. Il a choisi de rester. Et les 30 bombes larguées sur sa résidence ont fait le reste.

Trente bombes. Ce chiffre dit tout de la terreur que cet homme inspirait à ses ennemis. On ne largue pas 30 bombes sur une résidence par précaution militaire. On le fait parce que l'on veut être absolument certain. Parce que l'on a peur que même après 29 bombes, quelque chose survive — non pas nécessairement l'homme, mais ce qu'il représente. Cette peur-là, cette nécessité compulsive d'une destruction totale et définitive, est en soi un aveu de faiblesse de la part de la plus grande puissance militaire du monde.

 

II. La lignée des morts debout : Socrate, le Che, Allende

Ali Khamenei n'est pas le premier dans l'histoire de l'humanité à avoir fait ce choix. Il s'inscrit dans une lignée d'hommes qui ont compris, à l'heure décisive de leur existence, que certaines vies ne valent d'être vécues qu'à condition d'être vécues jusqu'au bout – jusqu'au point où la fidélité à soi-même et à ses convictions exige de ne pas plier, de ne pas fuir, de ne pas survivre au prix de la capitulation.

Cette lignée remonte loin. Elle remonte à plus de vingt-cinq siècles, à une petite ville de Méditerranée orientale où un vieux philosophe au nez camus et aux pieds nus avait passé sa vie à poser des questions inconfortables aux puissants d'Athènes.

Socrate, en 399 avant Jésus-Christ, avait 70 ans lorsque le tribunal athénien le condamna à mort pour impiété et corruption de la jeunesse. Ses accusateurs – Mélétos, Anytos, Lycon – lui offraient une porte de sortie : accepter l'exil, quitter Athènes, aller vivre ses dernières années ailleurs, loin de la cité qui ne voulait plus de lui. Ses amis, eux, lui proposaient quelque chose de plus concret encore : la fuite était organisée, les geôliers achetés, un bateau attendait. Criton, son ami le plus fidèle, le suppliait de partir. Tout était prêt.

Socrate a refusé. Non par résignation, non par fatigue de vivre, mais par un raisonnement d'une rigueur absolue qu'il a exposé à Criton dans la nuit précédant son exécution. Partir, disait-il, ce serait trahir les lois d'Athènes, ces lois sous lesquelles il avait vécu, enseigné, philosophé pendant sept décennies. Ce serait dire par ses actes ce qu'il refusait de dire par ses mots : que la force a raison contre la vérité, que la survie physique vaut plus que la cohérence morale, que la vie d'un homme vaut plus que ce pour quoi il a choisi de vivre. Et donc, au matin, entouré de ses disciples en pleurs, il a bu la ciguë. Calmement. En continuant à philosopher jusqu'aux derniers instants, demandant à Criton de ne pas oublier de sacrifier un coq à Asclépios, comme s'il s'agissait d'une dette ordinaire à régler avant un voyage ordinaire.

Vingt-cinq siècles ont passé. Les accusateurs de Socrate sont oubliés. Leurs noms ne survivent dans la mémoire humaine que parce qu'ils ont eu l'insigne honneur d'être les ennemis du philosophe. Socrate, lui, continue de vivre dans chaque salle de classe, dans chaque tribunal, dans chaque espace où des hommes et des femmes tentent de penser librement face au pouvoir. Sa mort a été la fondation de la philosophie occidentale, le modèle de toutes les résistances intellectuelles à l'injustice. Elle a traversé vingt-cinq siècles sans prendre une ride, parce qu'elle touche à quelque chose d'intemporel dans la condition humaine : la question de ce pour quoi une vie vaut la peine d'être vécue, et donc la question de ce pour quoi une mort a un sens.

Avançons de vingt-trois siècles et demi. Nous sommes dans la Sierra Maestra cubaine, puis dans les jungles boliviennes. Ernesto « Che » Guevara est né en Argentine en 1928, fils d'une famille bourgeoise, étudiant en médecine qui aurait pu mener une vie confortable et respectée. Mais un voyage à travers l'Amérique latine en 1952, à moto et à pied, à travers les misères et les injustices des peuples latino-américains, a transformé le jeune médecin en révolutionnaire. Il a rencontré Fidel Castro à Mexico en 1955, rejoint la révolution cubaine, et est devenu l'un des architectes de la victoire de 1959.

Mais la victoire cubaine n'a pas suffi au Che. Quand d'autres, dans sa position, auraient accepté les honneurs et le confort du pouvoir révolutionnaire, il a choisi de repartir – en Afrique, au Congo, puis en Bolivie – pour continuer le combat dans d'autres pays, d'autres jungles, d'autres montagnes. En 1967, au cœur de la Bolivie, sa guérilla était épuisée, trahie par des paysans qui n'avaient pas rejoint le mouvement comme il l'espérait, traquée par l'armée bolivienne conseillée par la CIA américaine. Il aurait pu se replier, se réfugier à Cuba, attendre des temps meilleurs. Il a choisi de continuer. Capturé le 8 octobre 1967, blessé, affaibli, il a été exécuté le lendemain par un sous-officier bolivien, Félix Rodríguez, agent de la CIA.

A sa mort, il avait 39 ans. Elle est devenue la plus célèbre image de la résistance du XXe siècle. La photo de son cadavre, prise dans la lavandería de Vallegrande, ressemble à une Déposition du Christ – et ce n'est pas un hasard : ses ennemis eux-mêmes, en photographiant son corps pour prouver sa mort, ont créé l'icône qui allait traverser le monde entier et les décennies suivantes. Son visage est aujourd'hui imprimé sur des millions de t-shirts, affiché sur des murs de Beyrouth à Buenos Aires, de Paris à Téhéran. Ses bourreaux sont morts oubliés. Lui continue de vivre dans la conscience de tous ceux qui refusent l'injustice du monde.

Six ans plus tard, le 11 septembre 1973, c'est au Chili qu'une autre mort choisie a marqué l'histoire. Salvador Allende, président démocratiquement élu du Chili, le premier socialiste à accéder au pouvoir par les urnes dans un pays d'Amérique latine, se trouvait dans le palais présidentiel de La Moneda à Santiago lorsque les avions de l'armée chilienne – soutenue, financée, encouragée par la CIA de Henry Kissinger et l'administration Nixon – ont commencé à bombarder le bâtiment.

Allende aurait pu négocier sa reddition. Les putschistes lui avaient proposé un avion pour l'exil. Il a refusé. Dans un discours radiodiffusé, l'un des derniers de son vivant, il a dit aux Chiliens et au monde entier ce qu'il choisissait et pourquoi : « Je ne démissionnerai pas. Placé dans un carrefour historique, je paierai avec ma vie la loyauté du peuple. » Il est mort les armes à la main dans les ruines de La Moneda, défendant jusqu'au bout la légitimité démocratique contre le coup d'État militaire.

Sa mort a condamné Pinochet aux yeux du monde bien plus efficacement que n'importe quel tribunal. Elle a fait du 11 septembre chilien une date de mémoire universelle pour tous ceux qui croient en la démocratie et en la justice sociale. Elle a inspiré des générations de militants, d'artistes, d'intellectuels sur tous les continents. Et elle a finalement, des décennies plus tard, contribué au retour de la démocratie au Chili et à la condamnation morale, et même si elle a traîné sur le plan judiciaire, de la dictature de Pinochet.

 

III. Le paradoxe shakespearien : être et ne pas être

Ces trois hommes – Socrate, le Che, Allende – et maintenant Ali Khamenei, ont tous résolu à leur manière la question que Hamlet pose au début du troisième acte de la tragédie de Shakespeare, dans ce monologue qui est peut-être la méditation la plus profonde jamais écrite sur la condition humaine : « Être ou ne pas être, telle est la question.  »

Shakespeare écrivait ces mots vers 1600, dans une Angleterre élisabéthaine traversée par les tensions religieuses, politiques et sociales. Hamlet, prince du Danemark, face à l'injustice du meurtre de son père et à la corruption du royaume, se demande s'il vaut mieux endurer les coups du destin ou leur résister. S'il vaut mieux subir ou agir. S'il vaut mieux survivre dans l'humiliation ou risquer la mort dans la dignité.

La réponse que donnent Socrate, le Che, Allende et Khamenei est identique, bien qu'exprimée dans des contextes radicalement différents séparés par vingt-cinq siècles d'histoire humaine : il vaut mieux ne pas être physiquement que de ne pas être moralement. Il vaut mieux perdre la vie que perdre le sens de la vie. Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux – pour reprendre la formule attribuée à Emiliano Zapata, le révolutionnaire mexicain, lui aussi mort les armes à la main plutôt que de trahir sa cause.

Ce paradoxe est au cœur de ce que l'humanité a de plus grand en elle. Il dit que l'être humain n'est pas réductible à sa biologie, à sa survie animale, à son instinct de conservation. Il dit qu'il existe en l'homme une dimension qui transcende la chair et le sang, une dimension pour laquelle certains êtres sont prêts à sacrifier leur chair et leur sang. Cette dimension s'appelle selon les traditions la dignité, l'honneur, la conviction, la foi, l'idéal – les mots changent mais la réalité qu'ils désignent est la même : cette capacité proprement humaine de choisir quelque chose de plus grand que sa propre survie.

Et c'est précisément parce que certains hommes font ce choix que l'humanité avance. Parce que leurs morts choisies tracent des lignes que la force brute ne peut pas effacer, des repères moraux qui guident les générations suivantes, des preuves vivantes – ou plutôt des preuves mourantes – que la dignité humaine n'est pas une abstraction philosophique mais une réalité concrète pour laquelle des hommes acceptent de payer le prix ultime.

 

IV. L'Histoire avec un grand H : la mort de Khamenei comme acte programmé

Mais il faut aller plus loin encore dans l'analyse. Car la mort d'Ali Khamenei n'est pas seulement un acte individuel de courage personnel. Elle s'inscrit dans une logique historique plus profonde, une logique que ni ses ennemis ni peut-être lui-même ne comprenaient pleinement au moment où les événements se déroulaient.

L'Histoire avec un grand H – cette puissance téléologique qui traverse les siècles, qui dépasse et déjoue les plans des acteurs qui croient la contrôler, qui tire le bien du mal et la lumière des ténèbres – avait « programmé » cette confrontation. Non pas dans un sens mystique ou surnaturel, mais dans un sens rationnel et dialectique : les contradictions accumulées depuis des décennies au Moyen-Orient, depuis la création de l'État d'Israël en 1948, depuis le coup d'État américain contre Mossadegh en 1953, depuis la révolution islamique de 1979, depuis les guerres d'Irak, depuis le 7 octobre 2023 – toutes ces contradictions devaient nécessairement trouver un point de paroxysme, un moment où elles s'exprimeraient avec une violence maximale avant de pouvoir commencer à se résoudre.

Trump, en attaquant l'Iran en juin 2025 puis en poursuivant la férocité impériale le 28 février 2026, croyait faire un choix stratégique délibéré. Il croyait que la puissance militaire américaine et israélienne combinée pouvait résoudre définitivement l'équation iranienne, comme ses prédécesseurs avaient cru pouvoir résoudre l'équation afghane, l'équation irakienne, l'équation vietnamienne. Il ne comprenait pas – comme aucun dirigeant impérial avant lui ne l'avait compris – qu'il était l'instrument de l'Histoire et non son auteur. Que ses bombes, en tuant Ali Khamenei, ne faisaient pas reculer la cause que Khamenei incarnait mais l'amplifiaient, la purifiaient, la transformaient en quelque chose d'indestructible.

Car c'est la loi fondamentale que l'Histoire répète inlassablement depuis des millénaires, une loi que les puissances impériales n'apprennent jamais parce que leur arrogance les rend imperméables à l'enseignement de leurs propres échecs : on ne peut pas tuer une idée avec des bombes. On peut tuer un homme. On peut détruire une résidence avec 30 bombes. On peut éliminer un Guide suprême, un général, un chef politique. Mais l'idée que cet homme incarnait – la résistance à la domination, le refus de l'humiliation, la dignité des peuples qui ne veulent pas courber la tête – cette idée-là sort de la destruction plus forte qu'elle n'y était entrée, nourrie du sang de son martyr, transmise avec une intensité décuplée aux générations suivantes.

 

V. Les peuples qui souffrent et l'œuvre qui demeure

Derrière la mort de Khamenei, il y a des millions de vies humaines ordinaires qui souffrent. Des enfants palestiniens qui naissent dans des décombres à Gaza et en Cisjordanie. Des familles libanaises qui ont tout perdu sous les bombardements. Des jeunes Iraniens dont les rêves sont broyés par l'étau des sanctions occidentales d'un côté et la répression du régime de l'autre. Des soldats ukrainiens qui meurent dans des tranchées boueuses à des milliers de kilomètres de là, pour une guerre qui dépasse leurs compréhensions individuelles mais s'inscrit dans la même logique mondiale de recomposition des équilibres de puissance.

Ce sont ces peuples qui sont les vrais sujets de l'Histoire. Non pas les dirigeants, non pas les généraux, non pas les présidents et les guides suprêmes – mais les millions d'anonymes dont les souffrances quotidiennes sont le prix humain de ces grandes confrontations historiques. Et c'est pour eux, en leur nom, que des hommes comme Khamenei choisissent de mourir debout. Non pas parce qu'ils sont des saints – Khamenei ne l'était pas, avec toutes les contradictions et les violences du régime qu'il a dirigé pendant 35 ans. Mais parce qu'à l'heure décisive, face à la puissance brute qui voulait sa capitulation ou sa fuite, il a choisi de rester et de signifier par sa présence immobile : vous ne pouvez pas nous faire plier.

C'est ce message-là qui traverse le temps. C'est ce message-là que les peuples qui souffrent entendent et qui nourrit leur résistance. Non pas l'appel à la haine, non pas l'invitation à la violence aveugle – mais la preuve, incarnée dans un homme qui reste chez lui face à 30 bombes, que la dignité humaine est plus forte que la puissance militaire.

 

VI. Les hommes s'en vont, leur œuvre demeure éternelle

L'Histoire ne retient pas les survivants qui se sont cachés. Elle ne retient pas les dirigeants qui ont fui dans des bunkers pendant que leurs peuples brûlaient. Elle ne retient pas les hommes qui ont choisi leur peau contre leurs convictions. Ces hommes-là disparaissent avec leur époque, emportés par le même oubli que les empires qui les abritaient.

L'Histoire retient ceux qui sont restés. Ceux qui ont choisi, à l'heure de vérité, d'être pleinement ce qu'ils prétendaient être – jusqu'au point où cet être exigeait de ne plus être. Socrate, qui continue de philosopher dans les universités du monde entier vingt-cinq siècles après avoir bu la ciguë. Le Che, dont le visage est affiché sur les murs de Beyrouth et de La Havane, de Paris et de Caracas, décennies après son exécution dans une école bolivienne. Allende, dont le nom est prononcé avec respect dans chaque pays qui a connu la dictature et a retrouvé la démocratie. Et maintenant Khamenei, dont la mort choisie face aux bombes américaines et israéliennes entrera dans la mémoire des peuples qui résistent à la domination impériale comme une preuve de plus que la dignité humaine ne se négocie pas, ne se rend pas, ne se cache pas.

Les bombes ont tué l'homme. Elles n'ont pas tué ce pour quoi l'homme a choisi de rester. Et c'est là la limite absolue, définitive, irrémédiable de toute puissance militaire, aussi sophistiquée et aussi écrasante soit-elle : elle peut détruire des corps, elle ne peut pas détruire des âmes. Elle peut effacer des vies, elle ne peut pas effacer des exemples. Elle peut gagner des batailles, elle ne peut pas gagner l'Histoire.

Car l'Histoire, avec son grand H, appartient à ceux qui acceptent d'en payer le prix. Et le prix le plus élevé – le prix de la mort choisie, de la présence maintenue face à la destruction annoncée, de l'être jusqu'au bout quand il serait si facile de ne plus être – ce prix-là, l'Histoire le rembourse toujours. Avec des intérêts que les siècles accumulent, avec une monnaie que nulle bombe ne peut dévaluer : la mémoire vivante des peuples, transmise de génération en génération, qui dit aux vivants ce que les morts ont choisi et pourquoi ce choix mérite d'être perpétué.

Les hommes s'en vont. Leur œuvre, elle, reste éternelle.

Et c'est peut-être là le seul vrai triomphe que l'humanité ait jamais connu : non pas la victoire militaire, non pas la conquête territoriale, non pas la domination économique — mais ce moment, répété à travers les siècles depuis Socrate jusqu'à Khamenei, où un homme choisit d'être ce qu'il est jusqu'à la mort, et prouve ainsi que l'humanité vaut la peine d'être vécue.

« Être ou ne pas être, telle est la question. » William Shakespeare, Hamlet, Acte III, Scène 1

Et la réponse de l'Histoire est toujours la même : être, pleinement, jusqu'au bout – même si ce bout est une résidence sous trente bombes.

 

Medjdoub Hamed,
Chercheur



56 réactions


  • jakem jakem 3 mars 19:36

    Der Untergang ...

    La chute d’un ultra-nuisible, massacreur de son propre peuple, qui n’a été capable que de préparer, financer et encourager des conflits.

    Bon débarras !


    • jakem jakem 4 mars 06:50

      @jakem
      Mon commentaire est trop indulgent !
      Cet individu était un instigateur et un promoteur du terrorisme ; un fanatique aussi dangereux que l’étaient Hitler, Lénine, Staline, Mao, Duvalier et ses tontons macoutes et un bon nombre d’autres détraqués.

      S’il avait, par magie, été condamné à mort chez nous, je me serais senti honoré de faire partie du peloton d’exécution.

      Quant à cette chronique, éloge de la perversité, apologie du Mal, elle est d’une ampleur philosophique aussi profonde que celle qui consisterait à présenter Popeye comme un culturiste intellectuel de Gauche.
      Si le contexte n’était pas tragique on pourrait en rire.


    • @jakem
      "La chute d’un ultra-nuisible, massacreur de son propre peuple, qui n’a été capable que de préparer, financer et encourager des conflits.

      Bon débarras !"

      pas mieux , merci !


    • SilentArrow 6 mars 16:09

      @jakem
       

      S’il avait, par magie, été condamné à mort chez nous, je me serais senti honoré de faire partie du peloton d’exécution.

      Et si j’avais été chargé de prononcer son éloge funèbre, j’aurais hésité entre « Encore un salopard de plus en moins ! » et « Encore un salopard de moins en plus ! »

  • microf 3 mars 22:55

    Les iraniens ont le culte du Martyre, mourir pour la République Islamiste est une gloire suprême.

    Lors de la guerre Iran-Irak dans les années 80, les enfants de 12 á 15           s´engageaient par milliers dans  l´armée pour aller se faire sauter sur les champs de mines et permettre ainsi aux troupes iraniennes de s´avancer sans danger, ces enfants mourraient Martyres


    • Fergus Fergus 4 mars 10:36

      Bonjour, microf

      Des enfants endoctrinés par des années de bobards mêlant le patriotisme et la religion. Les mollahs se gardaient bien de risquer leur vie !


    • Fergus Fergus 4 mars 10:57

      A propos d’endoctrinement, voir l’excellent film actuellement sur les écrans Le gâteau du président du réalisateur irakien Hasan Hadi.

      Certes, rien de religieux dans cet endoctrinement des enfants dans ce film, mais les pratiques imposées dans toutes les écoles d’Irak par la dictature de Saddam Hussein. Sidérant !

      A noter qu’en 1991  année où se déroule l’action du film —, Hasan Hadi avait lui-même 9 ans, comme son héroïne. Une enfance dont il s’est inspiré.

      BO du film : lien.


    • charlyposte charlyposte 4 mars 12:38

      @Fergus
      La fiction, c’est vraiment ton domaine... nul doute possible smiley


    • DACH 4 mars 13:07

      @microf=.... mourir pour la République Islamiste est une gloire suprême...=.

      A la condition impérieuse de payer ceux qui vont le faire à leur place. D’où les proxis.


    • charlyposte charlyposte 4 mars 13:19

      @DACH

      Tu veux satisfaire combien de vierges !!!


    • microf 4 mars 14:38

      @Fergus

      Bonjour Fergus et merci pour la réaction. 

      L´endoctrinement a permis á ce que l´Iran ne perde pas la guerre que l´Occident par son bras armé l´Irak lui menait, c´est cela l´important.
      Les Mollahs sont les guides du Peuple, ils ne peuvent pas aller au front.

      J´apprécie beaucoup les films chinois surtout ceux qui concernent l´occupation japonaise.
      Les japonais étaient d´une barbarie animale, et les chinois ont gagné cette guerre aux prix de très grands sacrifices.
      Lorsqu´un chinois s´engageait, il ne se souciait pas s´il va mourir ou pas, ce qu´il avait dans sa tête, c´est que l´occupant japonais soit vaincu, et ils y sont arrivés.   C´est ce genre de patriotisme qui animait ces jeunes iraniens venus de plein gré mourir pour leur Patrie, pas comme en Ukraine oú on attrape par la force des jeunes pour aller mourir pour le grand capital.


  • révolté révolté 4 mars 09:51

    Que ce soit une question d’honneur ou de martyr, on peut constater la différence de courage entre lui et le chien génocidaire d’israel qui, ayant une fois de plus déclaré une guerre, va planque sa misérable peau en Allemagne.


  • yvesduc 4 mars 10:13

    Très bel article (et hommage), merci.


  • Fergus Fergus 4 mars 10:31

    « Prévenu », Khamenei ? N’importe quoi ! 

    La réalité est que lui et tous les caciques qui ont péri en même temps sur le site bombardé n’ont rien vu venir, possiblement aveuglés par les négocations en cours dont ils ont pensé qu’elles les mettaient à l’abri des frappes comme le veut l’usage diplomatique.

    On a en outre appris depuis que toutes les communications téléphoniques en direction du site  qui comprenait un appartement de Khamenei et les bureaux où il devait se réunir avec les chefs militaires  avaient été neutralisées peu avant l’envoi des missiles afin que les caciques iraniens ne puissent être prévenus de la détection de ces engins ! 


    • Armelle Armelle 4 mars 12:04

      @Fergus bonjour,
      En tout cas, je trouve un peu hasardeux la mise en parallèle de Khamenei à Socrate, au Che et à Allende dont la légitimité morale est reconnue, ceci escamotant totalement ce qu’était réellement le régime iranien sous Khamenei : exécutions massives, répression des femmes, des minorités, des opposants, soutien à des groupes armés responsables de massacres de civils.

      Allende défendait une démocratie. Khamenei dirigeait une théocratie répressive !!! ça ressmble plus à une manipulation rhétorique qu’à une analyse.


    • Fergus Fergus 4 mars 17:58

      Bonjour, Armelle

      D’accord avec vous.


  • Armelle Armelle 4 mars 12:24

    L’auteur,

    Vous pourriez nous citer vos sources sur le choix délibéré de Khamenei de rester dans sa résidence en sachant qu’il serait frappé ?

    Car finalement ce propos est la clé de voute de l’édifice rhétorique constituant votre article, et sans vérité sur cette affirmation, il n’y a plus de « mort debout », plus de lignée héroïque, plus de leçon philosophique universelle. Il y a juste un homme tué dans sa résidence, ce qui est moralement et juridiquement grave (bcp moins s’agissant de Khamenei), mais narrativement banal finalement. 


    • @Armelle
      "Vous pourriez nous citer vos sources sur le choix délibéré de Khamenei de rester dans sa résidence en sachant qu’il serait frappé ?

      « 

      C’est du GNQ , un peu comme la terre est plate
      Si il avais voulu se suicider en acte politique il aurai forcément choisi une autre methode bien plus »politiquement religieuse"
      J’arrive meme pas a comprendre que certains gobent ce genres de fadaises smiley


  • charlyposte charlyposte 4 mars 12:29

    Je me demande si les 72 vierges sont satisfaites du vieux guide !


  • DACH 4 mars 13:13

    =Ali Khamenei, guide suprême en Iran, « prévenu de l’attaque », a choisi la mort en restant à son bureau. Le triomphe de la foi en Dieu=
    Faire croire à des inepties demande des compétences. Savoir convaincre que ces inepties sont la vérité une et indivisible demande de savoir convaincre. 
    Affirmation qui démontre par elle-même qu’elle mensonge et idiotie incontournable. Il suffit d’observer les faits. 
    Encore un auteur enfermé dans ce qu’il a envie de faire croire. 


  • LeMerou 4 mars 16:17

    @Hamed

    Bonjour,

    Je comprends fort bien qu’une religion soit prédominante dans un Pays, mais que cette dernière exerce un pouvoir au dessus de celui des hommes, par le fait de textes peut être détournés ou interprétés au vu du fonctionnement d’autres pays de même confession ne me semble pas normal, je dirais même que c’est féodal.

    L’Iran, la Perse en fait, une société hautement évoluée par le passé, certes mouvementé parfois, comme tous les grands Pays, ait fini par sombrer, plus bas qu’elle ne l’à jamais été sous des prétextes religieux, est simplement sidérant et je n’évoque pas les « fameux gardiens de la révolution » car si gardien il y a, c’est que ce qui est au « pouvoir » n’est pas accepté à mon sens. 

    Mais la culture persane est très particulière.

    De toute façon, les religions monothéistes, ont toujours causés beaucoup trop de morts par leur intolérance, alors qu’elles sont l’inverse. Mais chacune à ses fanatiques, ivres de pouvoir.

    Bref, le guide suprême est mort et à mon sens, les seuls qui peuvent émettre des commentaires tant positif que négatifs, encenser ou non sa disparition, sont ceux qui vivent là bas depuis l’avènement du régime des Mollah.. Eux vivent ça au quotidien.

    Tout le restant n’est qu’interprétation subjectives ou pas. 


    • DACH 4 mars 20:09

      @LeMerou=...De toute façon, les religions monothéistes, ont toujours causés beaucoup trop de morts...=
      Toutes les religions, et encore plus les idéologies par leurs poupées politiques. 


  • colibri 5 mars 15:18

    Si ce n’est pas malheureux d’écrire des bêtises pareilles pour légitimer un tyran , 

    il est en enfer votre Khamenei !

    VIVE LE PEUPLE IRANIEN LIBRE 


    • Hamed 5 mars 17:56

      @colibri
      Que vous dire ? Seule réponse : « Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. »


    • DACH 5 mars 18:56

      @Hamed=A l’évidence Khameneï n’ pas choisi le moment de sa mort. Son moment de martyr a été choisi par les Israéliens. C’était l’occasion point de départ d’une opération militaire qui était prévu pour plus tard. 
      Faire croire à ce qui n’existe pas parce que non démontré vous rendra sourd et aveugle à la suite qui s’annonce. 


    • Hamed 6 mars 00:16

      @DACH
      Que vous dire ? Khamenei oui n’a pas choisi le moment de sa mort. C’est vrai l’être humain ne peut choisir l’heure de sa mort que si elle lui vient de son Créateur. Précisément, les Israéliens ont cherché à le tuer, et c’était à l’occasion de la guerre.

      Si le Créateur a voulu qu’il n’y ait pas de guerre, il n’y aurait pas eu de guerres. Les êtres humains ne sont pas humains par eux-mêmes ; ils ont été créés. 

      Que vous le croyez ou non, si vous ne croyez pas, vous êtes « aliéné » et ce n’est pas de votre faute.

      Ceci étant, les Israéliens sont « aliénés » et les États-uniens aussi ; ils ne se rendent pas compte ; le Créateur les laisse dans leur aveuglement. Ces « aveuglés » ne savent pas qu’ils creusent leur tombe dans cette guerre. Quant à Khamenei, il a été éclairé par le Créateur de rester chez lui, et s’il est mort en martyr, c’est que Dieu l’a voulu. En fait, Khamenei n’est pas mort, c’est son corps biologique qui est mort, pas son âme ; elle est maintenant auprès de son Créateur.


    • ricoxy ricoxy 6 mars 04:07

       
      @Hamed
       
      «  son âme ; elle est maintenant auprès de son Créateur. » — Son Créateur ? Mais qui donc a créé le Créateur qui, de fait, n’existe que dans la cervelle des naïfs.
       


    • DACH 6 mars 19:52

      @Hamed=....Si le Créateur a voulu qu’il n’y ait pas de guerre, ...=
      Connaissez-vous son adresse ?
      =...Ceci étant, les Israéliens sont « aliénés » et les États-uniens aussi ;...=
      Que voulez-vous dire par aliénés ? 
      Les derniers évènements nous ont confirmés bien des choses, dont la dangerosité du régime des Mollahs pour les Iraniens et pour le reste du monde. Il est temps de faire disparaître ces nazis en turbans noirs. 
      Le créateur semble donner raison aux israélo-américains. Il ne vous reste p)lus qu’à rêver à Lauwrence d’Arabie ou à Tamerlan. 


    • Eric F Eric F 8 mars 13:58

      @ricoxy
      Mieux vaut pour le défunt Guide Suprême qu’il n’existe pas de Créateur, car c’est la géhenne du feu qui l’aurait attendu !


  • SilentArrow 6 mars 16:14

    @Hamed

     

    Le triomphe de la foi en Dieu

    Le trou où conduit la croyance en l’idole des Bédouins.


    • Hamed 6 mars 17:47

      @SilentArrow

       Pour vous ces mots et apprenez la vie et la finitude, SilentArrow :

      «  Il est vrai que le »trou" - la tombe ou le néant pour certains - est le dénominateur commun de toute l’humanité. C’est la finitude physique à laquelle nul n’échappe.

      Cependant, là où vous voyez une chute dans l’obscurité d’une « idole », d’autres y voient l’aboutissement d’un cheminement intérieur. La foi n’est pas un aveuglement qui mène au trou, mais une boussole qui permet de traverser l’existence sans s’y perdre.
      Si nous finissons tous dans la terre, la vraie question n’est pas le lieu où le corps repose, mais la lumière que l’esprit a cherché à atteindre durant son voyage. Préférer l’espoir d’une transcendance à la certitude du vide est peut-être la forme la plus noble de la liberté humaine. »




  • Mozart Mozart 6 mars 16:58

    Jusqu’où la propagandastaffel des mollah(r) va-t-elle aller ? Il a choisi sa mort... tu parles. Il s’est fait dézingué par quelques bombes israéliennes. Je pense même que les asticots vont protester, malades qu’ils seront d’avoir bouffer de cette viande faisandée : ils préfèrent le porc à cette charogne. Allez, un de moins.... au suivant ! 


    • Hamed 6 mars 17:59

      @Mozart

      Que vous dire sinon ces mots qui donnent de vous ce que vous êtes réellement, et qui n’ont rien à voir avec le Mozart historique :

       Utiliser un vocabulaire aussi fangeux pour parler de la mort ne fait que démontrer votre propre naufrage moral. vous usurper ce pseudo de Mozart qui n’a rien à voir avec vous.

       On peut contester un homme ou un combat, mais s’attaquer à une dépouille avec une telle vulgarité prouve simplement que vous êtes déjà ce que vous décrivez : "en pleine décomposition." 

       


    • DACH 6 mars 20:00

      @Hamed=K et ses mollahs de l’’enfer subissent la loi qu’ils ont appelée de leurs voeux. Le créateur les a exhaussés. Nous ne voyons que cette interprétation ou alors votre créateur est du domaine d’un rêve. 


    • Hamed 6 mars 23:37

      @DACH

      Que vous dire ? Comme les autres et surtout vous qui n’avez rien compris.

      Sachez que vous parlez de l’enfer comme d’une punition divine pour les uns, tout en ignorant l’enfer bien réel que les puissances occidentales et leurs alliés imposent à d’autres peuples sur terre.

      Si l’on croit en un Créateur, il faut accepter que Sa volonté dépasse nos interprétations politiques.

      Ce qui vous semble être un rêve est, pour d’autres, la réalité d’une existence qui ne tient que par la volonté de Celui qui nous a créés.

      Et c’est ce que vous ne comprenez pas ; et je n’y peux rien si vous êtes ce que vous êtes ; vous voyez l’enfer pour les autres, en fait vous projetez votre propre enfer que vous ne connaissez pas vraiment mais que vous aurez à connaître puisqu’il parle déjà par vous, un peu comme si vous y êtes sans que l’enfer ne se communique pas en vous et déjà il y est. 


    • Mozart Mozart 8 mars 11:48

      @Hamed
      Cher ami, je ne protesterais pas devant des mots cruels vis à vis d’un Hitler, Staline, Kim Jung Un .... Idem pour ces misérables qui ont bâti leur empire sur la haine des autres et leur propre intérêt. Si une religion doit enseigner quelque chose, c’est l’amour du prochain et ceci en dépit de ces croyances. Votre Mollar (je le dis à dessein), en est revenu au temps de l’inquisition espagnole vieille de plusieurs siècles, c’est dire son évolution. On est bien plus religieux au milieu d’autres non croyants que d’obliger les autres à croire comme vous. Jésus Christ a cela de plus que votre Dieu : il prêchait la paix et l’amour. J’espère qu’aucun chien et asticots ne tombera malade en bouffant la charogne de ce malfaisant. Qu’il aille se toucher la nouille dans l’enfer de l’Histoire. Une Marie Curie vaut cent mille fois un Khomeini ou tout autre ayamachin stupide.


    • Eric F Eric F 8 mars 14:02

      @Hamed
      Si toute les abominations du monde sont la volonté du Créateur, mieux vaut alors qu’il n’existe pas, devant sa propre conscience.


    • Francis Francis 8 mars 14:45

      @Eric F
       
       ’’Si toute les abominations du monde sont la volonté du Créateur, mieux vaut alors qu’il n’existe pas, devant sa propre conscience. ’’
      >
      Le créateur n’a pas de conscience, seules ses créatures en ont. Nous sommes la conscience de la création.


    • Eric F Eric F 8 mars 17:42

      @Francis
      Dans la formulation d’Hamed, le Créateur est le Dieu tout puissant dont la Volonté commande les évènements. Il n’y a pas de Volonté sans conscience.

      Si par « créateur » on désigne métaphoriquement les lois de la nature à partir du vide peimordial, alors en effet, il n’existe de conscience que celle des êtres vivants supérieurs 


    • DACH 8 mars 19:35

      @Hamed=... Comme les autres et surtout vous qui n’avez rien compris ....=Les réalités vous démentent, donc, votre état d’esprit vous dirige vers le mur des illusions.
      Comme vous définissez à notre place ce que nous pensons, vous voyez votre enfer pour les autres. L’histoire indienne du paysan, de l’éléphant, de son cornac et de Ramakhrisna vous met dans le rôle du paysan qui ne réfléchit pas.


    • Hamed 8 mars 22:55

      @Eric F

      Vous comprenez mal le sens de l’existence humaine, Eric F. Il existe une « Dualité » qui donne le fondement même du Sens de l’humain.

      Ce que vous percevez comme une « abomination » justifiant l’absence de Dieu est en réalité la preuve de la complexité de Sa création. Vous jugez le Créateur avec une conscience humaine qui ne veut voir qu’un seul côté de la pièce, mais une humanité plongée uniquement dans le « Bien » serait une humanité sans relief, sans choix et, au final, sans aucun sens.

      Le Bien et le Mal ne sont pas des accidents ; ce sont les deux instances nécessaires qui gouvernent notre monde.

      Dieu n’a pas créé un jardin d’enfants immobile, mais une arène de conscience où la lumière n’existe que parce qu’elle se détache de l’ombre. Refuser le Créateur parce que le mal existe, c’est comme refuser la musique parce qu’il y a des silences : c’est ne pas comprendre que c’est précisément ce contraste qui crée la symphonie de l’existence.

      La mort d’un homme ou le fracas d’une armée ne sont que des rouages de cette mécanique supérieure. Plutôt que de nier l’existence du Créateur devant les épreuves, il faut y voir la structure même d’un monde où chaque chose est à sa place pour que l’humanité puisse réellement exister. 


  • blafeur 8 mars 13:42

    Un martyrs est d’abord un héro. Il n’y a rien d’héroïque dans la mort de Khamenei.

    Il est mort lâchement en envoyant les autres mourir à sa place, il est mort bêtement en ne sachant pas se protéger.

    Il est mort en looser pas en héro.


    • Francis Francis 8 mars 14:48

      @blafeur
       
       Héros s’écrit toujours avec un « s ». Comme une « souris », des « souris » ; un « héros », des « héros ». Il ne faut pas confondre « héros », nom masculin, avec « héro » mot féminin, apocope de la drogue « héroïne ».


    • blafeur 8 mars 18:21

      @Francis

      Ah ! C’est la Grande Dictée ! On comprend quand même… mais faut-il prononcer le « s » ?

      Et, si j’écris : "Jeanne d’Arc, morte en héroïne… et partie en fumée.", où est la fôte ?
      Y’en a deux : l’héroïne ne se fume pas, et la brûler est toxique.


    • Francis Francis 8 mars 19:10

      @blafeur
       
       l’héroïne qui se sniffe s’écrit avec un tréma sur le i.


    • blafeur 8 mars 19:54

      @Francis

      Je ne vous suis pas : vous traquez les fautes d’orthographe sur Agoravox, ou vous contestez mon jugement sur le prétendu martyre de Khamenei, façon troll ?


  • La Bête du Gévaudan 8 mars 15:24

    un peu comme Hitler, quoi...


    • Eric F Eric F 8 mars 17:54

      @La Bête du Gévaudan
      Hitler n’est pas sorti du bunker où il se protégeait, il s’est lui-même liquidé...

      Khamenei n’est évidemment pas sorti de son bunker dans l’intention de se faire tuer ...mais peut être que par méfiance il n’a pas voulu révéler la cache aux participants à la réunion smiley


  • jakem jakem 9 mars 08:06

    Maintenant que le rejeton du feu vieux barbu est devenu calife à la place du calife, il serait souhaitable que les Alliés parviennent à commettre un acte humanitaire en permettant au fils de rejoindre son père.
    Et puis, il-y-a des vierges impatientes qui l’attendent !


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